Sir Allen Stanford a perdu son avocat, Charles Meadows, lundi. Ce dernier a indiqué au Financial Times qu"il ne représenterait plus le milliardaire texan dans le procès civil intenté par la Securities and Exchange Commission. «Il n"a pas accès aux fonds», a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails.
Selon Le Temps, le bénéfice net de HSBC Private Bank (Suisse) a progressé en 2008 de 3% au niveau record de 685 millions de francs, alors que les revenus se sont érodés et que les coûts ont augmenté. Le rapport coûts/revenus s"est détérioré à 53% contre 46% et le rendement des fonds propres a diminué à 19,6% en 2008 au lieu de 20,8% en 2007. La masse sous gestion a baissé de 18%, passant de 186,4 milliards de francs à la fin 2007 à 153,2 milliards de francs au 31 décembre dernier à cause de la crise.
Selon Le Temps, la banque AMAS («Assets Management & Advisory Services») s"appellera désormais la banque Hinduja, du nom de son fondateur, la famille Hinduja, qui règne sur un empire industriel en Inde. Outre son siège principale à Genève, la banque compte quatre succursales en Suisse (Zurich, Bâle, Lucerne et St. Margrethen) ainsi que des filiales à New York, Dubaï, Chennai et à l"île Maurice, sans oublier des représentations à Londres et à Paris. Elle compte 200 employés actifs dans la gestion de fortune avec une masse sous gestion de 1,5 milliard de francs (2007) ainsi que dans le financement du commerce international et dans la banque d"affaires. La banque entend développer ses activités en Suisse malgré le secret bancaire qui n"est pas la seule raison pour laquelle les clients viennent sur une place qui offre aussi une expertise et une expérience à faire valoir.
L"action Barclays a bondi de 22,7 %, lundi, après que la banque confirmé être en négociations pour vendre iShares, rapporte le Financial Times. Le marché espère ainsi que l"établissement pourra échapper à l"intervention gouvernementale. Barclays pourrait conserver une participation dans iShares, indique le FT.
Lundi, Merrill Lynch a annoncé le recrutement de Tiffany Troxel qui quitte UBS Wealth Management mais continuera de Londres à suivre une clientèle très haut de gamme (ultra high net worth) au Royaume-Uni et en Europe. Elle sera subordonnée à Mick Tucker, market leader pour le Royaume-Uni et l’Irlande chez Merrill Lynch Global Wealth Management.
Le gestionnaire indépendant American Century Investments (70 milliards de dollars d’encours) a annoncé qu’il compte lancer prochainement une gamme de fonds conformes à la directive OPCVM III pour commercialiser ses stratégies growth en Europe.D’autre part, Ben Williams, vice president, institutional business development, va s’implanter dans le nouveau bureau d’American Century à Londres. Il y sera rejoint par Peter Brackett et Sigrid Johann comme vice presidents. Peter Brackett était depuis trois ans co-head of global consultant relations chez Morgan Stanley Investment Management (MSIM), tandis que Sigrid Johann était business development manager chez Wellington Management International à Londres, chargée plus particulièrement du suivi des fonds de pension, des banques privées et des familly offices en Allemagne, Autriche et Suisse. La nouvelle équipe se focalisera sur les intermédiaires financiers et les investisseurs institutionnels au Royaume-Uni, en Europe continentale et au Moyen-Orient sous la responsabilité de Michael Green, senior vice president of international.
Selon L"Agefi suisse, les attaques répétées du gouvernement allemand contre le secret bancaire et la décision, vendredi, de Berne de renforcer l"échange d"informations avec d"autres pays sur «demande concrète et justifiée» inquiètent les filiales suisses des banques allemandes. Les groupes allemands attendent déjà de voir si la Suisse va signer un accord unique pour l"ensemble des membres de l"Union européenne ou si des ententes seront négociées pays par pays. Deutsche Bank emploie la bagatelle de 1000 salariés à Zurich, Genève, Lugano et St. Moritz. Ses filiales, Bank (Switzerland) Ltd et Rüd, Blass & Cie, gèrent, à elles seules, un portefeuille d"actifs supérieur à 55 milliards de francs. Depuis son rachat par Commerzbank, Dresdner Bank a vu ses effectifs passer à 293 collaborateurs en Suisse. L"an dernier, son bénéfice a bien résisté à la crise puisqu"il a baissé de 4% à 28,8 millions de francs pour un total d"actifs de 9,4 milliards de francs.
