Pour Henri Sterdyniak, directeur du département économie de la mondialisation de l’OFCE, professeur associé à Dauphine, les 1.000 milliards de dollars de relance annoncés à l"issue du G20 ont surtout un effet psychologique alors que le détail des mesures de régulation financières annoncées reste à venir.Le concert de louanges accompagnant la fin du G20 était-il justifié ?Les dirigeants du G20 ont choisi de taire leurs divergences et de mettre l"accent sur leurs accords pour redonner confiance aux entreprises et aux marchés, leur faire croire que la croissance mondiale était effectivement pilotée.En même temps, ils ne se sont pas mis d"accord pour mettre en cause les stratégies nationales égocentristes des grands pays - les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient basé leur croissance sur l"endettement et les bulles financières, la Chine et l"Allemagne ne distribuaient pas assez de salaires - aucun organisme de pilotage de l"économie mondiale n"a été mis en place ; le poids des marchés financiers (dont l"aveuglement et l"instabilité ont provoqué la crise) n"est pas remis en cause ; la remise en état de fonctionnement des systèmes bancaires continuera à se faire pays par pays, sans plan d"ensemble. A quoi correspond la somme de #1.000 milliards# annoncée pour relancer la croissance ?Les pays européens ont refusé d"augmenter les sommes consacrées au soutien de l"activité. Le G20 a dégagé des possibilités de financement pour le FMI et la Banque Mondiale. Mais, il n"est pas certain que le FMI aura effectivement l"occasion de prêter ces sommes. Certains pays émergents n"ont pas besoin de s"endetter ; d"autres refuseront de s"endetter aux conditions du FMI - qui peut leur imposer de présenter des plans d"ajustement comportant de fortes réductions des dépenses publiques. L"effet est surtout psychologique : il faut convaincre les marchés que le FMI a des munitions pour aider des pays dont les monnaies seraient attaquées. - Qu’en ressort-il de concret en termes de régulation financière ?Le Forum de Stabilité Financière, dont la vigilance avait été faible (pour ne pas dire nulle) avant la crise, est remplacé par un «Conseil de stabilité financière». Celui-ci aura-t-il la volonté et le courage de dénoncer les évolutions déséquilibrées de la finance mondiale et de contrôler en temps réel les innovations financières dangereuses ? ou sera-t-il contrôlé par les financiers eux-mêmes ? On peut cependant espérer que les ratios de Bâle seront réformés pour tenir compte des risques du hors-bilan des banques et pour devenir plus rigoureux en période de bulles financières. Le G20 a promis de réformer les aspects les plus médiatisés de l"évolution récente : les agences de notation (qui notaient des montages qu"elles avaient elles-mêmes organisés), les rémunérations des traders (qui les encourageaient à prendre des risques en les récompensant pour les gains sans leur faire rembourser les pertes), les hedges funds (qui spéculaient sans contrôle avec de l"argent emprunté aux banques). Mais le G20 n"a pas précisé les mesures de régulation. Seront-elles assez contraignantes ? - La limitation à 4 pays de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE est-elle justifiée ?La liste noire, limitée à 4 pays, ne comporte pas assez de pays et ne comprend pas les bons pays, ceux qui utilisent effectivement les banques et les firmes multinationales. Il aurait fallu réaffirmer que les entreprises et les banques doivent obéir aux lois des pays où elles ont effectivement leurs activités et y être taxées. Il aurait fallu définir des règles de bonne conduite, précises et rigoureuses, en matière de réglementation et de taux d"imposition. La liste noir des paradis fiscaux et réglementaires aurait dû comporter tous les pays qui ne vérifient pas l"ensemble de ces règles. Les pays de G20 et tous les pays de l"OCDE auraient dû s"engager à interdire à leurs banques et entreprises d"avoir des filiales dans ces pays, d"y effectuer des opérations et d"y déclarer leurs bénéfices. - Selon vous, l’euphorie financière qui a suivi le G20 sera-t-elle durable ?L"euphorie a été relativement faible. Elle provient, en partie, du soulagement des marchés, rassérénés par le fait que G20 n"ait pas été plus rigoureux en ce qui concerne la réglementation du secteur financier? Mais, lundi, l"inquiétude risque de revenir puisque les mesures de relance sont faibles, que les perspectives de croissance ne sont guère améliorées et que la remise en état de fonctionnement des banques n"a pas été collectivement réfléchie et organisée. Pensez-vous que nous sommes bien dans un processus de sortie de crise financière ?Le G20 tente une sortie de crise par des réformes limitées. Il espère un retour de la confiance qui provoquerait une reprise des marchés financiers. La croissance pourrait repartir, sans réformes majeures du système, grâce aux sommes déjà injectées pour la relance, aux bas niveaux des taux d"intérêt, à la baisse du prix de l"énergie, enfin, grâce à cet effet de confiance. Mais, la confiance peut-elle revenir si vite ? Ne faut-il pas de nouvelles perspectives de croissance à moyen terme ? Des éléments sont certes évoqués : il faudra investir dans une croissance plus verte, plus économe d"énergie. Les pays émergents devront baser leur croissance sur la demande intérieure. Mais beaucoup d"incertitudes demeurent : les Etats-Unis pourront-ils croître sans bulles financières ? Combien de temps prendra le désendettement des ménages et des entreprises ? Si le pari est perdu, le G20 de septembre devra décider de réformes plus profondes.
