Selon La Tribune, la création d’une structure de défaisance aux États-Unis et dont la FDIC, l’agence fédérale de garantie des dépôts, devrait prendre le contrôle ne fait plus de doute. «Les analystes estiment que la création d’une «mauvaise banque» porterait à 1.000 milliards de dollars le coût du Tarp, qui reste doté de 350 milliards, relève notamment le quotidien financier.
Selon l"Agefi, le marché américain des papiers commerciaux s"améliore avec une hausse des encours de + 16,5% à 1.688 milliards de dollars au 21 janvier dernier.« Ce segment du marché monétaire doit cette embellie à la Fed qui, depuis le 27 octobre, rachète les CP d'émetteurs victimes de la fermeture totale du marché », explique notamment le quotidien numérique.
Mercredi, les Représentants ont voté à 244 voix contre 188 le plan de réductions d’impôts et de dépenses publiques de 819 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Le Sénat devrait adopter un texte parallèle en début de semaine prochaine, pour un montant voisin de 900 milliards de dollars. Que l’un ou l’autre de ces projets soit adopté, l’endettement fédéral remontera à son niveau le plus élevé depuis la seconde guerre mondiale et cela coûtera davantage que toute la guerre en Irak. Il est prévu que 526 milliards de dollars soient dépensés en 2009 et 2010, le reliquat devant l'être après la récession actuelle. Le président Obama, qui s'était déplacé la veille pour faire sa cour aux Représentants, n’a gagné aucune voix chez les Républicains et 11 Démocrates ont fait défection.
Selon La Tribune, la Fed, a indiqué, mercredi main, que son taux directeur sera maintenu dans une fourchette allant de 0% à 0,25% afin de stimuler l"économie.
Selon le Contrôleur de l’Etat de New York, Thomas DiNapoli, les bonus versés par les firmes de Wall Street ont baiss2 l’an dernier de 44 % à 18,4 milliards de dollars, ce qui va se traduire par un moins-perçu fiscal de l’ordre de 1 milliard de dollars pour l’Etat et de 275 millions pour la municipalité de New York, rapporte The Wall Street Journal.
Alors que ses résultats complets sont toujours attendus pour le 5 février, le Santander a tenu à annoncer dès mercredi qu’il a réalisé pour 2008 un bénéfice net de 8.876 millions d’euros, ce qui est supérieur de 8,9 % au montant de 2007. Et ce, malgré les 500 millions d’euros en brut provisionnés pour faire face au remboursement des sinistrés de Madoff.Le dividende final se situe à 25,73 cents, ce qui porte le total au titre de 2008 à 65,07 cents par action, soit un montant inchangé par rapport à celui servi au titre de l’exercice précédente, mais sur un nombre d’action d’environ 18 % supérieur. Le ratio de distribution (pay-out ratio) ressort à 54,3 %.
Après 395 millions d’euros d’exceptionnels négatifs en net, dont 302 millions provisionnés pour l’affaire Madoff, le BBVA affiche pour 2008 un bénéfice net en baisse de 18,1 % à 5,02 milliards d’euros ; avant exceptionnels, le bénéfice progresse de 0,2 % à plus de 5,41 milliards.La banque compte servir un dividende final qui réduit la distribution pour l’ensemble de l’exercice à 61,4 cents par action contre 73 cents. Les plus-values latentes au 31 décembre dépassaient 1,52 milliard d’euros.
Un sondage effectué par le britannique Jefferies International Limited auprès de 155 acteurs européens du private equity, dont 75 % d’investisseurs et 25 % de pourvoyeurs de financements à effet de levier, montre que les professionnels ne s’attendent pas détecter des indices de reprise économique avant le premier semestre 2010.Les capital-investisseurs se révèlent plus optimistes sur la performance pour cette année des sociétés figurant dans leur portefeuille que les bailleurs de fonds. Ils estiment aussi que la réduction d’effectifs dans ces sociétés sera le moyen le plus adéquat pour surmonter la récession. De plus, le sondage laisse présager qu'à l’avenir les acquisitions s’effectueront avec une proportion plus élevée de fonds propres, avec une partie de dette n’excédant pas 50 % et des financements externes de l’ordre de seulement 3 à 4 fois le bénéfice d’exploitation annuel de l’entreprise. Jusque récemment, le multiple avait été de 5-6 fois.
