Bank of China Luxembourg SA vient de nouer un partenariat avec le britannique Blackwood Capital pour distribuer ses fonds Ucits en Suisse, a annoncé son directeur du développement Fabio Régis sur LinkedIn. Blackwood est un spécialiste du M&A, qui a récemment mis sur pied une équipe de distribution de fonds institutionnels pour gérants tiers auprès d’investisseurs qualifiés.
Man Group a enregistré des souscriptions nettes de 1,8 milliard de dollars en 2020, soit plus qu’en 2019 où la collecte avait été de 1,3 milliard de dollars. L’effet performance a représenté 3,3 milliards de dollars. Ses encours ont augmenté de 5,9 milliards de dollars pour atteindre 123,6 milliards de dollars, un «nouveau record», selon Luke Ellis, le directeur général de la société de gestion. Man Group a surtout profité du succès de sa gamme alternative, qui a drainé 4,3 milliards de dollars, alors que sa gamme long only a vu sortir 2,5 milliards de dollars. Luke Ellis indique que le fonds AHL Target Risk, qui a gagné 5,7 % en 2020, a été un important contributeur au succès de l’entreprise l’an dernier. Ses encours ont dépassé les 10 milliards d’euros. Le dirigeant souligne aussi que ses 50 plus gros clients sont investis en moyenne dans environ 3 stratégies de la société. Le bénéfice avant impôts de Man a malgré tout décliné de 26 % à 284 millions de dollars en 2020.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a réduit quelque peu ses ambitions. A l’occasion de la présentation à la presse des résultats annuels de La Banque Postale et de son nouveau plan stratégique à horizon 2030, le président du directoire Philippe Heim a déclaré viser les 70 milliards d’euros d’encours sous gestion d’ici 2025. Bien moins que les 100 milliards envisagés par Rémy Weber il y a un an. Ce dernier n’avait toutefois pas fixé de date butoir à cet objectif. La filiale de gestion d’actifs gère aujourd’hui 52 milliards d’euros d’encours, un chiffre en baisse suite au transfert des gestions taux et assurantielles vers la coentreprise gérée avec Ostrum. Cette hausse des encours sur cinq ans passera à la fois par de la croissance interne, mais aussi des acquisitions «en France et à l’international», a précisé le groupe. LBPAM se dit notamment intéressée par les stratégies de gestion sur les actifs réels et illiquides. Côté compte de résultat, LBPAM a vu son produit net bancaire grimper de 3,6% à 161 millions d’euros, malgré une décollecte, non précisée. Son résultat d’exploitation est lui resté stable, à 63 millions d’euros, en raison d’une hausse des frais de gestion. Ces chiffres prennent en compte 10 mois d’exercice des activités de gestion taux et assurantielles transférées depuis à Ostrum AM. Doubler les encours de BPE LBPAM a également annoncé vouloir doubler les encours sous gestion de sa banque privée, BPE, à 20 milliards d’euros d’ici 2025. Pour y parvenir, l’entité compte développer une offre de gestion sous mandat 100% ISRdès cette année, et une expertise de family office. BPE, qui sert 600.000 clients, doit également doubler ses espaces relationnels pour atteindre 100 bureaux d’ici cinq ans. Pour l’exercice 2020, la banque privée a réalisé une collecte nette de 1,1 milliard d’euros (+61%), et a connu une hausse des encours sous mandat de 14%, à 5,7 milliards. Enfin, sur l’assurance-vie, les réseaux La Banque Postale et BPE ont enregistré une décollecte de 2,2 milliards d’euros. Ce flux négatif a été alimenté par les retraits sur les fonds euros (-3,1 milliards d’euros), compensés en partie par la collecte des unités de compte (+0,8 milliard). Le montant total géré dans cette enveloppe est donc en repli de 1 %, à 125,4 milliards d’euros. La direction a par ailleurs annoncé vouloir atteindre 30% d’unités de compte d’ici 2025, contre 19% aujourd’hui.
Malgré l'échec des pourparlers pour acquérir la banque australienne AMP, la société de gestion Ares Management a su retomber sur ses pattes. Elle a annoncé en fin de semaine dernière avoir acquis la majorité du capital des activités de gestion d’infrastructures non cotées et d’immobilier de son ex-cible. Plus précisément, Ares Management a pris 60% de ces deux métiers, détenus par la filiale AMP Capital, pour 1,35 milliard de dollars australiens (863 millions d’euros). Le fonds de private equity avait proposé, début novembre, une offre d’achat de cinq milliards de dollars australiens pour acquérir la totalité de la banque en difficulté.
