Telefónica a profité de la réouverture des marchés de la dette pour placer un emprunt obligataire de 2 milliards d’euros, qui ont été placés en l’espace d’une heure et demie seulement, selon Cinco Días. L’emprunt a une échéance de cinq ans et le taux d’intérêt est de 250 points de base supérieur aux midswaps, ce qui correspond environ à 5,50 %. La demande s’est située entre 6,5 milliards et 7 milliards d’euros. Le consortium de placement était dirigé par Barclays Capital, BBVA, BNP Paribas, Calyon, HSBC et Royal Bank of Scotland.D’autre part, une semaine après avoir placé pour 1 milliard d’euros de dette, Iberdrola a lancé un emprunt de 500 millions de livres à 15 ans avec un spread de 290 points de base sur les gilts à échéance 2025.
Comme l’avait exigé le gouvernement américain qui lui a fourni en novembre 20 milliards de dollars d’assistance, Citigroup a annoncé mardi soir qu’il abaisse son dividende à 1 cent par action, contre 16 cents. Ce dividende sera payable le 27 février aux actionnaires enregistrés aux 2 février. Cette réduction de la distribution permet à la banque de conserver environ 817,5 millions de dollars par trimestre, si l’on compte que l’encours d’actions Citigroup se situe à environ 5,45 milliards d’unités (fin décembre).
Frank DiPascali Jr a été pendant plus de trente ans le plus proche lieutenant de Bernard Madoff. Il était le patron du négoce des options sur actions et le point de contact pour les clients du conseil en investissement, auxquels on disait que c'était lui qui exécutait leurs ordres, rapporte The Wall Street Journal. A présent, il est le point de contact potentiel de l’enquête sur la fraude Madoff, mais il n’a pas été inculpé, alors que Bernard Madoff est inculpé au pénal pour fraude sur la valeurs mobilières et a affirmé avoir agi seul.
Les actions des plus grands noms de la banque américaine ont dévissé mardi, les investisseurs craignant que l’administration Obama ne soit obligée de nationaliser les établissements les plus durement affectés, expropriant ainsi les actionnaires, rapporte The Wall Street Journal. Certains titres ont perdu 20 % et se sont retrouvés à leur plus bas depuis plus de 10 ans. C’est le cas de Citigroup, à 2,80 dollars (- 20 %) tandis que l’action Bank of America plongeait de 29 % à 5,10 dollars. Quant à State Street, pourtant réputée solide, son action s’est crashée de 59 % après l’annonce de presque 9 milliards de dollars de moins-values latentes.
Selon l"Agefi, l'écart de taux s"amenuise pour les très courtes échéances. Mais, «sur les maturités 2, 5 et 10 ans, la liquidité plus importante dont jouissent les obligations allemandes de référence explique les larges spreads entre OAT et Bund», explique notamment René Defossez, stratégiste taux chez Natixis, dans les colonnes du quotidien numérique.
Selon l"Agefi, «les marges de crédit en Europe des titres adossés à des actifs (ABS) notés «AAA», selon les portefeuilles de sous-jacents, se sont resserrées, en l’espace d’une semaine, de 30 et 80 pb». Ce resserrement des spreads est encourageant car il s"est effectué dans des volumes relativement importants, souligne notamment le quotidien numérique.
Selon l"Agefi, citant la société d'études IPD et l’Agence régionale de développement Ile-de-France, 60% des investisseurs interrogés prévoient d’investir plus dans l"immobilier en 2009 qu’en 2008. «Ainsi, 100 % des SCPI et 71 % des assureurs prévoient d’augmenter leurs acquisitions cette année», précise notamment le quotidien numérique.
Selon le site Boursorama, qui se fait l"écho d"une dépêche Reuters, Christine Lagarde, ministre de l"économie, a indiqué, mercredi matin sur RTL, que la Société générale, BNP Paribas, le Crédit agricole, les Banques populaires, les Caisses d’Epargne ainsi que le Crédit mutuel vont profiter d"une nouvelle aide de 10,5 milliards d"euros.
Mardi soir, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, qui fait suite au dépôt d’une plainte contre X, jeudi dernier par une épargnante de soixante-six ans qui a investi 500.000 euros en parts Luxalpha Sicav via Generali Patrimoine et VP Assurances (300.000 euros en contrat d’assurance-vie et 200.000 euros de parts du fonds), liées à Madoff, rapporte Les Echos.
