Sandy Rattray, responsable des investissements du hedge fund britannique Man Group, n’a pas caché ses inquiétudes sur les retombées de la chute d’Archegos Capital Managementdans un entretien à Bloomberg Television, mardi 20 avril. L’affaire pourrait conduire certaines banques à abandonner l’activité de services aux hedge funds. Sandy Rattray estime que l’implosion du family office de Bill Hwangva très certainement réduire le nombre de participants parmi les sociétés proposant des services de courtage et de compensation aux fonds spéculatifs. Le responsable des investissements de Man Group a expliqué que d’unebaisse de la concurrence entre courtiers pourrait découler une hausse des frais associés aux services de trading pour les clients de Man Group. « Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un point de non-retour mais nous nous trouvons depuis 10 ou 15 ans dans un mouvement unidirectionnel de réduction de contreparties, notamment pour les courtiers», juge Sandy Rattray.
Selon une étude de Reclaim Finance, moins de la moitié des grands gérants d’actifs ont une politique anti-charbon, relaye Les Echos. L’ONG vient d'étudier le rapport au charbon des 24 plus grandes sociétés de gestion européennes et des cinq plus grandes américaines. Il en ressort que seulement 13 d’entre elles ont une politique publique liée au charbon. Des poids lourds comme Vanguard et Pimco en sont dépourvus, regrette l’organisation. Seul Axa IM obtient une note supérieure à la moyenne dans l'étude de Reclaim Finance, grâce à une politique anti-charbon dans quasiment tout ses portefeuilles. La société est suivie par trois autres Françaises : Ostrum AM, Amundi et BNP Paribas AM. En bas du classement, on retrouve Loomis Sayles, State Street Global Advisors, Generali Investments et Eurizon avec une note de 1/100, Natixis IM fermant la marche avec 0/100, en raison d’une absence de politique cohérente entre ses différentes boutiques.
La présence du gérant d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) en France se réduit à portion congrue. La société vient de se séparer de son équipe de huit personnes dédiée aux investisseurs institutionnels, suite à la perte d’un mandat auprès du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), a appris Les Echos de sources concordantes. Il ne reste plus que quatre commerciaux spécialisés dans les fonds indiciels cotés (ETF) au sein du bureau parisien. Le mandat de gestion overlay auprès du FRR, que la société détenait depuis 16 ans, représentait plus de 50% des encours en France. SSGA a été depuis remplacé par Axa IM. SSGA sera donc passé en cinq ans de 60 à quatre collaborateurs dans l’Hexagone. Une première vague de départ avait notamment fait suite au Brexit en 2016. Interrogé, State Street a fait savoir à NewsManagers que «dans le cadre de notre réorganisation et en vue d’améliorer l’efficacité opérationnelle, nous avons décidé de servir nos clients institutionnels en dehors des ETF SPDR en France à partir du centre européen de Bruxelles.Une équipe dédiée, basée à Bruxelles, assurera le service et l’assistance de ces clients, tandis que les équipes State Street et SPDR ETF en France continueront à fonctionner comme d’habitude et à servir leurs clients localement.Nos collaborateurs sont notre atout le plus précieux, et nous leur apportons tout le soutien possible pendant que nous suivons les procédures nécessaires».