FlexShares, l’activité ETF du gestionnaire d’actifs américain Northern Trust Asset Management, a coté ses deux premiers ETF lundi sur les Bourses de divers pays européens (Royaume-Uni, Irlande, Suède, Allemagne, Pays-Bas). Ces deux premiers produits distribués sur lemarché européen sont des ETF climatiques, le FlexSharesDeveloped Markets Low Volatility Climate ESG UCITS ETF et le FlexSharesDeveloped Market High Dividend Climate ESG UCITS ETF. D’autres lancements sont prévus dans les prochains mois. Les deux ETF s’appuient sur la méthodologie propriétaire de Northern Trust AM pour identifier les sociétés leaders dans la profitabilité, la gestion et le cashflow tout en maximisant l’exposition ESG du portefeuille et en réduisant son empreinte carbone. FlexShares a fait appel au fournisseur d’indices STOXX pour développer les indices de ses deux ETF. Concernant son expansion en Europe, FlexShares indique qu’il recherchera «diverses opportunités pour développer de nouveaux benchmarks propriétaires qui seront les plus adéquats pour ses produits et les besoins des investisseurs».
Nicolas Holzman et Sylvain Berger-Duquenne, des anciens partners de PAI et Montagu, viennent de lancer une nouvelle société de private equity, a appris Capital Finance. Ils se sont alliés avec l’ancien directeur général de Roland Berger, Charles-Edouard Bouée, pour monter Adagia Partners. La firme couvrira les secteurs de la santé, des services en B-to-B, et de la tech. Les trois fondateurs visent une levée de 750 millions d’euros pour leur premier véhicule.
La banque privée suisse J. Safra Sarasin a publié ce 1er mars quelques données financières pour son exercice 2020. Ses encours sous gestion ont progressé de 3,6% pour atteindre 192,4 milliards de francs suisses. La société a notamment profité d’une collecte nette de 7,2 milliards de francs suisses. Son bénéfice net s'élève à 400,3 millions de francs suisses, contre 380,2 millions un an plus tôt. Le total de bilan représente lui 38 milliards de francs suisses, avec pas moins de 8,7 milliards de liquidités.
Vanguard a annoncé que la société Jackson Square Partners ne gèrerait plus les fonds Vanguard U.S. Growth Fund (de 45,5 milliards de dollars) et Vanguard Variable Insurance Funds – Growth Portfolio (1,2 milliard de dollars). La part des actifs du portefeuille U.S. Growth gérée par la société (13 % des actifs) a été répartie équitablement entre les autres gestionnaires que sont Jennison Associates, Wellington Management Company et Baillie Gifford Overseas. Wellington Management sera le seul gestionnaire du VVIF – Growth Portfolio. Après la transition, les allocations cibles pour le fonds U.S. Growth seront les suivantes : 28 % pour Jennison Associates, 28 % pour Wellington Management, 28 % pour Baillie Gifford et 15 % pour Vanguard Quantitative Equity Group. Le reste sera investi en cash.
Le fonds de private equity américain Warburg Pincus a nommé l’ancien président et directeur général de la banque de General Electric GE Capital, Richard Laxer, au conseil du groupe financier espagnolSingular Bank, révèle le journalEl Confidencial. Warburg Pincus est l’actionnaire majoritaire de Singular Bank, dirigée par l’ex-directeur général de Santander, Javier Marin.
L’industrie des fonds d’investissementespagnols a enregistré sa meilleure collecte depuis mars 2018 au cours du mois de février 2021. Les fonds espagnols ont collecté un total net de 2,18 milliards d’euros selon les données préliminaires d’Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs en Espagne. Les produits investis enactions internationales et enobligations mixtes ont tiré la collecte avec des souscriptions nettes respectives de 828 et 461 millions d’euros. Les autres classes d’actifs ont aussi terminé février en territoire positif, exception faite desfonds d’actions espagnoles qui continuent d'être boudés par les investisseurs locaux avec une décollecte de 54 millions d’euros. Les encours des fonds espagnols grimpent de2,1% (soit 5,93 milliards d’euros)par rapport à janvier 2021 pour se situer fin février à 283,9 milliards d’euros. En termes de fournisseurs, CaixaBank AM reste devant avec 49,9 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans ses fonds et des souscriptions nettes d’environ 476 millions d’euros pour février. Santander AM suit avec 46,2 milliards d’euros d’encours dans ses fonds et une collecte nette de 312 millions d’euros au cours du mois dernier. BBVA AM complète le podium avec des encours de 38,9 milliards d’euros et 90 millions d’euros de collecte fin février.
