Selon Les Echos, Credit Suisse se classe premier du palmarès annuel de StarMine sur la qualité des recommandations des bureaux d’analyse sur les valeurs du CAC 40. L'établissement devance Bank of America-Merrill Lynch et Landesbank Baden-Württemberg. UBS s’illustre pour ses prévisions de résultats, alors que SG Securities et HSBC sont en tête du classement des valeurs moyennes.
Les secteurs du «vice» ont toujours fait figure de refuge et promettaient historiquement un bon rendement en période de crise économique. Au cours des six récessions enregistrées depuis 1970, les valeurs de sociétés actives dans l’alcool, le tabac et les casinos ont enregistré une performance moyenne de 11 %, contre une perte de 1,5 % pour le S&P 500. La récession actuelle semble différente, note le Wall Street Journal. Les secteurs du vice souffrent, alors que les fonds investissement socialement responsables (ISR) s’en sortent relativement bien. Le Vice Fund d’USA Mutual a ainsi cédé 42 % au cours des douze derniers mois, contre ?45 % pour le S&P 500.
Selon l"agence Moody"s, le taux de défaut sur les obligations à haut rendement du type junk bonds risque de passer de 4,8 % fin janvier à 16,4 % en novembre alors qu"il était de 4,1 % fin 2008 et de 1,1 % fin 2007, rapporte Cinco Días. Cela correspondrait à 300 défauts cette année contre 104 en 2008 et seulement 18 en 2007.La période la plus critique sera novembre. Ensuite, le taux de défaut pourrait revenir à 15,5 % pour janvier 2010. Au dernier trimestre 2009, le taux de défaut atteindrait 19,6 % en Europe et 16,4 % aux Etats-Unis, le secteur le plus vulnérable étant celui des biens de consommation en Europe, où le taux de défaut risque d"atteindre les 35 %, précise Kenneth Emery, directeur de la recherche sur les défauts de paiement.
Selon l’Agefi, avec Ferretti, un constructeur de bateau italien, le secteur des LBO européens va connaître sa troisième enchère sur la dette d’un émetteur en difficulté en quelques jours. " Dette élevée, récession, fermeture des marchés aux émetteurs notés en catégorie spéculative: tout concourt à fragiliser les sociétés reprises avec effet de levier», observe notamment le quotidien numérique.
Siemens Financial Services a annoncé le lancement du fonds de fonds Siemens Global Innovation Partners I qui pourra investir aussi bien en fonds que directement dans de jeunes pousses. Le fonds géré par Siemens Venture Capital a déjà levé la moitié des 200 millions d"euros prévus tant auprès du fonds de pension de Siemens que de deux assureurs européens de renom, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les deux tiers du fonds doivent aller au capital-risque aux Etats-Unis, notamment dans des growth capital funds, le restant se répartissant entre l"Europe, Israël et l"Asie.
Selon La Tribune, alors que la crise immobilière fait rage, les perspectives des foncières sont moins moroses que les investisseurs ne pouvaient le redouter.Ainsi, Icade a annoncé le maintien de son coupon, à 3,25 euros par action, Foncière Paris France son projet de distribution, à 5,50 euros par action, Klépierre indiquant, de son coté, que son dividende demeurerait au niveau de 1,25 euro, au titre de 2008. Mieux encore, «Unibail-Rodamco, poids lourd du secteur, cotée au CAC 40, propose un dividende en hausse de 7 %, à 7,50 euros par action», complète la Tribune qui explique notamment cette générosité par le fait que les actifs des foncières sont plus résistants qu’attendus.
Treize des principales sociétés de private equity ont signé les Principes de l’Investissement Responsable (PRI) des Nations-Unies, rapporte le Financial Times, qui y voit une tentative de la part de ces groupes de redorer leur blason. Il s’agit d’Apax Partners, Apollo, Bain Capital, Hellman & Friedman, KKR, Blackstone, Carlyle, Permira, Madison Dearborn, Providence Equity Partners, THL Partners, Silver Lake et TPG, sociétés réunies au sein du Private Equity Council.
