L'été n’a pas été de tout repos sur les marchés mondiaux, a rappelé Philippe Weber, responsable des études et de la stratégie de CPR AM vendredi lors d’une conférence consacrée aux perspectives de marché. En Europe, les différents indices économiques se sont replié suite aux négociations tendues sur le dossier grec. Depuis le 13 juillet et l’accord conclu entre Athènes et les institutions, ces indices se redressent et la publication du PIB européen au deuxième trimestre «a rassuré malgré le ralentissement notable de la conjoncture en France», a souligné l’expert. De nouveaux défis politiques sont attendus en Europe. Le dossier grec reviendra sur le devant de la scène avec des élections législatives prévues le 20 septembre, «un scrutin qui devrait être sous tension», estime Philippe Weber. En Espagne, les élections générales en décembre s’annoncent tendues pour le parti du premier ministre M. Rajoy, qui selon les sondages n’obtiendrait pas la majorité nécessaire avec ses alliés. Autre dossier chaud de l'été, la baisse de la croissance en Chine inquiète les investisseurs qui peuvent s’interroger sur l’influence de cette baisse sur les économies avancées, notamment celle des Etats-Unis. Philippe Weber appelle a la prudence et la modération. «Bien sûr, la Chine est une énorme puissance économique et commerciale, mais son poids ne doit pas être surestimé», a-t-il avancé, précisant qu’elle n’est pas la première destinatrice des exportations américaines. «La Chine ne représente que 7% des exportations des Etats-Unis. Si l’on ajoute les autres grands pays asiatiques (Japon, Corée, Inde), on arrive à 22%, tout au plus 25% si l’on inclut l’Australie et un ou deux autres pays du Pacifique», souligne l’expert de CPR AM, pour qui même si il y aurait des effets croisés, des effets de confiance, des effets financiers, des effets de change, on ne doit pas exagérer le risque. Philippe Weber est également revenu sur la modification du régime de change de la Chine en août. Ce mouvement peut en effet apparaître brutal, «mais ne fait guère que nous ramener au niveau de 2012 et c’est davantage le symbole et le changement de détermination de la parité centrale qui sont importants que l’impact macroéconomique éventuel d’une dévaluation de 4%», estime-t-il.Pour Laetitia Baldeschi, stratégiste de CPR AM, la baisse de l'économie chinoise est naturelle, due aux changements structurels que vit l'économie du pays. La contribution à la croissance de l’industrie classique ne cesse de diminuer au profit de celle du secteur tertiaire, mois évidente à mesurer. D’autres signaux positifs existent sur la Chine, rappelle la stratégiste, comme le dynamisme de l’investissement en infrastructures, largement soutenu par les autorités publiques. Enfin, la consommation des ménages reste soutenue, avec des ventes de détail en hausse de plus de 10% sur un an. Et concernant la chute de la Bourse chinoise, elle «certes été rapide mais elle ne fait que corriger une partie de l’excès des derniers mois», insiste Laetitia Baldeschi. Côté classes d’actifs, l'été a vu le coup de semonce sur les marchés financiers les a toutes touchées, avec les actions qui ont «payé un lourd tribut dans ce vent de panique, les bourses actions mondiales reculant de plus de 10% en quelques séances, effaçant ainsi les gains de toute une année», a rappelé Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée de CPR AM. Toutes les classes d’actifs sont revenues à leurs niveaux de début d’année, les investisseurs ayant craint le ralentissement de la Chine ainsi qu’un arrêt de la politique monétaire accommodante aux Etats-Unis. En zone euro, la démission du Premier ministre grec fait craindre, là aussi, un report de la mise en application du programme finalisé avec les créanciers en juillet dernier. Malik Haddouk constate que le Japon et la zone euro restent les grands bénéficiaires de la réallocation de flux enregistrée depuis le début