Fitch relève que les fonds de hedge funds multistratégies doivent se réinventer pour faire oublier leurs mauvais résultats de 2008, rapporte Le Temps. L’agence de notation préconise que ces produits doivent d’abord rendre leurs termes de liquidité moins généreux et ajuster les arguments de vente. Fitch recommande également aux gérants de portefeuilles «d’être prêts à procéder à des ajustements tactiques de l’allocation, en utilisant des outils, comme les clones de hedge funds ou des dérivés», indique Le Temps.
Selon les indices Edhec, les indices de hedge funds ont évolué en juin entre une perte de 1,53 % pour les fonds de futures (CTA Global) et une performance de 2,62 % pour l’arbitrage de convertibles. Deux autres stratégies ont été en perte, à savoir les ventes à découvert (- 0,84 %) et le global macro (- 0,68 %). Depuis le début de l’année, deux des treize catégories suivies par l’Edhec accusent des résultats négatifs, les ventes à découvert (- 7,7 %) et les CTA Global (- 3,1 %). Les meilleurs performances sont affichées par l’arbitrage de convertibles (24,4 %) et les marchés émergents (17,7 %).L’Edhec précise que, depuis janvier 2001, toutes les stratégies enregistrent des performances qui se situent en moyenne annuelle entre 4 % pour les fonds de hedge funds et 11,2 % pour les marchés émergents, qui sont aussi, avec 10,9 % la stratégie dont l'écart-type (standard deviation) est la plus élevée (10,9 % en moyenne) après celle constatée pour les ventes à découvert (14 %).
Invercaixa Gestión, Credit Suisse, Mutuactivos, Caixa Catalunya Gestión, CaixaManresa Inversiones et Ibercaja Gestión sont les seules sociétés de gestion en Espagne à avoir enregistré pour le premier semestre des souscriptions nettes supérieures à 100 millions d’euros, avec des rentrées échelonnées entre 339,3 millions d’euros pour la première et 109,5 millions pour la septième, selon les statistiques de l’association sectorielle Inverco retraitées par Funds People.Au total, 38 sociétés de gestion sur un total de 101 déclarantes ont bénéficié de souscriptions nettes.Pour janvier-juin, les souscriptions brutes ont porté sur 41 milliards d’euros tandis que les remboursements bruts se montaient à 50 milliards, de sorte que les remboursements nets ont porté sur 9 milliards. Ce résultat masque d’importantes disparités, puisque 25 fonds ont attiré à eux seuls 7 milliards d’euros de souscriptions nettes, tandis que les autres ont subi des sorties nettes de 16 milliards.25 fonds drainent 7 milliards d’eurosLes fonds qui offrent une performance garantie supérieure au rendement des dépôts bancaires et les fonds spécialistes des obligations d’entreprises ont été les plus favorisés. Six fonds, dont trois de La Caixa affichent des souscriptions nettes supérieures à 400 millions d’euros pour janvier-juin. Il s’agit de Funcaixa Garantia RF 15 (894,3 millions d’euros), Banesto Fondepositios (619,7 millions), UBS Corporate Plus ( 583,8 millions) et Funcaixa Garantia RF 14. Viennent ensuite le Foncaixa Garantia RF Plus 7 (491,2 millions) et le BBVA Bonos Cash Empresas (459,5 millions).
Allfunds Bank, filiale commune du Santander et d’Intesa Sanpaolo, va être transformée en société à couverture mondiale et réorganisée en six régions, le nouveau directeur commercial étant Gianlouca Renzini, qui était jusqu'à présent directeur pour l’Europe centrale, le Moyen-Orient et l’Asie, rapporte Funds People.L’Europe occidentale et l’Amérique latine sont confiées à Luis de Ussia, tandis que le Royaume-Uni et l’Irlande sont confiés à Alan Gadd. L’Italie et l’Europe de l’Est est placée sous la direction de Licia Megliani, qui devra développer l’activité dans de nouveaux pays de l’Est ainsi que de la Méditerranée. Le Proche-Orient et l’Afrique sont placés directement sous l’autorité de Gianluca Renzini tandis que la région Asie-Pacifique est confiée à Carlo Gregotti. Un recrutement est enfin en cours pour la direction de la région Europe centrale et nordique.