Plus de 140 activistes défendantune justice raciale ont publié, dans le Financial Times et sur leur site mardi 20avril, une lettre ouverte à l’intention des sociétés de gestion. Les signatairesde cette tribune, réunis sous la bannière Majority Action,appellent les gestionnaires d’actifs à utiliser leur votes d’actionnaires pourvoter contre les conseils d’administration d’entreprises américainescotées composés uniquement de personnes de couleur blanche et ceux où les minorités sont représentées de manière «symbolique"par une seule personne de couleur. Les activistes souhaitent également que les sociétés de gestion s’opposent aux directeurs en charge du «financement politique» dans les entreprises qui faillissentà leur rôle en finançant les élus américains impliqués dans l’invasiondu Capitole en janvier ou ceux soutenant les efforts pour la limitation du vote de certaines communautés dans certains états américains. Ils demandent par ailleurs aux sociétés de gestion de soutenir les résolutions portant sur des demandes d’audit sur l'équité raciale ainsi que celles portant sur une transparence complète et la responsabilité des entreprises vis-à-vis de leurs «dépenses politiques» et de leur lobbying. Enfin, les signataires de la tribune veulent que les sociétés de gestion soutiennent les résolutions demandant une action depuis longtemps pour s’attaquer aux pratiques reflétant la suprématie blanche et causant des dommages qui sont liés (discrimination d’employés, abus et discriminations envers les clients, surveillance d’une communauté, biais algorithmique). Les activistes dressent une liste des résolutions qu’ils appellent à soutenir sur leur site. Parmi les financières, Invesco et JP Morgan Chase sontnotamment visées. Les signataires appellent à voter contre la présidence du comité de nomination de ces entreprises car soit elles n’ont pas réussi à nommer deux personnes de couleur en qualité de directeurs soit parce qu’elles n’ont pas dévoilé les origines ethniques et raciales des membres de leurs conseils d’administration. En outre, JP Morgan Chase, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America, Berkshire Hathaway, Goldman Sachs etState Street sont visés pour les résolutions demandant des audits d'équité raciale dans ces sociétés. Les pratiques de dépenses politiques et de lobbying de JP Morgan Chase, Citigroup et Charles Schwab sont également ciblées.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de prononcer une sanction pécuniaire de 50.000 euros et un blâme sur la société de gestion Gestys et son président de son directoire Jean-Laurent Bruel, pour de multiples griefs relatifs à la gestion des portefeuilles, a-t-elle annoncé par un communiqué en date du 20 avril. La Commission des sanctions a notamment constaté que le niveau des fonds propres de la société de gestion était, à certaines dates, inférieur au niveau exigé par la règlementation et que ces derniers n’avaient pas été placés dans des actifs liquides. Elle a également caractérisé certains des griefs notifiés tirés de l’insuffisance du dispositif de gestion des conflits d’intérêts, de la méconnaissance de l’intérêt des investisseurs et du défaut d’information de ces derniers. A cet égard, elle a notamment considéré que la société de gestion ne s’était pas conformée aux engagements énoncés dans son dossier d’agrément car elle avait dépassé le taux maximal de rotation d’un fonds, déclaré dans son programme d’activité. Elle a également retenu que, s’agissant de ce fonds, la stratégie réellement poursuivie par la société de gestion, qui entrainait un taux de rotation élevé des portefeuilles, n’était ni conforme à la politique de gestion et à la stratégie annoncées aux porteurs de ce fonds, ni cohérente avec la politique et les objectifs de gestion décrits aux clients en gestion sous mandat, de sorte que la société de gestion n’avait pas agi dans l’intérêt de ces investisseurs. Elle a enfin constaté que la société de gestion n’avait pas respecté ses obligations de recueil d’informations des clients dans le cadre du dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et que sa procédure en la matière était insuffisante. La société de gestion gérait, en 2018, 3,9 millions d’encours pour le compte de deux fonds d’investissement alternatifs et 10,3 millions d’encours représentant 115 comptes clients au titre de son activité de gestion sous mandat.
Le groupe de conseil aux actionnaires ISS recommande aux investisseurs de voter contre quatre directeurs du groupe Berkshire Hathaway, fondé par le milliardaire Warren Buffett, dans le cadre d’une opposition à la révision des politiques de rémunération des dirigeants, rapporte le Financial Times. Ce refus concerne plus particulièrement la réélection des quatre membres qui composent le comité de rémunération. ISS s’inquiète notamment du fait que les vice-présidents Greg Abel et Ajit Jain vont gagner un salaire de base parmi les plus élevés des sociétés cotées aux Etats-Unis. Les deux personnes visées, citées régulièrement comme les successeurs de Warren Buffet, ont gagné chacune 16 millions de dollars par an depuis trois ans, avec des bonus et autres rémunération qui ont porté ce montant à plus de 19 millions de dollars en 2019 et 2020. Berkshire Hathaway se bat aussi contre la proposition de deux résolutions d’actionnaires en faveur de reporting sur ses efforts pour contrer le changement climatique et ceux pour la diversité et l’inclusion des minorités dans ce groupe de 360.000 salariés. L’assemblée générale doit avoir lieu en mai.
