En 2008, le private equity a investi en Allemagne environ 8,4 milliards d’euros, soit 20 % de moins que l’année précédente, selon l’association du secteur, le BVK. La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que les capital-investisseurs possèdent à présent quelque 6.200 entreprises en Allemagne. Ces sociétés emploient 1,19 million de salariés et ont réalisé un chiffre d’affaires total de 212,1 milliards d’euros. Selon Thomas Rinn, du cabinet de consultants Roland Berger, les capital-investisseurs auront des difficultés à trouver des acquéreurs pour les sociétés qu’elles ont dans leur portefeuille et l’on peut attendre que la durée moyenne de détention passe de quatre ans actuellement à cinq ans.
Pour le directeur de la stratégie du bureau d'études AlphaValue, les compagnies d’assurance peuvent recéler des surprises, avec leurs engagements sur des actifs à risque. Moins exposées que les banques, elles continueront néanmoins d'être sanctionnées en Bourse.Newsmanagers : Que vous inspirent la présentation des résultats d’Aviva, le numéro un britannique de l’assurance ? Pierre-Yves Gauthier : Ce qui me surprend le plus est le décalage entre la perte annoncée de 885 millions de livres sterling, selon la comptabilité IFRS utilisée, et la perte bien plus importante d’environ 7,7 milliards de livres qui ressort selon la méthode de comptabilité analytique de type #market consistent embedded value#. Malgré l’annonce du maintien du dividende, la Bourse a sanctionné le titre. On s’attendait en effet à des difficultés pour les compagnies d’assurance au second semestre, mais les résultats d’Aviva confirment combien ce secteur est difficile à décoder. Aviva peut créer un effet de domino pour le secteur de l’assurance. N. : La nouvelle perte annoncée par l’assureur américain AIG, 62 milliards de dollars pour le seul dernier trimestre de 2008, ne vous inquiète-t-elle pas ? P-Y G. : Fondamentalement, AIG est moins un assureur qu’une banque de marché greffée sur un assureur. Elle a été un des premiers opérateurs comme vendeur d’options et d’assurance financière comme les CDS, et sur les produits complexes de couverture émis à la demande des marchés financiers. Il est difficile de connaître avec précision le niveau des pertes possibles, en raison même de la nature de ce métier de vendeur de couvertures. Rétrospectivement, il est heureux que l’Etat américain continue de renflouer AIG pour éviter tout risque systémique. N. : Des assureurs européens peuvent-ils avoir pris des engagements du même type, qui ne seraient pas encore révélés ? P-Y G. : A ma connaissance, les assureurs traditionnels ne se sont pas engagés dans le métier de rehausseur de crédit. Mais il est impossible de prétendre avoir une vision exhaustive des risques pris vis-à-vis de la planète financière. N. : Au moins, quels sont les types de risques ? P-Y G : Les assureurs peuvent avoir vendu des produits garantis à leurs clients, et s'être assurés dans les marchés financiers pour limiter les risques relatifs aux garanties accordées. Puis ils peuvent découvrir ultérieurement que le vendeur de cette assurance, la contrepartie, est fragile. La présence de l’Etat américain dans le capital d’AIG en fait une contrepartie a priori très solide. En revanche, si la contrepartie a été trouvée sur le marché, après d’une société financière ou d’un hedge funds, il existe des incertitudes. Car ce sont des contrats bilatéraux, dans lesquels les acteurs changent rapidement et sont parfois difficile à retracer. N. : Les analystes financiers spécialisés peuvent-ils repérer ce type de problèmes ? P-Y G. : Il est quasiment impossible pour les analystes financiers, sauf à prendre chaque ligne de produits financiers, d'évaluer toute la chaîne des contreparties. Quand on sait que le seul groupe AXA cumule un total de bilan de plus de 750 milliards d’euros mixant les métiers d’assurance et d’intervention sur les marchés financiers, il n’y a aucune capacité extérieure à isoler les risques et les problèmes. N. : Le secteur de l’assurance pourrait donc connaître des problèmes analogues à ceux des banques ? P-Y G. : Les assureurs disposent de ce luxe de #pousser du cash flow devant eux#. L’encaissement de prime avant la survenance d’un événement est une garantie de liquidité que ne connaissent pas les banques. Par ailleurs, l’activité sous-jacente des compagnies d’assurance européennes reste plutôt récurrente. Mais la partie inconnue du risque de contrepartie reste importante. Aussi, tant que les marchés financiers ne connaîtront pas de rebond, les boursiers continueront de jouer les compagnies d’assurance à la baisse, un peu comme un multiplicateur de la peur.
