Après avoir déjà doublé le montant initialement prévu de son emprunt à un milliard d’euros la semaine dernière, BASF a levé lundi 350 millions d’euros supplémentaires , rapporte la Börsen-Zeitung.
Selon Le Financial Times Deutschland, le néerlandais ING pourrait être contraint de se séparer de sa banque directe en Allemagne ING-Diba dans le cadre du plan de restructuration que le groupe doit présenter à Bruxelles dans les prochaines semaines suite à une injection de capital, l"an dernier, de 10 milliards d"euros par l"Etat néerlandais. Le quotidien précise toutefois qu"aucune décision n"a encore été prise.
Selon Le Temps, une trentaine de personnes ont été renvoyées cette année dans les deux banques genevoises spécialisées dans la gestion alternative. Syz & Co et l"Union Bancaire Privée (UBP) confirment qu"elles ont décidé ces dernières semaines de se séparer de quelques dizaines de collaborateurs pour diminuer leurs charges. Syz a décidé fin mars de renvoyer une dizaine de ses employés. C"est la première fois en quatorze ans d"histoire que cet établissement prend une telle mesure. L"UBP ne révèle pas le nombre de personnes licenciées depuis le début de l"année, ni quand ces renvois sont intervenus. Elle reconnaît cependant que ce chiffre «ne justifie pas une annonce publique». A partir de 30 licenciements dans le même mois, une entreprise de la taille de l"UBP doit proposer un plan social et communiquer sa décision à l"extérieur.
Dans la dernière livraison de ses «Perspectives de placement», la banque privée suisse Sarasin constate une amélioration du climat d’investissement malgré le scepticisme ambiant. Les acteurs du marché ont en effet compris selon elle que les mesures de stimulation monétaire et fiscale exceptionnelles adoptées dans le monde auront inévitablement un impact sur les «valeurs patrimoniales réelles». Les actions répétées des gouvernements envoient des signaux clairs aux investisseurs.D’après l'établissement helvétique, cette amélioration du climat est attribuable à trois facteurs. D’abord, les banques à l'échelle mondiale espèrent afficher des résultats positifs pour cette année, du moins avant prise en compte des éléments et amortissements exceptionnels. Ensuite, le fameux «quantitative easing» (l’assouplissement quantitatif qui équivaut à faire tourner la planche à billets) ainsi que les rachats directs d’obligations par la Fed, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont été compris comme des «signaux de relance manifestesé» par les marchés. Enfin, note Sarasin, le rythme de baisse semble ralentir : les marchés sont soutenus par la hausse du prix des matières premières, des actions des pays émergents et des valeurs cyclique, ainsi que par le rebond inattendu du nombre de permis de construire en février aux Etats-Unis. Guy Monson, président du «comité de placement» du groupe Sarasin, estime que comme les mesures de politique économique engagées par les gouvernements «sont susceptibles de déclencher une flambée inflationniste, leur impact à long terme se fera davantage sentir dans le segment des actions que dans celui des obligations, ce qui explique la récente hausse.» Concrètement, Sarasin recommande de conserver un noyau d"actions internationales de grande qualité dans les portefeuilles équilibrés et de sous-pondérer les valeurs financières. Il est prévu d"augmenter graduellement l"exposition à la chine et aux pays du Golfe dans une perspective de moyen terme. La banque indique qu’elle continue d"étoffer ses positions en actions des marchés émergents à partir du niveau très faible du début de l"année, tout en conservant une pondération monétaire neutre. En raison du choc financier et de l"augmentation substantielle de capitaux sous la forme d"émissions gouvernementales, la duration des emprunts souverains sera raccourcie au deuxième trimestre 2009. La liquidité demeure un critère essentiel pour Sarasin, ce qui signifie que les hedge funds, le private equity, les actions de petites entreprises ainsi que les autres actifs illiquides sont toujours sous-représentés dans les portefeuilles.
