Martin Blessing, président du directoire de la Commerzbank, négocie âprement avec la Commission européenne pour que cette dernière accorde son feu vert à l’entrée de l’Etat fédéral dans le capital de la banque, avec une injection de 18 milliards d’euros en deux tranches. D’après le Handelsblatt, la Commerzbank préparerait aussi des mesures de restructuration nettement plus sévères que celles déjà annoncées et prévoyant 9.000 suppressions d’emplois. D’autre part, l'état-major de la banque s’attend à une assemblée générale houleuse le 15 mai et a déjà réservé la salle pour deux jours. Trois actionnaires individuels ont réussi à faire inscrire à l’ordre du jours une motion de défiance à l’encontre de Martin Blessing ainsi que la nomination d’un auditeur qui sera chargé d’enquêter sur le bien-fondé de l’acquisition de la Dresdner Bank pour 4,7 milliards d’euros ainsi que sur les fautes éventuellement commises par les dirigeants de la Commerzbank.
Selon une analyse de Hay Group pour le compte de The Wall Street Journal, le salaire et les primes moyen des CEO des 200 plus grandes sociétés américaines (plus de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires) a baissé en moyenne de 8,5 % l’an dernier, à 2,24 millions de dollars. Si l’on ajoute à cela la contrevaleur des actions, stock options et autres mesures incitatives de long terme, la rémunération totale directe a diminué de 3,4 % à une moyenne de 7,56 millions de dollars, ce qui représente la première baisse depuis sept ans et seulement la seconde depuis le début de la série en 1989. De fait, les salaires se sont accrus de 4,5 %, mais les primes ont chuté de 10,9 % parce que les bénéfices ont pour leur part baissé de 5,8 %.Dans la banque et le courtage, la rémunération moyenne annuelle en numéraire a plongé de 43 % à 976.000 dollars et la rémunération directe totale s’est contractée de 14,2 %, à 7,6 millions de dollars.
Selon le Financial Times, les banques américaines qui ont reçu l"aide du gouvernement, dont Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan Chase, envisagent d"acquérir des actifs toxiques qui seront vendus par leurs concurrentes, en vertu du plan du Trésor de 1.000 milliards de dollars pour ranimer le secteur financier.
Pour 2008, HSBC Trinkaus & Burkhardt (gestion de fortune, clientèle d’entreprises et clientèle institutionnelle) affiche un bénéfice net de 89,6 millions d’euros contre 144 millions d’euros pendant que le bénéfice d’exploitation se tassait d'à peine 2 % à 201 millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le président du directoire, Andreas Schmitz s’attend pour 2009 à un bénéfice d’exploitation tendanciellement moins élevé que celui de l’an dernier. Le premier trimestre devrait avoir néanmoins produit un résultat «solide».
Accusé d’abus de confiance, d’escroquerie et de commissions abusives, le banquier autrichien Julius Meinl V a obtenu sa mise en liberté sous conditions moyennant une caution de 100 millions d’euros et le dépôt auprès du parquet de son passeport (britannique), rapporte le Handelsblatt. L’argent provient de son escarcelle privée et non de la banque. Il est reproché à la Meinl-Bank, spécialiste de la gestion de fortune, d’avoir manipulé le cours de sa filiale immobilière Meinl European Land (MEL) au détriment des investisseurs. L’enquête a débuté il y a presque deux ans.
Selon l’association allemande de la gestion d’actifs (BVI), les fonds immobiliers ouverts allemands ont continué de s’intéresser à l'étranger l’an dernier. Actuellement, les biens détenus en Europe représentent 58,2% du total, le stock hors Europe 11,9% et le parc allemand 29,9%. Il y a encore quatre ans, environ 50% du stock se trouvait en Allemagne. Hors Allemagne, la destination préférée des fonds est la France, avec une part de 19%, devant la Grande-Bretagne (9,9%), les Pays-Bas (6,5%) et l’Italie (4,6%). Les fonds immobiliers ouverts allemands gèrent actuellement 1.578 biens en Allemagne et à l'étranger représentant un patrimoine de 89 milliards d’euros et une surface de 25,1 millions de m2. En 2008, le montant total des transactions à l’achat ou à la vente (455, dont 282 ventes) s’est élevé 18,3 milliards d’euros.La BVI souligne qu’elle a réalisée une étude montrant que la dispersion géographique des investissements réalisés par les fonds ouverts contribue à une structure de portefeuille équilibrée qui permet de réduire les risques. Autre facteur favorable à l'équilibre du portefeuille, la dispersion dans le temps de l'échéancier des contrats de location. Par ailleurs, plus des deux tiers des biens détenus par les fonds ont moins de 10 ans, ce qui limite les dépenses d’entretien et permet de mieux valoriser les fonds.