Bien qu’il soit en hausse de 1,3 % depuis le début de l’année, l’encours des OPCVM tricolores a baissé de 1,8 % en février à 776 milliards d’euros, selon les dernières statistiques Europerformance.Ce sont les Sicav actions qui accusent le repli le plus prononcé en février, avec une chute de près de 9 % à 121,16 milliards d’euros, l’encours des Sicav obligataires ne s'érodant que très légèrement (- 1 %) à 58,52 milliards d’euros.
Selon l’Agefi, la crise est passée sur la Bred sans la toucher, ou presque, puisque son bénéfice net augmente de 4,6 %, à 241 millions d’euros, malgré une hausse du coût risque de près de 50 millions d’euros (à 38,3 millions). Pour 2009, la Bred se montre néanmoins prudente, notamment du fait des incertitudes pesant sur les entreprises et les prêts LBO.
Depuis le début de l’année, l’encours des ETF en Europe a diminué de 9,6 % pour ressortir fin février à 129,17 milliards de dollars, d’après les statistiques de Barclays global investors (BGI). Ce recul s’avère moins fort que celui de l’indice MSCI Europe, qui a chuté de 20,7 % dans le même temps.Deborah Fuhr, managing director et global head of ETF research and implementation strategy chez BGI (émetteur des ETF de la marque iShares), précise que l’on recensait au 28 février un total de 643 ETF en Europe, soit 7 unités ou 1,7 % de plus que fin décembre. Ces produits émis par 29 maisons faisaient au total l’objet de 1.597 cotations sur 20 Bourses. A fin février, les trois principaux acteurs par les encours sur le marché européen des ETF étaient iShares (BGI) avec 48,12 milliards de dollars sur 145 produits, Lyxor Asset Management (Société Générale) avec 28,71 milliards et 115 fonds et enfin db x-trackers (Deutsche Bank) avec 22,71 milliards. Ces montants correspondent à des parts de marché respectives de 37,3 %, 22,2 % et 17,6 %, ce qui signifie que ces trois sociétés de gestion pesaient à elles seules 77,1 % du marché. Si l’on ajoute les quatre émetteurs suivants, Credit Suisse, Banque cantonale de Zurich, EasyETF (Axa IM et BNPP AM) et ETFlab (Dekabank), la part de marché totale des sept premiers acteurs représente 90,2 %. D’après Lipper FMI, précise BGI, les ETF en Europe ont enregistré pour l’ensemble de 2008 des souscriptions nettes de 76,5 milliards de dollars alors que toutes les autres catégories de fonds subissaient des sorties nettes de 495,1 milliards de dollars.
Selon les calculs de Lipper Feri, les fonds de hedge funds en Europe ont subi pour les quatre derniers mois de 2008 des remboursements nets de 15 milliards d’euros, rapporte Funds People pendant que les monétaires dynamiques accusaient des sorties nettes de 19 milliards.
Plombé par le recul des principales valeurs pharmaceutiques américaines après l’annonce du rachat de Schering-Plough par Merck pour 41 milliards de dollars, le DJ a clôturé en baisse de 1,21%, à 6.547,05 points, le lundi 9 mars.
Selon Le Figaro, citant l’AFP, les pays de la zone euro ont refusé, lundi, de répondre à l’appel lancé par les Etats-Unis en faveur de nouveaux plans de relance économique. " (?) Nous avons fait ce que nous devions faire», a notamment déclaré devant la presse M. Juncker, le ministre luxembourgeois des finances.
BlackRock a obtenu un agrément de commercialisation pour le European Absolute Return Strategies Fund, un produit acheteur/vendeur de droit luxembourgeois investi dans une centaine d’actions de 15 pays européens qui est géré avec une stratégie de performance absolue simlaire à celle utilisée par David Lyttleton pour le fonds Blackrock UK Absolute Alpha, rapporte Das Investment. Ce fonds, assorti d’une commission de gestion de 1,5 % et d’une commission de performance de 20 % est confié à Vincent Devlin. La seule différence par rapport au produit britannique est que les «pair trades» ne sont censés apporter que 20 % de la performance au lieu de 50 %.D’après BlackRock, une rétropolation montre que pour le second semestre 2008 le nouveau fonds aurait affiché une performance de 5 % alors que l’Euro Stoxx 50 a perdu 27 % dans le même temps.
