Selon les statistiques de l’association Inverco des sociétés de gestion, l’encours total des fonds de valeurs mobilières commercialisés en Espagne a baissé de 37,66 % en juin 2007 et mai 2009, à 161,88 milliards d’euros.Les catégories de gestionnaires les plus éprouvées ont été celles des filiales de banques, qui ont perdu près de 1,9 point de part de marché (voir tableau) et des indépendants, dont la part de marché a diminué de presque 2,5 points, indique Cotizalia. Cela posé, les filiales de banques continuaient de gérer fin mai presque 52,8 % des actifs totaux. Les filiales de caisses d'épargne et de gestionnaires étrangers ont en revanche gagné respectivement 2,5 et 1,1 points de part de marché. Segment Encours fin mai 2009 milliards d’euros Part de marché % Variation s/06/2007 % Δ en points Banques 85,45 52,79 - 39,81 - 1,89 Caisses d'épargne 53,11 32,81 - 32,59 + 2,47 Etrangers 11,92 7,36 - 27,00 + 1,07 Indépendants 6,22 3,84 - 59,66 - 2,10 Assureurs 5,18 3,20 - 27,61 + 0,44 TOTAL 161,88 100 - 37,66
L'équipe commerciale de Skandia Global Funds pour l’Espagne, dirigée par Mercedes Azpiroz et comprenant Pilar Bravo ainsi que Marta Garmendia, est désormais responsable également des marchés italien et portugais, indique Funds People. En Espagne, Skandia GF a déjà fait enregistrer 23 fonds. Jusqu'à présent, le gestionnaire du groupe Old Mutual n'était pas présent en Italie.
Le Fund Forum International ouvre ses portes mardi à Monaco. Selon ICBI, l’organisateur de l'événement, 800 participants de 38 pays différents sont attendus cette année, alors qu’ils étaient 1.000 l’année passée. Une baisse de fréquentation peu étonnante compte tenu de la crise… Mais ICBI tient à souligner la qualité des participants, et relève notamment la présence de six associations professionnelles, dont l’Efama (Europe), l’Alfi (Luxembourg), l’AFG (France), la SFA (Suisse), l’IFIA (Irlande) et la HKIFA (Hong Kong).Le premier Fund Forum avait été lancé en juillet 1990.
Selon L’Agefi suisse, les prévisions sur les sociétés cotées sont de meilleure qualité lorsque les analystes financiers se spécialisent sur un pays en particulier, et non sur un secteur. D’après un article paru dans l’édition du mois de mai de la Review of Financial Studies, entre 70% et 80% des analystes couvrant des sociétés cotées à Paris, Francfort ou Zurich étaient classifiés en 1995 en tant que spécialistes d’entreprises françaises, allemandes ou suisses. Neuf ans plus tard, ils n’étaient plus que 25% à 30% à l’être. La majorité des maisons de courtage avaient alors restructuré leurs divisions en une composition sectorielle. L’article démontre que les erreurs de prévision des analystes sectoriels sont près de 6% plus importantes que ceux spécialisés sur un pays spécifique.
Jean-Baptiste de Franssu, CEO d’Invesco Europe, vient d'être élu président de l’Efama (European Fund and Asset Management) pour deux ans. Il succède à Mathias Bauer, CEO de Raiffeisen Capital Management à Vienne. Claude Kremer, président de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi), a par ailleurs été nommé vice-président de l’Efama. L'élection a eu lieu le 19 juin à Athènes lors de l’assemblée générale.