En février, le secteur des organismes de placement collectif luxembourgeois et des fonds d’investissement spécialisés a accusé des rachats nets de 4,375 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Avec un effet de marché négatif de 36;868 milliards d’euros, les encours ont diminué de 41,243 milliards d’euros à 1.530,291 milliards sur le mois, soit un repli de 2,62 % par rapport à janvier 2009. L’embellie connue en janvier, avec une légère hausse des encours et une collecte positive, a donc été de courte durée?Sur les douze derniers mois, le volume des actifs nets s’est tassé de 22,04 %.
HSBC a reçu un soutien massif pour son augmentation de capital de 12,5 milliards de livres, les actionnaires ayant souscrit à l"offre à hauteur de 97 %, rapporte le Financial Times.
Si les résultats du G20 ont été globalement bien accueillis, la liste de paradis fiscaux pouvant être sanctionnés suscite perplexité et polémiques, notamment de la part des petits pays européens visés, relève Les Echos. En outre, le régime des sanctions n"est pas clairement défini.
Sir Fred Goodwin, l"ancien directeur général de Royal Bank of Scotland, s"est vu infliger un revers vendredi, les actionnaires, dont le gouvernement britannique, ayant massivement voté contre ses retraites lors de l"assemblée générale, rapporte le Wall Street Journal. Les actionnaires ont voté à 9 contre 1 contre les rémunérations 2008 de la banque.
Un comptable possédant la double nationalité américaine et sud-africaine a été arrêté vendredi en Floride. Il faisait partie des 235 personnes dont UBS a communiqué le nom aux autorités fiscales américaines, rapporte Die Welt. Selon le New York Times, le Départment de la Justice a ouvert des procédures contre environ 100 particuliers haut de gamme aux Etats-Unis. L’IRS cherche par ailleurs à obtenir par voie de justice au civil des données sur 52.000 clients de l’UBS aux Etats-Unis.
Expansión rapporte que Reig Capital Group, la société de portefeuille de la famille andorrane Reig, a demandé à la CNMV l’agrément pour gérer un fonds immobilier hôtelier de 200 millions d’euros, dont 70 millions apportés par les Reig, et qui sera destiné à des particuliers très haut de gamme (ultra high net worth individuals) dont l'épargne financière dépasse les 30 millions d’euros. Ce fonds devrait démarrer début 2010. Il investira dans des hôtels de luxe situés à Madrid, Paris, Londres et Milan et exploités par les enseignes Mandarin, Starwood, Marriott et Four Seasons. Il est prévu d’acquérir trois à quatre de ces actifs en deux ans.En juin 2007, Reig Capital Group avait déjà lancé un fonds d’investissement de 100 millions d’euros spécialiste des PME, Miura Private Equity, qui compte comme autres investisseurs le français Masséna, l’américain Stevenson Family Investments, le BBVA ainsi que les familles Cerqueda et Botet. José Caireta, directeur général de Reig Capital Group, prévoit qu’après le fonds hôtelier, la famille andorrane lancera un fonds spécialisé dans la mode.
Ander López, responsable de la gestion alternative chez Lyxor en Espagne, a annoncé que le gestionnaire français commercialise dans le pays deux nouveaux produits conformes à la directive OPCVM III et enregistrés depuis février auprès de la CNMV, rapporte Funds People. Il s’agit d’une part du Lyxor Hedge Fund Index Fund, un produit de gestion passive qui réplique l’indice-maison des hedge funds. L’autre est le Lyxor Active Edge, qui fonctionne comme un fonds de hedge funds mais qui investit dans des indices du secteur et non directement des fonds. De plus, ce produit n’est pas directionnel. Les deux fonds sont disponibles sous forme de parts retail et institutionnelles.