Depuis le début de l’année, l’indice DJStoxx Insurance accuse une baisse de 46 %, soit 10 % de repli de plus que les banques, rappelle Les Echos. «Le bureau d’analyse KBW explique la dégringolade boursière des assureurs européens par la volonté des investisseurs de se caler sur leur actif net réévalué tangible. Une valeur à la casse qui ne correspond pas aux fondamentaux du secteur», explique le quotidien.
Barclays Global Investors (BGI) lance sept nouveaux ETF sur le marché français qui vont renforcer la gamme obligataire qui constitue actuellement une des priorités de iShares, et permet aux investisseurs de se positionner sur des segments de marché spécifiques. Ces 7 ETF sont : iShares Global Inflation-Linked Bond, iShares ? Covered Bond, iShares JPMorgan $ Emerging Markets Bond Fund, iShares S&P Emerging Market Infrastructure, iShares S&P SmallCap 600, iShares MSCI Japan SmallCap, et de iShares MSCI AC Far-East Ex Japan SmallCap. Selon Eric Wohleber, directeur de BGI en France, «ces nouveaux ETF répliquent des indices jusque là difficilement accessibles, et cela en toute transparence».
Filiale de DekaBank (caisses d'épargne allemandes) spécialiste des ETF, la société de gestion ETFlab Investment GmbH (2 milliards d’euros d’encours dans 16 fonds) a annoncé lundi le lancement de six nouveaux produits obligataires de droit allemand, les ETFlab iBoxx ? Liquid Sovereign Diversified 1-10, 1-3, 3-5, 5-7, 7-10 et 10+. Il s’agit d’ETF sur des emprunts d’Etats de la zone euro, a précisé le directeur général d’ETLlab, Andreas Fehrenbach. Les indices sous-jacents, d'échéance diverses, comprennent chacun 25 obligations, avec un maximum de quatre émissions par pays. La commission de gestion est fixée à 0,15 %.
M&G Investments lance en Allemagne la commercialisation du M&G Global Emerging Markets Fund, géré par sélection de valeurs (bottom-up) par Matthew Vaight et Michael Godfrey. Le portefeuille de ce fonds ouvert de droit britannique (OEIC) est composé de 50-70 lignes, des actions de différents régions, secteurs et capitalisations dans la catégorie marchés émergents. L’objectif est de réaliser une performance permettant au produit de se classer dans le premier quartile de son «peer group» et le benchmark est le MSCI Emerging Markets Index. Le processus de gestion est celui appliqué par l'équipe actions monde de M&G, qui gérait plus de 5 milliards d’euros à fin janvier.Le droit d’entrée et la commission de gestion se situent à respectivement 4 % et 1,75 % pour les parts de classe A, qu’elles soient libellées en euros ou en dollars. La souscription minimale initiale est fixée à 1.000 euros ou 1.000 dollars et le plancher pour un plan d'épargne à 75 euros ou 75 dollars par mois.
La rotation annuelle des portefeuilles des fonds au Royaume-Uni a grimpé à 90 % sur l’année à février 2009 contre 50 % sur les 12 mois précédents, selon les chiffres de Financial Express cités par le Financial Times Fund Management. L’année d’avant, la proportion était de seulement 30 %. L’impact sur les rendements sera important, commente l’hebdomadaire.
Mohamed El-Erian, directeur général et co-directeur des investissements de Pimco, prédit une nouvelle répartition des pouvoirs entre les secteurs privé et public, rapporte le Financial Times Fund Management. #Cela va affecter la formation des prix, les risques et la structure du capital#, commente-t-il. Deuxièmement, il entrevoit une #concentration massive dans le secteur financier, qui va avoir un impact dans tous les segments de l’industrie#. Enfin, le moteur unique de croissance qu’a été les Etats-Unis sera remplacé par plusieurs moteurs dans les marchés en voie de développement.
Lundi, l"Islande a nationalisé Straumur-Burdaras, la dernière des quatre plus grosses banques du pays qui restait indépendante, rapporte le Financial Times. Dans un communiqué, la banque explique que : «malgré notre position capitalistique solide et le soutien des banques qui nous financent, Straumur pense que ses liquidités ne sont plus suffisantes pour soutenir ses activités».