Selon La Tribune, porté par l"élection de B.Obama et le manque de perspective de croissance européenne, le billet vert a atteint son plus haut contre l"euro en 6 semaines le mardi 20 janvier à 1,2895 pour 1 euro et « rien n’interdit de penser que le dollar puisse renouer avec son point haut récent atteint fin novembre à 1,2390 pour un euro », estime le quotidien.
Nombre de banques se séparent de leur gestion d"actifs pour se procurer de l’argent et se concentrer sur leur c?ur de métier, souligne le Handelsblatt. Des gérants indépendants disposant d"un bon bilan tels que Blackrock et Schroders, Aberdeen, Henderson, F&C et Invesco sont des acquéreurs potentiels, indique au Handelsblatt Kevin Pakenham, associé de Jefferies Putnam Lovell à Londres. Legg Mason pourrait aussi être un des acquéreurs, et Franklin Templeton a déjà indiqué être à la recherche de croissance externe.Benjamin Phillips, associé de Casey, Quirk & Associates à New York cite aussi comme acheteurs potentiels des fonds de private equity ou des banques solides telles que JP Morgan US Bancorp, Mitsubishi, Sumitomo ou la Deutsche Bank.
Malgré des conditions de marché difficiles, ces fonds ont réussi, selon l’Echo, à tirer leur épingle du jeu. Ils imitent la stratégie des hedge funds long/short Equity. À titre d’exemple, le fonds de JPMorgan Highbridge Statistical Market Neutral a progressé de 12,74 % en 2008, contre 19,76 % pour les hedge funds long/short Equity. Chez JPMorgan Asset Management, on insiste toutefois pour préciser le caractère particulier du fonds, qui nécessite le conseil d’un banquier pour en mesurer les risques. La Sicav rencontre actuellement un franc succès auprès des investisseurs. Le quotidien relève toutefois que la stratégie déployée par les fonds long-short a rencontré en 2008 et encore cette année des obstacles réglementaires. Les restrictions sur les ventes à découvert ont fortement gêné le déploiement du modèle de gestion des sicav.
Le ministre des Finances néerlandais a indiqué qu"il pourrait être rebâtir ABN Amro en rachetant une partie de ses activités à Royal Bank of Scotland, rapporte le Financial Times.
La transparence de son processus de gestion est la première chose que Daniel Fruchart, le directeur financier du groupe Macif, attend d"une société de gestion. Quant à la disparition de l"ACAM, il estime qu"un contrôle unifié devra tenir compte des spécificités des métiers.Newsmanagers : Le cahier des charges que vous fixez aux sociétés de gestion va-t-il évoluer en 2009 ? Daniel Fruchart : Ce que je demande à une société de gestion, c"est d"abord la transparence de son processus de gestion, puis, évidemment, une bonne performance financière. C"est aussi de proposer des produits simples. La sophistication excessive est aussi l"une des causes de la crise financière. Quelle est votre position sur Solvabilité 2 ? D. F. : Sur le principe, c"est une bonne approche puisqu"elle vise à calibrer les fonds propres et les ressources selon les niveaux de risque. C"est un progrès par rapport à la réglementation actuelle qui est forfaitaire. Le problème, c"est que l"outil de mesure utilisé est les normes IFRS, qui regardent l"entreprise uniquement du point de vue de l"actionnaire minoritaire d"une société cotée. Or, je pense que voir exclusivement les sociétés sous cet angle est réducteur. Ainsi, on est en train de se rendre compte que la valorisation en mark to market n"est pas toujours cohérente. En effet, si la fair value est, en soit, une bonne idée on ne peut l"établir quand il n"y a pas de marché. Pour les actions, le problème ne s"est pas vraiment posé. En revanche, au pire de la crise, il n"y avait pas de marché sur les produits de crédit, ce qui rend caduque le mark to market. Il faut donc trouver une solution. Que pensez-vous de la disparition de l"ACAM programmée par le rapport Deletré ? D. F. : Un contrôle unifié devra tenir compte des spécificités des métiers : les professions de banquier et d"assureur sont très différentes puisque, le premier prend son risque à gauche du bilan et le second à droite. Les métiers ne sont pas les mêmes et un contrôle unifié de ces deux institutions ne peut donc pas être homogène. Ce type de logique est appliqué en Grande-Bretagne avec la FSA et je ne suis pas certain qu"elle soit plus efficace que l"Acam. Ce que je garde en mémoire, c"est que l"Acam a toujours su contrôler et agir de façon «intelligente» et que, dans la crise actuelle, elle a été une aide pour les assureurs. Quelle actualité pour Macif Gestion en 2009 ? D. F. : Nous voulons poursuivre le développement sur le créneau de l"épargne salariale et de la gestion ISR. Au niveau du groupe, la croissance de l"activité va se traduire par une augmentation des encours gérés. Parmi les chantiers en cours, Solvabilité II va nous conduire à renforcer nos équipes dans le domaine du suivi des risques, de la gestion actif/passif. Nous recrutons donc dans ces domaines.