Dans un entretien au Temps, Peng Chen, président de la société de conseil en stratégie d"investissement Ibbotson Associates, estime que les actions, de même que les autres actifs risqués comme les obligations d"entreprises, ont atteint une valorisation qui les rend attrayantes sur le long terme. Il reste toutefois prudent. «Certes, les actions sont légèrement sous-évaluées. Cependant, dans le mouvement de balancier actuel, il est possible que cette sous-valorisation se creuse un peu plus.», déclare-t-il au quotidien. La volatilité est importante, la tendance est baissière et le niveau d"incertitudes reste très élevé. «Il faut tenir compte de la psychologie des investisseurs. Ceux-ci sont très prudents et conservent leurs fonds en cash. Pour qui veut de la stabilité, les actions ne sont pour l"heure pas le meilleur placement», observe Peng Chen.
Devant les parlementaires britanniques, Sir Tom McKillop, l’ancien président de Royal Bank of Scotland, a qualifié l’acquisition d’ABN Amro au sommet de la bulle des marchés financiers de «mauvaise erreur», rapporte le Financial Times. Il a convenu, avec Sir Fred Goodwin, l’ancien directeur général de la banque, qu’il avait surpayé l'établissement néerlandais. «Nous sommes désolés d’avoir acquis ABN», a renchéri Sir Tom.
Paul Moore, l’ancien patron des risques de HBOS, accuse les administrateurs de la banque d’avoir ignoré les signaux d’alarme montrant que l'établissement se développait trop rapidement et avait une culture commerciale trop agressive, rapporte le Financial Times. Andy Hornby, ancien directeur général de HBOS, et Lord Stevenson, ex-président, ont nié ces accusations lors de l’audition du comité du Trésor.
Selon l’Agefi, suite à des rumeurs autour d’un plan russe unifié visant à restructurer 400 milliards de dollars de dettes corporates la parité de l’euro contre le dollar a décroché de 1,5% à 1,28, mardi 10 février au matin.Bien que ces rumeurs aient été officiellement démenties les besoins de refinancement de la dette privée russe restent toutefois un vrai problème : " (?.) La question d’aujourd’hui est de savoir jusqu'à quelle hauteur le gouvernement est prêt à aider les établissements à couvrir leurs dettes», résume notamment Thomas Fallon, gérant pays émergents à La Française des placements, dans les colonnes du quotidien numérique.
Royal Bank of Scotland a annoncé qu’elle supprimait 2.300 emplois, ce qui représente environ 2 % des effectifs britanniques de RBS (totalisant 106.000 personnes), rapporte le Financial Times.
Credit Suisse Group déclare mercredi une perte nette de 8,2 milliards de francs pour l’exercice 2008, la perte provenant des activités poursuivies se montant à 7,7 milliards de francs et 7,1 milliards #hors coûts liés à la mise en oeuvre accélérée du plan stratégique#. La banque fait état d"une perte nette de 6 milliards de francs pour le T4 dont 4,9 milliards pour les activités poursuivies. Cette perte nette du quatrième du T4 se compare à un bénéfice net de 540 millions de francs au T4 2007. Elle inclut une perte de 538 millions de francs provenant d’activités abandonnées liées à la cession d’une partie des activités de gestion d’actifs.Fin 2008, les actifs illiquides liés au leveraged finance et aux produits structurés avaient baissé de 53% par rapport à la fin du troisième trimestre 2008 et de 87% par rapport à la fin du troisième trimestre 2007. Les actifs pondérés en fonction des risques ont baissé de 31% par rapport à la fin 2007 et de 15% par rapport à la fin du troisième trimestre 2008, atteignant 163 milliards de dollars fin décembre; ils devraient continuer à baisser jusqu'à 135 milliards de dollars d’ici à la fin de cette année.Enfin, Credit Suisse précise avoir connu un très bon début d’année 2009; #toutes les divisions ont été rentables depuis le début de l’année en cours#.
Lim Hwee Hwa, vice-ministre des Finances de Singapour, a indiqué que l"encours de Temasek Holdings, l"un des deux fonds souverains de la ville-Etat (l"autre étant GIC), avait chuté à fin novembre à 127 milliards de dollars locaux contre 185 milliards fin mars. Temasek était fortement investi dans le secteur bancaire.