Selon Citywire, le gérant de fonds de fonds Richard Ritschel a quitté Nordea, pour occuper un nouveau poste à Munich. Son remplaçant n’est pas encore connu.
Au premier semestre, la division SEB Wealth Management de la banque suédoise SEB, qui comprend les pôles Institutional Clients et Private Banking, a enregistré des souscriptions nettes de 20,7 milliards de couronnes suédoises, soit 1,2 milliard de plus que sur la période correspondante de l’année passée. Ses encours sous gestion ressortaient ainsi à fin juin à 1.201 milliards de couronnes, soit une hausse de 5,2 % depuis la fin de l’année. Malgré tout, le bénéfice opérationnel de la division Wealth Management chute de 22 % à 1,79 milliard de couronnes, en raison de la baisse de 8 % des encours moyens sur douze mois et de la diminution des revenus issus des commissions de performance et de transactions. Par ailleurs, la société de gestion Swedbank Robur, filiale du groupe suédois Swedbank, a enregistré des souscriptions nettes de 7.121 millions de couronnes contre des retraits nets de 7.147 millions l’année dernière. Ses encours se montent à 374 milliards de couronnes au 30 juin. Sur janvier-juin, la société accuse une perte opérationnelle de 227 millions de couronnes, contre un bénéfice de 533 millions sur la période correspondante de l’an passé. A noter que Swedbank Robur va acquérir les sociétés de gestion de Swedbank en Estonie, Lituanie et en Lettonie au troisième trimestre, après quoi l’ensemble des ressources de gestion d’actifs du groupe seront regroupées en une seule organisation.
Pour le deuxième trimestre, Nordea fait état mardi de rentrées nettes de 2,8 milliards d’euros, l’encours au 30 juin ressortant à 136,5 milliards d’euros contre 125,3 milliards fin mars et 145,6 milliards douze mois plus tôt. Sur ce total, l’encours géré par la division produits d'épargne et gestion d’actifs représentait 87 milliards d’euros contre 80 milliards trois mois plus tôt et 94 milliards fin juin 2008. Le bénéfice d’exploitation de la division est ressorti à 35 millions pour le deuxième trimestre contre 23 millions au premier trimestre et 56 millions pour la période correspondante de l’an dernier.
Le géant bancaire britannique HSBC, qui a vu le jour à Shanghai et Hong Kong en 1865, coté à Londres et à Hong Kong, sera bientôt coté à la Bourse de Shanghai, rapporte La Tribune. L’opération ne devrait pas aboutir avant le premier semestre 2010.
Stéphane Monier, l’ancien patron de la gestion taux de Fortis Investments, rejoint Lombard Odier en qualité de responsable du département Obligations & Devises. L’intéressé sera basé à Genève et travaillera sous la direction d’Hubert Keller, associé-gérant responsable du département Asset Management.Stéphane Monier a une expérience de 20 ans sur les marchés obligataires internationaux, souligne Lombard Odier. Chez Fortis Investments, désormais passé dans le giron de BNP Paribas, il dirigeait une équipe de 100 spécialistes, basés à Londres, Paris, Chicago et Singapour, qui géraient plus de 100 milliards d’euros d’actifs. Auparavant, il a travaillé pendant huit ans au Moyen-Orient, en tant que responsable de la gestion obligataire et des devises pour l’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA). Cette nomination permettra à Rodrigo Araya, responsable crédit chez Lombard Odier, de se concentrer sur la gestion et le développement des capacités de la maison dans le crédit «investment-grade».
Depuis le 1er juillet, CCR Actions, CCR Gestion et UBS Global Asset Management, fusionnées, ont pris le nom de CCR Asset Management, rappelle Option Finance. La nouvelle entité démarre avec 9 milliards d’euros d’encours fin juin 2009 contre 17 milliards fin mars 2008 et elle comptera environ 120 personnes contre 170.CCR AM deviendra le centre de compétence du groupe UBS pour la gestion value en actions européennes et elle continuera de proposer des produits obligataires et monétaires. Elle proposera des fonds investis sur la volatilité et en obligations convertibles tout en fournissant des fonds d’allocation d’actifs. Enfin, la nouvelle entité sera positionnée aussi sur le créneau de l’immobilier.
