L’Agefi a présenté jeudi 5 février le palmarès 2015 des Grands Prix des ETF en Europe, premier classement de ces fonds indiciels cotés en pleine expansion.
Le fonds de pension des fonctionnaires va pouvoir allouer davantage aux actions alors que les rendements obligataires sont en baisse. Bercy, soucieux du financement des entreprises, espère qu’il pourra investir jusqu'à 5 milliards d’euros supplémentaires en actions d’ici à 2020.
En 2014, 147 fonds de droit italien ont été lancés, élargissant l’offre de 15% par rapport à l’année précédente, selon les données de Morningstar Direct citées par la publication. Avec les 13 fonds lancés en janvier 2015, le nombre de fonds de droit italien atteint 988. La société la plus prolifique a été Eurizon Capital avec 34 fonds, suivie par Anima, qui en a lancé 27.
A l’occasion de sa conférence de presse jeudi, le président de la République a annoncé la création d’une Agence de développement économique sur le modèle de «l’Anru, l’agence pour la rénovation urbaine», mais «à l'échelle des territoires». Cette nouvelle institution, destinée à renforcer la politique de la ville, notamment à l’intention des quartiers difficulté, reprendrait des missions aujourd’hui exercées ailleurs, par exemple à la Caisse des dépôts.
Le Joint Forum a publié des recommandations établies à l’issue d’une enquête menée auprès de 15 superviseurs et 23 sociétés pour mieux comprendre l'état actuel de la gestion du risque crédit. Les superviseurs sont appelés à ne pas se reposer trop fortement sur les modèles internes, à faire preuve de vigilance face à la montée en puissance de comportements visant la quête de rendement, et à prendre conscience de la nécessité d’avoir du collatéral liquide de haute qualité pour satisfaire les exigences de marge pour les dérivés OTC.
Les volumes mondiaux de dette ont augmenté de 57.000 milliards de dollars depuis 2007, montre une étude de McKinsey qui porte sur 47 pays alors même que la crise était censée conduire les acteurs économiques à se «deleverager». Le stock de dette atteignait à fin juin 2014 la bagatelle de 199.000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial, contre 142 milliards et 269% du PIB fin 2007. La Chine en est en partie responsable, avec un quadruplement de sa dette, de 7.000 à 28.000 milliards de dollars sur la période. L’endettement des Etats et des entreprises (+25.000 milliards chacun) explique l’essentiel de la hausse. La dette des ménages a aussi continué à progresser, sauf dans les pays les plus touchés par la crise de 2007-2008, comme les Etats-Unis. Les banques sont celles qui ont le moins accru leur dette. Selon le cabinet, cette évolution pose de nouveaux risques pour la stabilité financière.
La banque centrale danoise a une nouvelle fois surpris les marchés en concédant sa quatrième baisse de taux en seulement trois semaines. Le taux de dépôt a ainsi été abaissé de 25 points de base supplémentaires pour être ramené à -0,75%, un niveau désormais équivalent à celui qui prévaut en Suisse et en Suède. L’autorité a en outre confirmé sa volonté de défendre l’arrimage de la couronne à l’euro.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 2,6% en France sur les douze mois à fin décembre, un rythme légèrement en retrait par rapport à ceux de novembre (2,7%) et octobre (+2,8%), selon les données brutes publiées jeudi par la Banque de France. Ce ralentissement est dû aux crédits à l’habitat, dont la croissance sur douze mois s’est inscrite à 2,3% contre 2,5% un mois plus tôt du fait d’une quasi-stagnation des encours sur le seul mois de décembre.
L’utilisation des ETF ne fait pas l’unanimité parmi les sélectionneurs de fonds et les gérants. Les participants du septième forum ETF et gestion indicielle, organisé par l’Agefi à l’hôtel Marriott le 5 février, ont comparé les pour et les contre des ETF face aux autres produits permettant de capter du bêta.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 2,6% en France sur les douze mois à fin décembre, un rythme légèrement en retrait par rapport à ceux de novembre (2,7%) et octobre (+2,8%), selon les données brutes publiées jeudi par la Banque de France. Ce ralentissement est dû aux crédits à l’habitat, dont la croissance sur douze mois s’est inscrite à 2,3% contre 2,5% un mois plus tôt du fait d’une quasi-stagnation des encours sur le seul mois de décembre.