Selon Les Echos, le G20 s’est engagé à augmenter de mille milliards de dollars les ressources du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, a indiqué le Premier ministre britannique Gordon Brown. Le total se décompose en 250 milliards supplémentaires de droits de tirages spéciaux pour le FMI, disponibles pour tous les pays membres ; 500 milliards de ressources supplémentaires provenant de prêts de pays membres, dont 100 milliards chacun par l’Union européenne et le Japon et 40 milliards par la Chine ; un soutien financier de 250 milliards sur deux ans au commerce international. En outre 50 milliards supplémentaires sont dégagés pour les pays pauvres. L’argent proviendra de la vente d’or du FMI.
En 2008, le volume global des appels d’offres en sélection de gérants lancés par les investisseurs institutionnels français a chuté de 33 % à 18,1 milliards d’euros, contre 27 milliards (hors overlay) en 2007 et 11 milliards en 2006, selon Bfinance.Le nombre d’opérations est revenu à son niveau de 2004 avec 106 recherches de gérants, contre 130 en 2007. Le FRR reste le principal animateur du marché, avec huit appels d’offres portant sur un volume total de 7,8 milliards d’euros. Il représente 43 % du marché contre 34 % en 2007.
L'étude annuelle (PerTrac Hedge Fund Database Study) réalisée par PerTrac Financial Solutions confirme s’il en était besoin que la crise a fortement affecté l’industrie des hedge funds. Le nombre de fonds inscrits dans les onze bases de données passées au crible par PerTrac a ainsi diminué de 1,3% entre 2007 et 2008 à 22.350 véhicules. Le nombre de fonds de fonds a reculé de 3% alors que le nombre de hedge funds single s’est contracté de seulement 0,5%. Corollaire de cette évolution qui a été accentué par des performances moyennes et des niveaux de remboursement élevés, le montant des actifs gérés a chuté de 36,1% à 1.330 milliards de dollars. Le nombre de fonds domiciliés aux Etats-Unis a diminué de 15,8% l’an dernier alors que le nombre de fonds offshore s’est accru d’un peu plus de 5%.
Jean-Pierre Sicard va diriger un nouveau département de la Caisse des Dépôts appelé CDC Climat et regroupant les métiers de services financiers pour la lutte contre le changement climatique, la Mission Climat, équipe de recherche internationale en économie du carbone, le pilotage de filiales et de participations dans ce domaine et les fonds d’investissement correspondants. Ce département est rattaché à la Direction Bancaire de la Caisse des Dépôts, dirigée par Pierre Ducret.Blaise Desbordes remplacera Jean-Pierre Sicard comme directeur développement durable pour le Groupe de la Caisse des Dépôts. En revanche, Jean-Pierre Sicard continuera à assumer la présidence de Novethic, dirigée par Anne-Catherine Husson-Traoré. La Caisse des Dépôts crée par ailleurs une Direction Finance Stratégie et Développement Durable, faisant du développement durable une composante transversale de sa stratégie.