BNP Paribas annonce la nomination de Philippe Marchessaux en tant que responsable du métier gestion d’actifs. Il succède ainsi à Gilles Glicenstein, décédé en avril dernier, comme administrateur directeur général de BNP Paribas Investment Partners et CEO de BNP Paribas Asset Management. «Membre du comité exécutif du métier gestion d’actifs depuis 2004, Philippe Marchessaux a plus de 20 ans d’expérience au sein du métier gestion d’actifs de BNP Paribas, où il a assumé différentes responsabilités. Philippe Marchessaux, qui a été nommé directeur général délégué en février 2009, a fortement contribué à la stratégie de développement initiée par Gilles Glicenstein et assurait déjà la direction effective du métier depuis avril 2009. Il prend donc désormais les rênes d’un métier qu’il connaît bien et continuera d’œuvrer au projet de rapprochement avec Fortis Investments», indique un communiqué. BNP Paribas rappelle que, au cours de sa carrière chez BNP Paribas Investment Partners, Philippe Marchessaux a contribué activement à plusieurs fusions, notamment celle de BNP Gestions avec Paribas Asset Management. Philippe Marchessaux, 46 ans, est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (1985) et de l’Université Paris IV Sorbonne. Il est par ailleurs diplômé de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF, 1994).
Le numéro deux de l’assurance en Corée du Sud, Korea Life Insurance, a décidé de confier l’administration de ses fonds à l'échelle mondiale à BNY Asset Servicing. Le montant des actifs concernés s'élève à 166 milliards de dollars. Le groupe américain, présent en Corée du Sud depuis une vingtaine d’années, a ouvert un bureau de représentation dédié à la gestion d’actifs en 2008.
Pour le premier trimestre de son exercice en cours (au 30 juin), Legg Mason Inc a réalisé un bénéfice net de 50,1 millions de dollars ou de 35 cents par action, contre une perte de 330,2 millions ou 2,33 dollars par action pour le quatrième trimestre de l’exercice clos le 31 mars. Les recettes se sont tassées à 613,1 millions de dollars contre 617,2 millions du fait de la baisse des rentrées de commissions. Mais les dépenses d’exploitation ont baissé à 554,8 millions de dollars contre 662,5 millions.L’encours au 30 juin s’est situé à 632,4 milliards de dollars, marquant une progression de 4 % sur le niveau du 31 mars (632,4 milliards) et une contraction de 29 % par rapport aux 922,8 milliards de dollars du 30 juin 2008. La hausse des actifs sous gestion s’explique par un effet de marché positif de 9 % qui a été amputé par des remboursements nets de 22 milliards de dollars pour les fonds obligataires, de 6 milliards pour les fonds d’actions et de 2 milliards pour les fonds monétaires. Au 30 juin, les fonds monétaires représentaient 56 % du total, tandis que les fonds actions et monétaires représentaient chacun 22 %. Enfin, Legg Mason précise que 70 % de ses encours correspondent à la division Amériques et 30 % à la division internationale.
L’exposition de Morgan Stanley à l’immobilier commercial est l’une des raisons pour lesquelles les analystes anticipent une perte nette trimestrielle de 555 millions de dollars, relate le Wall Street Journal. Le groupe a enchaîné les mauvais paris, comme le Revel Casino à Atlantic City. Par ailleurs, le gros des pertes de 1,5 milliard de dollars affichées par le pôle gestion d’actifs de Morgan Stanley l’année passée venait des investissements immobiliers commerciaux.
KKR Private Equity Investors (KPE) et KKR & Co sont convenus lundi que KKR va reprendre tous les actifs et engagements de KPE et qu’en échange cette dernière recevra 30 % de la nouvelle entité fusionnée, le reliquat étant détenu par les propriétaires et salariés actuels de KKR. Cette transaction ne comporte aucun versement en liquide. KPE restera cotée sur Euronext Amsterdam, mais au bout de six mois après le bouclage de la transaction, KPE ou KKR pourront demander une cotation aux Etats-Unis.KPE estime que sa valeur d’actif net au 30 juin a été d’environ 3 milliards de dollars, soit 14,55 à 14,75 dollars par part. KKR évalue ses encours à la même date à 50,8 milliards de dollars, avec un bénéfice net économique (economic net income) et des recettes de commissions pour le trimestre à fin juin de respectivement 345-370 millions de dollars et 45-55 millions.