La seconde main intéresse le secteur du luxe. La société Vestiaire Collective, plate-forme spécialisée dans la mode de seconde main, a annoncé le 1er mars avoir levé 178 millions d’euros auprès du groupe de luxe français Kering et de la société d’investissement américaine Tiger Global Management. Du même coup, Kering a annoncé avoir acquis environ 5% de Vestiaire Collective. Cette levée de fonds valorise le site de revente de vêtements et accessoires de mode à plus de 1 milliard de dollars. L’opération, à laquelle ont également participé certains actionnaires historiques, dont Bpifrance et Eurazeo, «octroie le statut de ‘licorne’ à Vestiaire Collective», a précisé Kering. Créé en 2008, Vestiaire Collective a vu ses volumes de transactions doubler en 2020, en pleine crise sanitaire, et a enregistré une croissance de 90% du nombre de ses membres sur un an.
BlackRock et le fonds souverain du Qatar seront les investisseurs clés de l’introduction à la Bourse de Londres de la chaîne russe de magasins discount Fix Price, qui pourrait être valorisée à 8 milliards de dollars, rapporte le Financial Times. Fix Price vise jusqu’à 9,75 dollars par action et espère lever jusqu’à 1,7 milliard de dollars lors de l’opération.
M&G Investments a obtenu le label belge Towards Sustainability pour son fonds M&G (Lux) Global Listed Infrastructure Fund auprès de Febelfin. Ce fonds de 420 millions d’euros investi dans des actions de sociétés cotées qui sont présentes dans le secteur des infrastructures. Le fonds intègre des critères ESG (Environnement, social, gouvernance) depuis son lancement en 2017.
Le gérant de hedge funds milliardaire Sir Christopher Hohn s’est payé un dividende de 479 millions de dollars, l’une des plus grosses rémunérations personnelles au Royaume-Uni, après que le bénéfice de sa société TCI Fund Management a plus que doublé l’an dernier, rapporte le Financial Times. Chris Hohn, qui est l’un des principaux philanthropes du Royaume-Uni, a effectué le paiement à une société qu’il contrôle en février 2020. En 2019, TCI a gagné 8,4 milliards de dollars de bénéfices pour les investisseurs, selon LCH Investments. Le bénéfice de TCI FM pour l’année à fin février 2020 a bondi de 108 % à 670,9 millions de dollars.
Generali a nommé Tim Rainsford directeur général de Generali Investments Partners. L’intéressé, qui a rejoint la société en septembre 2020, conservera ses fonctions de responsable mondial des ventes de Generali IP. Il sera responsable de la gestion des produits et des ventes au sein du métier Asset & Wealth Management dirigé par Carlo Trabattoni. Bruno Servant a par ailleurs été nommé directeur général de Generali Insurance Asset Management S.p.A. L’intéressé travaille au sein du groupe italien depuis 2007. Il était directeur des investissements de Generali France. Depuis 2018, il était aussi responsable du Group Investment Management Solutions. Il sera désormais responsable du développement de solutions d’investissement pour les sociétés d’assurances du groupe ainsi que pour les autres assureurs et les fonds de pension. Bruno Servant succède à Francesco Martorana, lequel a été nommé directeur des investissements (chief investment officer) du pôle assurance de Generali., un poste nouvellement créé. Depuis 2019, il était directeur général de Generali Inusurance Asset Management (GIAM). Avant cela, il était responsable des investissements de Generali Investments Europe.
Alberto Castelli, directeur général de Kairos, et Caterina Giuggioli, directrice commerciale de Kairos Partners SGR, vont entrer au capital du groupe italien avec une participation initiale totale de 5 %. Cette opération se fera par le biais d’une augmentation de capital. L’opération renforce la part du capital détenue par la direction de Kairos. Plusieurs dirigeants sont déjà actionnaires, dont Guido Brera, associé fondateur et directeur des investissements, Rocco Bove, responsable de l’obligataire, et Massimo Trabattoni, responsable des actions italiennes. Ces derniers ont acquis environ 30 % environ de Kairos à Julius Baer fin 2020. La banque suisse continue à détenir la majorité du capital de la société de gestion italienne.