La société de gestion alternative américaine Blackstone veut profiter de l’augmentation de la demande pour desbureaux à Singapour, tirée pardes sociétéstechnologiques (Facebook, Amazon, Alibaba entre autres)souhaitant s'étendre dans la ville-pays, rapporte Bloomberg. Blackstone entend donc investir davantage dans des actifs immobiliers singapouriens de haute qualité. Le gestionnaire américain vient d’annoncer l’achat d’un immeuble de huit étages, le Sandcrawler,pour 132 millions de dollars.
BlackRock vient de promouvoir Anne Valentine Andrews au poste de directrice de BlackRock Real Assets. Elle remplace Jim Barry, qui conserve son poste de directeur des investissements de BlackRock Alternative Investors, et son siège au comité d’investissement de la branche actifs réels.
Le hedge fund suédois Informed Portfolio Management (IPM), créé en 1998 et qui fut l’un des hedge fund quantitatif les plus respecté d’Europe pour son utilisation des données macroéconomiques pour traiter les devises, les obligations et les actions, est l’un des derniers exemples de hedge fund a avoir été durement affecté par la crise liée au Covid, raconte le Financial Times. Ses actifs sont ainsi passés de 8 milliards de dollars il y a moins de 10 ans à 1 milliard l’an dernier en raison de rachats des investisseurs et de mauvaises performances. Détenu par le groupe financier Catella, il affichait en 2014 une performance de 15%, ce qui l’a aidé à lever des milliards de dollars. En 2019, son fonds macro comptait encore 6 milliards de dollars d’encours. Beaucoup de hegde funds quantitatifs comme Bridgewater Associates, Renaissance Technologies ou Winton, ont souffert l’an dernier car leurs modèles prédictifs n'étaient pas en mesure de comprendre ce qu’il se passait autour de la pandémie et des confinements, des événements inédits pour la période moderne.
L’union des associations européennes de football (UEFA) est entrée en discussions avec le gestionnaire d’actifs londonien Centricus Asset Management pour que ce dernier finance la refonte de son tournoi majeur, la Ligue des Champions, rapporte Bloomberg. Le financement recherché serait de 6 milliards d’euros pour financer cette nouvelle mouture de la Ligue des Champions, dont une réforme à l’horizon 2024 a été adoptée lundi. L’UEFA entend contrer le projet de création d’un tournoi de Super Ligue présenté par 12 clubs de football européens dissidents lundi, financé à hauteur de 4 milliards d’euros par le groupe financier américain JPMorgan. Bloomberg rappelle que dans l’industrie du sport, Centricus a fait partie d’un consortium aux côtés de SoftBank et de la FIFA pour lancer une poignée de nouveaux tournois de football.
H2O AM Europe a informé les porteurs de parts des fonds communs de placement H2O Adagio, H2O Moderato et H2O Allegro, qu’à compter du 19 avril 2021, H2O AM LLP, la structure anglaise à qui la totalité de gestion financière des fonds avait été déléguée, sous-déléguera à H2O Monaco une partie de cette gestion financière. « Désormais, H2O Monaco contribuera à la gestion en matière de définition des stratégies, de génération d’idées de gestion et de construction de portefeuille », peut-on lire dans une lettre d’information envoyée aux clients. H2O AM Europe est devenue la structure de tête de gestion des fonds de H2O AM en raison du Brexit depuis le 1er janvier. Les stratégies de plusieurs fonds seront sous-déléguées désormais aux autres sociétés de gestion du groupe où sont basés les gérants, comme Singapour et Monaco.
Le Brexit et les révisions à venir de nombreux règlements européens militent aussi pour une meilleure coordination des autorités européennes de surveillance.