de l’année. «Les tendances restent inchangées même si on notera une accélération de la fuite des capitaux de la classe d’actifs émergents, un montant qui pourrait encore s’accélérer dans les mois à venir à moins que le pire soit déjà derrière nous», anticipe-t-il.Pour les mois à venir, faut-il se laisser tenter par les Bourses émergentes ? Si la baisse marquée des marchés émergents et des devises pourrait laisser penser que celles-ci, après cinq années de sous-performance face aux pays développés, redeviennent attrayantes, « il est selon nous encore trop tôt pour se positionner », prévient Malik Haddouk. « Les marges continuent à se détériorer et l’endettement progresse à nouveau. Nous restons, pour l’instant, prudents à l’égard des résultats des entreprises des économies émergentes. La dégradation des estimations de bénéfices reste sévère », souligne-t-il. Dans les pays développés, une certaine dynamique économique devrait se maintenir selon CPR AM, avec une croissance qui se raffermit aux Etats-Unis et en Europe. CPR AM anticipe dans son scénario central une remontée des taux directeurs aux Etats-Unis ( à 0,5%), un maintien au Japon (0,07%) et en zone euro (0,05%). La société de gestion table par ailleurs sur une hausse des Bourses de 5% aux Etats-Unis, de 7,5% au Japon et de 10% en zone euro. Toutefois, « les marchés actions sont à la merci du scénario chinois et un ralentissement plus prononcé de la Chine entraînerait une nouvelle fois une baisse marquée des indices actions », prévient Malik Haddouk. Dans ce contexte, CPR AM continue à privilégier la zone euro et a réduit son exposition aux actions japonaises, réallouée aux actions américaines.
Philippe Thel, spécialiste des financements immobiliers, vient de rejoindre BNP Paribas RealEstate en tant que senior advisor. Rattaché au directoire, il participera au comité exécutif international, précise un communiqué. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Philippe Thel est chargé de trois principales missions stratégiques pour le développement de BNP Paribas Real Estate, à savoir assurer le suivi des grands clients investisseurs, accroître la liaison avec BNP Paribas et maintenir une liaison étroite avec les équipes de financement afin de mieux répondre aux besoins des clients. Philippe Thel a fait toute sa carrière au sein du Groupe BNP Paribas. Recruté par le réseau Entreprises de Paribas en 1979, il a occupé diverses responsabilités avant d’être nommé responsable du secteur BTP, Ingénierie et Concessions - Grandes Entreprises. A ce titre, il a été membre du comité technique et financier de Cofiroute et a participé à l’étude de grands projets d’infrastructure. Philippe Thel a ensuite rejoint les Financements Immobiliers de Paribas. Nommé responsable des Financements Immobiliers France de BNP Paribas CIB (Corporate & Institutional Banking) en 2003, il en fut le responsable Europe de 2006 jusqu'à son arrivée chez BNP Paribas Real Estate. Membre du conseil d’administration de Klépierre de 2006 à 2014, il a également siégé au conseil d’administration de BNP Paribas Immobilier (devenue BNP Paribas Real Estate) au début des années 2000, puis il fut membre du conseil de surveillance de 2004 à 2015.
Les fluctuations extrêmes des marchés actions en août ont révélé des problèmes sur le marché des ETF que les sociétés de gestion comme BlackRock tentent de comprendre, rapporte le Wall Street Journal. Les ETF n’ont pas tenu leur promesse de pouvoir être vendus ou achetés comme des actions lorsque le Dow Jones Industrial Average a abandonné plus de 1.000 points au cours des premières minutes de transactions le 24 août. Des dizaines d’ETF se sont négociés avec de fortes décotes par rapport à la somme de leurs participations, aggravant les pertes pour de nombreux investisseurs ayant vendu pendant le mouvement de panique. L’un des fonds touché par ces dislocations est le iShares Select Dividend ETF de BlackRock.