La société de gestion Lazard Frères Gestion vient de lancer «Objectif Rendement 5 ans», un fonds obligataire à échéance cherchant à tirer profit de la situation sur le marché du crédit. Constatant une déconnexion entre valorisations et fondamentaux, et des prix actuels anticipant des défauts sur 5 ans d’entreprises notées «Investment grade» de l’ordre de 15 %, ce qu’elle considère comme largement excessifs, l’équipe de gestion «taux» s’intéresse à des émissions privées offrant un rendement actuariel compris entre 5,5 % et 6 % sur cette échéance. Cette durée a été choisie sachant que, selon la gestion, elle protège partiellement contre une remontée des taux. L’objectif de gestion est d’atteindre, sur la durée de placement recommandée, une performance supérieure à celle de l’indice EuroMTS 3-5 ans après déduction des frais de gestion. Pour cela, le portefeuille sera composé majoritairement d’obligations privées classiques avec cependant une diversification à hauteur de 20 % maximum sur des obligations convertibles. En outre, une part du portefeuille sera investie en titres haut rendement, jusqu’à 30 % maximum. Le portefeuille doit se caractériser par une faible rotation. Caractéristiques : Dénomination : Objectif Rendement 5 ans Code Isin FR0010751008 Commissions de souscription 4 % maximum (sauf dans les deux premiers mois du démarrage : 3 %) Droits de sortie 3 % acquis à l’OPCVM, sauf la dernière semaine du mois de juin 2014 ou une exemption de droits de sortie est prévue Frais de gestion Fixe : 0,70 % Variable : - Valeur de la part 1 000 euros (décimalisable)
La Chambre des indépendants du Patrimoine vient d’envoyer une lettre d’information à ses adhérents, dans laquelle son président, Patrice Ponmaret, s’insurge de «la décision de Generali Patrimoine d’habiller le bateau du skipper Nicolas Lunven avec le slogan «CGPI, des experts en action pour optimiser votre patrimoine"" lors de la prochaine «Solitaire du Figaro…Pourquoi une telle réaction ? Patrice Ponmaret l’explique dans sa missive : «En effet, si l’intention peut, de prime abord, paraître louable, cette décision -prise sans aucune concertation avec la Chambre- me parait pour le moins maladroite.En nous plaçant devant le fait accompli, Generali Patrimoine bafoue totalement notre indépendance. Quelles seront les réactions des consommateurs, de nos clients, du législateur, de l’environnement économique, de nos partenaires et de la presse, quand ils apprendront que le bateau, prétendument sponsorisé par la profession, est en réalité financé par Generali ?Alors que nous nous battons pour obtenir la règlementation de notre profession sur la base de son indépendance, nous nous trouvons dans une situation absurde où un partenaire nous impose sa stratégie, profitant de ce que notre titre n’est pas protégé.Alors que la Chambre finalise sa prochaine campagne de communication, Generali Patrimoine nous impose un slogan pour porter les couleurs de notre profession, ce qui ne manquera pas de créer la confusion dans les esprits».
Baptisée «Banque Privée 1818", l’entité née de la fusion décidée fin 2008 des deux banques privées filiales de Natixis (Compagnie 1818 et Banque Privée Saint Dominique) sera effective au 1er juillet. Selon Les Echos, la nouvelle entité va ensuite élire ses représentants du personnel qui auront à négocier un plan social. La direction n’a pas fait mystère de suppressions d’emplois à venir sans toutefois confirmer en externe les chiffres circulant en interne depuis plusieurs semaines : de 70 à 100 personnes selon les méthodes de recensement (CDD, intérimaires...) sur un effectif initial de 440 personnes.
La banque de gros des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires a porté à 600 le nombre de postes supprimés dans le cadre du second plan de réduction d’effectifs contre 450 prévus initialement. Selon Les Echos qui cite La Tribune du 19 juin, le solde, 156 postes, porte sur les activités de conservation logées dans Eurotitres, née en juillet 2008 de la fusion entre Gestitres et Services Financiers.
Malgré une chute de 40 % sur l’année pour le CAC 40, l’encours des PERCO (Plans d'épargne pour la retraite collectifs) s'établissait selon l’AFG à 1,8 milliard d’euros fin 2007, ce qui représente une hausse voisine de 33 % par rapport au niveau atteint douze mois auparavant. L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s'élevait ainsi à 4.185 euros.L’AFG a précisé vendredi qu’au 31 mars 2009 on dénombrait 84.769 entreprises proposant un accès à cette formule d'épargne retraite, 452.802 salariés ayant opté pour ce système. Au cours de l’année, le taux d'équipement des entreprises s’est accru de 40 % et celui des salariés adhérents de 33 %.
La société de gestion Prim’Alternative devient Prim’Finance et réaffirme son évolution vers des produits plus accessibles et plus proches de la gestion traditionnelle. Le développement de Prim’Finance passe, selon la société, passe par un recentrage progressif de sa gamme sur sa seule gestion flexible (dite Kappa).
Coface vient d’annoncer le lancement commercial de sa nouvelle activité d’agence de notation. La société s’appuie sur ses notations internes, en tant que spécialiste à la fois de l’information et de l’assurance-crédit. Outre en France, ces notations internes sont d’ores et déjà accessibles à Hong Kong et Dubaï. A l’automne, elles le seront au Royaume-Uni et en Allemagne.