Selon L"Agefi suisse, une étude de Citigroup avance que le nouvel accord avec l"OCDE sur le secret bancaire pourrait entraîner une baisse des actifs sous gestion des cinq plus grandes banques de Suisse de quelque 75 milliards de francs. L"accord devrait concerner près de 31 % de la clientèle «private banking» d"UBS, soit 269 milliards de francs sur une masse totale de 870 milliards. Les auteurs estiment la perte potentielle encourue à environ 4 % de la somme globale pour le premier établissement suisse, correspondant donc à quelque 35 milliards de francs. Pour son concurrent Credit Suisse, la facture serait inférieure à 20 milliards. Julius Bär et EFG International seraient les établissements les plus touchés par l"assouplissement des conditions-cadres. Près de 30 % des bénéfices totaux de ces dernières dépendraient de sites offshore en Europe et aux Etats-Unis. L"impact se monterait à 11 % des actifs sous gestion dans le private banking pour Julius Bär, et à 7 % chez EFG International. La perte potentielle pour les deux groupes atteindrait respectivement 7 % et 6 %.L"impact reste toutefois limité puisque les affaires offshore européennes d"UBS et Credit Suisse ne comptent plus que 24 % à 29 % de leurs actifs en gestion de fortune, contre plus de 50 % en 2001.
L’Autorité suisse de surveillance des marchés (Finma) a rejeté la demande de la banque privée Reichmuth de créer une side-pocket pour son fonds de hedge funds «madoffé», le Matterhorn, rapporte la Börsen-Zeitung. De ce fait, le fonds de fonds a été dissous.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, le président de l"Association des banques étrangères en Suisse (AFBS), Alfredo Gysi, estime que les filiales étrangères implantées en Suisse ne risquent pas de perdre leur avantage compétitif " à partir du moment où toutes les places financières concurrentes de la Suisse s"adaptent aux mêmes conventions. A mon avis, le pays gagne même en attractivité en suivant le courant dominant ". De son point de vue, «cette évolution était nécessaire pour conserver le secret bancaire en tant que secret professionnel du banquier. Elle n"entraîne absolument pas la fin de la protection de la sphère privée ". Toutefois, «le pays n"a aucun avantage à aller plus loin que ce qui existe déjà. La Suisse a simplement intérêt à importer et adapter des modèles reconnus par la communauté internationale. Le système des trusts à l"anglo-saxonne me paraît une alternative convaincante. Au vu des négociations prochaines, il faudra également préparer des concepts qui reposent sur le principe de la retenue à la source. De manière plus générale, le monde bancaire suisse doit s"atteler à développer des modèles où le secret professionnel et la protection de la sphère privée sont bien distinct de l"évasion fiscale, de manière à ce que le pays ne puisse pas être attaqué sur ce front, à l"avenir».
Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) lance une consultation jusqu’au 15 mai sur des aspects techniques concernant le document d’informations clés (ou KID, Key Information Document), qui doit remplacer le prospectus simplifié dans le cadre de la directive Ucits. La consultation concerne plus particulièrement les informations sur les risques et avantages (avec l’option d’un indicateur synthétique), les données des historiques de performance et les scénarios de performance (pour les fonds structurés), et enfin, les commissions (coûts de transactions, commissions de performance, harmonisation des méthodes de calcul).A la lumière des résultats de la consultation et des tests réalisés par la Commission, le CESR formulera l’ensemble de ses propositions sur le document d’informations et envisage de lancer une consultation à ce sujet à l'été 2009.
Selon Les Echos, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a détecté et sanctionné par une amende de 345.000 euros une série de manquements d’initiés sur le titre du Groupe Diwan, racheté en juillet 2006 par France Télécom. «L’affaire implique plusieurs membres et proches de la famille de Daniel Derderian, fondateur de cette PME de services de gestion et de sécurisation des infrastructures systèmes, réseaux et télécoms», explique le quotidien.
Selon les milieux financiers, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Eurohypo, filiale de la Commerzbank, a l’intention d'émettre un jumbo-Pfandbrief pour 1 milliard d’euros avec un spread de 100 points de base sur les midswaps. En février, la LBBW et la Postbank ont-elles aussi émis des jumbo-Pfandbriefe pour le même montant, avec des spreads respectifs de 75 et 85 points de base.
Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l’Assemblée, s’inquiète de la dérive prévisible des finances publiques françaises à horizon de quatre ans et estime, qu’en 2012, la charge de la dette publique sera supérieure de 14 milliards d’euros à celle versée en 2007, rapporte l’Agefi. Le ratio de dette sur PIB devrait bondir de quatorze points en cinq ans pour atteindre 78,1% en 2012.
Selon Les Echos, l’assureur américain AIG, qui a reçu à ce jour plus de 170 milliards de dollars d’aides publiques, en a reversé plus de la moitié, notamment à des banques françaises. Société Générale a touché 11,9 milliards de dollars entre le 16 septembre et le 31 décembre 2008, BNP Paribas 4,9 milliards et Crédit Agricole SA 2,3 milliards de dollars via sa banque d’investissement Calyon.
