La banque Valartis, en pleine restructuration, a déposé officiellement une demande de moratoire d’une durée de six mois auprès du tribunal cantonal de Zoug. L'établissement bancaire met en avant un «problème temporaire de trésorerie» et indique avoir besoin de plus de temps que les quatre mois de sursis provisoire accordé le 21 juillet dernier par le tribunal pour finaliser avec succès sa mutation.Le conseil d’administration de Valartis a décidé parallèlement d’abandonner le modèle d’affaires de banque privée. Le groupe se concentrera désormais sur ses participations dans les secteurs de Private Equity, de gestion immobilière et des services financiers, précise un communiqué. Les problèmes de liquidités concernent uniquement les sociétés de la holding du groupe Valartis en Suisse et au Liechtenstein. Les deux banques privées de Valartis Group, Valartis Bank (Liechtenstein) et Valartis Bank (Austria), ne sont pas touchées par la demande de moratoire. Ces deux établissements disposent toujours de liquidités élevées, ce qui leur permet de fonctionner normalement. Des discussions sont en cours actuellement dans les deux pays pour procéder à une vente des deux entités. Aucun accord n’est encore conclu, mais les transactions devraient être bouclées d’ici à fin décembre, précise Valartis.
Eastspring Investments, la société de gestion asiatique filiale de l’assureur britannique Prudential, vient de recruter quatre nouveaux collaborateurs afin de renforcer son équipe de gestion actions à Hong Kong. Ainsi, Bonnie Chan a été nommée gérante de portefeuille en charge des actions asiatiques infrastructures. L’intéressée arrive en provenance de Jefferies, société basée à Hong Kong où elle a travaillé pendant deux ans en tant qu’analyste senior en charge des infrastructures et du secteur du transport. Elle avait également travaillé pendant deux ans en qualité d’analyste senior chez Macquarie Equity Research à Hong Kong. De son côté, Mandeep Sachdeva rejoint Eastspring Investments en qualité de «portfolio manager» au sein de l’équipe «Global Emerging Markets Asia» où il sera en charge des actions des marchés émergents asiatiques. Il arrive en provenance de Fidelity à Londres. Avant cela, il avait officié chez Orbis Investment Advisory et Citigroup.Par ailleurs, Arthur Kadish est nommé gérant de portefeuille au sein de l’équipe actions et il intègre également l’équipe en charge des actions asiatiques régionales. Il arrive en provenance de Primrose Capital Management, à Shanghai, où il était associé et analyste en charge des actions asiatiques. Avant cela, il avait passé six ans chez Orbis Investment Advisory à Londres en tant qu’analyste actions mondiales.Enfin, Shea Pei Shee rejoint Eastspring en tant que gérante de portefeuille au sein de l’équipe «Equity Income». Auparavant, elle était «investment director» chez Leedon Capital Group où elle assurait la gestion d’un portefeuille «long-only» à performance absolue. Avant cela, elle a travaillé chez Fidelity International en tant qu’analyste d’investissement.
Le spécialiste du marché obligataire Paul Murray-John a décidé de ne plus s’occuper du fonds Robeco Emerging Lux-o-rente, qui sera désormais géré par John Duyvesteyn, et de se concentrer en tant que gérant principal sur le fonds Robeco Emerging Debt, rapporte le site spécialisé Citywire Global. Paul Murray-John, qui avait dans un premier temps travaillé chez Robeco entre 1996 et 1997 sur les stratégies obligataires, avait ensuite quitté la société pour rejoindre Threadneedle -désormais Columbia Threadneedle-, avant de revenir chez Robeco en février dernier pour piloter notamment le Robeco Emerging Lux-o-rente fund, une stratégie qui a perdu près de 20% sur les trois ans à fin octobre 2015.
Olivier Vellay a été recruté par M&G Real Estate, la division immobilièrede M&G Investments, en qualité de directeur des investissements (CIO) pour l’Europe continentale, selon le site spécialisé Fondsnieuws. Il travaillait auparavant chez Quarter Capital où il a lancé plusieurs fonds de private equity et intervenait comme conseiller pour des placements en France.
Philip Vasan, le responsable de la banque privée aux Etats-Unis de Credit Suisse, va quitter le groupe bancaire au printemps prochain à l’issue du transfert de l’unité de banque privée à Wells Fargo, selon une note interne consultée par le Wall Street Journal. L’intéressé travaillé chez Credit Suisse depuis plus de 20 ans. Avant de devenir responsable de la banque privée aux Etats-Unis, Philip Vasan avait dirigé le « prime brokerage » de Credit Suisse. Ce départ était attendu depuis que Tidjane Thiam, le nouveau directeur général du groupe Credit Suisse, avait annoncé son intention de sortir de la banque privée aux Etats-Unis.