SEB Fund Services S.A., filiale luxembourgeoise de la banque suédoise Skandinaviska Enskilda Banken AB, a annoncé vendredi 19 juin sa décision de sous-traiter à European Fund Administration (EFA) ses services d’administration de fonds à Luxembourg. Cet accord couvre l’externalisation auprès d’EFA des services de valorisation, de comptabilité, d’agent de transfert, de suivi des risques et compliance, ainsi que de support à la distribution des fonds.La migration des fonds de SEB Fund Services sur la plateforme administrative et comptable d’EFA, aujourd’hui achevée, aura duré 4 mois. Elle a été accomplie pour un total d’actifs de 1,6 milliard d’euros et sur une palette diversifiée de 59 produits des plus simples (SICAV & FCP – Partie I) aux plus complexes, parmi lesquels des fonds hedge, des fonds de fonds hedge, des fonds Private Equity et Emerging Markets.
Depuis janvier, indique la Tribune, Carmignac Gestion a collecté 5 milliards d’euros et atteint les 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Déjà en 2008, elle avait collecté 3,1 milliards d’euros, essentiellement via des fonds de gestion active. Dans le détail, Carmignac Patrimoine, le fonds phare de la maison, a largement contribué à l’envolée des actifs en passant de 5,2 milliards d’euros fin 2008 à 10 milliards d’euros fin mai, précise le quotidien. Ce fonds « a encore vocation à grossir grâce aux papy-boomers qui souhaitent sécuriser leur patrimoine » note Éric Le Coz, directeur du développement produit de Carmignac Gestion cité par la Tribune. Ce n’est cependant pas le seul, ajoute le quotidien, qui rappelle notamment que le fonds Carmignac Emerging Discovery, investi sur les petites et moyennes valeurs émergentes, a grimpé de 56,61 % depuis le début de l’année. La gamme diversifiée a également évité la fuite des clients l’an passé même si les performances étaient moins bonnes. En outre, les fonds sont distribués avec succès dans les huit pays où Carmignac Gestion est présente (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hollande, Italie, Luxembourg et Suisse). Dans contexte, la société de gestion compte poursuivre son développement. Un analyste et un gérant obligataire doit compléter l'équipe de quinze personnes. En matière de développement à l’international, la distribution des produits de Carmignac Gestion sur le marché anglais est de nouveau d’actualité. Enfin, l’Asie, en l’occurrence Hong Kong et Singapour est également dans la ligne de mire de l’établissement.
Longtemps, les sociétés de gestion allemandes implantées au Luxembourg ont drainé des souscriptions nettement plus élevées que leurs homologues installées en Allemagne. Cependant, d’après une étude de de l’agence Kommalpha, les produits allemands ont enregistré en janvier-avril 2009 pour 3,91 milliards d’euros de souscriptions nettes alors que les luxembourgeois subissaient des retraits de 3,22 milliards d’euros. Cette situation est d’autant plus remarquable que les deux gestionnaires affichant les meilleurs résultats pour les quatre premiers mois de l’année sont les luxembourgeois db x-trackers (Deutsche Bank) et Pimco (Allianz Global Investors) avec des souscriptions nettes respectives de 2,72 milliards d’euros et de 1,6 milliard. Les deux suivants sont les allemands Deka et ETFlab (filiale de Deka) avec 1,37 milliard et 1,07 milliard, devant DWS Luxembourg (Deutsche Bank) avec presque un milliard d’euros.Toutefois, quatre des cinq maisons ayant accusé les plus forts remboursements sont luxembourgeoises : il s’agit d’IFM (2,19 milliards d’euros), de Deka Luxembourg (1,76 milliard), d’AGI Luxembourg (1,44 milliard) et d’Union Investment Luxembourg (1,22 milliard). Seul le cinquième plus mauvais score est allemand, avec AGI (0,73 milliard).
Le comité de direction du fonds immobilier offert au public Morgan Stanley Real Estate Investment P2 Value annonce vendredi avoir demandé un audit de la valeur au 1er juillet de tous les actifs figurant dans le portefeuille. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de turbulences sur les marchés de l’immobilier ainsi que dans la perspective d’une reprise des remboursements, qui ont été suspendus fin octobre, a précisé Walter Klug, directeur général de Morgan Stanley Real Estate Investment GmbH. Le résultat de cet audit sera publié très rapidement.
