Née en 2002 sur les cendres de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP), l'Union Mutualiste Retraite s'est donnée des bases saines et fixé des objectifs ambitieux. En dépit d'un investissement malheureux ayant conduit récemment l'UMR à assigner en justice une société de gestion pour dissimulation, le contrat est rempli, explique à Newsmanagers Vincent Ribuot, directeur des investissements, qui détaille ici les caractéristiques de la gestion de l'établissement.
Les grands investisseurs, et notamment les fonds souverains, font pression auprès des fonds de private equity pour qu’ils modifient leur structure de frais, selon le Financial Times. Les sociétés de capital investissement facturent habituellement des commissions de gestion annuelles de 1,5-2 % sur les engagements totaux du fonds plus 20 % sur les bénéfices.
Lors d’une table ronde organisée par Newsmanagers et Am League le 26 octobre 2011, David Tomi, analyste gérant actions a détaillé les principales caractéristiques de la gestion de la CRPN: Nous gérons en direct un portefeuille d’une cinquantaine de titres du benchmark MSCI Europe. Dans la période récente, nous avons essayé d'être assez réactifs et de profiter des à coups du marché, par exemple en achetant des ETF mi-juillet et au cours du mois d’août. Par rapport à notre allocation, du fait de l’effet mécanique des marchés, on est passé à sous-pondéré sur les actions dans la poche européenne alors qu’on est relativement surpondéré sur la poche reste du monde, Asie et Etats-Unis. On a profité de ces à-coups pour se renforcer sur la partie ETF. Nous avons historiquement une sous-pondération sur les valeurs financières. Cela aurait dû nous aider, mais réduire la performance des valeurs financières est difficile. Nous étions surpondérés sur des valeurs cycliques, notamment tout ce qui est valeurs industrielles qui ont énormément souffert. A contrario, on a réussi à profiter du rebond sur la période récente. Ce qui fait que notre performance est désormais en ligne avec celle du MSCI. Sur la poche européenne, la part de la gestion interne doit représenter à peu près 19% de nos encours. Sachant qu’on incorpore dans la gestion directe ce qui est ETF, on gère à peu près un tiers. Cela nous permet d’ajuster un peu notre exposition. Pour les deux tiers restants, tout est géré à l’extérieur, notamment sous forme de fonds dédiés. En termes de profil de fonds, on ne recherche pas vraiment de style de gestion particulier, si ce n’est que la plupart de nos fonds ont un biais large cap, du fait de notre benchmark sur le MSCI Europe. En termes de diversification, nous avons pris un fonds indiciel et un fonds spécialisé sur les petites et moyennes capitalisations. Nous n’avons pas vocation à rechercher des fonds flexibles. Nous essayons de faire nous mêmes notre propre allocation. On cherche plutôt des fonds full invested. Compte tenu du découpage maison, un fonds global n’a pas vocation à être retenu. Car nous avons des fonds européens, des fonds nord-américains, des fonds Asie-Pacifique hors Japon ou des fonds emerging markets.
Le PDG du courtier en faillite MF Global Holdings a démissionné vendredi, quatre jours après le dépôt de bilan du groupe, affaibli notamment par ses positions sur la dette souveraine européenne. Jon Corzine avait dirigé Goldman Sachs de 1994 à 1999 avant de se tourner vers une carrière politique qui l’avait mené au Sénat puis au poste de gouverneur du New Jersey. Il avait rejoint MF Global en mars 2010 après avoir perdu son siège de gouverneur.
La Banque du Canada a confirmé que le gouverneur Mark Carney deviendrait le nouveau président du Conseil de stabilité financière (FSB). Il succèdera à Mario Draghi, devenu président de la Banque centrale européenne (BCE). Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, assumera de son côté la vice-présidence du CSF, a indiqué la banque centrale suisse.
La Suisse, le Liechtenstein, ainsi que neuf autres pays, ont été épinglés au sommet du G20 de Cannes comme ne disposant pas d’un cadre juridique approprié pour lutter contre la fraude fiscale. «Nous ne voulons plus de paradis fiscaux. Le message est très clair (...) les pays qui demeurent des paradis fiscaux avec la dissimulation financière seront mis au ban de la communauté internationale», a déclaré Nicolas Sarkozy.