Pour Daniel Fruchart, le directeur financier du groupe Macif, la gestion alternative est parvenue à limiter la contreperformance des marchés en 2008 malgré un problème de liquidité et l"année 2009 sera favorable aux obligations «corporate» qui offrent des spreads attractifs.Newsmanagers : Comment s"est déroulé l"exercice 2008 pour le groupe Macif ? Daniel Fruchart : Nous avons limité la casse. Au 31 novembre dernier, nous gérions près de 20 milliards d"euros, dont 13 milliards en vie et 6 à 7 milliards en Iard. En vie, la majorité de nos actifs sont représentatifs de contrats euros, puisque les unités de compte ne représentent qu"un peu plus de 100 millions d"euros. A l"image du marché, nos encaissements en vie auront baissé en 2008, mais les provisions mathématiques qui représentent l"épargne accumulée par nos sociétaires, ont progressé de 6 à 7%. Quelles leçons tirez-vous de 2008 en matière de gestion d"actifs ? D. F. : Comme tout le monde, la violence de la crise nous a surpris. Dans ce contexte, nous avons relevé la part de notre trésorerie qui est passée à 8-8,5% de nos encours. Nous avons moins d"actions que la moyenne de la profession. Parmi les opportunités de 2008, il faut noter les rendements élevés procurés par les placements à court terme. Aujourd"hui, ces placements sont beaucoup moins rémunérateurs. Recourez-vous à la gestion alternative ? D. F. : De façon marginale puisque, pour nous, ce type de gestion ne représente qu"environ 150 millions d’euros d"actifs. Ce que j"observe c"est que même si ce type de gestion ne tient pas ses promesses initiales, à savoir servir une performance absolue quelle que soit l"orientation des marchés, il a néanmoins limité la contre-performance à ? 15/20 % alors que les marchés actions ont cédé, en moyenne, - 50 %. Finalement, dans des conditions de marché aussi exécrables, ce n"est pas si mal, même si la liquidité pose problème. Comment allez-vous orienter votre gestion en 2009 ? D. F. : Comme tous les assureurs, nos placements sont d"abord obligataires. La crainte du risque a poussé les rendements des emprunts d"Etat à des niveaux trop bas pour être attractifs. Nous nous tournons plutôt vers les obligations corporate, qui offrent des spreads attractifs. Nous garderons nos encours en gestion alternative quasiment identiques. Quant aux actions, le CAC semble devoir se caler autour des 3.000 points mais je ne prévois pas de rebond significatif dans l"immédiat, peut-être dans le courant du second semestre. Comment jugez-vous le marché immobilier ? D. F. : Nous avons vendu, au début de l"année 2008, un centre commercial que nous détenions à Marseille. Depuis, nous sommes en retrait car les prix baissent et ils vont continuer à le faire, notamment à Paris, en 2009. En termes de produits, les OPCI sont un véhicule attractif car, pour un investisseur institutionnel de taille moyenne, ils permettent d"obtenir un ticket d"entrée intéressant pour entrer sur le marché de la pierre.
Giovanni Serio, le chef européen de la recherche sur les matières premières de Goldman Sachs, estime qu"il ne faut pas exclure un rallye des matières premières cette année, y compris si la demande de matériaux bruts et de produits de l'énergie baisse. #Goldman Sachs privilégie toujours en ce premier semestre les produits agricoles sur le pétrole. Celui-ci devrait rebondir dès que les coupes de la production atteindront un niveau suffisant#, rapporte Les Echos.