Selon l’Agefi, les obligations sécurisées pâtissent d’un effet d'éviction vis à vis des obligations garanties, mieux perçues par les investisseurs et cette tendance pourrait s’alourdir avec l’allongement de leur maturité maximale.
Barclays a été prévenue lundi que son bilan ferait l"objet d"un examen légal de la part du Trésor si elle décidait de transférer ses actifs toxiques au contribuable, rapporte le Financial Times. La banque étudie les conditions de l"accord passé par Lloyds pour garantir 260 milliards de livres d"actifs. Elle a jusqu"au 31 mars pour se décider.
Stefan Hepp, directeur général et fondateur de SCM Strategic Capital Management, indique au terme d’une étude sur 400 fonds que 92 % des maisons de private equity ne comptent au maximum que cinq associés. Dans 95 % des cas, précise le Handelsblatt, ces sociétés n’emploient pas plus de 30 professionnels de l’investissement. Parmi les fonds dont l’encours représente entre 5 milliards et 10 milliards d’euros, le nombre des associés se situe à 10 et celui des professionnels de l’investissement à 32.
Selon une étude d’International Financial Services, London (IFSL) l’encours des fonds souverains (SWF) s’est accru l’an dernier de 18 % pour atteindre 3,9 billions de dollars fin décembre. Les pertes encourues sur certains investissements, notamment les 60 milliards de dollars placés dans des banques américaines, suisses et britanniques, ayant été surcompensées par l’augmentation des réserves de change en Asie et la manne pétrolière pour les fonds arabes. Les fonds souverains alimentés par des exportations de matières premières affichaient fin 2008 des actifs de 2,5 billions de dollars tandis que les autres, généralement alimentés par des transferts de réserves officielles de change voire par des excédents budgétaires, arrivaient à 1,4 billion.Toujours d’après IFSL, l’encours des fonds souverains pourrait doubler à 8 billions de dollars pour 2015, dont 55 % (contre 35 % en 2008) pour les fonds de la seconde catégorie. En plus des fonds souverains, l’IFSL mentionne les 5,5 billions de dollars des autres véhicules d’investissement souverains, comme les fonds de réserve pour les retraites, les fonds de développement et les fonds des entreprises d’Etat.
A fin février, on comptait dans le monde 1.603 ETF avec des encours de 593,49 milliards de dollars émis par 85 fournisseurs et cotés 2.720 fois sur 42 Bourses, indique Deborah Fuhr, managing director, global head of ETF research and implementation strategy chez Barclays Global Investors (BGI). Depuis le début de l’année, les actifs sous gestion se sont ainsi contractés de 26,9 % alors que l’indice MSCI World n’a baissé que de 18,4 %, tandis que dans le même temps le nombre d’ETF augmentait de 0,8 % ou de 25 unités. Actuellement, 679 nouveaux ETF se trouvent préparation.En reprenant les données de Strategic Insight, BGI précise que, pour l’ensemble de 2008, les fonds autres que les ETF ont accusé des remboursements nets de 111,9 milliards de dollars tandis que les ETF enregistraient des souscriptions nettes de 268 milliards de dollars.
Pour le quatrième trimestre, les remboursements nets subis par le secteur des hedge funds a boni de 689 % pour atteindre 146,95 milliards de dollars, selon Lipper Tass. Pour l’ensemble de 2008, précise Hedge Week, les sorties nettes ont totalisé 158,91 milliards de dollars, ce qui représente 11,43 % de l’encours du début d’année, contre 0,86 % pour les trois premiers trimestres. Les rachats nets du quatrième trimestre, ajoutés à l’effet de marché, ont fait fondre l’encours total à 1,29 billion de dollars fin décembre contre 1,59 billion fin septembre.Les quatres stratégies les plus sinistrées par les sorties nettes ont été le long/short equity (42,52 milliards de dollars), les futures (23,95 milliards), l'événementiel (22,27 milliards) et le multi-stratégies (16,64 milliards).