A fin 2008, les encours actions et obligations gérés pour le compte d’investisseurs institutionnels ressortaient à 344 milliards d’euros, en repli de 15 % par rapport à juin 2008, selon les dernières statistiques de Bfinance. En incluant le monétaire, la gestion déléguée en France représente 588 milliards d’euros, en baisse de 10 % sur six mois.Le recul global est, sans surprise, aux encours actions, qui se tassent de 25 % à 162 milliards d’euros.Les sociétés de gestion dominant le marché de la gestion déléguée (hors groupe, captifs et assurance vie) sont toutes filiales de grands groupes bancaires français. Il s’agit de BNP Paribas IM (85,2 milliards d’euros, en hausse de 7 % sur six mois), suivi de Crédit Agricole AM (77,6 milliards, -15 %), Natixis AM (73,9 milliards, -12 %), SGAM (43,8 milliards, -13 %). Dans le top 10, on retrouve aussi Lyxor, Axa IM, Allianz GI, CMC CIC AM, Groupama AM et La Banque Postale AM.Hors monétaire, les acteurs sont pratiquement les mêmes, à l’exception d’OFI AM et de Dexia AM, qui pointent en neuvième et dixième places. C’est dans le classement actions, dominé par Lyxor, BNP Paribas et SGAM, que l’on trouve des acteurs un peu différents, avec Comgest, BGI et State Street Global Advisors en queue du top 10, avec entre 4 et 5,5 milliards d’euros.Concernant les sociétés étrangères, justement, Bfinance note qu’elles ont maintenu leur part de marché aux alentours de 8-9 %. Le top 5 se compose de Fortis IM, SSGA, BGI, Robeco et Credit Suisse AM.
A compter de novembre 2009, la grande école de management ESCEM et la société d'édition et de formation EFE ouvrent à Paris un Executive Mastère Spécialisé en contrôle des risques et techniques en finance de marché. Cette formation en temps partagé s"adresse aux cadres du domaine financier qui veulent se perfectionner dans le contrôle des risques et techniques en finance de marché, tout en maintenant leur activité professionnelle.
Après huit années de bons et loyaux services auprès du régulateur de marché, à la COB puis à l’AMF, Hubert Reynier, secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers responsable de la régulation et des affaires internationales, rejoint la Caisse des dépôts consignations en tant que directeur adjoint Finance et Stratégie.
Après les actions, Groupama Asset Management se lance dans la gestion des obligations d’entreprises socialement responsables. La société de gestion a ainsi créé en décembre dernier un FCP investi sur la dette des émetteurs de la zone euro, avec un biais environnement, social et gouvernance (ESG).#Ce fonds, appelé Groupama Crédit Euro ISR, a un double objectif : être plus vertueux et performant que son indice de référence, le Barclays Capital Euro Aggregate Credit Corporate#, souligne Philippe-Henri Burlisson, directeur de la gestion taux de Groupama AM.Pour choisir les obligations tout en intégrant une dimension #responsable#, Groupama AM a mis au point une méthode toute particulière fondée sur un système de bonus/malus. #Ainsi, les émetteurs les plus vertueux se voient attribuer un bonus de performance attendue, tandis que les émetteurs les moins vertueux obtiennent un malus de performance attendue#, explique Philippe-Henri Burlisson, qui ajoute que #ce système est déterminé par secteur et par segment de courbe#.Ces bonus/malus conduisent à un ajustement des rendements en fonction desquels le portefeuille est construit.L’identification des meilleures et moins bonnes entreprises en termes d’ESG repose sur la recherche extra-financière menée par Groupama depuis plusieurs années et construite autour de trois piliers : l’environnement, le social et la gouvernance.Cette approche de bonus/malus #préserve l’accès à l’ensemble des émetteurs sur la courbe des taux#, explique Philippe-Henri Burlisson, ce que ne permettrait pas une approche d’exclusion par exemple.Le fonds pèse aujourd’hui 95 millions d’euros, sur un total de 24 milliards d’euros en gestion obligataire crédit. Jusqu’au 31 mars, il a été commercialisé auprès des seuls membres fondateurs. Désormais, il va être promu auprès de tous les types de clientèle. Il pourra aussi être intégré dans les contrats d’assurance vie du groupe.Après cette incursion dans les obligations d’entreprises, Groupama entend encore élargir son champ ISR, et réfléchit notamment aux obligations d’Etat.