Selon l’Agefi, le renouvellement de la composition des indices de dérivés de crédit par Markit va peut-être apporter un peu d’air au marché mais les fondamentaux restent défavorables comme en témoigne un iTraxx Crossover qui se traite à présent à 1.070 pb. «Compte tenu de l’environnement dégradé, il sera difficile de voir les indices s’améliorer significativement dans les semaines à venir», estiment notamment les stratégistes crédit de la Société Générale dans les colonnes du quotidien numérique.
Selon Le Figaro, citant une étude de l’Insee publiée le 16 mars, chaque ménage français détenait, en moyenne, 380.000 euros à la fin 2007, la pierre représentant les 2/3 de l’avoir des particuliers. Pour le reste, l’assurance vie se taille la part du lion puisqu’elle représente le tiers du patrimoine financier des ménages.En ce qui concerne les valeurs mobilières, «12 millions de Français ont des actions et des obligations, détenues en directe ou via des fonds, contre un million en 1978", poursuit le quotidien en se référant au travail de l’Insee.
Cinco Días rapporte que le Santander compte parmi les bénéficiaires des aides publiques américaines versées à AIG. La banque espagnole a en effet perçu 300 millions de dollars ou 230 millions d’euros en paiement de CDS.
Les défaillances d’entreprises en Europe enregistrées l’an dernier par Standard & Poor’s se sont élevées à 7 contre 2 en 2007 et 4 en 2006. Elles sont toutes intervenues au second semestre de l’année, relève l’agence dans son étude annuelle sur les défauts d’entreprises en Europe. Malgré cette augmentation, les défauts d’entreprises restent en deçà des niveaux atteints en 2001 et 2002 (avec 12 et 19 défauts respectivement).Sur les 7 émetteurs ayant fait défaut, 6 avaient une note publique. Par ailleurs, 4 de ces 7 émetteurs n’avaient jamais été notés en catégorie ‘Investissement’ et un seul émetteur était encore noté en catégorie «Investissement» 1 an avant sa défaillance (Glitnir Bank en Islande). La défaillance de Glitnir Bank a porté le taux de défaillance de la catégorie «Investissement» à 0,11% en 2008, après 4 années de taux 0 pour l’Europe. Le taux de défaillance pour la catégorie «Spéculative» atteint 2,54 % à fin 2008, contre 0,98 % en 2007 et 1,81 % en 2006. L’agence souligne que la dette cumulée des 7 émetteurs européens ayant fait défaut en 2008 atteint 80 milliards de dollars, soit un peu moins de 20 % du chiffre mondial de 429,6 milliards de dollars. Ces 80 milliards dette en défaut représentent 4 fois le total de dette en défaut en 2002 et près de 40 fois le cumul de 2001. En Europe, depuis 1981, le taux de défaillance cumulé moyen à 5 ans est de 0,47 % pour les émetteurs notés en catégorie «Investissement» et de 10,78 % pour ceux notés en catégorie «Spéculative». Au plan mondial, ces taux sont de 1,19 % et de 16,59 % respectivement.
Selon le site Boursorama, citant l’AFP, la FED qui réunit ce matin son comité de politique monétaire, devrait maintenir son taux directeur dans la fourchette de fluctuation de 0 à 0,25%. #Pour Paul Ferley, économiste de la Banque royale du Canada, la Fed devrait aussi signaler qu’elle #va augmenter ses achats d’un certain nombre d’actifs (financiers) et rappeler que le rachat de bons du Trésor# reste possible, poursuit Boursorama, sur la base des informations de l’AFP.
Selon le New York Post relayé par Die Welt, le Parquet de New York a l’intention de faire geler cette semaine la fortune de Ruth Madoff, pour éviter que l'épouse de Bernard Madoff ne quitte le pays ou ne retire une partie des 93 millions de dollars à son nom. De plus, la justice envisage d’entamer une action au pénal contre Ruth Madoff.
Sous la marque #Source#, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Merrill Lynch vont faire coter une première vague de 50 ETF sur la Deutsche Börse au début de la semaine prochaine, rapporte le Handelsblatt. Ce seront des fonds répliquant le Dax ainsi que des indices appartenant principalement aux univers MSCI et Stoxx.