La société de gestion française La Financière de l’Echiquier a recruté Gonzalo Azcoitia en qualité de responsable pays («country head») pour la péninsule ibérique (Espagne et Portugal). Il sera rattaché à Bettina Ducat, directrice générale de LFDE. Mathias Blandin, directeur commercial de la société de gestiondans cette région, sera lui rattaché à Gonzalo Azcoitia. Gonzalo Azcoitia était depuis 2014 responsable du développement de l’activité du gestionnaire d’actifs britanniqueJupiter Asset Management dans la péninsule ibérique. Il a également travaillé pour Mercury AM, Merrill Lynch IM et BlackRock dans cette même région.
Nicolas Sarkozy a été condamné lundi à trois ans de prison, dont un ferme, une première pour un président de la Ve République, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des «écoutes». La présidente de la 32e chambre correctionnelle de Paris a ouvert la porte à un aménagement de son année de prison ferme en port d’un bracelet électronique. Nicolas Sarkozy était poursuivi par le parquet national financier (PNF) pour avoir promis en 2014, alors qu’il n'était plus président, d’aider Gilbert Azibert, à l'époque juge à la cour de cassation, à obtenir un poste honorifique à Monaco. En échange, le magistrat devait fournir à l’ancien chef de l’Etat des informations confidentielles sur une procédure. Nicolas Sarkozy va faire appel.
La Maison blanche a fait savoir lundi que les Etats-Unis se réservaient le droit de sanctionner à l’avenir le prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed ben Salman si cela s’avérait nécessaire. «Historiquement, les Etats-Unis, par l’intermédiaire de ses présidents démocrates et républicains, n’ont généralement jamais sanctionné les chefs de gouvernement des pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques», a cependant dit la porte-parole de la Maison blanche, Jen Psaki. Dans un rapport déclassifié vendredi par la Maison blanche, la CIA a écrit que Mohamed ben Salman avait approuvé l’opération visant à capturer ou tuer le journaliste Jamal Khashoggi.
Morgan Stanley a annoncé ce 1er mars avoir bouclé l’acquisition d’Eaton Vance Corp qui avait été dévoilée en octobre 2020, pour un montant de 7 milliards de dollars. Les actionnaires ordinaires d’Eaton Vance ont reçu 0,5833 action ordinaire Morgan Stanley et 28,25 dollars par action en espèces pour chaque action ordinaire Eaton Vance, et ont eu la possibilité de choisir de recevoir la contrepartie de la fusion entièrement en espèces ou entièrement en actions, sous réserve d’une répartition proportionnelle et d’un ajustement. Comme prévu dans l’accord de fusion, les actionnaires d’Eaton Vance ont également reçu un dividende spécial de 4,25 dollars par action, qui a été versé le 18 décembre 2020 aux actionnaires inscrits le 4 décembre 2020. «Avec l’ajout d’Eaton Vance, Morgan Stanley supervisera 5.400 milliards de dollars d’actifs de clients dans ses segments de gestion de patrimoine et de gestion d’actifs. Les activités de Morgan Stanley Investment Management et d’Eaton Vance connaissent une forte croissance et leurs capacités complémentaires d’investissement et de distribution apporteront une valeur ajoutée significative à nos clients de la gestion des investissements», a déclaré James P. Gorman, président et directeur général de Morgan Stanley. Eaton Vance gérait 583 milliards de dollars à fin 2020.