N+1 Gestión a notifié à la CNMV vendredi avoir pris la décision de liquider son fonds immobilier (catégorie FIL ou hedge fund) Nmás1 Real Estate, suite à des demandes de remboursement représentant 30 % de l’encours du fonds. Comme les demandes de rachat du premier trimestre représentent 36 % de plus, N+1 Gestión et le dépositaire Santander Investment vont procéder durant les deux prochaines semaines, grâce au niveau important de liquidités à la restitution aux souscripteurs de 80 % de l’encours. Les 20 % restants seront répartis après cession des actifs. Selon les dernières statistiques mensuelles d’Invesco, le fonds affichait simplement 19 millions d’euros d’encours et ne comptait que 20 souscripteurs.Le gestionnaire précise qu’avec effet au 1er avril, les commissions de gestion et de banque dépositaire sont réduites à respectivement 0,85 % et 0,10 %.
Donald Tsang, le chef de l’exécutif de Hong Kong a assuré que le territoire se conformait aux règles internationales en matière d'échanges d’informations bancaires, rapporte Les Echos. Il répondait à certains membres de l’OCDE, dont la France, qui auraient souhaité voir figurer l'île sur une liste des paradis fiscaux.
Avec l"acquisition de la société Aberdeen Property Investors Belgium, la ligne de métier Property Management de BNP Paribas Real Estate devient leader en Belgique, avec près de 2,2 millions de m² gérés en immobilier d"entreprise.Fondée en 1991 et basée à Bruxelles, Aberdeen Property Investors Belgium ? anciennement Catella Property Management - est dirigée par Bart Van Den Berg (Administrateur Délégué) et Bruno De Wolf (Directeur). La société gère 1.060.000 de m² en immobilier d"entreprise pour le compte de 30 des plus importants clients nationaux et internationaux. Aberdeen Property Investors Belgium se situait, avant cette acquisition, parmi les 5 leaders du property management en immobilier d"entreprise en Belgique.BNP Paribas Paribas Real Estate Property Management gère actuellement 1.1 million de m2 en immobilier d"entreprise en Belgique, pour le compte de 45 clients nationaux et internationaux. La société, dirigée par Frédéric Van de Putte (Administrateur Délégué), développe également des activités de project management et, avec cette acquisition, devient leader sur le marché. BNP Paribas Real Estate compte désormais 70 collaborateurs en Belgique, impliqués en Asset Management, Property Management, en Transaction, en Expertise et plus généralement en Conseil.
Natixis Global Associates entame en Allemagne la commercialisation de deux compartiments de la Sicav de droit luxembourgeois Natixis International Funds (Lux) I gérés par l’américain Gateway Investment Advisers, le Gateway U.S. Equities Fund et le Gateway Euro Equities Fund. Il s’agit selon Das Investment de produits actions garantis conformes à la directive OPCVM qui s’adressent à des investisseurs institutionnels et à des particuliers haut de gamme dans plusieurs pays hors Etats-Unis. Le portefeuille du fonds «américain» s’oriente en fonction du S&P 500 tandis que l’européen s’efforce de répliquer le DJ Euro Stoxx 50. La garantie est obtenue en utilisant des options d’achat (calls) et de vente (puts).
Vendredi, DEGI (6 milliards d’euros d’encours, groupe Aberdeen Property Investors) a annoncé que Silvia Schmitten-Walgenbach a quitté le 19 mars son poste de membre du comité de diraction responsable de la gestion de fonds et de la trésorerie. Elle démissionné pour convenances personnelles et ses attribuation seront réparties entre les quatre autres membres du comité de direction. L’intéressée, précise le communiqué, a géré avec succès la cession de portefeuilles de grande taille en 2007 et 2008.
Les trois quarts des investisseurs en private equity dans les marchés émergents prévoient d"investir davantage d"argent dans ces régions, selon un sondage réalisé auprès de 156 institutions financières par Emerging Markets Private Equity Association et Coller Capital, cité par le Financial Times. Le Brésil, la Chine et l"Inde sont les trois pays les plus populaires.