Selon Les Echos, les spécialistes de la gestion de fortune en Suisse, comme EFG International, Pictet, Julius Baer ou Sarasin, ont enregistré des souscriptions nettes substantielles en 2008, bénéficiant des gros déplacements de capitaux entre les acteurs de la gestion de fortune, les investisseurs cherchant la sécurité. #Les spécialistes de la gestion d’actifs et de fortune comme nous prennent peu de risque de crédit. Ils sont par nature conservateurs car les associés gérants de nos maisons sont indéfiniment responsables sur leurs biens#, explique Jacques de Saussure, associé chez Pictet.
Le fournisseur de services financiers aux investisseurs institutionnels vient d’annoncer l"élection de Robert Kaplan et Patrick de Saint-Aignan à son conseil d"administration. Robert Kaplan est professeur à Harvard Business School, spécialiste des pratiques de gestion et ancien vice chairman du groupe Goldman Sachs chargé de la supervision de ses activités de banque d"affaires et de gestion d"actifs. Au cours de ses 30 ans de carrière chez Morgan Stanley, Patrick de Saint-Aignan, qui possède la double nationalité française et américaine, a dirigé en tant que managing director plusieurs fonctions au sein de l"entreprise, notamment la fonction globale de gestion du risque. L"entrée en fonction de ces deux nouveaux membres du conseil, désormais composé de 14 administrateurs, prend effet immédiatement.
Alors que Wall Street a terminé la séance de lundi sur un repli de 0,10%, le Nikkei a progressé de plus de 3% (3,18%) ce 17 mars, le marché étant, semble-t-il, rassuré sur le sort de ses banques, comme en témoigne la hausse de 8% de Mitsubishi UFJ Financial Group.
Le monnaie unique, profitant de l’embellie économique annoncée pour 2010 par le patron de la Fed, est remontée au dessus de 1,30 dollar le lundi 16 mars contre 1,2927 avant le week-end, le billet vert perdant un peu de son rôle de valeur refuge.
La troisième édition des Edhec Institutional Days se tiendra à Paris les 26 et 27 mai prochains. L'édition 2009 sera axée autour de trois événements : l’ETF and Indexation Summit consacrée aux nouvelles pratiques de gestion avec les ETF et aux nouvelles formes d’indexation; l’EDHEC-Wall Street Journal Europe Global Institutional Investment Conference avec une présentation des résultats des recherches de l’Edhec Risk and Asset Management Research Centre sur la gestion institutionnelle avec un accent mis cette année sur la gestion financière des fonds souverains et sur les nouvelles contraintes réglementaires pesant sur les compagnies d’assurances et les fonds de pension européens ; et enfin, la Conférence Annuelle de la Gestion Institutionnelle Française, qui évoquera tous les défis techniques et réglementaires pour les investisseurs institutionnels français.
Banco Popolare, la première banque italienne à demander l"aide de l"Etat, s"apprête à racheter les parts des actionnaires d"Italease, la société de leasing dans laquelle elle détient 31 %, rapporte le Financial Times. La banque scindera ensuite l"entité en plusieurs parties et réduira ses activités.
Le président Barack Obama a déclaré lundi qu’l va utiliser tous les moyens juridiques à sa disposition pour empêcher le versement de 165 millions de dollars de primes à des salariés d’American International Group (AIG) qui ont été en partie responsables de la quasi-faillite du géant américain de l’assurance, rapporte the Wall Street Journal. Quelques heures plus tard, cependant, on apprenait de source gouvernementale que les versements effectués vendredi ne pourraient pas être retirés à leurs bénéficiaires sans une procédure judiciaire qui coûterait encore plus cher aux contribuables. Dès lors la Maison-Blanche s’attachera l’avenir à placer la rémunération des dirigeants d’AIG sous surveillance renforcée. Les nouvelles modalités seront intégrées dans les conditions de la nouvelle aide de 30 milliards de dollars qui a été promise en début de mois.
Les sociétés de gestion en Allemagne tentent de sortir de la crise grâce à des produits innovants, en sachant que les investisseurs donnent actuellement la priorité à la sécurité par rapport à l’aspect fiscal et au rendement.BlackRock, par exemple, a lancé un produit de performance absolue, le BSF European Absolute Return Strategies Fund, qui investit dans 50 à 100 actions européennes, mais peut monter jusqu'à 100 % en cash. Depuis la mi-juin, cette stratégie a généré une performance de 12 %, indique Andrej Brodnik, directeur général pour l’Allemagne.Allianz Global Investors (AGI) mise de son côté sur les fonds à horizon et vient de lancer le Allianz Pimco Unternehmensanleihen 2013, un fonds d’obligations d’entreprise.Union Investment a pour sa part annoncé lundi le lancement de deux fonds garantis.DWS (Deutsche Bank) estime que les garanties coûtent cher et préfère lancer un fonds obligataire à échéance 2014 qui est censé générer une performance supérieure à celle des bunds.