Ca y est. Les encours des fonds d’investissement de la Place luxembourgeoise viennent de dépasser la barre symbolique des 5.000 milliards d’euros, selon les dernières données de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). Un record atteint avec un an de retard sur les prévisions, en raison de la crise du Covid-19, qui a principalement touché les valorisations plutôt que la collecte. Plus précisément, la Place luxembourgeoise comptait 5.050 milliards d’euros d’encours à fin janvier 2021. Le précédent pallier, de 4.000 milliards d’euros, avait été franchi en septembre 2017, il y a quarante mois.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a présenté ce 1er mars la nouvelle composition du Haut conseil certificateur de Place, l’organisme entre autre chargé de l’examen de la Certification AMF. Le régulateur a nommé quatre nouveaux membres : - Anne-France Demarolle, responsable conformité Banque de grande clientèle et solutions investisseurs de Société Générale; - Karen Fiol, vice-présidente de la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine et associée du cabinet Fortunexpert; - Marie-Pierre Peillon, directrice de la recherche et de la stratégie ESG à Groupama Asset Management; - Sébastien Pouget, professeur de finance à la Toulouse School of Management, co-directeur de l’initiative de recherche Finance durable. Ces deux derniers profils seront particulièrement sollicités pour la mise en place de la nouvelle certification en finance durable, dont les premiers examens doivent se tenir en fin d’année. Ils rejoignent le Haut conseil présidé par Jacqueline Eli-Namer, membre du Collège de l’AMF. Les autres membres déjà installés sont : - Vincent Fleurquin, directeur des parcours clients du groupe Crédit Agricole; - Yann Lejolivet, directeur produits bancaires chez Crédit Mutuel Arkéa; - Florian Marsaud, directeur de la gouvernance des risques du groupe BPCE; - Bertrand Merveille, directeur général délégué de La Financière de l’Echiquier; - Myriam Roussille, professeur agrégé de droit à Le Mans Université.
Candriam va parrainer l’Executive master en management durable (ExMiMS) de l’école italienne Lumsa Master School. La société de gestion renforce ainsi son partenariat initié il y a cinq ans avec cette école via le lancement du Master in Management of Sustainable Development Goals (management des objectifs de développement durable). Le nouveau Master s’adresse principalement à des dirigeants et entrepreneurs. Il vise à leur offrir les compétences nécessaires pour devenir manager de développement durable et accélérer la transition de leur entreprise vers un développement plus durable. L’ExMiMS se propose de former les directeurs de développement durable de demain. La formation sera dispensée en italien, avec un mélange de cours et d’e-learning.
La société de private equity Andera Partners vient de nouer un partenariat avec la société de conseil Hexagone Finance pour l’accompagner dans la levée de fonds du véhicule Andera Smart Infra 1. Celui-ci visera la production d’énergies renouvelables, les mobilités propres (électrique, hydrogène…) et les data centers « écologiques ». La société vise une levée comprise entre 150 millions et 200 millions d’euros. Andera vient tout juste de se rapprocher de Zaist Capital pour créer une cinquième branche, dédiée aux infrastructures. Les deux responsables de cette société, Prune des Roches et Guy Auger, ont été nommés partenaires d’Andera.
Cogefi Gestion compte repartir du bon pied. Après quelques années difficiles qui ont fait reculer ses encours de 750 millions d’euros courant 2016 à 450 millions fin 2020, la société a initié l’an dernier de nombreuses initiatives. La filiale de gestion d’actifs du groupe Cogefi, qui compte neuf fonds ouverts, communique aujourd’hui davantage sur son expertise sur les Small & Mid Caps plutôt que sur ses fonds de trésorerie ou obligataire qui ont accusé le coup de la baisse des taux. «Nous avons réfléchi à notre stratégie de gamme en ayant la conviction que la croissance mondiale allait en s’affaiblissantsur le long terme, et qu’ainsi les taux resteraient sur des niveaux plutôt faibles dans la durée», explique Anne d’Anselme, la directrice générale adjointe de Cogefi Gestion. La société se sent d’autant plus à l’aise qu’elle a recruté en 2018 un nouveau gérant pour ses fonds small & mid cap. La nouvelle recrue, en l’occurrence Benjamin Rousseau, bénéficie d’un style de gestion avec lequel la boutique d’origine familiale se sent à l’aise. Ses deux fonds, Prospective et Chrysalide (qui a obtenu récemment le label Relance) ont d’ailleurs affiché en 2020 une performance détonante de plus de 40% chacun. «Lorsque la crise s’est déclenchée en février, nos fonds small & mid caps étaient déjà bien armés pour passer les turbulences car je considérais les marchés plutôt en fin de cycle haussier. En septembre dernier, j’ai réintroduit des valeurs plus cycliques car les messages des dirigeants d’entreprises étaient plus positifs, explique Benjamin Rousseau. Les fonds ont donc surperformé dans toutes les configurations de marché en 2020.» Le deuxième axe stratégique a été l’ouverture auprès des plateformes de distribution de fonds aux conseillers en gestion de patrimoine. La société, qui a pour ambition depuis quelques années de s’ouvrir à une clientèle en dehors de celle de la gestion privée de Cogefi, a pu se faire référencer sur une quinzaine de plateformes dont celles notamment de Swiss Life, Cardif, Alpheys et Nortia. Une autre importante est prévue pour début mars. Pour ce faire, la société a adapté ses fonds, parfois en changeant de nom pour une meilleure compréhension. Quant à l’ouverture d’une Sicav luxembourgeoise qu’Anne d’Anselme évoquait dans un entretien avec NewsManagers en 2016, le projet a été repoussé. La société attend de gonfler de nouveau ses encours et préfère se concentrer pour le moment sur son développement en France et sur une clientèle qualifiée en Europe.