Au total, avec 2.358 milliards d’euros à fin décembre, les actifs gérés pour le compte de tiers sur le marché français auraient diminué de 11,1 % par rapport à leur niveau de douze mois plus tôt, ce qui efface 297 milliards ou 76,5 % de la hausse de 388 milliards accumulée sur 2006 et 2007. La statistique de l’Association française de la gestion financière (AFG) distribue les encours de fin décembre entre 1.244,8 milliards pour les OPCVM de droit français contre 1.469,6 milliards fin 2007 (- 15,3 %) et une estimation de 1.115 milliards contre 1.185 milliards (- 6 %) pour les mandats, y compris les 165 milliards d’euros fonds de droit étranger.Alain Leclair, président de l’AFG, a indiqué avoir été surpris par le fait que les rachats nets de parts d’OPCVM se soient limitées finalement à 45 milliards d’euros soit 3,7 % des actifs gérés, les quatre autres cinquièmes de la baisse des encours étant imputable évidemment à l’effet de marché. Pour les fonds d’actions, les sorties nettes se sont limitées à 9,5 milliards d’euros et la baisse des cours a représenté 133,7 milliards, soit 93,4 % de la chute totale de 143,2 milliards de l’actif géré (à 189,8 milliards).Par ailleurs, les remboursements nets accusés par les fonds diversifiés (42,2 milliards d’euros) ont été imputables pour 30 milliards environ aux monétaires dynamiques et de performance absolue. Cependant, il semble que les monétaires #purs# aient bénéficié en bonne partie de transferts en provenance des #dynamiques#, avec des rentrées nettes de 41,7 milliards d’euros. Pour la première fois depuis le début de la série statistique, l’AFG a d’ailleurs constaté des souscriptions nettes sur les fonds monétaires en décembre. Il semble de surcroît que ce phénomène n’ait pas réduit pour autant les rentrées nettes de janvier.
En novembre, le gestionnaire de fonds fermés HCI Capital, désormais contrôlé à plus de 40 % par son concurrent MPC Capital, avait révisé à la baisse ses prévisions de collecte à 650-750 millions d’euros pour 2008, au lieu des 880 millions prévus initialement. Au final, la société a levé 598,65 millions d’euros, soit 8,7 % de moins qu’en 2007, sur un marché dont le président du directoire Ralf Friedrichs précise qu’il s’est rétréci de 25,3 %.
Dans le cadre de l’accord de partenariat stratégique annoncé mercredi entre la BHF-Bank (groupe Sal. Oppenheim) et l’Adu Dhabi Investment Company (ADIC), le pôle asset management de cette dernière va servir de conseiller pour les fonds FT Emerging Arabia et FT Emerging Arabia (USD) de Frankfurt Trust, la société de gestion de le BHF-Bank. L’ADIC aura de surcroît la possibilité de distribuer ces fonds sur son marché régional.Frankfurt Trust affichait fin 2008 un encours de 15,9 milliards d’euros répartis sur 216 fonds et mandats. L’ADIC ne publie pas de chiffres sur ses actifs sous gestion et le nombre de ses fonds, mais il s’agit d’une filiale de l’Abu Dhabi Investment Council, société s?ur de plus grand fonds souverain du monde, Abu Dhabi Investment Authority (875 milliards de dollars).