Le rapport très attendu de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime peu probable que la nouvelle bande de fréquence 3,5 GHz, nouvellement mise à disposition des télécoms pour développer le réseau mobile de cinquième génération (5G), utilisée depuis fin 2020, aient des effets sur la santé. Seule la bande très haute de 26 GHz, qui n’est pas encore à disposition des opérateurs, laisse les experts sans avis, faute de données disponibles. La prudence des scientifiques n’apaise pas les craintes des opposants.
Paris et Berlin souhaitent parvenir à un accord d’ici la fin avril sur le projet d’avion de combat européen Scaf, a déclaré mardi la ministre française des Armées, Florence Parly, à l’issue d’un entretien avec son homologue allemande Annegret Kramp-Karrenbauer. Après des négociations tendues, Dassault Aviation et Airbus ont surmonté leurs divergences au début du mois pour soumettre à la France, l’Allemagne et l’Espagne, les trois Etats impliqués, une proposition en vue de la construction d’un démonstrateur du futur avion de combat. Mais des divergences persistent sur la construction du moteur et sur les droits de propriété intellectuelle. D’un coût estimé à 100 milliards d’euros, le projet de Système de combat aérien du futur (Scaf), dont fait partie l’avion de combat, est considéré comme un des piliers de la politique de défense européenne souhaitée par Paris.
State Street a annoncé un «engagement stratégique» avec l’agence de notation S&P Global Trucost pour réunir leurs capacités d’analyse et de reporting sur les risques ESG. L’accord doit permettre à State Street de superposer les données ESG de Trucost en matière de risques et d’opportunités liés au changement climatique à celles existantes sur ses propres plateformes. Le groupe américain donnera accès à ses clients à l’empreinte carbone et à d’autres données environnementales de leurs portefeuilles, ainsi qu’aux fonctions de reporting de la Taskforce on Climate-related Financial Disclosure (TCFD). Trucost de son côté doit pouvoir intégrer plus profondément ses données climatiques dans le processus décisionnel et le reporting de ses clients en utilisant les données de State Street.
Le cabinet français de conseil en stratégie pour les sociétés de gestion, Indefi, a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à New York et la nomination de Daniel Celeghin en tant que Managing Partner. " Indefi a commencé son internationalisation il y a déjà quelques années, surtout en Europe (Londres, Zurich et Dusseldorf). Mais cela ne suffit pas forcément. Le marché de l’asset management reste drivé dans le monde par les grands comptes américains et le marché des Etats-Unis reste le plus grand centre de gestion international avec 50% des actifs mondiaux gérés, rappelle à NewsManagers Richard Bruyère, associé-fondateur d’Indefi. Avec Daniel Celeghin, nous avons trouvé l’associé que nous cherchions pour ouvrir notre bureau aux Etats-Unis». Avant de rejoindre Indefi, Daniel Celeghin était directeur de la stratégie d’AQR Capital Management, une société de gestion alternative qui gère plus de 140 milliards de dollars d’actifs. Auparavant, il a travaillé plus de 15 ans pour Casey Quirk, cabinet de conseil en stratégie spécialisé en gestion d’actifs. En tant que partner, Daniel Celeghin a notamment créé l’activité de conseil à destination des sociétés de gestion alternative. Il a également ouvert le bureau de Hong Kong de Casey Quirk en 2014 et dirigé le développement de la société dans la zone Asie-Pacifique pendant près de cinq ans. Avec ce nouveau bureau, Indefi compte accompagner ses clients dans leurs stratégies d’expansion internationale et accélérer sa croissance auprès des sociétés de gestion américaines et européennes notamment. Indefi emploie plus de 50 consultants. Le bureau de New York devrait à court terme compter une dizaine de consultants. Le groupe qui avait par ailleurs ouvert il y a quelques années un bureau à Londres l’a refermé temporairement en raison de la pandémie de Covid, mais deux consultants y sont toujours présents localement.