Credit Suisse Group compte vendre sa filiale de banque privée aux Etats-Unis et réduire ses activités de courtage dans le cadre d’un changement de stratégie que prépare le nouveau directeur général Tidjane Thiam, selon le Schweiz am Sonntag. Les résultats de la revue stratégique annoncée en juillet seront présentés au directoire du groupe début octobre, précise le journal en citant des sources internes non identifiées. Un porte-parole de la banque helvétique s’est refusé à tout commentaire. La filiale américaine de banque privée de Credit Suisse a environ 100 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion mais n’enregistre pas de croissance, contrairement à sa rivale d’UBS. L’activité de «prime brokerage», qui fournit des services à des gros clients comme les hedge funds, et sa filiale d’investissements obligataires seront réduites afin de libérer du capital pour d’autres activités, ajoute le journal.
Les analystes ont réduit leurs prévisions de bénéfices pour Franklin Templeton, alors que la société de gestion américaine doit faire face aux pires rachats de son histoires, rapporte le Financial Times. Les sorties nettes du Templeton Global Bond fund, géré par Michael Hasenstab, ont atteint un niveau record en août (1,9 milliard de dollars), tandis que l’activité actions internationales de Franklin a souffert 16 mois consécutifs de retraits et voit ses encours chuter de 18 % sur un an. Les inquiétudes des actionnaires se concentrent sur l’exposition de plusieurs fonds de Franklin aux marchés émergents et sur la dépendance importante de la société à l’égard de la clientèle de particuliers, plutôt volatile.
Alors que les groupes belges Degroof et Petercam doivent entériner leur union le 1er octobre, François Wohrer, président du comité de direction pour la France du nouveau groupe, affiche clairement ses ambitions dans l’Hexagone. Ainsi, en « asset management », le nouveau groupe baptisé Banque Degroof Petercam se fixe l’objectif de gérer 2 milliards d’euros dans les trois ans, rapporte le quotidien Les Echos qui a rencontré le dirigeant du nouveau groupe bancaire. En banque privée, le nouvel acteur entend multiplier par deux les actifs sous gestion dans les cinq ans, sans livrer d’objectifs chiffrés. « Mon rôle est de développer l’activité en générant davantage de synergies entre les pôles déjà existants, et d’intégrer, en plus, le savoir-faire de Petercam, en particulier dans le domaine des investissements socialement responsables (ISR) », explique le dirigeant. La banque pourrait également grandir par croissance externe. « Nous pouvons très bien jouer un rôle d’accueil et de consolidation pour de petites structures de gestion de fortune pour qui les contraintes réglementaires deviennent trop lourdes », indique François Wohrer.
L’Agefi rapporte que KKR et Apollo Global Management veulent racheter la filiale de financement de stocks de General Electric, citant une information de Bloomberg. Les deux fonds de private equity ont formulé des offres voici deux semaines pour GE Capital Commercial Distribution Finance, qui possède pour 11 milliards de dollars d’actifs. GE pourrait choisir un acheteur d’ici la fin du mois.
State Street Global Advisers (SSGA) a indiqué que les actifs du SPDR DoubleLine Total Return Tactical ETF ont passé la barre du milliard de dollars en l’espace de six mois. Développé au travers d’un partenariat, SSGA et DoubleLine Capital ont lancé cet ETF le 23 février 2015, ce qui en fait l’ETF le plus acheté lancé en 2015, souligne un communiqué.
La société de gestion Calamos Investments, spécialisée dans les convertibles, a annoncé l’acquisition de la boutique long/short, Phineus Partners, basée à San Francisco. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines. A la faveur de ce rapprochement, Calamos a également annoncé des modifications dans son état-major. Quatre membres senior de l’actuelle équipe d’investissement ont été nommés coresponsables des investissements (co-CIO). Robert Behan, l’actuel patron de la distribution mondiale de Calamos, a été nommé «president». Tout en gardant la responsabilité de la distribution, il aura notamment en charge la bonne marche des activités et les initiatives de croissance stratégique.