Le gérant du UK Growth Fund de New Star, Trevor Green, qui avait rejoint new Star en juin 2008 en provenance de Credit Suisse, a annoncé qu’il compte rester à son poste et intégrer l'équipe action britanniques d’Henderson Global Investors (HGI) lorsque la prise de contrôle de new Star par HGI aura été finalisée, rapporte Investment Week. Roger Dosset, le cief executive pour les fonds immobiliers, a lui aussi décidé de rejoindre HGI, où il assumera les mêmes fonctions que chez New Star. En revanche, Stuart Webster, gérant du fonds International Property et head of global property, a indiqué qu’il ne suivra pas ses collègues mais restera conseiller du fonds.
Selon Les Echos, les banquiers suisses mettent en avant le contexte de guerre commerciale. Ils contestent la crédibilité de la liste de l’OCDE, et soulignent qu’il faudra plus de temps à la Suisse pour signer des accords qu’aux petits pays.
Selon Les Echos, la capacité bénéficiaire du secteur pourrait reculer de près de moitié en deux ans à cause de la crise financière, à l’heure où il doit affronter la réforme du secret bancaire suisse. Les réponses restent disparates. Toutefois, selon le cabinet de consultants Booz & Company, la Suisse restera un « hub » du « private banking ».
Selon L"Agefi suisse, l"autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) peut faire connaître, depuis début avril, ses décisions quant à l"octroi, ou non, d"une licence bancaire aux négociants en devises agissant pour le compte de clients. En Suisse, quelque 150 intermédiaires financiers exercent ce type d"activité. Mais d"après l"autorité de surveillance, les demandes d"octroi se comptent sur le doigt d"une main. Parmi eux: GFX Group et Advanced Currency Market (ACM), à Genève, ainsi que MIG Investments, à Neuchâtel.
La Fédération bancaire européenne a salué les engagements pris par le G20, et tout particulièrement la mise en place d’un board de la stabilité financière qui devrait remplacer le Forum de la stabilité financière et dont les pouvoirs devraient être renforcés.
Le ministère de l'économie a publié au Journal officiel du 5 avril un arrêté daté du 2 avril portant homologation de modifications du règlement général de l’AMF qui portent sur l’appel public à l'épargne et sur les prospectus. L’article 212-16 stipule notamment que «lorsqu"un ou des prestataires de services d"investissement participent à la première admission sur un marché réglementé portant sur des titres de capital ainsi qu"à toute offre au public ou admission aux négociations sur un marché réglementé portant sur de tels titres réalisée dans les trois ans à compter de la première admission des titres de capital, le ou les prestataires de services d"investissement confirment à l"AMF avoir effectué les diligences professionnelles d"usage et que ces diligences n"ont révélé dans le contenu du prospectus aucune inexactitude ni aucune omission significative de nature à induire l’investisseur en erreur ou à fausser son jugement».
Selon Les Echos, les traders et autres opérateurs de marchés, après avoir été stigmatisés comme les responsables de la crise actuelle, doivent faire face à un futur incertain mais aussi à de nouvelles méthodes de travail et d’encadrement qui modifient leur quotidien. Une évolution certainement bénéfique mais qui, pour l’instant, s’opère surtout dans la douleur.
Afin d’obtenir le feu vert de la Commission européenne pour la seconde tranche du plan d’aide fédérale de 18,2 milliards d’euros, la Commerzbank serait prêt à se séparer de la totalité de ses activités en Europe de l’Est (11.000 salariés, 300 millions d’euros de bénéfice) et à vendre sa filiale de financement immobilier Eurohypo (1.900 salariés, 1,2 milliard d’euros de perte en 2008), rapporte le Handelsblatt. De fait, Berlin estime que la Commerzbank a besoin de son aide uniquement à cause de la crise financière tandis que Bruxelles suspecte que les difficultés de la banque proviennent d’une déficience de son business model.
En Europe, les banques ayant mieux traversé la crise que leurs concurrentes en profitent pour recruter des talents, analyse le Financial Times. C"est notamment le cas de Deutsche Bank, Credit Suisse et Rothschild. Ces établissements parviennent aujourd"hui à attirer des banquiers stars qui auraient été hors de prix pour eux avant la crise, ou recrutent des équipes entières.