Le gestionnaire d’actifs et de patrimoine italien Azimut Capital Management a dévoilél’Azimut Talent Program, un nouveau projet dédié aux jeunes désirant se lancer dans une carrière de conseiller financier. L’Azimut Talent Program, mené en collaboration avec la start-up VGen,est une sorte d’expérience de travailvirtuelle censée représenter les activités quotidiennes d’un conseiller financier. La première campagne, qui concernera les jeunes étudiant la finance dans les universités italiennes,prendra fin en juin. Pour y participer, les étudiants devront se soumettre à des épreuvesportant sur trois domaines de macro-économie:la connaissance de l’UE et de ses institutions, du secteur du conseil financier ; les éléments de l’allocation d’actifs ; lescompétences interpersonnelles et organisationnelles. Les participants recevront du matériel d’aide et des vidéos spécifiques pour les épreuves. 25 d’entre eux seront ensuite sélectionnés et auront accès à une évaluation spécifique d’autres compétences. Les gagnants auront l’opportunité de commencer leur carrière professionnelle dans le réseau de vente d’Azimut.
Alan, qui se dit «première assurance santé française 100% digitale», a annoncé lundi une nouvelle augmentation de capital de 185 millions d’euros qui la valorise 1,4 milliard d’euros, lui permettant ainsi de rejoindre le club très fermé des «licornes» françaises, ces jeunes entreprises valorisées plus d’un milliard. Elle est aussi la première assurtech a réaliser une levée de fonds aussi importante. Ce nouveau tour de table était mené par Coatue Management avec Dragoneer et Exor, la holding familiale de la famille Agnelli. Index Ventures, Ribbit Capital etle fonds de Singapour Temasek ont reconduit leur participation. En avril 2020, Alan avait levé 50 millions d’euros, portant alors le montant total de ses fonds levés à 125 millions d’euros.
L’union des associations européennes de football (UEFA) est entrée en discussions avec le gestionnaire d’actifs londonien Centricus Asset Management pour que ce dernier finance la refonte de son tournoi majeur, la Ligue des Champions, rapporte Bloomberg. Le financement recherché serait de 6 milliards d’euros pour financer cette nouvelle mouture de la Ligue des Champions, dont une réforme à l’horizon 2024 a été adoptée lundi 19 avril. L’UEFA entend contrer le projet de création d’un tournoi de Super Ligue présenté par 12 clubs de football européens dissidents lundi, financé à hauteur de 4 milliards d’euros par le groupe financier américain JP Morgan. Bloomberg rappelle que dans l’industrie du sport, Centricus a fait partie d’un consortium aux côtés de SoftBank et de la FIFA pour lancer une poignée de nouveaux tournois de football et qu’il a été proche d’entrer au capital du club suisse FC Bâle.
H2O AM Europe a informé les porteurs de parts des fonds communs de placement H2O Adagio, H2O Moderato et H2O Allegro, qu’à compter du 19 avril 2021, H2O AM LLP, la structure anglaise à qui la totalité de gestion financière des fonds avait été déléguée, sous-déléguera à H2O Monaco une partie de cette gestion financière. « Désormais, H2O Monaco contribuera à la gestion en matière de définition des stratégies, de génération d’idées de gestion et de construction de portefeuille », peut-on lire dans une lettre d’information envoyée aux clients.
Le groupe financier suisse Lombard Odier a annoncé la promotion de Susana Montaner en qualité de nouvelle directrice générale deLombard Odier Gestión, sa succursale de gestion d’actifs en Espagne. Elle remplace Prem Thapar et est rattachée à Pierre Tshidimba, responsable des services portefeuilles clients en Europe. Susana Montaner avait rejoint Lombard Odier en 2006 et était précédemment passée par Merrill Lynch et PwC.
La société de gestion de Deutsche Bank, DWS, et la Caisse de Dépôt et Placement du Québec seraient en négociations avancées pour acquérir Ermewa, la division de location de locomotives, de wagons de fret et de wagons- citernes de la compagnie ferroviaire française SNCF, relate Bloomberg. Cette filiale de la SNCF, quicompte plus de 42.000 wagons et 60.000 conteneurs-citernes, est en vente depuis octobre 2020. Le montant de la transaction serait évalué à plus de trois milliards d’euros selon des sources citées par Bloomberg tandis qu’un accord pourrait intervenir cette semaine au plus tôt.