Selon le Financial Times, l"ex-gérant de New Star Asset Management Patrick Evershed attaque en justice la société de gestion Il accuse son ancien employeur d"avoir provoqué sa démission. Il devrait affirmer qu"il a été persécuté.
Mathieu Maurier vient d"être nommé directeur adjoint du département conservation de fonds chez Rosbank, dont Société Générale est l"actionnaire majoritaire, et qui est dirigé localement par Mikhail Bratanov. Basé à Moscou, il sera responsable du développement commercial international de ce département ainsi que de son intégration au sein de Société Générale Securities Services (SGSS). Mathieu Maurier vient du groupe Société Générale.
Le capital-investisseur Investor AB, contrôlé par la famille Wallenberg, a annoncé mardi qu’il propose au titre de 2008 de réduire le dividende à 4 couronnes suédoises par action contre 4,75 couronnes sur une perte nette consolidée de 36,74 milliards de couronnes contre 367 millions pour 2007. Au 31 décembre, la valeur nette des actifs représentait 115,34 milliards de couronnes contre 155,2 milliards un an plus tôt. La liquidité nette en fin d’année se situait à 9,41 milliards contre une dette nette de 3,58 milliards.
Senior finance office private banking pour l’Asie-Pacifique de Credit Suisse, Frank Keller a rejoint la Banque Julius Baer comme head of finance. Il a quitté Singapour pour Zurich et se trouve directement subordonné dans ses nouvelles fonctions à Boris Collardi, COO.
Selon Le Temps, un ancien responsable du contrôle des risques chez UBP, François-Serge Lhabitant, vient de publier un article décrivant les indices qui auraient dû conduire à la méfiance. Intitulé #Madoff: un faisceau de signaux d’alerte#, le document n’a, sur le fond, rien d’original. Il passe en revue, sur une vingtaine de pages, les principaux éléments de la fraude dont est accusé Bernard Madoff. Mais François-Serge Lhabitant s’est occupé entre 1999 et 2004 du contrôle des risques au sein de l’Union Bancaire Privée (UBP). Celui-ci a même été à la tête du contrôle des risques liés aux hedge funds. Il se refuse à s’exprimer sur ses années à l’UBP, mettant en avant la clause de confidentialité signée en quittant l'établissement. Il admet pourtant que #si une fraude reste, par nature, impossible à déceler, il n’en existait pas moins, depuis sept ou huit ans, des signaux qui auraient dû conduire à éliminer ces fonds relais vers Madoff dans tout portefeuille#. De son point de vue, tous les signaux d"alerte étaient là : manque de ségrégation des différentes fonctions entourant le hedge fund (gestion, courtage, conservation...), contrôle confié à d’obscurs comptables, structure inhabituelle des commissions touchées pour la gestion des fonds Madoff, absence du nom du courtier new-yorkais dans les documents présentés par ces fonds de placement #relais#... Et surtout, le fait «de ne pas comprendre la stratégie, qui a toujours été pour moi le premier signal de défiance», explique le financier, qui assure qu'#aucun de [ses] clients n’a jamais investi dans Madoff#. Avant d’ajouter que chez Kedge - son nouvel employeur - les fonds Madoff ont été #analysés puis rejetés#.
Le groupe bancaire suisse Syz & Co change de gérant du fonds Oyster World Opportunities. Auparavant géré par Rajeev Bhaman d"Oppenheimer Funds à New York, il sera désormais piloté par Roberto Magnatantini de Banque Syz & Co, basé à Genève. #Préparée de longue date par les équipes de SYZ & Co, cette transition s"est déroulée de manière fluide et transparente pour les investisseurs#, assure un communiqué.
La rumeur d"un rapprochement entre les filiales de gestion d"actifs de Société Générale et Crédit Agricole court depuis plusieurs jours et c"est finalement La Tribune qui ouvre le feu la première en précisant que #le schéma étudié par les deux banques repose sur la création d’un joint-venture regroupant toutes les activités de gestion, à l’exception de la gestion alternative#.Selon d"autres sources, si un rapprochement est bien envisagé, il ne concernerait, dans un premier temps en tout cas, que les Etats-Unis, et notamment TCW, la filiale de gestion collective américaine de SGAM. Celle-ci pourrait être rapprochée de CAAM grâce à un joint venture, selon le même schéma que celui utilisé entre Citigroup et Morgan Stanley.Créée en 1971, TCW est une société de gestion, filiale de SG Asset Management depuis 2001. Son siège social est basé à Los Angeles et, selon les informations disponibles sur son site, elle gérait 118 milliards de dollars au 30 septembre 2008 tant pour le compte d’institutionnels que pour des particuliers.