McGraw-Hill, propriétaire de Standard & Poor’s, va constituer une coentreprise avec CME Group, qui détient 90% des indices Dow Jones. Cette nouvelle activité sera logée au sein de MCGraw Hills Markets. CME Group en possèdera 24,4%, Dow Jones 2,6% et McGraw Hills 73%. L’entité intègrera dans son benchmark plus de 6.000 milliards de dollars d’actifs.
Au terme d’une semaine marquée par une crise politique en Grèce alimentant les craintes d’une faillite de ce pays, un sondage réalisé par l’institut Maurice et publié hier montre que 58% des Néerlandais auraient préféré conserver le florin. Ils étaient 51% en mai.
Boussard & Gavaudan n’exclut pas une contre attaque à l’OPA d’Altarea sur Rue du commerce. Le fonds d’arbitrage a acquis en quelques jours un peu plus de 8% du capital du site de commerce en ligne et « n’a pas encore pris de décision quant à l’apport des titres à l’offre » d’Altarea alors que le groupe Rallye-Casino n’a toujours pas précisé ses intentions.
L’administrateur chargé du dédommagement des victimes de Bernard Madoff réclame près d’un milliard de dollars à BNP Paribas. Dans sa plainte déposée jeudi, l’administrateur Irving Picard explique qu’un « feeder fund » de Madoff baptisé Harley International a en 2008 transféré 975,5 millions de dollars à BNP Paribas Arbitrage SNC. Irving Picard estime que le droit fédéral des faillites et les lois de l’Etat de New York l’autorisent à récupérer cette somme. BNP Paribas juge cette plainte sans fondement et entend se défendre énergiquement.
La banque privée suisse Julius Baer a relevé son offre pour la part détenue par la banque néerlandaise Rabobank dans sa concurrente Banque Sarasin et propose désormais une transaction entièrement en numéraire, selon le journal SonntagsZeitung, citant des sources. Rabobank détient 46% du capital de Sarasin et 68% des droits de vote.
La Banque nationale suisse (BNS) est prête à prendre d’autres mesures pour affaiblir le franc si les perspectives économiques et un éventuel risque déflationniste le commandent, indique le président de la BNS Philipp Hildebrand, cité par le journal suisse NZZ am Sonntag. Il avait déjà tenu des propos similaires à la fin du mois d’octobre. Début septembre, la BNS a introduit un cours plancher de 1,20 franc pour un euro.
La refonte de la réglementation financière résultant du G20 vous semble-t-elle à la hauteur des enjeux ? Participez à cette enquête exclusive en activant le lien ci-dessous.
Si les analystes étaient loin de tous s’attendre à une baisse des taux de 25 points de base lors de la première réunion de la BCE présidée par Mario Draghi, un nouvel assouplissement est attendu pour soutenir la croissance dans la zone. La prévision médiane à 6 mois ressort à 1 %.
La crise financière aura de lourdes conséquences sur les commissions prélevées auprès de leurs clients par les sociétés de private equity. De grands investisseurs, fonds souverains en tête, font pression pour obtenir des évolutions radicales face à une structure de commissions «obsolète» et «excessive» selon le quotidien. Les clients remettent en cause la présence de frais de gestion annuels allant jusqu’à 2%. «Si un gérant tire profit des commissions plutôt que de sa performance de gestion alors il y a divergence d’intérêts» a confié Georges Sudarskis, conseiller auprès de fonds souverains asiatiques et ancien responsable de la gestion private equity au sein du fonds d’Abou Dhabi ADIA.
Le quotidien veut croire que la société de private equity mène un groupe d’investisseurs s’apprêtant à formuler une offre de reprise auprès de BAA concernant l’aéroport d’Edimbourg. La valeur d’entreprise de l’offre serait de 524 millions d’euros. Carlyle pourrait consacrer 100 à 200 millions de livres (jusqu’à 230 millions d’euros) à l’opération.
Le quotidien nippon assure que les négociations sont proches d’aboutir entre les deux principaux marchés boursiers de l’Archipel, l’Osaka Securities Exchange et le Tokyo Stock Exchange, en vue d’une fusion. Le président du TSE, Atsushi Saito a évoqué cette opération au mois de mars dernier, avant de déclarer qu’elle serait «créatrice de synergies».
Citant le président du gestionnaire alternatif pour l’Asie, Pierre Lagrange, le quotidien indique que Man Group a de hautes ambitions en Chine.Le moment est tout à fait bien choisi selon le dirigeant, qui assure que le hedge fund va déployer davantage de moyens «sur le terrain». Man Group a ainsi recruté la responsable locale de Viacom, Yifei Li.