Le quotidien espagnol Cinco Días rapporte que la plateforme de distribution de fonds Allfunds devrait créer une filiale britannique, régulée par la Banque d’Angleterre,à cause de la sortie fin 2020du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Allfunds, quidoit être coté en bourse vendredi à Amsterdam, dispose déjà de bureaux à Londres et a demandé une licence pour exercer en tant qu’entreprise basée dans un pays tiers. Son dossier est en cours d'évaluation par les instances concernées. La plateforme espagnole opère actuellement au Royaume-Uni à travers un passeport temporaire. L’enjeu n’est pas négligeable pour Allfunds dont 6% des encours sous gestion proviennent d’outre-Manche et qui distribue les fonds de sa plateforme via les réseaux de banques britanniques.
La société de gestion entrepreneuriale Sanso IS vient de gagner un nouveau mandat en fonds dédié auprès d’un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGP), a appris Newsmanagers. Le fonds, dénommé «Objectif Développement», a été développé pour le compte du cabinet de conseil gestion de patrimoine burgien Patrimoine et développement, avec à sa tête Christian Muller et David Burdin. Lancé début février, il compte actuellement 2,5 millions d’euros d’encours sous gestion, qui devraient être portés à 10 millions d’ici la fin de l’année. Le véhicule est un fonds de fonds, géré par Michel Menigoz, François Fontaine, et Cyriaque Dailland, doté d’une philosophie d’investissement quelque peu contrariante. Ce choix de faire appel à un fonds de fonds dédié répond, sur le plan de la gestion d’actifs, à deux problèmes qu’ont rencontré ces CGP. D’une part, il doit permettre de contourner le temps de latence dans les arbitrages en assurance-vie, que les deux CGP avaient eu à subir, en tentant de prendre des positions acheteuses lors de la crise de mars 2020. D’autre part, Christian Muller et David Burdin ont voulu élargir leur univers de fonds, au-delà des véhicules référencés par les assureurs-vie. Les deux entrepreneurs se sont dit ouverts aux fonds gérés activement et aux fonds indiciels cotés (ETF), et souhaitent notamment avoir accès à des sociétés de gestion spécialisées dans l’ESG par conviction, rarement accessibles aux CGP selon eux. La base de travail des gérants repose sur un indice composite, destiné à refléter les préférences des deux CGP et de leurs clients. «Pour définir l’indice de référence, nous sommes partis de l’allocation globale des portefeuilles des clients du cabinet, et avons travaillé en régression pour évaluer les expositions moyennes aux différentes classes d’actifs», précise François L’Hénoret, le directeur commercial de Sanso IS. Il est composé de 50% du MSCI World dividendes réinvestis, 35% du FTSE MTS Eurozone Government Bond 3-5 ans, et 15% d’Euro STR Capitalisé. La stratégie de gestion leur permet d’avoir des expositions actions et obligations allant de 0 à 100%, avec toutefois une limite à 60% sur les émergents, et à 50% sur les petites et moyennes capitalisations. Les gérants sont également autorisés à utiliser des contrats futurs sur indices afin de réagir aux stress de marché sans se délester des sous-jacents. Ils seront par ailleurs conseillés par les deux CGP, qui les éclaireront notamment sur l’appétence de leurs clients pour le risque. La sélection de fonds repose sur un outil interne développé par Michel Menigoz, dénommé «What the fund». Celui-ci comprend aujourd’hui environ 5.000 références, et se base simplement sur les valeurs liquidatives pour effectuer les différentes analyses statistiques, évaluer performance du portefeuille, et produire un reporting d’attributions de performances. La composition du portefeuille reflète ces préférences, puisqu’on y trouve entre autres les ETF Lyxor Green Bond et UBS (Lux) Equity Fund - China Opportunity, les fonds actions long-short Sanso ESG Market Neutral et Exane Funds 2 Exane Cristal Fund, ainsi que la stratégie Emerging Markets Small Cap de JPMorgan Funds.