Lundi encore, la Bourse de Milan a perdu davantage que tous les autres marchés d"Europe, commente Il Sole ? 24 Ore. Londres et Francfort ont récupéré 0,33 % et 0,7 %, tandis que Paris a limité la casse à -0,6 %. Et le marché italien a reculé de 2,12 %. Les bancaires ont particulièrement pesé sur les cours. Pour expliquer cette débâcle, les opérateurs évoquent de fortes ventes de l"étranger, des investisseurs baissiers, des hedge funds vendeurs, des compagnies d"assurances qui vident leurs portefeuilles? Quoi qu"il en soit, le début d"année, Piazza Affari a perdu 35,14 % contre -19,77 en moyenne pour les Bourses européennes, rappelle le quotidien italien.
Selon La Tribune, les 45 cabinets d’assurance coalisés par l’affaire Madoff seront reçus mercredi 11 mars par le congrès et la SEC. Lundi soir, les membres de cette coalition (Global Law Firm Alliance: Madoff Case) qui n’agit pas en nom collectif mais coordonne des actions, ont interpellé les membres du G20 pour que soit créée une «cour internationale des services financiers» avant de se rendre à Washington pour rencontrer régulateurs et législateurs. Six cabinets d’avocats français sont membres de ce regroupement, précise notamment La Tribune.
L’assureur-crédit français Coface va se lancer sur le marché de notation de défaut des crédits, rapporte le Handelsblatt. Benoît Claire, président du directoire de Coface Deutschland, a précisé qu’il ne s’agit pas de concurrencer les grandes agences de notation, la cible étant pour la Coface la population des petites et moyennes entreprises. La grande différence sera que la Coface notera les entreprises et non des instruments financiers. De plus, la validité de la note sera limitée à douze mois.
Débouchera, débouchera pas ? Selon La Tribune, si les marchés ont accueilli favorablement l’intérêt industriel du rapprochement entre les 2 enseignes, ils doutent, en revanche, des chances de réalisation de cette fusion en dépit de l’optimisme affiché par Baudoin Prot, DG de la banque française. # Il y a un « risque élevé de guérilla juridique (même) en cas d’approbation par l’AG », jugent notamment les analystes de Raymond James, indique notamment La Tribune.
Selon l’Agefi, la petite hausse du titre BNP lors de la séance du lundi 9 mars ne doit pas faire oublier que les dépôts de Fortis ont baissé entre 37% et 47%, selon les modes de calcul, et qu’avec la fusion, le portefeuille de créances de BNP Paribas augmente d’un tiers. «Un montant non négligeable compte tenu des risques pesant sur les débiteurs douteux (surtout les entreprises) en 2009", commente notamment le quotidien numérique.
Matthias, comte von Krockow, président du comité directeur de Sal. Oppenheim, a déclaré lundi selon le Handelsblatt que «quand et si une décision de cession de la BHF-Bank doit être prise, cela dépendra du partenaire éventuel et du prix». Sal. Oppenheim avait acheté la BHF à ING début 2005 pour 600 millions d’euros, mais entre-temps elle a récupéré l’essentiel de sa mise. Vendre la banque francfortoise ne poserait aucune difficulté, parce qu’elle a toujours fonctionné de manière indépendante. En revanche, le prix de 1,3 milliard d’euros évoqué dans les milieux financiers ne pourrait certainement pas être obtenu actuellement.
Selon le Financial Times Deutschland, la banque privée Sal. Oppenheim envisage de vendre sa filiale francfortoise BHF, ce qu’elle aurait exclu de façon catégorique il y a encore quelques mois. La crise est passée par là. Il y a quelques semaines, le groupe installé désormais au Luxembourg a externalisé l’ensemble de ses participations industrielles afin de ne pas pénaliser son bilan. Sal. Oppenheim compte parmi ses principales participations Arcandor et IVG (respectivement 29,5% et 20%) Sal. Oppenheim aurait déjà eu des contacts préliminaires avec des candidats potentiels, entre autres les deux grandes banques espagnoles Santander et BBVA. Sal. Oppenheim avait acheté BHF au néerlandais ING fin 2004 pour un montant de quelque 600 millions d’euros. En interne, BHF est valorisé jusqu'à 1,3 milliard d’euros.
Après des gains en décembre et janvier, l’indice Hennessee des hedge funds a affiché une perte de 0,8 % en février, alors que les trois principaux indices boursiers américains accusaient des chutes comprises entre 6 et 12 %, rapporte The Wall Street Journal. Sur 59 % de l'échantillon habituel, l’indice CreditSuisse/Tremont baisse pour sa part de 0,5 %.