Selon La Tribune, la Banque postale et sur le point de boucler le montage financier qui lui permettra de reprendre la banque Palatine aux Caisses d'épargne.Les résultats de la Banque Palatine devraient avoisiner les 11 millions d’euros en 2008 contre 55 millions d’euros en 2007 et son périmètre devrait être revu à la baisse lors de la cession, indique également La Tribune.
Via un communiqué mis en ligne le mardi 20 janvier, l’AFG, qui représente l"ensemble des sociétés de gestion françaises, indique avoir #pris la décision de centraliser les informations nécessaires et de coordonner les actions en vue de rétablir rapidement la confiance et d"indemniser les investisseurs. Alain Leclair, son président, confirme que l"AFG a confié dans ce but à Colette Neuville, présidente de l"ADAM, une mission d"assistance#. L"objectif de cette mission, précise le communiqué #consiste notamment à identifier la chaîne des responsabilités des organismes chargés de la fonction dépositaire et de la gestion de la SICAV coordonnée, Luxalpha. La responsabilité des administrateurs de la SICAV et éventuellement des commissaires aux comptes rentre également dans le champ#. Simultanément, l"AFG sollicitera les autorités concernées pour tenter de régler le problème par une application rigoureuse et uniforme des directives européennes existantes, notamment sur le rôle et la responsabilité du dépositaire. Par ailleurs, l"AFG précise qu’elle #considère que la présente affaire, comme l"ensemble des défaillances apparues dans la crise, rappelle, si besoin est, la nécessité de privilégier à travers les instruments d"épargne longue le développement d"une finance utile au service tant des investisseurs que des entreprises et des infrastructures. Le passage d"une finance et plus globalement d"un système économique trop soumis aux critères du court terme, y compris au niveau des normes comptables, à un système mieux régulé fondé sur des critères de long terme, constitue l"un des défis majeurs à relever dans les mois et années à venir#, termine l’AFG.
Pour Daniel Larrouturou, président d"Orchidée Finance, une société de gestion fondée en mai 2008 par une équipe de spécialistes du trading actions, la gestion alternative souffre d"une crise de crédibilité et doit trouver les moyens de se renouveler.Comment voyez-vous évoluer les marchés actions en 2009 ?Daniel Larrouturou : On voit actuellement deux évolutions possibles. Le premier scénario, celui qui est défendu par la majorité des stratégistes, est celui d"un premier trimestre baissier qui serait suivi d"une reprise des actions au deuxième trimestre, en anticipation d"une amélioration de l"économie sous l"effet des différents plans de relance. Mais j"anticipe plutôt une évolution moins favorable, plus en accord avec la vision d"une crise systémique d"une ampleur inégalée. Dans ce second scénario, les marchés #sur-anticiperont# les effets des plans de relance au cours du premier trimestre, et continueront le rallye entamé depuis leurs plus bas du mois de novembre ; puis, probablement sous l"effet d"un choc, par exemple la défaillance d"un acteur significatif, entameront une nouvelle phase baissière importante, pouvant amener les marchés actions un peu en dessous des plus bas de l"année 2008, soit environ 700 sur le S&P.Dans tous les cas, les marchés verront l"alternance rapide des phases de hausse et de baisse en 2009. Dans quelle situation se trouve la gestion alternative ?La gestion alternative traverse une crise de crédibilité. Elle n"a pas tenu une de ses promesses majeures, c’est-à-dire offrir une performance dans n"importe quel marché, ou du moins limiter significativement la perte. Avec des baisses de 15 % à 20 % l"an dernier, l"idée de la décorrélation a été mise à mal. Lorsque auparavant les marchés étaient plus faciles, la performance est passée par un fort recours au levier, pas forcément par une stratégie. Et lorsque le retournement est arrivé, il a été difficile de changer de méthode pour de nombreux acteurs de la gestion alternative. On s"est aussi rendu compte que tout le monde faisait la même chose? La gestion alternative n"a pas su adapter ses stratégies et en trouver des nouvelles, et donc #gérer alternativement#, ce qui lui a coûté cher, notamment en termes de retraits. Maintenant, ce qu"il faut à la gestion alternative, c"est une sérieuse