Alors que la dette gouvernementale devient de moins en moins rémunératrice, certaines obligations d"entreprise reviennent aujourd"hui à des niveaux de rendements historiques, après avoir connu une année décevante en 2008. Pour de nombreux gérants, compte tenu du niveau élevé des spreads, c"est donc le moment pour revenir sur le crédit corporate. Dans ce contexte, l"une des tendances fortes qui se dégage parmi les nouveautés de 2009 dans le secteur de la gestion d"actifs est le fonds obligataire à échéance fixe. Si ces produits répondent à une demande des investisseurs, et correspondent à des conditions de marché exceptionnelles, ils permettent surtout aux sociétés de gestion de sécuriser les encours sur une période donnée, étant équipés d’un dispositif visant à dissuader les souscripteurs de sortir avant l"échéance. Un avantage non négligeable en période de panique boursière. Ainsi, Acropole AM, CCR-UBS, Fortis, La Française des Placements, UFF ou encore Schelcher Prince Gestion font partie des sociétés qui ont déjà annoncé la commercialisation d"un ou plusieurs fonds de ce genre. D"ici à quelques semaines, SGAM devrait aussi lancer un fonds à échéance fixe à deux ans sur le crédit. Janvier devrait également voir la naissance d"un produit de ce genre chez Lazard Frères Gestion. Baptisé Objectif Crédit Opportunités, #il aura une échéance à 3 ans et sera spécialisé sur le crédit investment grade#, précise François-Marc Durand, associé-gérant. Natixis AM confirme aussi avoir un tel produit en cours de création, dédié à sa clientèle institutionnelle ainsi que patrimoniale, via son équipe de distribution externe, alors que BNP Paribas Asset Management prévoit de lancer un fonds garanti sur les obligations d"entreprise pour ses clients institutionnels #sous forme contractuelle#, précise François Hullo, directeur commercial Grande Clientèle France.Axa IM préfère pour sa part répondre individuellement, notamment à ses clients institutionnels, en leur proposant des produits dédiés en cas de demande sur l"obligataire à échéance fixe. Le gestionnaire prépare en revanche un CPPI, prévu pour les prochaines semaines, qui offrira une exposition au crédit à travers un fonds structuré assorti d"une garantie en capital à l"échéance.Dernier né des fonds à échéance fixe, Oddo AM vient de lancer le fonds Oddo Rendement 2013, investi sur les obligations convertibles et des obligations privées fortement dégradé. La période de souscription du fonds a démarré le 22 janvier et finira le 27 mars 2009.
Selon l"Agefi, les gestionnaires d’ETF (exchange traded funds) se tournent vers les MBS (mortgage backed securities) en cherchant à répliquer les indices des titrisations les moins risquées. «Les titrisations entrant dans l’indice de référence sont pour la plupart notées AAA», précise notamment le quotidien numérique en indiquant, par ailleurs, que «BlackRock s’apprête à lancer un tracker sur la dette en souffrance».
Fitch Ratings a révisé de ?M2» à ?M2+" (?M2 plus») la note Asset Manager attribuée à Robeco pour ses activités de gestion traditionnelle basées à Rotterdam et la gestion monétaire assurée depuis Paris."La note reflète le soutien et la solidité financière du groupe Rabobank (?AA+"/?F1+"/Perspective Stable), maison mère de Robeco, ainsi que la longue expérience de la société en matière de gestion pour compte de tiers», commente notamment l"agence de notation. «D"une façon générale, l"ajout du signe ?+" à la note souligne la force de l"organisation opérationnelle de Robeco et de son dispositif de contrôle», ajoute-t-elle. Les principaux enjeux à court et moyen terme pour Robeco concernent «l"achèvement des opérations de modernisation de la plateforme informatique tout en assurant une bonne maîtrise des risques de perturbation opérationnelle ainsi que la préservation de sa situation financière dans le contexte actuel de détérioration des marchés qui pèse sur les encours et la rentabilité de la société», note Fitch. A fin décembre 2008, Robeco affichait des encours de 110,7 milliards d"euros gérés depuis Rotterdam, Paris, Hong Kong, Zurich et les Etats-Unis. Les activités d"investissement couvertes par cette notation totalisaient 58,6 milliards d"euros, incluant les gestions actions internationales, européennes, marchés émergents et quantitatives, les stratégies d"allocation, et les gestions obligataires internationales et européennes, y compris crédit et monétaire, précise encore l"agence de notation. En France, Robeco Gestions, la société de gestion agréée par l"Autorité des marchés financiers, gérait 6,2 milliards d"euros (hors fonds monétaires en dollars gérés en France pour le compte du groupe de 2006 à 2008). Malgré un environnement difficile, les encours ne sont que légèrement en retrait par rapport à 2007, où ils ressortaient à 6,7 milliards, selon Robeco Gestions. Cela s"explique par des souscriptions nettes de 880 millions d"euros sur l"année (une collecte qui ne couvre que les produits ouverts au public et ne concerne que les investisseurs français).