Dans un entretien au Temps, Peng Chen, président de la société de conseil en stratégie d"investissement Ibbotson Associates, estime que les actions, de même que les autres actifs risqués comme les obligations d"entreprises, ont atteint une valorisation qui les rend attrayantes sur le long terme. Il reste toutefois prudent. «Certes, les actions sont légèrement sous-évaluées. Cependant, dans le mouvement de balancier actuel, il est possible que cette sous-valorisation se creuse un peu plus.», déclare-t-il au quotidien. La volatilité est importante, la tendance est baissière et le niveau d"incertitudes reste très élevé. «Il faut tenir compte de la psychologie des investisseurs. Ceux-ci sont très prudents et conservent leurs fonds en cash. Pour qui veut de la stabilité, les actions ne sont pour l"heure pas le meilleur placement», observe Peng Chen.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Philippe d’Arvisenet, Directeur des études économiques chez BNP Paribas, estime notamment que l’ampleur du plan de relance US est trop limité pour relancer la machine économique américaine : " Il y a de nombreuses voix aux États-Unis, dont le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, pour penser qu’il faudrait un plan beaucoup plus important si l’on veut éviter que l'économie américaine s’enfonce plus que prévu», relève-t-il notamment.
Le gestionnaire Lacuna de Ratisbonne (Regensburg) a entamé la commercialisation auprès des particuliers allemands du compartiment Global Med’Tech de sa Sicav luxembourgeoise. Ce fonds, comme l’APO BioTech et l’Asia Pacific, est conseillé par le suisse Adamant Biomedical Investments, une société de gestion bâloise exclusivement spécialisée sur la santé et dont l’actionnaire principal est depuis juillet 2006 la Banque cantonale de Zurich.Le portefeuille de ce fonds lancé le 15 septembre 2008 se compose de 50 lignes ; il s’agit d’actions de sociétés spécialistes des équipements médicaux dans les domaines de la dialyse, des équipements d’analyse, des appareils pour la dentisterie et des respirateurs artificiels, indique le Financial Times Deutschland.Le droit d’entrée et la commission de gestion se situent respectivement à 5 % et 1,75 %, ce à quoi s’ajoute une commission de 15 % sur la partie de la performance dépassant 1 % par trimestre.
C’est aujourd’hui à Bruxelles que se joue le destin de la banque belge, souligne La Tribune, toute la question étant de savoir si les actionnaires minoritaires , dont une part (environ 15 %) conteste le schéma proposé, voteront en faveur de la reprise par la banque française.En cas de vote négatif, un nouveau scénario dans le cadre duquel , Fortis Holding, pourrait reprendre les 25 % de l'état belge dans Fortis Banque, serait envisagé, assure le quotidien économique et financier.
Actuellement, la conjoncture ne milite pas précisément pour une prise de risque inconsidérée. Mais l’assainissement des bilans des entreprises induit par le contexte économique et le rationnement du crédit est un phénomène positif pour les créanciers que sont les porteurs d’obligations, alors qu’il est défavorable aux actionnaires, note Axel Botte, stratégiste d’Axa IM. Dans un contexte de taux d’intérêt faibles (la fameuse ZIRP ou zero interest rate policy), le crédit offre une rémunération attrayante, notamment pour l’investment grade, et Axel Botte recommande de privilégier les titres vifs par rapport aux synthétiques. D’une manière générale, Axa IM sous-pondère actuellement les actions et surpondère le cash tout en étant neutre sur l’obligataire.Cet environnement de «récession globale synchronisée» incite le gestionnaire à s’efforcer de capturer, tant qu’il est encore temps, les rendements élevés qu’offrent les obligations de qualité, qui présentent de surcroît ce paradoxe d'être plus rémunératrices à long qu'à moyen terme. Le crédit est en effet une classe d’actifs qui