Le suisse Banque Sarasin a ouvert un bureau de représentation dans le 1er arrondissement de Vienne. Elle indique considérer l’Autriche comme un marché intéressant dans le domaine de la banque privée. «La représentation de Vienne ne s’occupera pas uniquement de la clientèle privée aisée d’Autriche, mais rapprochera le groupe Sarasin des marchés de croissance d’Europe centrale et de l’Est», a souligné Fidelis M. Götz, responsable du Private Banking.
Roger Guy et Guillaume Rambourg vont céder la plupart de leurs responsabilités dans le domaine des fonds retail chez Gartmore à John Bennett, qui a été recruté chee GAM, où il gérait le Star Continental European Equity Fund. Le nouvel arrivant, qui prendra ses fonctions début 2010, sera chargé du European Select Opportunities Fund (1,5 milliard de livres) ; il aura aussi pour mission de développer une gamme de produits pan-européens. Il sera subordonné à Dominic Rossi, le CIO de Gartmore, précise MoneyMarketing.Pour leur part, Roger Guy et Guillaume Rambourg, semblent devoir rester chez Gartmore et conserver la gestion du fonds long/short European Absolute Return lancé en janvier ainsi que celle de trois hedge funds institutionnels.
Cazenove a confié aux gérants de hedge funds Neil Pegrum et Paul Marriage la gestion de son second fonds de performance absolue destiné aux particuliers, le Cazenove Absolute UK Dynamic, qui sera géré selon la même stratégie que le hedge fund que Neil Pegrum a lancé en mai 2005, rapporte Investment Week. L’objectif sera une performance annuelle de plus de 10 % sur le moyen terme, le fonds de Neil Pegrum ayant pour sa part fourni un rendement net annualisé de 15,97 % contre 1,12 % pour l’indice FTSE All-Share. Le produit Cazenove, avec 30-50 lignes, se focalisera sur les petites et moyennes capitalisations britanniques en utilisant un approche bottom-up et les ventes à découvert s’effectueront au biais de CFD.Le premier fonds de performance absolue de Caznove, le UK Absolute Target, est géré par Tim russell et il a drainé depuis juillet 2008 environ 245 millions de livres.
Selon Investment Week, Henderson New Star va fusionner l’Equity Income Fund de Graham Kitchen et Andrew Jones avec le Higher Income Fund géré par ces deux mêmes personnes, pour former un produit de 250 millions de livres, indique Investment Week. D’autre part, les fonds new Star Hidden Value (13 millions) et Select OIpportunities (31 millions) vont être absorbés par le UK Alpha Fund pour créer un ensemble de 202 millions de livres.
Candover Investments Plc a annoncé vendredi que sa filiale à 100 % Candover Partners Ltd vend le cabinet d'étude et de conseil en énergie Wood Mackenzie à Charterhouse Capital Partners pour une valeur d’entreprise de 553 millions de livres. L’investissement dans Wood Mackenzie aura généré un rendement interne de 56 %.
Citywire révèle que Roger Guy et Guillaume Rambourg va abandonner la gestion du fonds phare Gartmore European Selected Opportunities (1,5 milliard de livres) à la fin de l’année, pour se concentrer sur les mandats hedge funds et de rendement absolu. La société de gestion a embauché John Bennett de GAM pour s’occuper du fonds ainsi que du Gartmore Sicav Continental European.
JPMorgan Asset Management ambitionne de prendre la place de leader de M&G sur les taux au Royaume-Uni dans les 5 ou 6 ans à venir, selon Jasper Berens, patron des ventes UK de la société de gestion, interrogé par Ignites Europe. JPMorgan AM a récemment recruté Bob Michele, de Schroders, pour diriger son équipe de taux.
Adam Seitchik, qui était CIO de Trillium Asset Management et avait à ce titre la responsabilité de portefeuilles d’un total d’un milliard de dollars intégrant gestion traditionnelle et ESG, rejoint Auriel Capital où il sera chargé de développer des stratégies socialement responsable pour des clients institutionnels en Europe et en Amérique du nord, rapporte NewNet. Aureil Capital affiche un encours d’environ 500 millions de dollars.