D’après les statistiques de Swiss Fund Data publiées mercredi, UBS restait fin décembre le plus gros gestionnaire de fonds distribués en Suisse avec 105,8 milliards de francs contre 162 milliards douze mois plus tôt, devant Credit Suisse Asset Management (63 milliards contre 80,2 milliards). Par rapport à fin 2007, l’ordre des maisons s’est inversé entre Pictet, avec 48,5 milliards contre 37,4 milliards et Swisscanto, avec 43,5 milliards contre 44,2 milliards. Swiss Life Funds reste cinquième, avec 25,1milliards de francs contre 28,9 milliards, mais la Banque Cantonale de Zurich monte en sixième position avec 14,4 milliards de francs alros qu’elle était neuvième fin 2007 avec 15,3 milliards. Clariden Leu demeure septième avec 10,6 milliards contre 20 milliards. Les banques Raiffeisen, Banque Sarasin ainsi que Reichmuth complètent le palmarès avec respectivement 6,9 milliards, 6,1 milliards et 5,3 milliards de francs. Le tableau ne mentionne plus pour 2008 des actuers comme Julius Bär Asset management (qui affichait 25,8 milliards de francs fin 200è), ou LODH (16,4 milliards) et BlackRock (10,8 milliards).
Pour Adam Cordery, responsable des stratégies crédit Europe et gérant du fonds obligataire Schroders ISF Euro Corporate Bond chez Schroders, #il n"a jamais été aussi intéressant de gérer un fonds obligataire#. Compte tenu des spreads de crédits actuels, dont le niveau est extrêmement élevé, #c"est le moment idéal d"investir sur les obligations d"entreprises#, insiste-t-il, surtout que l"appétit du crédit est de retour chez un certain nombre d"investisseurs, actuellement en position d"attente sur le monétaire. Adam Cordery, qui gère le fonds depuis 2006, fait en sorte de s"exposer sur des sociétés #pouvant survivre à une récessions sévère#. Actuellement, il souspondère les obligations issues de secteurs comme la finance, l"industrie et les services aux collectivités. Il favorise en revanche le haut rendement (à 8 % dans le portefeuille), les liquidités, la titrisation et les obligations gouvernementales hors Europe.
Pierre Jacquot (Orox Asset Management) estime dans L"Agefi suisse que le marché immobilier suisse « est resté, dans l"ensemble, à l"abri des excès qui ont caractérisé nombre d"autres marchés ». Dans ce contexte, poursuit-il, « nous sommes d"avis que le marché immobilier suisse devrait - inévitablement - connaître le même type d"effets que le reste de l"Europe, à savoir réduction du nombre d"acheteurs, conditions de financement plus difficiles et relative décompression des taux de capitalisation. Toutefois, ces influences ne devraient se faire sentir que dans une mesure assez limitée, en raison même de la relative étroitesse du marché suisse. En d"autres termes, il faut s"attendre à ce que le marché retrouve des bases plus équilibrées, en particulier une meilleure liquidité en termes d"offre et de demande. Cette évolution pourrait finalement combiner les avantages d"une relative stabilité avec la possibilité de saisir des opportunités d"investissement attractives, résultant d"un retour à une certaine fluidité du marché ».