offre pour l’instant des rendements similaires à ceux des actions (7 % pour l’investment grade, 20 % pour le high yield), avec des spreads (différentiels de rendement) inégalés depuis 1929, mais beaucoup moins de volatilité. Axa IM privilégie clairement dans ce contexte les titres investment grade par rapport aux émissions à haut rendement, précise Philippe Berthelot, responsable de la gestion monétaire et crédit Europe continentale, soulignant que sa maison est clairement défensive à court terme. Cela se traduit par une méfiance envers les titres subordonnés des financières non datés ainsi que par une sous-pondération des cycliques. En revanche, les titres non-cycliques (tabac, alcools, agroalimentaire, télécommunications) figurent en bonne place dans les portefeuilles. Le crédit en vitrine La période est si favorable au crédit qu’Axa IM place actuellement en tête de gondole deux fonds luxembourgeois d’obligations d’entreprises, l’Axa WF Euro Credit Investment Grade (lancé en août dernier), qui pèse 27 millions d’euros et devrait très rapidement monter à 70 millions, et le Axa WF Euro Credit Plus (qui ajoute une portion de high yield à l’investment grade) dont l’encours se situe à 90 millions d’euros contre 40 millions en novembre ; ce fonds a été créé début septembre 2005. L’objectif de ces deux produits est de battre respectivement les indices Merrill Lynch EMU Corporate 1-7 et 1-10, avec des écarts de suivi de 1,5 % et 2 %. Les rendements escomptés seraient de l’ordre de 6-7 % pour cette année, avec l’espoir d’un résultat bien supérieur. Dans ce même ordre d’idées, Axa IM prépare le lancement en avril d’un «target maturity fund», un fonds à échéance sur le marché retail britannique. Cette formule est idéale dans la mesure où il s’agit de produits fermés sur lesquels les investisseurs ne sont pas tentés de faire des allers et retours rapides, ce qui a le mérite d'être confortable pour une équipe de gestion.
Funds People, relayant Cotizalia, indique que Bestinver, la société de gestion du groupe Acciona, va ouvrir officiellement son bureau de Shanghai qui est opérationnel depuis décembre 2008. Cette nouvelle implantation sera dirigée par le Taiwanais Herman Chan.
L’entité issue de la fusion entre Crédit Agricole Asset Management et Société Générale Asset Management devra entreprendre «une rationalisation et révision substantielle des gammes de fonds existantes qui incluent un grand nombre d’OPCVM de droit français, deux Sicav luxembourgeoise à compartiments multiples (SGAM Funds et CAAM Funds) et des fonds de droit local dans d’autres juridictions, notammenet en Asie et aux Etats-Unis», estime Fitch Ratings, qui a analysé dans une étude le projet de rapprochement des sociétés de gestion.Et ce, d’autant qu’il existe des recoupements dans la plupart des classes d’actifs, et notamment dans le monétaire, les taux et les actions, souligne l’agence. Le remaniement de l’offre figure parmi les cinq défis qu’aura à relever la structure née du rapprochement entre CAAM et SGAM. Les autres enjeux sont, pour Fitch, le renforcement des processus de gestion à valeur ajoutée (alpha) ainsi que l"offre d"allocation d"actifs et d"investissement à long terme, la mise en place d’une gouvernance d"entreprise robuste, le renforcement de la gestion des risques de marché et l’intégration des deux plateformes technologiques et opérationnelles.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Philippe d’Arvisenet, Directeur des études économiques chez BNP Paribas, estime notamment que l’ampleur du plan de relance US est trop limité pour relancer la machine économique américaine : " Il y a de nombreuses voix aux États-Unis, dont le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, pour penser qu’il faudrait un plan beaucoup plus important si l’on veut éviter que l'économie américaine s’enfonce plus que prévu», relève-t-il notamment.