Aviva Vie et Aviva Epargne Retraite ont informé leurs clients et partenaires en Belgique de leur décision stratégique de recentrer leurs activités sur le marché français et de renoncer à opérer sur des marchés où elles occupent une place plus faible comme le marché belge. C’est pourquoi, il ne sera plus possible de souscrire de nouveaux contrats d’assurance sur la vie dans le cadre du partenariat avec l’association AFER Europe à partir du 27 novembre 2015, indique un communiqué qui précise néanmoins que les contrats d’assurance en cours ne seront aucunement affectés par cette décision.Agnès Riu, responsable d’Aviva, indiquait hier dans le quotidien L’Echo belge que le groupe Aviva a dû opérer un choix: celui de sélectionner les marchés où il compte se développer en proposant des produits de prévoyance et en utilisant le canal digital. La question de la taille du marché était importante. C’est ainsi qu’il a souhaité arrêter ses activités en Belgique pour se consacrer à son expansion en France.» Par ailleurs, Agnès Riu a évoqué les différences réglementaires entre pays et la future réglementation Solvency II qui durcit les règles pour les assureurs.
Le sentiment des investisseurs en Allemagne s’est nettement amélioré en novembre après sept mois consécutifs de baisse, montrent mardi les résultats de l’enquête mensuelle de l’institut ZEW. Son indice est remonté à 10,4 après 1,9 en octobre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un rebond plus limité, à 6,0. L’enquête a été effectuée auprès de 225 analystes et investisseurs, dont 40 interrogés après les attentats qui ont fait 129 morts à Paris vendredi soir.
Le taux d’inflation annuel est resté stable à -0,1% en octobre, en territoire négatif pour le deuxième mois consécutif, a annoncé mardi l’Office national de la statistique. Le chiffre est conforme aux anticipations des économistes, tout comme l’augmentation de 0,1% des prix en rythme mensuel. «C’est le neuvième mois consécutif où l’indice des prix à la consommation est stable autour de zéro», a commenté Richard Campbell, statisticien à l’ONS. L’indice «core CPI», qui fait abstraction de l’énergie, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac, est ressorti en hausse de 0,3% sur un mois et de 1,1% sur un an. L’indice des prix producteurs (PPI) a de son côté reculé de 1,3% sur un an, comme attendu par les économistes, tandis que les prix immobiliers ont grimpé de 6,1% dans l’ensemble du pays après une augmentation de 5,5% en août.
Les engagements budgétaires de la France «seront forcément dépassés» du fait des nouvelles dépenses pour la sécurité après les attentats de Paris, a déclaré mardi le Premier ministre, Manuel Valls, sur France Inter, «puisque ces moyens que nous allons mettre en service des forces de sécurité ne se feront pas au détriment des autres budgets». «Nous devons l’assumer et l’Europe doit le comprendre, il est temps aussi que l’Union européenne, que la Commission comprenne aujourd’hui que c’est un combat qui concerne la France mais qui concerne aussi l’Europe», a-t-il ajouté. Un peu plus tard, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a laissé entendre que Bruxelles donnerait à la France les marges de manœuvre budgétaires pour faire face à ses impératifs en matière de sécurité. Le projet de budget pour 2016 prévoit une réduction du déficit public à 3,3% du PIB fin 2016, après 3,8% fin 2015.
Un débat sur une sortie de la zone euro aura lieu l’année prochaine au parlement finlandais. Une pétition en ce sens a recueilli les 50.000 signatures nécessaires dans ce pays menacé d’une quatrième année de récession. «La vérification des signatures aura lieu au début de l’année et le débat parlementaire sera organisé dans les mois qui suivront», a annoncé hier Maija-Leena Paavola, responsable des procédures législatives à la Diète nationale. L’abandon de la monnaie unique est cependant peu probable, 64% des Finlandais restant favorables à l’euro, selon l’Eurobaromètre de novembre.
Réunis en Turquie, les dirigeants du G20 ont annoncé hier s’être mis d’accord pour adopter des mesures permettant d’intensifier la lutte contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales qui minorent artificiellement leur base de bénéfice imposable. Ils ont réaffirmé leur engagement de pratiquer des échanges automatiques d’information dès 2017 et au plus tard en 2018.