Selon L"Echo, l"Europe s"apprête à camoufler les actifs comptables de ses banques, à l"instar des mesures prises jeudi dernier par l’autorité comptable américaine, le FASB, pour les banques des Etats-Unis.
Un juge fédéral a fait geler les actifs de Weizhen Tang, qui est accusé par la SEC d’avoir monté une pyramide de Ponzi et escroqué de 50-75 millions de dollars quelque 200 Sino-américains dans la région de Dallas avec son hedge fund canadien Oversea Chinese Fund, au travers de WinWin Capital Management, rapporte The Wall Street Journal. L’affaire durerait depuis 2006.
The Wall Street Journal fait état d’au moins six repreneurs potentiels pour l’encours de 100 milliards de dollars qu’AIG Investments gère pour le compte de tiers. Il s’agit de quatre capital-investisseurs Ashmore Investment Management, Hellman & Friedman, Rhône Group et TA Associates et de deux sociétés de gestion, Franklin Templeton Investments et Southgate Alternative Investments. Cependant, les offres séchelonneraient entre 400 millions et 800 millions de dollars, alors que normalement le prix se situerait entre 1 milliard et 2 milliards. Le journal indique qu’AIG compte boucler la vente pour fin mai, mais que le groupe pourrait y renoncer si les offres restent trop basses. Les actifs alternatifs du portefeuille en vente représentaient environ 34 milliards de dollars fin février, dont 26 milliards de private equity et 6,8 milliards en hedge funds. Depuis lors, toutefois, l’encours en hedge funds serait plus proche de 5 milliards.
Citigroup a remanié son état major, rapporte le Financial Times, citant des notes internes. Ainsi, Mike Corbat devient patron de Citi Holdings, une collection d"activités non stratégiques qui seront vendues ou fermées. Paul Galant va diriger l"activité de cartes de crédit à l"échelle mondiale de Citi. Enfin, Hamid Biglari est nommé vice-président et conseiller de Vikram Pandit, directeur général, sur la stratégie.
L’interdiction des «naked shorts» par la SEC s’est traduite apparemment par une forte baisse du nombre de défauts de livraison d’actions, rapporte The Wall Street Journal. Le total est en effet revenu à une moyenne journalière de 79 pour le premier trimestre 2009 contre 529 durant les trois premiers trimestres de 2008.
En difficulté face à la crise, le Premier ministre espagnol se séparerait de son ministre de l"Economie Pedro Solbes, indique La Tribune. Il serait remplacé par l’actuelle titulaire des Administrations publiques, Elena Salgado, dans le cadre d"un remaniement ministériel annoncé, dès aujourd’hui ou mercredi.
Le procureur général de New York a porté plainte lundi contre J. Ezra Merkin pour escroquerie, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Andrew Cuomo reproche en effet au financier d’avoir investi 2,4 milliards de dollars chez Bernard Madoff sans en avoir averti ses clients. Il aurait ainsi empoché 470 millions de dollars. D’autre part, le régulateur boursier du Connecticut a déposé une plainte au civil contre le gestionnaire de fonds Fairfield Greenwich Group pour avoir négligé ses responsabilités fiduciaires en investissant 7 milliards de dollars chez Bernard Madoff sans effectuer des diligences suffisantes.
Les investisseurs institutionnels estiment que les marchés émergents vont continuer d’offrir des opportunités d’investissement intéressantes au cours des douze prochains mois. En conséquence, ils envisagent de maintenir voire d’augmenter leur exposition au private equity dans les pays émergents à moyen terme, selon l'étude 2009 réalisée par l’association EMPEA (Emerging Markets Private Equity Association) et Coller Capital.Plus des trois quarts (78%) des investisseurs déjà engagés dans les pays émergents vont consacrer de nouveaux moyens pour le private equity, tant en termes d’effectifs que d’extension géographique au cours des cinq prochaines années. La moitié d’entre eux vont le faire au cours des deux prochaines années. Pour 2009, ce sont 62% des investisseurs qui envisagent de maintenir ou d’accroître leurs engagements. Les 38% qui pourraient réduire leur exposition évoquent des contraintes de liquidités ainsi qu’une surexposition au private equity. L'étude relève que plus des trois quarts des investisseurs espèrent des rendements annuels nets de 16% sur leurs investissements dans le private equity émergent au cours des trois à cinq ans, alors que 43% d’entre eux tablent sur le même rendement pour la totalité de leur portefeuille de private equity. La plupart des investisseurs évoquent une montée des risques émergents au cours de l’année écoulée, notamment en Russie, en Europe centrale et orientale et en Afrique, mais ils sont malgré quatre sur cinq à envisager une exposition accrue dans les cinq prochaines années. Pour les douze prochains mois, le Brésil fait figure, selon les investisseurs, de destination favorite pour les gérants de fonds de private equity, devant l’Inde mais derrière la Chine.