La banque centrale danoise a une nouvelle fois surpris les marchés en concédant sa quatrième baisse de taux en seulement trois semaines. Le taux de dépôts a ainsi été abaissé de 25 points de base (bp) supplémentaires pour être ainsi ramené à -0,75%, un niveau désormais équivalent à celui qui prévaut en Suisse et en Suède. L’autorité a en outre confirmé sa volonté de défendre l’arrimage de la couronne à l’euro, après avoir déjà augmenté ses réserves de changes de l'équivalent de 14,3 milliards d’euros le mois dernier pour les porter à environ 30% du PIB danois. Le Danemark avait aussi annoncé une suspension de ses émissions d’obligations d’Etat jusqu’à nouvel ordre pour freiner les pressions haussières sur la devise.
Les volumes mondiaux de dette ont augmenté de 57.000 milliards de dollars depuis 2007, montre une étude de McKinsey qui porte sur 47 pays alors même que la crise était censée conduire les acteurs économiques à se «deleverager». Le stock de dette atteignait à fin juin 2014 la bagatelle de 199.000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial, contre 142 milliards et 269% du PIB fin 2007. La Chine en est en partie responsable, avec un quadruplement de sa dette, de 7 à 28.000 milliards sur la période. L’endettement des Etats et des entreprises (+25.000 milliards chacun) explique le gros de la hausse. La dette des ménages a aussi continué à progresser, sauf dans les pays les plus touchés par la crise de 2007-2008, comme les Etats-Unis. Les banques sont celles qui ont le moins accru leur dette.
La banque privée britannique Coutts, en instance de cession, a démenti le 4 février la rumeur lancée en août 2104 et renouvelée hier par le site spécialisé insideparadeplatz que le responsable de la gestion privée Europe centrale et de l’Est, Michael Vlahovic, quitterait cet établissement, plus précisément en direction d’EFG International, rapporte L’Agefi suisse. Par ailleurs, l’activité de Coutts pour la clientèle de cette région-là, tout particulièrement les Russes, semble susciter le plus de convoitises.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs britannique Man Group a annoncé avoir bouclé et sécurisé un investissement «significatif» en Chine pour un fonds au standard Qualified Domestic Limited Partner (QDLP). La société de gestion précise que ce véhicule a reçu des investissements en provenance de plusieurs investisseurs institutionnels, dont ICBC et Citic Trust. Le montant de ces investissements n’a pas été divulgué.Lancé mi-2013, le programme QDLP permet aux particuliers fortunés («high net worth») et aux investisseurs institutionnels en Chine d’investir dans des hedge funds basés à l’étranger. De fait, ce programme permet à des gérants alternatifs internationaux sélectionnés d’avoir accès au marché chinois des capitaux en établissant une entreprise de gestion détenue à 100 % à Shanghai. Ainsi, ils peuvent agir en qualité de «general partner» pour parrainer et établir un fonds qualifié pour investir dans un fonds alternatif domicilié à l’étranger. «Man Group a été l’un des six hedge funds à avoir été sélectionnés initialement par le Shanghai Financial Services Office pour participer à ce programme», indique le gestionnaire britannique dans un communiqué.
Une étude commanditée par Julius Baer souligne la diversité et l’hétérogénéité des fondations, tant au niveau de leur financement, de leur organisation ou du style de gestion (actif, passif, internalisé, externalisé, MRI, etc.), rapporte L’Agefi suisse. «Chaque fondation est vraiment unique. Ce qui diffère énormément du monde des caisses de pension, qui sont bien plus fortement réglementées», soulignent les co-auteurs de l'étude (*).Au niveau de la gestion on note aussi quelques surprises. «Le niveau très élevé de satisfaction exprimé par la grande majorité des fondations tant en termes de gouvernance (69%) que de gestion, alors même que la plupart (50%) estime qu’à l’avenir l’industrie devra améliorer l’organisation des Conseils et mieux gérer les conflits d’intérêt. De même pour la gestion, on souligne la nécessité de renforcer le niveau de professionnalisme et de transparence». A noter aussi que seulement 11% des répondants disent appliquer une philosophie ESG/ ISR. «C’est surtout la méconnaissance de l’offre ou la mesure d’impact qui est insuffisante. Pourtant à l’avenir, 40% des répondants envisagent un renforcement de leurs investissements dans le domaine».(*) Les associés-fondateurs des deux entreprises mandatées WISE et Conser, respectivement Etienne Eichenberger et Angela de Wolff
TwentyFour Asset Management a recruté un ancien commercial de Jupiter, Bryan Bushnell, pour son équipe, rapporte Investment Week. Il sera chargé de développer l’activité auprès des gérants de fortune et des multi-gérants. La société a aussi recruté Kimberley Cuthbertson pour le support commercial.