Le ministère des finances norvégien a présenté devant le Storting (Parlement) un rapport dans lequel il envisage des investissements substantiels dans l’environnement pour le fonds de pension du gouvernement. Ce nouveau programme d’investissement dédié aux problématiques environnementales ainsi qu'à un autre projet d’investissement visant à promouvoir le développement durable dans les pays émergents devrait s'élever à environ 20 milliards de couronnes norvégiennes, soit quelque 2,3 milliards d’euros, sur cinq ans. Le gouvernement envisage par ailleurs de lancer une étude sur l’impact des changements climatiques sur les marchés financiers.
Selon Citywire, les trois gérants que sont François Mouté (Neuflize), Edouard Carmignac (Carmignac Gestion) et Christian Cambier (Prigest) pensent que les marchés boursiers sont à un tournant. Par exemple, Edouard Carmignac a relevé l’exposition actions de son fonds phare Patrimoine de 2,2 % début mars à 30 % aujourd’hui.
Dans un entretien au Temps, Gilles Corbel, responsable des produits structurés à la BCV, estime que la demande de structurés se porte surtout sur les devises et provient d"une clientèle privée en quête d"une alternative au placement fiduciaire. Les reverse convertibles à deux semaines sur l"euro/dollar, le dollar/franc suisse et l"euro/franc suisse sont les produits les plus demandés en ce moment. Selon la terminologie officielle, ce sont des produits d"optimisation. Le coupon est garanti, mais pas le capital.
Les banquiers privés suisses reconnaissent que les pressions grandissantes sur le secret bancaire pourraient pousser le secteur à se concentrer, analyse le Financial Times. Les institutions financières européennes vont probablement envisager de se défaire de leurs activités de banque privée offshore dans le cadre de leur recapitalisation.
Au 31 décembre, l’encours du SEB ImmoPortfolio Target Return Fund, un fonds immobilier offert au public mais destiné prioritairement aux institutionnels et aux particuliers haut de gamme, ressortait à 553,3 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 184,7 millions d’euros en un an, sachant que les souscriptions nettes ont porté sur 178,6 millions (+ 250 %). En fin d’exercice, le portefeuille comportait 12 participations et 25 actifs détenus en direct, la valeur des immeubles correspondant à 821,8 millions d’euros, contre 593,3 millions fin 2007, dont 33,8 en Allemagne, 14,2 % aux Etats-Unis et 13,3 % en Pologne.Le fonds, dont la performance est ressortie pour 2008 à 7,1 % (elle a été en moyenne de 8,5 % sur les dix dernières années), va distribuer 26,6 millions d’euros, soit 6 euros par part.
Avant la fin du mois, la Banque cantonale de Saint-Gall sera la première banque cantonale suisse à se lancer en Allemagne à la chasse des clients haut de gamme (plus de 500.000 euros), des fondations et des family offices ainsi que des héritiers qui veulent rapatrier en Allemagne la fortune de leurs parents émigrés en Suisse, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le président du directoire Hans-Jürgen Röwekamp sera assisté de deux membres du directoire et de six conseillers ; l'établissement implanté à Munich va solliciter une licence bancaire en Allemagne pour pouvoir aussi servir de banque dépositaire et de plate-forme de transactions pour les gestionnaires de fortune indépendants.
Lors d’une assemblée du personnel, les collaborateurs de DWS ont appris vendredi que, cette année, 50 emplois vont être supprimés dans la gestion de fonds et des produits ainsi que dans la distribution, rapporte la Börsen-Zeitung. Avec l’autre branche de la gestion d’actifs de la Deutsche Bank, à savoir DB Advisors, ce sont au total 75 postes qui vont être supprimés.
Depuis le début du mois, Frankfurt-Trust (BHF-Bank, groupe Sal. Oppenheim) applique à son petit fonds offert au public FT Live-Invest le processus FSM réservé jusqu'à présent à des portefeuilles institutionnels représentant 1 milliard d’euros d’encours, rapporte Fondsprofessionell. Cette méthodologie allie analyse fondamentale (F), sentiment de marché (S) et tendance du marché (M) pour générer un pilotage dynamique de l’allocation d’actifs tactique. Pour 2008, alors que l’indice DJ Euro Stoxx 50 perdait 42,4 %, le modèle FSM a produit une performance de 7,4 %.
Selon le cabinet de consultants Mercer, les fonds de pension espagnols ont affiché pour mars une performance moyenne de 2 %, ce qui est leur premier résultat positif depuis août 2008, indique Cinco Días. Cependant, pour le premier trimestre, les fonds accusent une perte moyenne de 2,7 %.