Le groupe britannique Jupiter a fait état vendredi 26 février d’une décollecte nette pour l’année 2020 de 4 milliards de livres sterling, après une nouvelle décollecte de 1 milliard de livres au quatrième trimestre. Les actifs sous gestion ont tout de même atteint un niveau record à 58,7 milliards (+37% sur un an) grâce à 16 milliards d’actifs apportés par la consolidation du groupe Merian à partir du mois de juillet et un effet marché positif de 3,3 milliards sur l’année. C’est la deuxième année consécutive de décollecte pour Jupiter, le groupe britannique ayant perdu quelque 4,5 milliards de livres de flux nets en 2019. Le groupe précise que pour 2020 la décollecte est essentiellement située dans des actifs liés à Merian, à hauteur de 2,2 milliards à partir du mois de juillet. Pour Andrew Formica, le directeur général de Jupiter, l’acquisition de Merian reste pourtant un succès. Il assure ainsi que «sur le plan financier, elle a dépassé nos attentes, en produisant des synergies plus importantes que prévu et en contribuant déjà de manière significative aux bénéfices du groupe». Il reconnait toutefois que «davantage de temps sera nécessaire pour stabiliser les flux de certains produits». Les revenus pour l’année se sont élevés à 500,5 millions de livres sterling (419,3 millions de livres sterling en 2019), avec des revenus nets de 457,8 millions de livres dont 129,1 millions apportés par Merian. Au cours de l’année, l’encours sous gestion moyen de Jupiter, à l’exclusion de l’activité de Merian, a été inférieur de 11 % à celui de l’année précédente, ce qui, avec la réduction des marges des frais de gestion, a entraîné une diminution correspondante des frais de gestion. Des commissions de performance de 73,6 millions de livres (7,9 millions de livres en 2019) se sont cristallisées au cours de l’année, principalement liées aux actions et aux fonds alternatifs de Merian UK qui ont enregistré de bonnes performances au cours de la période, précise le groupe. Le résultat après impôt s'élève à 145 millions de livres, contre 131,8 millions en 2019.
La société de capital-investissement Ergon Capital a démarré sa levée de fonds, a appris le journal belge L’Echo. L’entité, qui appartient aux familles Frère et Desmarais, vise plus de 580 millions d’euros de poudre sèche, indique le quotidien économique. Les deux familles devraient rester minoritaires dans ce nouveau véhicule, croit-il également savoir. Par ailleurs, la société d’investissement a confirmé le lancement d’un autre fonds, dont l’objectif sera de consolider le marché de la prévention incendie. Le fonds «Ergon svt Long Term Value Fund», doté de 270 millions d’euros de capital, se basera sur la société Svt holding pour mener à bien sa stratégie. Cette société, détenue dans le portefeuille du troisième fonds d’Ergon Capital, est un acteur de premier plan sur le marché allemand des produits de protection contre les incendies et des services d’installation. Dans le cadre de ce projet, Ergon Capital travaille avec le gérant britannique Pantheon Ventures.
La société de gestion T. Rowe Price vient d’annoncer l’ouverture de nouveaux bureaux à Shanghaï, dédiés à la recherche actions. Des analystes locaux vont être prochainement recrutés pour suivre les sociétés chinoises. L'équipe sera dirigée par Dai Wang, un analyste actions asiatiques de la maison, jusqu’ici basé à Hong Kong. L’entité appartiendra à la nouvelle wholly foreign-owned enterprise (WFOE) créée par T. Rowe Price en décembre dernier au sein de la zone franche de Shanghaï.