Nextstage , la société de gestion réfléchit à la création d’un nouveau véhicule, rapporte L’Agefi. L’objectif est de promouvoir un capital développement «dans la durée», alors que les FCPR traditionnels ont une durée de vie limitée et répondent moins bien aux familles ou entrepreneurs plus jeunes souhaitant continuer à développer leur société sans horizon de cession.Contrôlé à 65% par ses associés, Nextstage mène la réflexion avec ses actionnaires minoritaires Artemis (également actionnaire de L’Agefi) et Amundi, la filiale de gestion du Crédit Agricole.
La gestion d’actifs de BNP Paribas est sur la voie de la rémission. Après un exercice 2013 marqué par une décollecte nette de 31,4 milliards d’euros, ce métier a fortement réduit l’hémorragie en 2014. Sur l’ensemble de l’année écoulée, ce pôle d’activité a en effet enregistré des rachats nets de 4,7 milliards d’euros seulement, dont 1,5 milliard d’euros de retraits au quatrième trimestre 2014, selon des données publiées par le groupe bancaire français à l’occasion de ses résultats annuels ce jeudi 5 février. Tout en mettant en exergue « une décollecte fortement réduite par rapport à 2013 », BNP Paribas évoque «une collecte sur les fonds obligataires et une stabilité des fonds monétaires», sans donner plus de détail. La banque a de bonnes raisons de se réjouir. En effet, au 31 décembre 2014, les encours de la gestion d’actifs ont augmenté de 5,6% en l’espace d’un an pour atteindre 391 milliards d’euros fin 2014 contre 370 milliards d’euros fin 2013. BNP Paribas n’entend pas se reposer sur ses lauriers. La banque a en effet fixé un plan d’action précis à son métier de gestion d’actifs pour l’année 2015. Ainsi, ce pôle d’activité va devoir augmenter la collecte dans les réseaux, via notamment le renforcement de l’offre Parvest. La gestion d’actifs va également devoir redoubler d’efforts pour développer l’offre de gestion d’actions européennes et les nouvelles expertises (crédits et CLO en particulier). Enfin, la banque veut accélérer son développement et consolider ses positions dans plusieurs pays clés d’Asie Pacifique ou d’Amérique latine, citant la Chine, le Brésil, la Corée du Sud. Sur l’ensemble de l’année 2014, le pôle « Investment Solutions » – il regroupe l’assurance, la gestion d’actifs, la gestion privée et l’activité Securities Services – a connu un exercice satisfaisant. Ses actifs sous gestion totaux atteignent en effet 917 milliards d’euros au 31 décembre 2014, en progression de 7,4% par rapport à fin 2013. Une croissance tirée « par un effet performance de +48,4 milliards d’euros, bénéficiant de l’évolution favorable des marchés d’actions et des taux, et d’un effet change de +9,9 milliards d’euros du fait de la baisse de l’euro », explique la banque. L’ensemble du pôle a enregistré une collecte nette de 6,7 milliards « avec une bonne collecte de Wealth Management, notamment en Asie, France et Italie, et une très bonne collecte de l’assurance, en particulier en Italie et en Asie », précise BNP Paribas.Au 31 décembre 2014, les revenus du pôle Investment Solutions s’élèvent à 6,54 milliards d’euros, en progression de 3,4% par rapport à 2013. Son résultat avant impôt ressort à 2,2 milliards, en croissance de 5,4 % sur un an.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 4 février la nomination de Paul Mouchakkaa en qualité de Senior Investment Officer pour les actifs réels. Il prendre ses fonctions le 2 mars prochain, en remplacement de Ted Eliopoulos, nommé en septembre dernier chief investment officer. Paul Mouchakkaa travaillait précédemment chez Morgan Stanley Real Estate Investing en qualité de managing director. Mais il connaît bien CalPERS pour avoir travaillé dans le passé au sein de son pôle immobilier en tant que gérant de portefeuille. Dans ses nouvelles fonctions, Paul Mouchakkaa sera à la tête d’une équipe d’une soixantaine de collaborateurs, responsable de la mise en oeuvre et de la gestion de la stratégie d’investissement du portefeuille mondial d’actifs réels de CalPERS, un encours de 29,6 milliards de dollars qui comprend outre l’immobilier (25 milliards de dollars), les infrastructures et les forêts.