Selon L"Agefi suisse, Burkhard Varnholt, CIO de Sarasin, parie sur un redressement de l"économie en forme de V dès la fin de l"année. Il voit des opportunités d"investissement dans les obligations d"entreprises saines, qui «émergeront plus fortes de la crise» et dans les convertibles, qui offrent autant de potentiel de hausse que les actions, sans comporter autant de risque. A l"horizon 2010, le directeur des investissements conseille de se pencher également sur la dette liée à l"inflation. Sur les marchés actions, il délaisse les pays développés et se tourne vers le Golfe, qui a le plus souffert de la crise et sur les BRIC, à l"exception de la Russie.
Selon Matthew Michael, spécialiste produit, le cuivre, le plomb, le zinc et le nickel sont, parmi les 64 matières premières que Schroders suit régulièrement, les plus prometteuses pour cette année et pour 2010 aussi bien d’un point de vue macro-économique (top-down) que de sélection des valeurs (bottom-up). En revanche, l'énergie -notamment le gaz naturel- et l’aluminium ne sont pas des supports intéressants pour le gestionnaire britannique, qui investit (long-only) en général avec un horizon d’un an.L’important, dans cette classe d’actifs, est de se montrer particulièrement sélectif et de diversifier son portefeuille en fonction des régions, parce qu’une même matière première peut afficher des écarts substantiels d’un pays ou d’un continent à l’autre. De fait, beaucoup des #commodities# agricoles ou métaux ont désormais atteint des prix inférieurs au coût marginal de production, si bien que l’on doit s’attendre à des hausses, le temps que l’offre, qui a mécaniquement baissé, se reconstitue pour satisfaire une demande qui devrait logiquement redémarrer grâce aux plans de relance. Autrement dit, beaucoup de ces matières premières offrent actuellement un point d’entrée intéressant, insiste Matthew Michael, surtout si les investisseurs considèrent qu’elles peuvent constituer un rempart contre une inflation susceptible de redémarrer. Schroders gère en long-only environ 4 milliards de dollars sur les contrats à terme de matières premières, dont une partie dans des fonds luxembourgeois partie 2 qui ne peuvent être commercialisés activement en France. Cette #stratégie# affiche une hausse de ses encours et des souscriptions nettes, indique Matthew Michael.
The Children"s Investment Fund, hedge fund londonien de 9,5 milliards de dollars, parie sur la chute des actions au Japon en prenant des positions vendeuses dans de grandes entreprises du pays pour un total de plus de 1 milliard de dollars, rapporte le Financial Times. Parmi ses «shorts» figurent Sony, Sharp, Olympus, Mizuho et Bridgestone.
Dans un entretien aux Echos, Jan Kujawa, de la Financière de l’Echiquier, estime que «les bancaires ne vont pas forcément surperformer sur toute la durée du cycle, mais ce sont les premières qui donneront le signal. On peut créer la différence en ayant dans son portefeuille des banquières et-ou des assureurs. Je n’imagine pas un redémarrage du marché sans les banques. En mars, le marché italien a violemment rebondi dans le sillage des bancaires».
Selon une étude réalisée par BNY Mellon Asset Servicing, les fonds de pension britanniques ont enregistré un rendement moyen pondéré de -13,6% en 2008. Résultat jamais vu au cours des trente dernières années. A moyen terme, le rendement reste très légèrement positif en s’inscrivant à O,1% par an sur les trois ans à fin 2008. Sur cinq ans, le rendement moyen atteint même 5,6%.Fait historique, l’allocation moyenne en actions est tombée sous la barre des 50%, à un plus bas historique de 48,8%. Evolution également inédite, la poche actions internationales a pour la première fois dépassé celle des actions britanniques, avec une part de 24,8% contre 24%. Parallèlement, la part d’obligations britanniques, à 30% fin 2008, a dépassé l’allocation en actions britanniques (24%). Une première également.