Aegon Asset Management, qui regroupe les activités de gestion du groupe aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Chine et en Europe continentale, a nommé Kirk Buese en qualité de responsable des investissement («chief investment officer») de ses activités aux Etats-Unis logées dans Aegon USA Investment Management. Kirk Buese a pris ses fonctions le 7 septembre. Dans ses nouvelles fonctions, Kirk Buese chapeautera les différentes équipes d’investissement et poursuivra le développement des capacités d’investissement de la société.Kirk Buese, qui a plus de 25 ans d’expérience, a notamment été responsable mondial des actifs illiquides chez Aegon Asset Management. Il siège au comité de pilotage d’Aegon AM chargé des stratégies macroéconomiques et de l’allocation.
Aberdeen Asset Management a annoncé un recrutement en Corée du Sud dans le cadre de ses projets de développement dans le pays, rapporte Asian Investor. La société de gestion écossaise a embauché Kim Dong-ki en tant que senior manager, un poste nouvellement créé. Il est placé sous la direction du responsable de la Corée du Sud, Alex Kim. Avant de rejoindre Aberdeen, Kim Dong-ki était directeur associé de Russell Investments Korea où il était responsable du développement.
Arrivé il y a un an chez Amundi pour prendre la tête de la Distribution Externe France et Monaco, David Benmussa révèle les rouages de sa fonction, et quelques surprises dans la liste de fonds qui constitue une sélection de dix OPCVM sur une gamme de... 1 500 fonds ! De quoi susciter quelques envies des gérants pour y figurer, contraignant le responsable à savoir dire aussi "non" à ces professionnels...
La production industrielle en zone a dépassé les attentes en juillet grâce à la hausse de l’activité des secteurs de l'énergie, des biens d'équipement et des biens de consommation durables, montrent les chiffres publiés lundi par Eurostat. Elle a augmenté de 0,6% par rapport à juin et de 1,9% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,3% sur un mois et de 0,6% en rythme annuel.
La Chine restructurera les entreprises publiques dont la performance est médiocre et ira jusqu'à en fermer certaines, a déclaré lundi Zhang Xiwu, vice-président de la Commission d’administration et de supervision des actifs publics (SASAC). L’Etat chinois gère de manière centralisée 111 entreprises par le biais de la SASAC, tandis que les autorités locales détiennent et gèrent autour de 25.000 entreprises publiques. Ces entreprises publiques emploient près de 7,5 millions de salariés. Zhang a précisé que les marchés de capitaux, boursiers en particulier, seraient sollicités pour la vente des entreprises publiques peu performantes «au juste prix».
La Chine restructurera les entreprises publiques dont la performance est médiocre et ira jusqu’à en fermer certaines, a déclaré lundi Zhang Xiwu, vice-président de la Commission d’administration et de supervision des actifs publics (SASAC). L’Etat chinois gère de manière centralisée 111 entreprises par le biais de la SASAC, tandis que les autorités locales détiennent et gèrent autour de 25.000 entreprises publiques. Ces entreprises publiques emploient près de 7,5 millions de salariés. Zhang a précisé que les marchés de capitaux, boursiers en particulier, seraient sollicités pour la vente des entreprises publiques peu performantes «au juste prix».
La production industrielle en zone a dépassé les attentes en juillet grâce à la hausse de l’activité des secteurs de l’énergie, des biens d’équipement et des biens de consommation durables, montrent les chiffres publiés lundi par Eurostat. Elle a augmenté de 0,6% par rapport à juin et de 1,9% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,3% sur un mois et de 0,6% en rythme annuel.