Sous la houlette de Xavier Lépine, président du directoire, et de Patrick Rivère, directeur général, La Française poursuit sa trajectoire ascensionnelle. L’an dernier, le groupe a enregistré une collecte record de plus de 3 milliards d’euros. Les actifs sous gestion ont ainsi atteint 48 milliards d’euros, a précisé Patrick Rivière à l’occasion d’un point de presse. Environ 10% des encours proviennent de l’international, a souligné Patrick Rivière, qui ajoute que le développement hors des frontières devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Dans cette perspective, La Française et son partenaire stratégique IPCM (Inflection Point Capital Management) viennent de signer le code de bonne conduite japonais (Stewardship Code). En attendant dans les prochaines semaines des précisions sur les résultats de l’année écoulée, La Française poursuit son engagement en faveur du développement durable avec l’intégration de l’approche SAI (Strategically Aware Investing) développée par son partenaire stratégique IPCM spécialisé dans l’investissement responsable. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’ISR. Ainsi, en plus des critères traditionnels environnementaux, sociaux et de gouvernance, ‘approche SAI prend en compte la capacité d’innovation de la société, de même que sa capacité d’adaptation et réinscrit sa démarche dans les grandes tendances mondiales, les fameux «megatrends».Cette approche, qui vise donc renforcer l’analyse financière par une recherche extra-financière plus stratégique, sectorielle et thématique, a été déclinée dans tout le pôle actions, regroupé au sein de La Française Inflection Point (LFIP), dirigé par Laurent Jacquier-Laforge, CIO gestion actions. A côté des stratégies euro, Europe, marchés émergents, désormais au diapason de l’approche SAI, La Française vient de lancer, un fonds global, LFIP Global Equity (*), un portefeuille de convictions qui met en œuvre la démarche SAI. Ce portefeuille équipondéré actions global, qui compte autour de 50 valeurs, est investi sur les moyennes et grandes capitalisations boursières internationales, avec une exposition à l’ensemble des zones géographiques y compris les pays émergents et avec un objectif de neutralité sectorielle. Le fonds est actuellement surexposé sur les émergents et l’Europe. L’objectif du fonds est de surperformer son indice de référence, le MSCI Wolrd Index (EUR), sur une durée de placement recommandée de 5 ans. LFIP Global Equity sera géré par Ariane Mahler, gérante de portefeuille, sous la responsabilité de Laurent Jacquier-Laforge.(*) LU1114269456
State Street vient d’annoncer avoir signé Le Pacte mondial, ou Global Compact en anglais, une initiative des Nations unies lancée en 2000 visant à inciter les entreprises du monde entier à adopter une attitude socialement responsable en s’engageant à intégrer et à promouvoir plusieurs principes relatifs aux droits de l’homme, aux normes internationales du travail, et à la lutte contre la corruption. Bien que ciblant essentiellement le monde de l’entreprise, le Pacte mondial encourage également la participation de la société civile, des organisations professionnelles, des gouvernements, des organismes des Nations unies, des universités et de toute autre organisation. State Street rejoint ainsi 12.000 signataires issus d’environ 145 pays. A fin décembre 2014, les actifs sous conservation et sous administration de State Street s'élevaient à 28.190 milliards de dollars, les actifs sous gestion à 2.450 milliards de dollars.
Fidelity Investments a annoncé, le 3 février, l’acquisition de la société américaine eMoney Advisor, un fournisseur de logiciels dédiés à la planification de patrimoine, auprès de Guardian Life Insurance Company of America, qui conserve cependant une participation minoritaire dans eMoney Advisor. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, doit permettre à Fidelity d’offrir de nouveaux outils technologiques novateurs à ses clients. «Les solutions technologiques d’eMoney Advisor transforment la manière dont les financiers professionnels proposent leur expertise, renforcent la relation clients et aident à développer les activités», explique Fidelity dans un communiqué. Pour la société de gestion, cet investissement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à «continuer d’améliorer nos solutions numériques à travers les canaux de distribution retail et institutionnels», souligne Fidelity.A l’issue de l’opération, qui doit encore obtenir le feu vert des autorités de régulation, eMoney Advisor continuera de fonctionner comme une société autonome, dont Fidelity sera l’un des clients, et conservera son équipe de direction, son fondateur Edmond Walters continuant d’exercer sa fonction de directeur général. Par ailleurs, «eMoney Advisor aidera Fidelity à développer plusieurs briques de sa plateforme nouvelle génération de conseil et de courtage», indique la société de gestion.