Le rapport annuel de la Swiss Fund Association (SFA) publié jeudi fait ressortir que l’encours des fonds recensés dans la statistique sur le marché suisse des fonds avait chuté fin décembre de 24,7 % en un an à 452 milliards de francs, dont 230,8 milliards pour les fonds de droit suisse (+ 9 %), qui ont pour la première fois dépassé ceux de droit étranger (221,2 milliards). Au total, les remboursements nets ont représenté 6,3 milliards de francs pendant que l’effet de marché a eu un impact négatif de 142,2 milliards. Les deux seules catégories ayant enregistré des souscriptions nettes sont celles des fonds monétaires, avec 30,4 milliards d’euros et des fonds immobiliers, avec 1,9 milliard, alors que les fonds obligataires accusaient les plus fortes sorties nettes (21 milliards).La SFA rapporte qu'à fin 2008, le nombre de fonds et compartiments bénéficiant d’un agrément pour la distribution au public avait augmenté de 628 unités pour atteindre 6.423, dont 1.299 compartiments de droit suisse et 5.124 de droit étranger (dont 3.833 de droit luxembourgeois).
A compter du 1er avril, Manish Bhatia, qui a rejoint Schroders à Hong-Kong en septembre 2008 pour remplacer Millicent Lai et travaillait depuis lors en tandem avec Louisa Lo, directive actions asiatiques hors Japon, prend en titre la responsabilité des compartiments Schroder ISF Indian Equity et Schroder ISF Pacific Equity. Il avait quitté Manulife Asset Management où il gérait des portefeuilles d’actions asiatiques ainsi que les fonds-pays sur l’Inde et Taiwan.
La nouvelle joint venture entre Clessidra et Banca MPS dans le domaine de la gestion d"actifs présentera ses projets d"ici à avril, rapporte Il Sole ? 24 Ore. L"accord a été bouclé officiellement jeudi. Clessidra Sgr a ainsi acquis indirectement 67 % des sociétés de Banca MPS dans la gestion (MPS Asset Managament Sgr et ABN Amro Asset Management Italy Sgr), tandis que les 33 % qui restent sont aux mains de MPS. La nouvelle entité gère 20 milliards d"euros.
Fabrice de Cholet a succédé, le 24 mars 2009, à son frère Philippe de Cholet au poste de vice président directeur général délégué.L’intéressé exerçait le métier de gérant de portefeuille chez Cholet Dupont depuis 1988. Il était également responsable des relations institutionnelles depuis 2000. «Philippe de Cholet continuera à participer activement au développement du groupe familial en prenant la direction du développement et de la communication», précise un communiqué de presse.
VP Finance, dont le groupe Banca Leonardo détient une participation majoritaire depuis avril 2007, devient «Banque Leonardo». Ce changement de dénomination correspond à la volonté du groupe d"harmoniser le nom Leonardo partout où il est implanté, en Italie, en France, en Allemagne et au Benelux. Le groupe Banca Leonardo compte parmi ses actionnaires Eurazeo, Ifil (Groupe Agnelli), CNP (Groupe Albert Frère) et Groupe Allianz et nourrit d"importantes ambitions en Europe continentale, dans les métiers de conseil en fusions acquisitions, de la gestion privée et de l"asset management.
Présentant son processus de certification éthique des entreprises lancée en novembre dernier, Pascal Borel, le P-DG d"ETHICS, a indiqué que 25 sociétés étaient certifiées ou en cours de certification, notamment dans la finance et l"asset management, mais aussi dans des secteurs comme la restauration collective. La société de gestion d"actifs Dorval Finance a notamment entamé ce processus de certification.Plus contraignante que les labels ou chartes éthiques existantes, la norme ETHICS est un standard privé, validé par un Comité scientifique et accréditée par un Groupe de Certification international, ISAS Group. Elle suit le modèle administratif ISO."Accréditée à l"échelle internationale», cette certification présente, selon Pascal Borel, trois avantages pour les entreprises : leur protection contre les activités illégales ; la production d"un outil permettant à l"entreprise de connaître «les zones à risque» ; et aussi un avantage en termes de notoriété éthique, un facteur de «crédibilisation» en période de crise économique."Dans un contexte où la gestion d"actifs se trouve discréditée par des affaires comme Madoff ou Kerviel, une norme éthique obtenue par un contrôle externe et validée internationalement nous paraît importante», a témoigné Louis Bert, président de la société de gestion Dorval Finance. Selon lui, l"implantation de cette norme éthique a permis à sa société de «développer en interne une culture de valeurs éthiques», mais aussi de la «protéger contre des malversations».De son côté, François Coulanges, CGIP à Lyon, a indiqué que cette démarche lui permet «de voir avec qui (son) cabinet travaille», tant du côté de la clientèle que des partenaires financiers. Le processus intègre quatre étapes : l"implémentation par l"auditeur de l"entreprise ; l"investigation stratégique effectuée par ETHICS ; l"organisation de la norme accréditée par ISAS ; enfin un contrôle des flux financiers et administratifs. Elle a pour but de proposer un dépistage «dans les zones d"ombre éthiques» de l"entreprise, comme les flux financiers illégaux, la corruption et les malversations. Mais elle peut aussi intégrer des «périmètres de certification spécifiques» ou encore des critères d"ordre social ou environnemental, à la demande.Créée en Suisse, ETHICS dispose de bureaux à Paris, Londres et New York. Elle en ouvrira prochainement à Dubaï et au Brésil. La société dispose également de 300 correspondants dans le monde chargés des investigations stratégiques.