Newsmanagers : Comment se développe l’activité de Prim’Alternative Investment devenu Prim’Finance Investment ?Médéric de Vasselot : Les encours ont relativement bien évolué en 2009 pour plusieurs raisons. Tout d’abord, en raison du développement de la gestion en kappa, en particulier sur notre fonds d’indice boursier européen et sur notre fonds de matières premières agricoles. Ensuite parce que notre mode de gestion est plutôt innovant. NM : En termes d’encours, où en êtes-vous ? M. de V. : Prim’Finance gérait 40 millions d’euros à la fin 2007, puis 75 millions à la fin de l’année 2008 et près de 100 millions d’euros au début du mois de juin 2009. Nous n’avons donc pas souffert de la crise financière, bien au contraire. En septembre-octobre 2008, nous avons reçu les meilleurs échos de nos clients, qui étaient particulièrement heureux de voir leurs fonds résister grâce à notre style de gestion. NM : Comment peut-on résumer le mode de gestion en kappa ? M. de V. : Dans un même fonds, pour une même classe d’actifs, nous utilisons deux modes de gestion différents selon la tendance du marché. Quand le marché est orienté à la hausse, la gestion reste indicielle. Quand le marché est orienté à la baisse, nous utilisons une gestion active nous permettant d'être vendeur à découvert entre 100% et – 100%. Mais nous n’utilisons pas de bras de levier. Il s’agit d’un type de fonds flexible, qui poursuit le raisonnement jusqu’au bout. NM : Quelles sont les origines de votre société de gestion ? M. de V. : La société existe depuis 2002. Elle a été fondée par des anciens collaborateurs de BNP Paribas, où j'étais moi-même responsable des fonds de futures. La société a été créée pour développer des produits de gestion alternative. Plus tard, en 2006 BNP Paribas est devenu actionnaire à hauteur de 10%. NM : Une de vos particularités est de proposer ce type fonds sous la forme de FCP accessibles à tout public. M. de V. : C’est en effet un de nos axes importants de développement. Au départ nous avions créé des FCIMT, un type de produit intéressant mais qui est amené à disparaître. A la fin 2006, la réglementation des fonds diversifiés nous a offert la possibilité de transformer ces fonds. Nous poursuivons ce processus, qui nous permet de trouver une clientèle plus large, tout en présentant à celle-ci les garanties liées à la réglementation des FCP. NM : Visez-vous plutôt les institutionnels ou les particuliers ? M. de V. : A la fin de 2008, avec les FCP diversifiés, nous nous sommes ouverts au monde des particuliers. Nous sommes engagés dans un processus de référencement sur des plate-formes de distribution, la première à nous suivre étant Cardif. Puis, un accord de co-branding avec OFI en septembre 2008, a permis une commercialisation encore plus large d’OFI Prim’Kappa Stocks. Notre clientèle est constituée à environ 75% d’institutionnels, mais la part des particuliers augmente. NM : Prim’Kappa Agri est investi sur les matières premières agricoles. Comment se comporte le fonds ? M. de V. : Le fonds a suscité de l’intérêt en raison de la baisse des marchés actions. Nous connaissons un flux de souscription, avec 10 millions d’euros de collecte en avril-mai. En principe, si on anticipe une reprise économique, le fonds est corrélé aux marchés actions, comme d’ailleurs les autres fonds de matières premières. Mais sur les matières premières agricoles, il est possible que nous connaissions un rebond, car nous étions arrivés à des coûts de production à peine couverts par les cours. NM : Comment évolue OFI Prim’Kappa Stocks, qui a pour référence l’Eurostoxx 50 ? M. de V. : Avec la hausse en cours, nous avons retrouvé un comportement indiciel, même si cette hausse est en en train de s'épuiser. Mon sentiment est que nous sommes en plein bluff psychologique : les marchés remontent, mais la situation économique est loin d'être résolue. La récession n’est pas terminée. D’où une très grande prudence de notre part. Par ailleurs, je crois que nous devons être attentifs à l’impact de la diffusion du virus H1N1, notamment à l’automne. Je ne fais pas de stock-picking, mais si le virus se développe, il nous faut savoir quels seront les secteurs qui seront les plus touchés. NM : Quelles sont les perspectives de Prim Commod’Or, qui permet de miser sur le marché de l’or ? M. de V. : Le fonds offre une corrélation inverse avec le dollar. Mais l’or a aussi un double rôle : valeur refuge d’un côté en particulier contre l’inflation et accompagnement du redémarrage économique de l’autre. En effet si la consommation repart dans le monde, la joaillerie et l’industrie auront besoin de davantage de métaux précieux. NM : Qu’en est-il de votre fonds investi sur le marché du pétrole ? M. de V. : Prim’ Essenciel a connu le rebond le plus fort depuis le début de l’année, avec un gain de 25%, au début du mois de juin. C’est logique au vu de la remontée du cours du baril et de l’effet dollar depuis le début de l’année. NM : Comment envisagez-vous votre développement ? M. de V. : Les investisseurs sont à la recherche de fonds pouvant donner une alternative aux trackers. Nous sommes favorisés parce que notre processus de gestion permet de résister dans les baisses. D’une part, nous cherchons à étendre la gestion kappa à l’ensemble de notre gamme. Ensuite, à plus long terme, nous allons chercher à couvrir un spectre plus large que les indices boursiers et les matières premières.