Esme Lowe, directeur du fonds immobilier britannique Climate Change Capital, estime dans L"Agefi suisse qu""actuellement, l"immobilier durable est une alternative très intéressante face à un marché de la pierre traditionnel en crise partout dans le monde». Car qui dit construction durable dit loyers plus élevés et donc rendements plus attrayants. De passage à Genève, le spécialiste a détaillé ses raisons de croire aux perspectives de croissance à long terme de ce secteur. «L"investissement qualifié de vert ne doit pas être associé avec un retour sur investissement négatif», a lancé le gérant, qui dispose de 300 millions de livres sterling pour investir dans ce segment cette année. Selon le quotidien, la rentabilité encore insuffisamment élevée dans le secteur explique le manque d"engouement des investisseurs en Suisse.
La gestion de la liquidité est devenue un enjeu majeur pour les fonds de hedge funds. En 2008, et plus précisément au second semestre, nombre d"entre eux ont été pris en sandwich entre d"un côté des hedge sous-jacents de moins en moins liquides, du fait de la crise, et de l"autre des demandes de rachats de la part d"investisseurs, déçus par des performances peu reluisantes. La situation a été particulièrement difficile en France où la réglementation offrait une forte liquidité. De fait, le pays a dû adopter des mesures d"urgence afin de permettre aux sociétés de multigestion alternative de restreindre les remboursements de leurs fonds.Si ces mesures permettent de soulager le secteur à court terme, Fitch Ratings estime qu"il convient d"envisager des solutions permettant de s"attaquer plus durablement à ce décalage de liquidité, surtout si les tensions sur le front de la liquidité subsistent. Ainsi, dans sa dernière étude trimestrielle sur les fonds de hedge funds, qui fait le point sur une année 2008 pour le moins agitée, l"agence de notation avance plusieurs propositions pour faire face à ce problème. Premièrement, elle suggère l"utilisation par les investisseurs ou les fonds de hedge funds des plates-formes de comptes gérés (managed account ou MAC) comme celles de Lyxor, Casam, MSS Capital, Harcourt Investments ou Altegris. Ces produits «offrent généralement une liquidité hebdomadaire sur des stratégies liquides ou des versions plus liquides de hegde funds phare», précise Fitch. Toutefois, nuance l"agence, «les managed accounts ne créent pas de liquidité. Leur liquidité est fonction de celle des sous-jacents. Ainsi, actuellement, les plates-formes de comptes gérés sont utilisées le plus souvent pour les stratégies les plus liquides telles que les CTA, les global macro ou le long short actions. Cela ne veut pas dire que les plates-formes de comptes gérés ne sont pas adaptées aux stratégies moins liquides, pour autant que les investisseurs soient prêts à accepter une moindre liquidité. L"autre atout de ces comptes est qu"ils fournissent une transparence totale sur les actifs sous-jacents», commente l"agence. Autre piste avancée par Fitch : l"offre de fonds de fonds fermés voire de sociétés cotées de participations. Avec ces véhicules à capital fixe, «la liquidité est gérée par le marché, sans que cela ait d"impact sur les actifs du fonds, ce qui permet d"éviter tout décalage de liquidité», souligne l"agence. Cela revient à transférer le risque de liquidité à l"investisseur, ce qui est confortable pour le gérant. Mais les investisseurs doivent être pleinement conscients des risques qu"ils prennent. Les fonds clubs dotés d"une structure similaire à celle du private equity sont aussi une solution. «Ces structures offriraient des périodes de blocage (lock up) plus longues (trois à cinq ans) afin d"éviter la vente forcée d"actifs à un moment peu avantageux en raison de rachats, permettant ainsi de favoriser des performances plus stables sur plusieurs années. Ils seraient aussi caractérisés par un nombre limité d"investisseurs, des frais plus faibles, des frais de performance calculés sur plusieurs années et des engagements en cash». Enfin, Fitch estime qu"il faudra restructurer l"offre de fonds de fonds afin que les allocations soient en phase avec les conditions de liquidités. «Afin de pouvoir offrir une forte liquidité, les fonds de fonds devront concentrer leurs investissements sur des stratégies liquides comme les CTA et les long/short actions grandes capitalisations», explique notamment Fitch.