La Russie veut parvenir à un compromis sur la dette de 3 milliards de dollars de l’Ukraine à son égard et elle a présenté une offre «intéressante» pour régler le contentieux, a déclaré hier Anton Silouanov, le ministre des Finances russe, après en avoir parlé avec Christine Lagarde, Présidente du Fonds monétaire international (FMI). Le président Vladimir Poutine a précisé que Moscou accepterait un remboursement en trois tranches annuelles d’un milliard à la place d’un remboursement intégral de cette dette à l’échéance le mois prochain. Moscou attend une réponse du FMI d’ici au 8 décembre.
L’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) sont en train d’élaborer une solution pour réduire le poids de la dette de la Grèce via un rallongement des maturités et une baisse des taux d’intérêt, a déclaré hier Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).
La Banque centrale européenne (BCE) est attentive à l’impact potentiel sur la stabilité financière de sa politique, exceptionnellement accommodante, mais elle n’observe aucune surévaluation globale des actifs, a déclaré hier Benoît Coeuré, l’un des membres de son directoire. «Il peut y avoir des bulles ici et là», a-t-il précisé à l’occasion d’un colloque organisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 0,1% en rythme annuel en octobre, a annoncé hier Eurostat, révisant en légère hausse cet indicateur, donné inchangé en première estimation. Ce changement s’explique principalement par l’évolution des prix des fruits et légumes frais. En septembre, les prix avaient reculé de 0,1%. Hors énergie et produits alimentaires non transformés, les prix ont augmenté de 1,0% par rapport à octobre 2014, après +0,8% en septembre. Sur un mois, l’inflation dite «de base», très surveillée par la Banque centrale européenne (BCE), est de 0,2%.
Devant les inquiétudes croissantes de la communauté financière sur la liquidité des marchés obligataires, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a entrepris d’examiner plus en profondeur son évolution sur une période de dix ans. En se fondant sur des indicateurs validés par la recherche académique, l’AMF a construit un indicateur composite de suivi de l’évolution de la liquidité. Les premiers résultats de cette étude montrent que la liquidité sur les obligations françaises semble s’être améliorée depuis 2012, revenant vers les niveaux atteints avant le déclenchement de la crise de la dette souveraine datant de 2011. Le niveau actuel reste néanmoins inférieur à celui observé avant la crise des subprimes (2005-2007). Si le niveau général de liquidité apparait satisfaisant dans des conditions habituelles de marché, sa résilience en cas de chocs reste néanmoins incertaine.
L’activité manufacturière dans la région de New York a continué de baisser en novembre, mais à un rythme légèrement moins marqué que le mois dernier, montrait hier l’enquête mensuelle de la Réserve fédérale régionale. L’indice des conditions d’activité «Empire State» est remonté à -10,74 après -11,36 en octobre. L’indice des nouvelles commandes s’est lui redressé à -11,82 après -18,91. L’un et l’autre sont au plus haut depuis juillet. Mais l’indice des perspectives à six mois est revenu de 23,36 à 20,33, son plus bas niveau depuis novembre 2012.
Aviva a décidé d’arrêter toute nouvelle souscription chez Afer Europe mais continuera à gérer les contrats belges en cours. Afer cherche un nouveau partenaire pour ses 27.300 adhérents.
A l’aise sur les marchés comme devant l’échiquier, Jacques Tebeka, cofondateur et directeur général de Markus AM, aborde ses métiers de multigérant et d’entrepreneur en stratège. Ayant démarré sa carrière sur un poste d’analyse fondamentale, son évolution vers la gestion l’a amené à se transformer en décideur et à s’éloigner de la théorie, sans jamais véritablement s’en détacher.
Jeune pousse en pleine croissance, Markus AM se caractérise par une multigestion prudente et un partenariat atypique. Jacques Tebeka, directeur général et gérant, s’est associé en 2013 à Vincent Markus, un industriel qui a apporté ses premiers encours pour réaliser son projet. Après deux ans d’existence, ceux-ci s’élèvent désormais à 60 millions d’euros, dont 29 millions dans son fonds ouvert, et la clientèle s’est élargie aux banques privées et aux family offices.