L’activité de l’Union Financière de France (UFF) demeure affectée par la situation des marchés financiers et immobiliers. La banque spécialisée dans le conseil en création et gestion de patrimoine a ainsi enregistré en 2008 des souscriptions de 945 millions d’euros, en baisse de 25 % par rapport à 2007. Ce recul a touché tous les secteurs d"activité de la banque mais est plus marqué sur les valeurs mobilières, #alors que l"assurance vie a été soutenue par des offres attractives sur le fonds en euros#, précise un communiqué. Quant à l’immobilier, la souscription de parts de SCPI a mieux résisté que la vente de lots immobiliers en direct, #les investisseurs délaissant quelque peu l"immobilier locatif après plusieurs années d"euphorie#, note UFF. La collecte nette s'élève à 56 millions d"euros pour un taux de fidélisation des actifs de 92 %, en hausse de 0,3 point par rapport à celui de 2007.Au total, les actifs sous gestion s'établissent à 5,9 milliards d"euros au 31 décembre 2008, contre 7,5 milliards d"euros au 31 décembre 2007. #Cette baisse de 21% est due à la chute des valorisations des supports sous-jacents#, explique le communiqué. En 2008, le résultat net d’UFF a atteint 30,9 millions d’euros, contre 48,3 millions en 2007.
HDF Finance vient de faire évoluer son mode d"administration et de direction en adoptant une structure à directoire et conseil de surveillance en lieu et place d"une structure à conseil d"administration.Ce nouveau mode d"administration de la société, qui repose sur une séparation des fonctions de direction (dévolues au directoire) et de contrôle de cette direction (dévolue au conseil de surveillance), «s"inscrit dans la volonté de la société de renforcer sa gouvernance tout en bénéficiant de l"expérience et de la compétence des membres du conseil de surveillance». A cet égard, les personnalités indépendantes suivantes ont notamment été intégrées au conseil de surveillance : Christian de Juniac, en tant que président (ex associé Boston Consulting Group - responsable mondial gestion d"actifs et Private Banking), Melchior de Metz en tant que vice président (conseiller stratégique AGESCA, groupe Albert Frère) et Pierre Danon (ex CEO de British Telecom Retail et senior advisor du président de JP Morgan Europe, président de Eircom et président de Numéricable). D"autres membres, susceptibles d"apporter une contribution positive, pourront être accueillis ultérieurement. Le conseil de surveillance a nommé quant à lui les membres du directoire suivants, tous déjà en poste dans l"entreprise : en qualité de président du directoire, Gilles du Fretay, en qualité de directeur général, Christophe Chouard, ainsi que Christophe Jaubert et Erwan Duquoc.
Très mauvaise fin d’année pour le secteur du high yield. Selon le dernier rapport sectoriel publié par Standard & Poor’s (Février 2009), les fonds high yield ont été étrillés au quatrième trimestre, avec des écartements de spreads spectaculaires, par exemple de 4.075 points de base pour la dette en euro notée CCC, 703 pb pour les émissions en euro notées B ou 748 pb pour la dette en euro notée BB.Les performances, toutes négatives, sont néanmoins contrastées, de -5,5% pour les fonds obligataires stratégiques en sterling (-10,9% sur l’ensemble de l’année) à -26,4% pour le global high yield en dollar (-18,2% sur l’année) en passant par -21,4% pour le global high yield en euro. La résistance relative du fonds obligataire en sterling est à mettre sur le compte de la flexibilité de son mandat, qui prévoit une exposition au high yield de 0% à 100%. Les autres catégories doivent avoir un minimum de 50% de dette spéculative et certaines d’entre elles excluent toute exposition majeure à la dette des pays émergents. Même tableau du côté des obligations d’entreprise classées en catégorie d’investissement. Aux Etats-Unis, les spreads de dette corporate notée BBB ont atteint leur plus haut niveau historique à la mi-décembre. L'émission corporate américaine notée BBB a ainsi affiché un rendement moyen de 8,04%, davantage qu’une émission du gouvernement de maturité similaire, et que le record de 7,24% enregistré en juin 1932. Fin décembre, l'émission corporate britannique BBB marquait un rendement moyen de 10,5%. De leur côté, les gilts, très recherchés, ont affiché un rendement de 5,2% pour le seul mois de décembre, leur meilleure performance depuis octobre 1992. Ils ont dégagé un rendement de 12,8% sur l’ensemble de l’année (10,8% au quatrième trimestre). Les gilts à échéance supérieure à 15 ans ont produit la meilleure performance du mois de décembre, avec un rendement de 7,9%. Parmi les 42 fonds notés par Standard & Poor’s, un seul a produit une performance positive au quatrième trimestre, le Legal & General Dynamic Bond Trust noté A, dans la catégorie des fonds obligataires stratégiques en sterling. Il affiche un rendement de 4,4% au quatrième trimestre et de 0,7% sur l’ensemble de l’année. La stratégie du fonds au quatrième trimestre a été de parier sur des réductions de taux significatives outre-Manche, aux Etats-Unis et en Europe par le biais de futures de taux d’intérêt. A l’inverse, le Old Mutual Dynamic Bond Fund noté A figure parmi les fonds les moins performants du trimestre, avec une perte de 28% au quatrième trimestre et de 41,6% sur l’année. Une contre-performance attribuée à l’exposition relativement élevée au secteur bancaire et à une exposition relativement modérée (45%) au high yield. Pour 2009, Richard Hodges, de Legal & General parie sur la dette en catégorie d’investissement qui devrait de son point de vue surperformer cette année la dette publique et les actions. Il privilégie le marché primaire mais évite le secondaire. Il a par ailleurs réduit son exposition aux financières.