Le Financial Times indique que parmi les acquéreurs de la dette de Lehman avec une forte ristourne figurent certains des plus grands hedge funds, comme Elliott Associates, Paulson & Co, King Street et Centerbridge Partners. Mais ce n’est pas un investissement de tout repos. Démêler l'écheveau prendra des années, ce qui signifie que ces investisseurs devront payer des frais d’avocat élevés en attendant patiemment que les tribunaux statuent. Selon des documents officiels, Elliott, King Street et Paulson détiennent pour 12,5 milliards de dollars de créances.
De plus en plus, les grands investisseurs institutionnels se tournent vers les fonds indiciels, les gérants actifs n’ayant pas apporté le surcroît de performance escompté durant la baisse des marchés, comme le souligne Bill Atwood, executive director de l’Illinois State Board of Investment (9 milliards de dollars). L'édition européenne de The Wall Street Journal souligne que, selon Mark Keleher, CEO de Mellon Transition management, un tel changement d’attitude de la part des fonds de pension publics, qui pèsent 2,3 billions de dollars, risque de réduire rapidement les revenus des «stock pickers», qui facturent des commissions comprises entre 0,3 % et 2 % de l’encours, alors que les fonds indiciels ne font payer que de 0,1 % à 0,5 %. D’après Greenwich Associates, ce changement d’attitude ne sera pas définitif, les capitaux seront parqués dans des fonds indiciels le temps de trouver de nouveaux gérants. Mais le fonds Fire & Police Pension Association of Colorado (2,5 milliards de dollars), par exemple, vient de fermer son programme d’alpha portable et affecte 60 % de son portefeuille à des fonds indiciels contre 40 % en 2008. Et ,d’après le CIO Scott Simon, ce biais indiciel sera maintenu à l’avenir puisqu’un nombre croissant de gérants semble incapable de battre leur indice.
State Street Corporation indique avoir remboursé en totalité les 2 milliards de dollars que le Département du Trésor lui avait versés au titre du Capital Purchase Programme du TARP. Toutes les actions préférentielles acquises par le gouvernement américain ont été ainsi rachetées, avec en plus la partie du dividende échéant au souscripteur et non encore versé. Cela se traduira par une ponction de 105 millions de dollars sur le bénéfice net distribuable aux actionnaires au titre du deuxième trimestre 2009.Comme BNY Mellon (voir notre dépêche du 19 juin), State Street se propose par ailleurs d’entamer des négociations avec le Trésor en vue de racheter à ce dernier son option sur près de 2,79 millions d’actions ordinaires. Compte tenu du succès du placement pour 2,3 milliards de dollars d’actions ordinaires par State Street en mai, le nombre d’actions sous-jacentes pour l’option a été réduit de moitié.
Fidelity Investments a annoncé vendredi qu’elle va fermer d’ici à fin juillet sa division de private equity mise sur pied voici deux ans compte tenu de la difficulté à lever des capitaux à cause de la crise, rapporte the Wall Street Journal. Jusqu'à présent, cette division dispose de 500 millions de dollars apportés par Fidelity plus que par des souscripteurs. Elle a investi dans quatre sociétés.
Jean-Baptiste de Franssu, CEO of Invesco Europe, has been elected president of EFAMA (European Fund and Asset Management) for a two-year term. He succeeds Mathias Bauer, CEO of Raiffeisen Capital in Vienna. Claude Kremer, chairman of the Luxembourg investment fund association, has been appointed vice-president of EFAMA. The election took place on 19 June in Athens at the association’s general assembly.