Le groupe financier helvétique UBS a acquis intégralement le multi-family office brésilien Consenso Investimentos, dont il détenait déjà 60% depuis quatre ans, indique Bloomberg. UBSa donc racheté les 40%restants de la société basée à Sao Paulo et envisage d’enrenforcer son nombre de conseillers, d’au moins 25 personnes d’ici mi-2022. Au moment de l’entrée du groupe suisseau capital de Consenso Investimentos, il s’agissait du plus gros family-office et gérant de fortune du pays, avec près de 6,1 milliards de dollars d’actifssous gestion.
H2O AM Europe a informé les porteurs de parts des fonds communs de placement H2O Adagio, H2O Moderato et H2O Allegro, qu’à compter du 19 avril 2021, H2O AM LLP, la structure anglaise à qui la totalité de gestion financière des fonds a été déléguée, sous-déléguera à H2O Monaco une partie de cette gestion financière. «Désormais, H2O Monaco contribuera à la gestion en matière de définition des stratégies, de génération d’idées de gestion et de construction de portefeuille», peut-on lire dans une lettre d’information envoyée aux clients. Ces mouvements de sous-délégation semblent dus au Brexit et devraient concerner encore d’autres fonds, H2O AM LLP ayant perdu son statut de société de gestion de tête des fonds au profit de H2O AM Europe.
Lyxor Asset Management et la Bourse de Tel Aviv ont annoncé ce 19 avril la cotation du premier ETF de Lyxor sur le Tel Aviv Stock Exchange. Le premier véhicule, l’ETF Lyxor Robotics & AI Ucits, sera coté ce 20 avril. D’autres fonds indiciels, dont une gamme d’ETF ESG sur les obligations vertes, les nouvelles énergies, l’eau et le climat, seront cotés au cours des prochains mois. Lyxor est présent en Israël depuis avril 2017, en collaboration avec 4F Distribution Israël, qui promeut ses produits auprès des investisseurs institutionnels locaux.
IK Investment Partners a annoncé ce 19 avril la clôture de son fonds IK Small Cap III à son plafond de 1,2 milliard d’euros. La levée de fonds, conduite en virtuel, a été réalisée en trois mois. La nouvelle mouture continuera à mettre en œuvre la même stratégie d’investissement que les précédents fonds de la maison, en se concentrant sur des entreprises en croissance dans les secteurs des services aux entreprises, de la santé, des biens de consommation et des entreprises industrielles. Il investira dans des entreprises dont la valeur se situe entre 50 et 150 millions d’euros et abritera également une poche, baptisée IK Development Capital, dédiée à l’investissement dans les entreprises de plus petite taille valorisées entre 20 et 50 millions d’euros.
Les ETF axés sur la robotique ont subi de massifs rachats ces dernières semaines après avoir été les favoris des investisseurs les six mois précédents, rapporte le Financial Times. Le phénomène aurait davantage touché l’Europe, qui avait enregistré une collecte de 753 millions de dollars sur ces produits entre septembre 2020 et février 2021, selon des chiffres de GlobalX, un gestionnaire d’ETF basé à New York. La décollecte sur le seul mois de mars serait de 506 millions de dollars, faisant reculer les encours de 8,5% à 5,4 milliards de dollars. Le segment des ETF américains sur cette thématique a lui recule de 6,1% pour atteindre 8,9 milliards de dollars, avec des rachats de 363 millions en mars. La plus grande décollecte aux Etats-Unis revient à un ETF d’Ark, Ark Autonomous Technology & Robotics, qui a enregistré des rachats de 204 millions de dollars en partant d’un encours de 3,3 milliards de dollars. En Europe, c’est l’ETF iShares Automation & Robotics qui a enregistré la plus forte décollecte à 404 millions de dollars pour un encours de 3,8 milliards avant cela.