remise en question. L"aversion au risque va rendre le recours au levier plus difficile pour les gérants. Il faudra donc que tous fassent un effort de créativité pour trouver de nouvelles manières de faire de la performance. Comment est née votre société de gestion alternative Orchidée Finance ?Orchidée Finance a été créée officiellement en mai 2008. Nous sommes trois actionnaires fondateurs actifs aux parcours complémentaires. Pour ma part, j"ai consacré l"essentiel de ma carrière professionnelle au trading sur actions. J"ai notamment dirigé successivement l"activité de trading à Paris d"UBS et de Banque Paribas. En 2000, j"ai rejoint le groupe ING, où j"ai créé et dirigé en France l"activité de prop-trading sur les actions européennes. Alain de Soucy est notre gérant senior. Spécialise dans le trading sur dérivés actions, il a notamment rejoint la Banque CPR en 1995 comme responsable de cette activité. Il a par ailleurs créé et co-dirigé pendant 7 ans l"activité compte propre en dérivés actions, risk arbitrage et event driven d"ING France.Enfin, Arnaud Sauvage est notre spécialiste de l"analyse chartiste. Il a exercé cette activité à la Société Générale, KBC Securities et Day by Day, avant de devenir responsable de l"analyse technique du groupe Aurel-Leven.Quelles sont les caractéristiques de votre gestion ?Notre gamme est actuellement composée d"un seul FCP ARIA-EL, Orchidée I Long/Short. C"est un fonds investi sur les actions européennes et qui utilise des techniques d"achat ou de vente à découvert d"actions. Notre équipe de gestion met en ?uvre des stratégies de trading de court terme sur les plus larges capitalisations européennes. Notre gestion repose notamment sur un outil d"aide à la décision propriétaire. Nous visons une performance absolue et décorrélée, tout en limitant la volatilité. Les débuts de notre fonds ont été très satisfaisants.Dans un contexte financier où l"hyper-sophistication et la dérive des risques ont conduit à la perte de confiance générale chez les investisseurs, nous voulons proposer une gestion transparente. Nous n"utilisons pas de produits dérivés ou complexes. Notre fonds est français, et le dépositaire ainsi que le valorisateur sont indépendants.
M&G Investments annonce l"arrivée de Violaine de Serrant, qui rejoint l"équipe parisienne au poste de responsable distribution. Ce recrutement s"inscrit dans la stratégie de la filiale de gestion d"actifs du groupe Prudential, qui compte capitaliser sur son expérience auprès des conseillers en gestion de patrimoine en Grande Bretagne pour se renforcer auprès des CGPI français. La nouvelle recrue travaillait auparavant chez Rothschild et Cie Banque, où elle était responsable du développement chez Sélection R, en charge de la sélection et de l’animation commerciale d"une soixantaine de cabinets en gestion de patrimoine.
Rivoli Fund Management rend plus facilement accessible sa gamme Rivoli Finance, dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine. Les fonds Rivoli Long Short Bond, Rivoli Equity Fund et Rivoli Capital sont ainsi désormais référencés sur la plateforme Vie Plus. Par ailleurs, les fonds Rivoli Long Short Bond, Rivoli Conservative Fund et Rivoli Capitals se trouvent chez Skandia.
Au quatrième trimestre, «les résultats de la gestion d’actifs restent pénalisés par les mouvements de décollecte et par des dépréciations affectant certaines classes d’actifs (gestion alternative et «seed money»)», annonce le groupe Société Générale dans un communiqué publié ce mercredi matin et dans lequel il livre une estimation de ses résultats 2008. Rappelant que ses résultats annuels seront publiés le 18 février, la banque française indique qu"elle devrait afficher un résultat net part du groupe de 2 milliards d"euros sur l"ensemble de l"année dernière. Au quatrième trimestre 2008, le résultat net part du groupe estimé devrait être à l"équilibre, ajoute l"établissement, qui détaille également la tendance pour chaque métier. «En Banque de Financement et d"Investissement, le Groupe devrait afficher un résultat net proche de l"équilibre sur le trimestre (?)», précise notamment SocGen.
Dans un communiqué mis en ligne le mardi 20 janvier, La Société Générale indique que le président de la Société Générale, Daniel Bouton, et son directeur général, Frédéric Oudéa, renoncent à leur bonus pour 2008.