Selon Les Echos, les dirigeants du Fonds stratégique d’investissement mis en place en janvier ont précisé hier leur doctrine. Ils entendent être très sélectifs dans leur aide aux entreprises et ne joueront les pompiers ni chez Caterpillar France, qui vient d"annoncer des suppressions d"emplois ni chez Bénéteau, dont les carnets ont fondu de moitié.
Selon Les Echos, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild a enregistré l"an dernier un bénéfice net de 51 millions d’euros, en repli de près de moitié, avec des actifs sous gestion de 22,6 milliards d’euros, en recul de près d’un quart.
Crystal Finance, conseil en gestion de patrimoine indépendant spécialisé sur le segment des expatriés (330 millions d’euros d’encours, 90 conseillers dans le monde, 9.000 clients, 6,7 millions d’euros de Ca en 2008), a annoncé jeudi avoir l’intention de lancer cette année une plate-forme dédiée aux CGPI #pour un segment de clientèle ayant un profil de #mondiopolitains#, des Français qui résident en métropole, qu"ils soient d"anciens expatriés ou non, et qui ont une dimension internationale dans leur vie professionnelle ou privée#. Par ailleurs, les dirigeants de Crystal Finance, Bruno Narchal et Yves Martin, ont indiqué qu’ils comptent ouvrir des bureaux dans de nouveaux pays, ce qui devrait coïncider avec les projets de #développement dans certains pays ou zones économiques notamment le Moyen-Orient, l"Afrique ou l"Amérique du Nord#. Enfin, le cabinet se propose de créer cette année un département crédit spécifique et de développer la filiale Assinter, structure de distribution de produits de prévoyance et de retraite à l"international.
Dans son rapport annuel 2008, le Conseil éthique des fonds de pension publics AP indique que treize enterprises demeurent sur sa liste de surveillance, rapporte IPE. Six d’entre elles y figurent uniquement pour des problèmes environnementaux : Chevron Corporation (en Equateur), Duke Energy Corporation (aux Etats-Unis), Freeport-McMorran Copper & Gold (en Indonésie), Grupo Ferrovial (en Pologne), PetroChina (en Chine) et Rio Tinto (en Indonésie). Vedanta Resources est mis en cause à la fois pour des questions environnementales et de droits de l’homme en Inde. AES Corp et Yahoo! se voient reprocher des manquements aux droits de l’homme respectivement au Panama et en Chine. Trois sociétés sont mises en cause pour des questions de droit du travail : Bridgestone au Libéria, Toyota Motor aux Philippines et Wal-mart Stores aux Etats-Unis. Enfin, Thales figure sur la liste à cause de la corruption en Afrique du Sud.L’an dernier, le Conseil d'éthique a radié de la liste Sodexo, BHP Billiton et la filiale nigériane de Chevron grâce aux améliorations intervenues depuis 2007. L3 Communications a été sorti de la liste parce que les fonds AP ont décidé de liquider leurs participations en raison des violations des droits de l’homme dans une prison irakienne et du fait que deux filiales du groupe participent à la fabrication de bombes à sous-munitions (cluster bombs).