Selon La Tribune, le cabinet Gide Loyrette Nouel a engagé une procédure en référé au Luxembourg contre UBS et les administrateurs de la Sicav Luxalpha. Ce cabinet défend les intérêts des institutionnels victimes de l’affaire Madoff. Le jugement sera rendu le 19 février prochain.
Selon Les Echos, lors de leur présentation des résultats, #les dirigeants d’UBS ont passé sous silence le dossier Luxalpha#. #Il semble qu’UBS n’a pas encore pris la dimension des risques commerciaux qu’il encourt à l’avenir et que le régulateur luxembourgeois n’a pas encore sauté le pas auquel toute l’Europe financière s’attend#, analyse Alain Leclair, président de l’Association française de la gestion financière.
Pour 2008, la gestion de fortune de Credit Suisse a affiché un bénéfice avant impôt de 2,44 milliards de francs suisses, soit 37 % de moins que l"année précédente, avec notamment une hausse de 9 % des charges d"exploitations reflétant des provisions nettes de 407 millions pour les auctions rate securities (ARS). La gestion de fortune a été renforcée par le recrutement de 340 nouveaux chargés de clientèle (relationship managers).Pour la gestion d"actifs, le groupe affiche une perte avant impôt de 1,13 milliard de francs contre un bénéfice de 197 millions. La perte de 670 millions au T4 (contre 302 millions) reflète surtout des pertes non réalisées de private equity et d’autres investissements de 599 millions de francs, à comparer avec des bénéfices de 305 millions au T4 2007, ainsi que des pertes de 164 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 774 millions pour la période correspondante de 2007. Credit Suisse rapporte aussi que la gestion de fortune a affiché pour 2008 des rentrées nettes de 42,2 milliards de francs, dont 13,8 milliards au T4. La gestion d"actifs a en revanche accusé des sorties nettes de 21,1 milliards de francs au T4. A fin décembre, l"encours géré par le groupe provenant des activités poursuivies ressortait à 1.106,1 milliards de francs (- 24,4 %)
Le gestionnaire alternatif Swiss Alpha (100 millions d’euros d’encours) a embauché comme directeur de la distribution et du marketing Werner Schuenemann, qui exerçait les mêmes fonctions chez Pamplona Capital et qui remplace Dominic von Eynern parti comme associé chez Contrarian Asset Management, rapporte Das Investment.
Selon Les Echos, «la banque d’investissement a fait figure de tonneau des Danaïdes pour UBS, alors que la gestion de fortune et la gestion d’actifs sont bénéficiaires». Le groupe a annoncé encore 2.000 suppressions d’emplois, avec objectif de repasser à 15.000 salariés en 2009. Côté rémunération, UBS «a présenté les grandes lignes d’un nouveau système différenciant les personnels d’encadrement et les employés clefs (5 % à 10 % du total). Dans les deux cas, des périodes de blocage des rémunérations sont prévus», explique le quotidien. «Nous pourrons verser des rémunérations de marché et être compétitifs vis-à-vis des grandes banques d’investissement», a promis le directeur financier, John Cryan.