Mi-2008, les pertes des hedge funds néerlandais atteignaient 5 milliards d’euros. «Nombre d’entre elles ne sont plus en mesure d’exercer leurs activités et, notamment, de servir les rendements promis aux investisseurs», indique Les Echos. Parmi ceux déjà liquidés, on compte le Kempen Property Hedge Fund, GO Capital et les fonds Vermeer, gérés par Optimix. La liste de sociétés en sursis comprend Faxtor Credit Value Fund (Faxtor), Spirit Aim (Eureffect), Prisma Plus Fonds (Wesa Effecten), Attica Funds et plusieurs fonds de FacInvest.
«La police espagnole a arrêté hier six personnes soupçonnées d’avoir participé à une escroquerie dépassant les 600 millions de dollars sur le marché alternatif (AIM) du London Stock Exchange (LSE)», rapporte les Echos, précisant qu"il s"agit d"une société cotée sur l’AIM dont le nom n’est pas dévoilé et qui qui aurait procédé à de nombreuses opérations financières fictives.
A fin décembre, les actifs gérés par les fonds distribués en Suisse ressortaient à 452 milliards de francs contre 554,3 milliards douze mois plus tôt, la contraction de 102,3 milliards ou de 18,5 % étant imputable pour 96,8 milliards ou 94,6 % à l’effet de marché alors que les remboursements nets se sont limités à 5,5 milliards, indique la Swiss Fund Association. En décembre, l’encours a diminué de 0,8 milliard.La plus forte chute a été accusée par les fonds d’actions, à 101,1 milliards de francs, après 5,5 milliards de sorties nettes et 59 milliards d’effet de marché négatif. Néanmoins, les fonds spécialistes des actions suisses ont enregistré des souscriptions nettes d’environ 3 milliards de francs. Les actifs des fonds monétaires ont gonflé pour leur part de 31,9 milliards de francs, soit de 47,7 %, grâce à 26,2 milliards de souscriptions nettes et 5,7 % d’effet de marché.
D’après les statistiques de l’AFG, les fonds de hedge funds de droit français ont accusé en 2008 une contraction de 39,9 % de leurs encours pour tomber à 37,8 milliards d’euros. La baisse de quelque 15 milliards d’euros s’explique pour plus des trois quarts (76,66 %) par des remboursements nets de 11,5 milliards, l’effet négatif de marché n’intervenant que pour 3,5 milliards.En revanche, les actifs des fonds ISR avec un peu plus de 20 milliards d’euro, seraient demeurés stables l’an dernier, grâce à des souscriptions nettes dirigées sur les fonds monétaires, d’après Novethic.
#Il est certain que, face à la crise financière et à la fonte des encours, les sociétés de gestion sont à présent très attentives à leurs coûts, mais il n’y a pas à ma connaissance de vaste plan de suppressions d’emplois en cette période difficile. De fait, les différents acteurs se trouvaient plutôt en phase d’expansion de leur effectif, et l’on peut imaginer qu’ils ralentiront ou reporteront des embauches#, estime Pierre Bollon, délégué général de l’Association française de la gestion financière (AFG). Selon lui, #en tout état de cause, les fonctions stratégiques comme le contrôle des risques et la gestion financière ne devraient pas être impactés par les mesures d'économie#.Cela peut signifier en d’autres termes que l’effort de maîtrise des coûts s’appliquera surtout aux fonctions support, sans exclure des opérations comme celles de SGAM/CAAM, qui aboutissent à une mutualisation des moyens de production, ou l’externalisation de certaines activités autres que la gestion.