La Russie souhaite parvenir à un compromis sur la dette de 3 milliards de dollars de l’Ukraine à son égard et elle a présenté une offre «intéressante» pour régler le contentieux, a déclaré lundi Anton Silouanov, le ministre des Finances russe, après avoir rencontré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, en marge du G20. Le président Vladimir Poutine a précisé un peu plus tard que Moscou accepterait un remboursement en trois tranches annuelles d’un milliard. Le Kremlin insistait depuis des mois pour que l’Ukraine rembourse intégralement cette dette à l’échéance le mois prochain. La Russie a prêté 3,0 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) à l’Ukraine en décembre 2013, trois mois avant le renversement de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Moscou attend une réponse du FMI à sa proposition d’ici au 8 décembre.
Un débat sur une éventuelle sortie de la zone euro aura lieu l’année prochaine au parlement finlandais. Une pétition en ce sens a recueilli les 50.000 signatures nécessaires dans ce pays menacé d’une quatrième année de récession. «La vérification des signatures aura lieu au début de l’année et le débat parlementaire sera organisé dans les mois qui suivront», a annoncé Maija-Leena Paavola, responsable des procédures législatives à la Diète nationale. L’abandon de la monnaie unique est cependant très peu probable, et 64% des Finlandais restent favorables à l’euro, selon l’Eurobaromètre de novembre.
Réunis en Turquie, les dirigeants du G20 ont annoncé lundi s’être mis d’accord pour adopter des mesures permettant d’intensifier la lutte contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales qui minorent artificiellement leur base de bénéfice imposable. Ils ont réaffirmé leur engagement de pratiquer des échanges automatiques d’information dès 2017 et au plus tard en 2018.
Fortement impliquée dans l’investissement socialement responsable et la gestion « best in class », compte tenu notamment de ses engagements de long terme vis-à-vis de ses bénéficiaires, l’Etablissement de Retraite Additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) a récemment enfoncé le clou en mettant la décarbonation de portefeuilles à son menu. Invité sur Newsmanagers TV, Philippe Desfossés, directeur de l’établissement, est revenu sur cette initiative menée en partenariat avec la société de gestion Cedrus AM et la plateforme amLeague. « Nous considérons que le carbone est un risque et nous devons le mesurer et le gérer », a indiqué le responsable, tout en rappelant que son institution a sans doute été la première il y a deux ans, à mesurer, sur son portefeuille actions, l’empreinte carbone. Moyennant quoi, il ressort que, par rapport à son benchmark, ladite empreinte du portefeuille est inférieure de 19 %, dont 11 % sont issus de la seule sélection des titres. «Des filtres supplémentaires ont été demandés à Amundi qui assurait la gestion d’un portefeuille», a confié le dirigeant : outre un filtre global, des filtres sectoriels ont été mis en place. Cela étant, « la troisième étape consiste désormais à stimuler l’offre en prenant directement contact avec les gestionnaires d’actifs », a-t-il précisé. Et d’inviter les gérants à exposer leur ‘savoir faire’ via la plateforme amLeague. Dans le détail, l’univers d’investissement correspond à celui du Stoxx 1800. Les gérants sont alors invités à être présents dans chaque secteur, avec un portefeuille de 60 titres minimum. «Nous n’imposons rien, mais invitons les investisseurs à évoluer dans un triangle entre performance, risques et décarbonation», a tenu à préciser Philippe Desfossés.Pour quels résultats ? «Nous souhaitons naturellement que cette initiative débouche sur du concret. Une première option consisterait à lancer un appel d’offres pour sélectionner un gestionnaire à qui on demanderait de répliquer un indice qui serait lui-même l’agrégation de deux ou trois des gestions les plus performantes en la matière sur la plateforme», a-t-il détaillé. Une autre option consisterait à réaliser un investissement dans un fonds lancé spécifiquement par un gérant. D’ores et déjà, plusieurs gestionnaires - notamment étrangers – ont montré des signes d’intérêt forts à la démarche de l’Erafp. Il est vrai qu’il y a urgence en Europe a insisté le responsable qui a dénoncé des normes et des standards d’émissions dérisoires, "à des années lumières des conditions normales d’utilisation». Pour conclure, Philippe Desfossés n’a pas exclu que la COP 21 puisse décevoir, mais le dirigeant a noté la nette volonté des politiques d’en faire un succès. Il n’en reste pas moins que la bataille contre le réchauffement climatique se gagnera surtout par une mobilisation de l'épargne institutionnelle afin que plus de fonds soient alloués vers le financement de la transition. «Qui est une source fantastique de richesses et d’opportunités», a conclu Philippe Desfossés. Pour visualiser la vidéo, cliquez sur le lien suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1350