Qu’est-ce qu’un gérant star ? Alors que Pimco a vu fondre en quelques semaines plus de 70 milliards de dollars à la suite du départ de son gérant vedette Bill Gross, la question posée par Amiral Gestion et à l’origine de l’étude (*) confiée au cabinet de conseil amGroup a pu trouver une parfaite illustration... Mais elle a également permis de dresser un portrait robot du gérant star, plutôt différente de ce que l’on pouvait imaginer il y a deux décennies en France, lorsque Didier Le Menestrel, à la tête de Financière de l’Echiquier, était qualifié de «gérant star» dans la presse en enregistrant des performances à deux chiffres sur son fonds Agressor, via des investissements dans des petites et moyennes capitalisations françaises. Dans le cadre de l’enquête d’amGroup, le portrait robot du gérant star est naturellement performant. Par ailleurs, sur son seul nom, il fait venir les encours dans la société de gestion. Cela étant, il ressort également que «ni les investisseurs institutionnels ni les clients privés ne sont spécialement enclins à investir auprès d’un gérant star», relève l’étude. En clair, les investisseurs choisissent avant tout un fonds, dont « l’indépendance » du gérant est juste une des caractéristiques. Aussi importante soit-elle... D’ailleurs, l’enquête pointe le fait que le départ de l’investisseur professionnel n’est pas redouté autant que sa succession. « Il y a bien évidemment des exceptions à tout cela mais en réalité, c’est la défection de l’entrepreneur, qui représente un risque pour l’investisseur, bien plus que le départ du seul gérant », précise amGroup. Par ailleurs, la multiplication des sociétés de gestion et de l’émergence de sites internet dédiés à la gestion, le foisonnement de nouvelles têtes dans le paysage de l’asset management a eu pour conséquence de faire émerger des gérants qui… ne sont pas pour autant tous des stars. Certains investisseurs interrogés ont ainsi enfoncé le clou et évoqué le fait que le concept de gérant star appartient un peu au passé. Et d’évoquer, pour le justifier, les barrières réglementaires, l’augmentation de la concurrence et le fait que les process de gestion ont tous été plus ou moins testés. Pour preuve, indique l’un des sondés, « alors même que les marchés ont bien fonctionné dernièrement, personne n’a vraiment émergé. On parle toujours de ceux qui étaient là il y a 4 ou 5 ans. «Comme on le voit, c’est peut-être justement à cause de la professionnalisation du secteur que le gérant star est sans doute une espèce en voie de disparition. » Aujourd’hui, la concurrence est beaucoup plus vive, a justifié l’un des professionnels interrogés. Alors le gérant star est-il une « espèce en voie de disparition » s’interroge amGroup. A titre de réponse, le cabinet botte en touche en indiquant qu’il devient urgent d’inscrire cette profession sur la liste des espèces protégées... Pour sa part, Amiral Gestion qui a été créée par François Badelon, abrité un temps dans les locaux de Financière de l’Echiquier et considéré comme un des gérants stars de la Place de Paris avec son fonds Sextant dans les années 2000, en a profité pour marquer sa différence. «Plus que la starisation du gérant, mieux vaut opter pour une gestion en sous-portefeuille», explique en substance la société. Une gestion qui créé une discussion collégiale et une décision individuelle. « Chaque gérant fait ce qu’il veut au sein de sa poche, tant qu’il peut l’expliquer aux autres et résister à la critique, rappelle-t-elle. «Toutes les idées sont ainsi partagées, débattues, parfois critiquées, mais jamais censurées. Chaque gérant a la liberté d’investir selon ses propres convictions ou de suivre les idées des autres ». (*) Enquête réalisée à l’automne 2014 à une quinzaine d’entretiens auprès d’investisseurs professionnels (multigérants et sélectionneurs de fonds) et d’observateurs du marché
Le gestionnaire d’actifs américain Advent Capital Management, qui gère environ 8,5 milliards de dollars d’actifs, a nommé Matthew Dundon en qualité de «managing director» et de gérant de portefeuille au sein de son équipe dédiée aux stratégies d’investissement alternatives. L’intéressé, qui compte 17 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion, travaillait précédemment en tant que gérant de portefeuille chez Pine River Capital. Il y co-dirigeait l’équipe d’analystes dédiée au high yield nord-américain, les dettes «distressed» et les placements de mezzanine. Avant cela, il a officié en tant que responsable de la recherche chez GMP Securities, anciennement connu sous le nom Millet Tabak Roberts.En parallèle, Advent Capital Management a annoncé les arrivées de Marc Aylett au poste de «vice-président» au sein de son équipe high yield et de Brian Hertzog au poste de «vice-président» au sein de son équipe de recherche. Marc Aylett, fort de 20 ans d’expérience, arrive en provenance de Pomelo Capital où il était «managing director» et «senior research analyst». Pour sa part, Brian Hertzog, qui possède 13 ans d’expérience dans la gestion, sera chargé d’analyser le secteur des technologies chez Advent Capital Management. Avant de rejoindre Advent, il était gérant de portefeuille pour le fonds Putnam Global Technology, société où il était responsable de la recherche dans le secteur des technologies, en particulier pour les petites et moyennes capitalisations.