Vincent Verheyde entrevoit des valeurs prometteuses dans un bear market. Tout en recherchant la préservation du capital, il maintient une gestion réactive.Gérant le fonds Finance Réaction depuis décembre dernier, Vincent Verheyde prévoit un marché baissier en 2009. #On pourra atteindre le niveau de 2400-2500 pour l"indice CAC 40 au cours de l"année#, sans exclure un rebond jusqu"à 3100. Il a mis en place une stratégie à la fois défensive et très réactive, pour bénéficier des mouvements sur les actions françaises qu"il sélectionne.Ancien gérant du fonds Gérer France, Vincent Verheyde a pris les rênes de Finance Réaction après le décès subit d"Olivier Machou, co-fondateur de la société de gestion indépendante Finance SA.Au 26 janvier, la performance du fonds depuis le début de l"année s"établit à - 2,5% contre - 7,7% pour l"indice SBF 120. Depuis son entrée en fonctions, la surperformance du gérant par rapport à l"indice s"élève à 7,5%.#Je suis actuellement investi à 100% en actions, mais avec une réactivité très forte #, explique Vincent Verheyde. Son portefeuille comptait ainsi 4% de financières à la fin décembre, mais 11% le 26 janvier, pour profiter d"un rebond de marché.Mais le gérant a également mis en place une stratégie visant la préservation du capital. Il s"agit notamment de faire face à une situation d"urgence, due aux retraits de certains institutionnels après le décès d"Olivier Machou. Comptant 90 millions d"encours à la fin septembre, finance Réaction a fondu à 30 millions actuellement.A cette fin, Vincent Verheyde a réorienté le portefeuille vers les grandes valeurs (57% de #big caps#). En cas de besoin, il utilise la poche de liquidités dans les phases baissières. Et il recourt à des instruments simples de couverture de portefeuille, de type ETF, sur des plages limitées d"exposition.Parmi ses valeurs préférées, on trouve Alstom : #le transport et l"énergie sont porteurs, la trésorerie du groupe est abondante, son carnet de commande bien rempli#. Il envisage un objectif de cours à 45 euros, propice aux allègements, contre un cours de 37 euros environ actuellement.Il mise aussi sur France Telecom, estimant que le coupon offrant un rendement de 7,5% #n"est pas en danger#. Son objectif est d"environ 22 euros, contre 18,50 euros actuellement. Il travaille également le titre Sanofi Aventis, avec en ligne de mire 46 euros.Vincent Verheyde ne délaisse pas pour autant les #small caps#. Parmi ses paris, figure 1000Mercis, société d"allocation d"adresses e-mail, qui a développé un modèle d"affaires avec des partenariats récurrents. Ou encore STS Group, une entreprise pouvant afficher 20 millions de trésorerie, 40 millions de chiffre d"affaires et 5 millions de résultat net.#Rien n’indique que le cycle baissier est terminé, parce que nous nous trouvons dans un marché de flux essentiellement négatif#, déclare le gérant. Mais même dans un marché d"actions baissier, il est possible de trouver des perles, estime Vincent Verheyde.
Selon Les Echos, le Fonds monétaire international (FMI) a fortement relevé son estimation des pertes liées aux produits financiers toxiques à 2.200 milliards de dollars contre 1.400 dollars en octobre. «Le redressement de l'économie ne pourra avoir lieu qu’une fois le bilan des institutions bancaires consolidés», selon Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, lors d’une conférence de presse.
Selon le Financial Times, Lloyds Banking Group se prépare à étudier des offres pour une partie de ses actifs d"assurance vie, la banque essayant de renforcer son bilan et commençant à intégrer HBOS. L"activité qu"elle envisagerait de céder serait celle qui vend par le biais des conseillers indépendants, selon des personnes proches du dossier.
Spécialiste de la selection des nouveaux gérants de hedge funds, Revere Capital Advisors, fondée par plusieurs anciens de Man Group, a annoncé le recrutement de Giles McClelland comme head of hedge fund development à Londres, indique HedgeWeek. L’intéressé quitte Man Group au bout de 14 ans, où il a été global head of hedge fund development chez Man Global Strategies.D’autre part, Revere a embauché Andrew Godfrey, qui était head du emerging manager program chez Focus Investment Group, comme responsable, à New York de la sélection de gérants et de la distribution en Amérique du Nord.
Polly Smith, directrice commerciale chez PSolve Alternative Investments, a été nommée head of sales and marketing pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Tokio Marine Asset Management London, qui a obtenu le 8 octobre de la FSA britannique son agrément d’exploitation en tant qu’intermédiaire financier.L’intéressée sera subordonnée à Yuichi «Alexe» Takayama et aura pour responsabilité de promouvoir la gamme de hedge funds et de fonds d’actions long-only.