Selon efinancialnews.com relayé par The Wall Street Journal, Londres a cédé en 2008 à New York le titre de place financière avec les rémunérations les plus élevées du monde qu’il avait conservé pendant trois ans. Les primes ont chuté à Londres de 62 % (68 % à Moscou) et les plus fortes baisses de rémunérations ont concerné le crédit structuré avec un plongeon de 86 %, selon l'étude mondiale du chasseur de têtes Napier Scott.
Selon L"Echo, l"analyste financier Mike Mayo, connu pour avoir été l’un des premiers à avertir des risques que couraient les banques américaines au vu de leur exposition au marché immobilier, a quitté la Deutsche Bank pour CLSA, filiale de Calyon (Crédit Agricole). Mike Mayo va couvrir une quarantaine de valeurs bancaires représentant environ 20% de la capitalisation boursière américaine totale.
Les investisseurs du monde entier ont retiré près de 60 milliards de dollars des fonds dans les marchés développés au premier trimestre, tandis que les marchés émergents ont vu entrer, en net, 3,2 milliards de dollars, selon les statistiques d» Emerging Portfolio Funds Research citées par le Financial Times.
Les sociétés de gestion ont tendance à ne pas placer la surveillance et le contrôle des risques au plus haut niveau dans la hiérarchie, indique un sondage de la Copenhagen Business School, réalisé en association avec SimCorp StrategyLab, et cité par le Financial Times Fund Management. «La gestion du risque est considérée comme un obstacle qui doit être surmonté dans une activité», selon Steen Thomsen, professeur à l'école danoise.
En mars, les OPCVM commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 5,1 milliards d"euros, après -2,9 milliards en février, selon les dernières statistiques d"Assogestioni (association italienne des professionnels de la gestion). Toutes les catégories sont dans le rouge, et notamment les fonds obligataires qui voient sortir 2,7 milliards d"euros sur le mois. Les fonds actions accusent des retraits nets de 490 millions d"euros.Depuis le début de l"année, le secteur des OPCVM commercialisés en Italie voit s"envoler 12,4 milliards d"euros, confirmant une tendance qui dure depuis plusieurs mois. Les encours reviennent à 386 milliards d"euros, contre 388 milliards en février. Figurant parmi les leaders du secteur, Pioneer accuse les plus forts rachats nets avec 2,67 milliards d"euros. Mediolanum est en revanche la société qui enregistre les plus importantes souscriptions nettes avec 145 millions d"euros.
[Dans un entretien aux Echos, Alain Bokobza, responsable de la stratégie actions européennes à la Société Générale, estime que «l’indice CAC 40 devrait terminer l’année 2009 aux alentours de 3.200 points tout en traversant des épisodes de forte volatilité. Je pense que le point bas boursier est maintenant derrière nous et que l’aversion au risque a atteint son sommet au premier trimestre dans un contexte extrêmement dégradé ".
Le Santander a retenu Merrill Lynch, Natiwis et BNP Paribas pour placer un emprunt à deux ans qui se passera de la garantie de l’Etat. Selon les milieux financiers cité par Expansión, le Santander compte sur un volume d’au moins 1 milliard d’euros et souhaiterait vivement qu’il atteigne les 2 milliards. La rémunération sera de 145 points de base supérieure aux midswaps ce qui est d’une quinzaine de points moins cher pour l'émetteur que la même opération garantie par le Trésor.