Dans un entretien avec la Börsen-Zeitung, Stephan Schüller, président du comité directeur de Bankhaus Lampe, refuse de quantifier précisément le montant de la provision passée sur la participation de 6,06 % dans Aareal Bank, mais elle devrait avoir été comprise entre 30 millions et 60 millions d’euros. La banque privée n’a nullement l’intention pour autant de reconsidérer cette participation. D’autre part, le banquier indique que le nombre de clients haut de gamme a augmenté de plus de 10 %, même si les encours n’ont pas pu soutenir le même rythme en raison de l'évolution des marchés. Bankhaus Lampe se prépare par ailleurs à filialiser son family office.
Deutsche Finanzagentur, l"agence en charge des émissions obligataires allemandes, met au point un panier d"obligations souveraines du pays dans lequel les investisseurs particuliers pourront prendre des participations, a déclaré Carl Heinz Daube, co-directeur de l"agence, au Financial Times.
Bankinter commercialise un nouveau fonds garanti de sa filiale Bankinter Gestión de Activos, le Bankinter Consolidación Garantizado, FI. De fait, il s’agit d’une réédition de l’ancien Bankinter BRIC Garantizado arrivé à échéance le 12 mars avec une performance de 13,55 % sur 3 ans et qui redémarre avec une nouvelle politique d’investissement ainsi qu’avec de nouvelles commissions (1,90 % pour la commission de dépôt et 0,10 % pour celle banque dépositaire). Cette fois, l'échéance est à 4 ans et 5 jours (14 mai 2013). L’investisseur percevra la plus élevée des rémunérations calculées selon deux modes : soit la somme des performances et pertes de l’Ibex 35 sur 48 mois, avec un plafonnement des gains à 2,80 % mensuel, soit un système de cliquet capturant la performance, par tranches de 5 %.
Le gouvernement allemand projette de faire une offre pour acquérir toutes les actions de Hypo Real Estate à titre d"alternative à l"expropriation des investisseurs de la banque, rapporte le Financial Times. Les actionnaires de la banque pourront vendre leurs participations à un prix maximum de 1,26 euro par action. L"offre pourrait être annoncée en début de semaine par la Soffin, affirme le FT.
Selon les proches du dossier, rapporte Expansión, les négociations entre TeliaSonera et le capital-investisseur britannique Doughty Hanson au sujet de l’acquisition par ce dernier d’environ 27 % de l’opérateur de téléphonie mobile espagnol Yoigo paraissent en très bonne voie. L’accord valoriserait Yoigo à un montant compris entre 500 millions et 600 millions d’euros. De fait TeliaSonera ne veut pas être obligé de consolider les pertes de Yoigo ; comme l’opérateur nordique détient actuellement 76,6 % de l’espagnol, il lui faut se défausser d’au moins 26,6 % du capital.
Au titre de 2008, la Raiffeisen Zentralbank (RZB) affiche un bénéfice net part du groupe 48 millions d’euros, ce qui représente un plongeon de 93,8 % sur 2007 imputable à des provisions sur Lehman, les banques islandaises et à des dépréciations sur le portefeuille de valeurs mobilières. Pourtant la banque a affiché un bénéfice d’exploitation record de 2,79 milliards d’euros (+ 39,1 %) et son coefficient d’exploitation s’est amélioré à 52,8 % contre 56,9 %. Grâce à l'émission en décembre de titres participatifs, le quotient de fonds propres de 1er rang se situait fin 2008 à 10,4 % selon le live de banque et à 8,7 % selon Bâle II. Le capital «participatif» sera rémunéré ces cinq prochaines années à 8 % par an.
Selon les statistiques officielles, la dette extérieure brute de l’Espagne à fin 2008 avait augmenté de 10 points de PIB ou 101,04 milliards d’euros en douze mois pour atteint 1,66 billion d’euros ou 165 points de PIB, rapporte Cotizalia. Sur ce total, 766 milliards sont imputables aux établissements financiers, dont 400,6 milliards sous forme de dépôts à court terme. Quatre ans plus tôt, la dette extérieure se situait à 906,92 milliards d’euros. Cela posé, le quatrième trimestre 2008 a été le premier où l’on a enregistré une baisse de la dette extérieure (pour 19,41 milliards) du fait de la difficulté de lever des capitaux à l'étranger.