Pour la première fois, Standard & Poor’s (S&P) a simulé l’impact potentiel de catastrophes naturelles sur les notations souveraines. Dans le cas de sinistres rares mais d’une ampleur exceptionnelle - dont la survenance est estimée tous les 250 ans - certaines notes pourraient être abaissées de deux crans. «L’impact le plus fort devrait provenir des séismes, suivis des tempêtes tropicales», précise Moritz Kraemer, l’un des auteurs de l'étude. «D’un point de vue géographique, les notations souveraines en Amérique latine et dans les Caraïbes semblent être les plus menacées, devant l’Asie, en prenant en compte des aléas climatiques et géologiques plus importants que dans le reste du monde», ajoute l’analyste. Les pays situés en bordure des plaques tectoniques (littoral du Pacifique, Caraïbes, faille nord-anatolienne) sont en première ligne. Ainsi, dans l’hypothèse d’un séisme exceptionnel, la note «AA-» du Chili pourrait chuter d’au moins deux crans, de même que la note «BB-» de la République dominicaine en cas de tempête tropicale majeure. Au Japon, un séisme majeur aurait des conséquences similaires sur la notation («AA-»). Un tel événement perturberait immédiatement les flux commerciaux, bloqueraient les sources d’approvisionnement et entraînerait la vente simultanée des actifs détenus à l'étranger par les résidents japonais, avec un rapatriement partiel des capitaux. Les conséquences sur l'économie mondiale et les marchés financiers seraient également douloureuses. Le rapport souligne logiquement que les notations des pays en développement, qui disposent généralement d’une faible couverture assurantielle, sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles graves, suivis par les pays émergents et les économies avancées qui sont moins menacées. Pour quantifier ce risque et bâtir son outil simplifié de simulation, S&P a recouru aux données d’estimation des dommages directs fournies par Swiss Re. L’impact est évalué pour un panel de 48 pays et sur une période de cinq ans. La simulation couvre quatre types de périls naturels : séismes, tempêtes tropicales, tempêtes hivernales et inondations.
L’Espagne devrait enregistrer en rythme annuel une croissance d’environ 3,5% au troisième trimestre 2015 et la croissance du PIB sur l’ensemble de l’année pourrait atteindre 3,3%, a estimé hier le ministre de l’Economie Luis de Guindos. Il a assuré que plus de deux millions d’emplois seraient créés d’ici fin 2018, à condition que le chef du gouvernement Mariano Rajoy puisse effectuer un deuxième mandat suite aux élections législatives de décembre.
La production industrielle en Chine a augmenté de 6,1% en août sur un an, a annoncé hier le Bureau national des statistiques, alors que le marché tablait sur +6,4%. Les investissements ont de leur côté progressé en rythme annuel de 10,9% sur les huit premiers mois de 2015, contre une hausse de 11,2% sur la période de janvier à juillet.
Douze banques ont conclu avec la justice américaine un règlement amiable de 1,87 milliard de dollars (1,65 milliard d’euros) pour mettre fin aux poursuites d’investisseurs qui les accusaient d’avoir manipulé les prix et entravé la concurrence sur le marché des swaps de défaut de crédit (CDS), a déclaré vendredi Daniel Brockett, avocat représentant ces derniers. Les banques concernées sont Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, RBS et UBS. Figurent aussi parmi les défendants l’International Swaps and Derivatives Association (Isda) et Markit, qui fournit des services de cotation de dérivés de crédit. Les plaignants affirmaient qu’ils avaient payé des prix injustifiés sur des CDS de la fin 2008 à 2013, du fait des pratiques des défendants, alors qu’une meilleure liquidité aurait dû au contraire faire baisser les prix.
Jeremy Corbyn, représentant de l’aile gauche du Labour, a été élu samedi à la tête du Parti travailliste britannique avec 59,5% des suffrages exprimés. Ce parlementaire de 66 ans, qui succède à Ed Milliband, s’est imposé avec un programme anti-austérité tranchant fortement avec les principes centristes du «New Labour» édictés par l’ancien Premier ministre Tony Blair.