Le gestionnaire d’actifs des caisses d'épargne allemandes, DekaBank, a renoué l’an dernier avec la collecte, rapporte le Börsen-Zeitung. Selon les premières estimations, la collecte nette s’est élevée l’an dernier à 3,2 milliards d’euros, a indiqué au quotidien Georg Stocker, membre du directoire de DekaBank responsable de la distribution et du marketing. L’année 2013 s'était en revanche terminée sur une décollecte nette de 0,7 milliard d’euros malgré des souscriptions de 1,3 milliard d’euros dans les fonds immobiliers ouverts. L’an dernier, DekaBank a modifié son organisation et renforcé ses équipes de distribution avec l’arrivée de 140 nouveaux collaborateurs.
Nomura Asset Management vient de lancer le fonds Global Dynamic Bond, enrichissant ainsi son offre obligataire qui pèse aujourd’hui 53 milliards de dollars d’actifs (46,6 milliards d’euros), rapporte Investment Europe. Son approche d’investissement repose sur une analyste «top-down» des thématiques macroéconomiques et de marché afin de construire un portefeuille stratégique d’obligations liquides, représentant au moins 80 % des actifs de la stratégie. Le fonds est géré par Richard Hodges, qui a rejoint Nomura AM en novembre dernier en provenance de Legal & General Investment Management.
Année faste pour la gestion d’actifs de BBVA. A l’occasion de la publication de ses résultats annuels mercredi 4 février, le groupe bancaire a annoncé que les encours de ses fonds communs de placements avaient progressé de 28,7 % en 2014 en Espagne. Ses actifs sous gestion ressortent ainsi à 28,69 milliards d’euros au 31 décembre 2014 contre 22,29 milliards d’euros au 31 décembre 2013. Dans le reste du monde, ses fonds communs de placement et autres véhicules d’investissement ont connu une croissance de 13,7%, s’affichant à 24 milliards d’euros fin 2014 contre 21,18 milliards d’euros fin 2013.Son activité de fonds de pension a connu une trajectoire similaire même si la croissance est plus modérée. Ainsi, en Espagne, les encours de ses fonds de pension ont augmenté de 7,1% pour atteindre 21,88 milliards d’euros fin 2014 contre 20,42 milliards d’euros fin 2013. A l’international, les actifs sous gestion des fonds de pension ont bondi de 29,5 % pour ressortir à 5,48 milliards d’euros fin 2014 contre 4,23 milliards d’euros un an plus tôt.A l’issue de l’exercice 2014, le groupe BBVA a dégagé un bénéfice net de 2,61 milliards d’euros, en progression de 25,7 %. Un bond en avant porté en partie par l’application d’une nouvelle norme comptable qui a conduit la banque, comme ses homologues, a recalculé ses comptes 2013 en y intégrant les versements effectués au fonds de garanties des dépôts espagnols. Sans cet effet comptable, son bénéfice net n’aurait progressé que de 17,5 %
Le secteur des Ucits alternatifs a fortement progressé l’an dernier. Les actifs sous gestion ont fait un bond de 41% d’une année sur l’autre pour s'établir à 224,3 milliards d’euros, selon un étude publiée par Alceda. L'étude relève également que les managed futures ont été la stratégie Ucits alternative la plus performante, avec un gain de 14,3%, alors que les stratégies event driven ont reculé de 2,7%. L’indice AH Global Ucits, qui regroupe 498 fonds, a enregistré l’an dernier une performance de seulement 1,3%, à comparer à un gain de près de 6% l’année précédente.