Geoffroi de Saint Chamas, responsable du conseil en financement sur la dette chez Lazard, s’apprête à quitter l’entreprise pour rejoindre prochainement Pemberton, un fonds de dette primaire paneuropéen détenu à 40% par l’assureur britannique Legal & General, rapportait vendredi Capital Finance.
L’agence a annoncé vendredi qu’elle relevait la perspective de l’Irlande de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme Baa1. Elle justifie sa décision par une amélioration marquée des paramètres économiques du pays sur les 12 derniers mois, en particulier une reprise économique plus vive, une consolidation budgétaire accélérée et une baisse sensible de la dette publique.
La banque centrale russe a laissé vendredi son principal taux d’intérêt inchangé à 11% après cinq baisses successives ces derniers mois, les préoccupations liées au niveau élevé de l’inflation l’emportant désormais sur le soutien à l'économie. Les baisses décidées depuis le début de l’année ont déjà réduit le taux directeur de six points de pourcentage par rapport à son niveau de décembre 2014.
La faiblesse des cours du pétrole poussera les pays non-Opep, y compris les Etats-Unis, à procéder à la plus forte baisse de leur production en plus de deux décennies, ce qui rétablira l'équilibre sur un marché mondial dont l’offre est actuellement excédentaire, indiquait vendredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport mensuel. Dans le même temps, la croissance de la demande mondiale de pétrole atteindra en 2015 un pic de cinq ans, à 1,7 million de barils par jour (bpj), avant de se tasser à 1,4 million de bpj l’an prochain.
Le franc suisse a touché vendredi face à l’euro un plus bas depuis le 15 janvier, date à laquelle la Banque nationale suisse (BNS) a annoncé l’abandon du cours plancher face à la devise européenne. Cet affaiblissement est lié au fait que les investisseurs de long terme réduisent leurs positions sur le franc. L’euro est monté à 1,1019 franc suisse sur la plate-forme d'échanges EBS, en hausse de 0,35% sur la séance. La BNS doit se réunir jeudi pour examiner sa politique monétaire.
Selon Reuters qui citait vendredi plusieurs sources gouvernementales, le projet de budget 2016 de l’Italie, qui sera présenté d’ici au 20 septembre, fixera un objectif de déficit budgétaire d’au moins 2% de produit intérieur brut (PIB) contre 1,8% prévu précédemment. L’objectif de dette publique sera également revu à la hausse par rapport à la cible actuelle de 130,9% de PIB tout en restant légèrement inférieur à la prévision 2015, de 132,5% de PIB.
Les investisseurs ont retiré 18,8 milliards de dollars des fonds actions dans le monde sur la semaine écoulée jusqu’au 9 septembre, indiquent les analystes de Bank of America/Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Cela porte à 46 milliards de dollars la décollecte nette sur les quatre semaines écoulées, marquées par une correction boursière venue de Chine. Les fonds émergents ont été touchés à hauteur de 4,5 milliards sur la semaine, derrière les Etats-Unis, où 13 milliards ont été retirés sur les seuls produits indiciels cotés (ETF).
Des «progrès essentiels» ont été réalisés samedi concernant la taxe sur les transactions financières (TTF) lors d’une réunion à Luxembourg des ministres des Finances des 11 pays européens concernés, a estimé le ministre autrichien, Hans Jörg Schelling. Son homologue français Michel Sapin a précisé qu’un accord avait été trouvé sur «un certain nombre de principes», comme le fait de taxer le montant brut des transactions et de privilégier une assiette large en exemptant uniquement les dérivés de dette publique. Il s’est refusé à donner une estimation du montant que pourrait rapporter cette taxe. «Il manque encore du travail technique (...) bien sûr ce sera impossible d’avoir la TTF pour l’an prochain. J’espère que ce sera possible pour 2017», a de son côté déclaré le ministre espagnol Luis de Guindos. Les discussions sur la TTF avaient été mises en sourdine en raison des négociations intenses sur la crise grecque.