La division gestion d’actifs du Credit Suisse a annoncé lundi avoir conclu une alliance stratégique avec le gestionnaire indépendant Reservoir Capital Group (4 milliards de dollars d’encours) dans le domaine des hedge funds, ce qui permettra à Credit Suisse d'élargir son offre. L’objectif consiste à «rechercher des performances attrayantes ajustées du risque en identifiant et en capitalisant sur la possibilité de fournir de la liquidité aux hedge funds, à leurs investisseurs et à d’autres intermédiaires, dont les établissements financiers».
A la dernière seconde, CIT Group a obtenu de Pimco (Allianz) et d’au moins cinq autres créanciers, dont les gestionnaires alternatifs Centerbridge Partners, Oaktree Capital, Silverpoint Capital et Baupost, une injection de capital de 3 milliards de dollars rémunérée à 10 points de pourcentage au-dessus du Libor. De plus, CIT doit fournir en nantissement ses obligations de la meilleure qualité, croit savoir le Handelsblatt. Mais les problèmes de l’organisme de financement des PME ne sont que repoussés à une date ultérieure, puisque les échéances jusqu’au premier trimestre 2010 totalisent 7,4 milliards de dollars.Entre-temps, CIT a précisé que le prêt a une échéance de deux ans et demi.
Daniel H. Mudd, qui était membre du board de Fortress Investment Group, demeure administrateur mais va remplacer le 11 août Wesley R. Edens comme CEO ; il a été president et CEO de Fannie Mae.Quant Wesley Edens et Peter L. Brigger, respectivement chairman and CEO et president and director, ils deviennent co-chairmen du board of directors.Chacun des «principals» du gestionnaire de hedge funds et de private equity, qui contrôlent toujours environ 70 % du capital, conservera la direction de ses activités d’investissement. L'élargissement de l'état-major répond à la nécessité pour ses membres de consacrer davantage de tant à la gestion des investissements déjà réalisés tout en identifiant de nouvelles possibilités d’investissement, indique Fortress.
Calpers devrait annoncer cette semaine une perte de 23 % sur son dernier exercice, soit son plus mauvais rendement depuis des années, rapporte le Wall Street Journal. Cela représenterait une perte d’environ 55 milliards de dollars d’actifs.
Aux États-Unis, les difficultés de CIT préoccupent les fonds d’investissement. En effet, souligne La Tribune, le groupe américain spécialisé dans le prêt aux PME a prêté près d’un demi-milliard de dollars à des fonds de LBO d’après Thomson Reuters, et compte parmi les vingt principaux prêteurs dans le monde depuis le début de l’année. Le robinet pourrait bien se fermer si CIT ne s’en sort pas.
L’américain Citadel Securities va prendre une participation majoritaire dans la plate-forme alternative européenne Equiduct mardi, rapporte le Financial Times. L’objectif est de transformer Equiduct, lancée en avril, en une plate-forme paneuropéenne pour les transactions actions des investisseurs particuliers.
Selon Citywire, Dylan Ball a remplacé Martin Cobb en tant que gérant du fonds Growth de Franklin Templeton, après le départ de ce dernier à Toronto. Il continuera néanmoins à gérer les fonds Templeton Global et Templeton UK Equity.
Selon Les Echos, la société d’investissement Resolution, revenue à la charge avec une offre mêlant titres et cash, s’est à nouveau fait éconduire hier soir par Friends Provident. Mais l’assureur ne ferme pas complètement la porte à un éventuel acquéreur et «continue de voir des avantages dans la consolidation du secteur de l’assurance-vie au Royaume-Uni».
Selon Investment Week, Russell Investments envisage de commercialiser cette année, dans les deux prochains mois, ses premiers Oeics domiciliés au Royaume-Uni. Le groupe veut lancer quatre véhicules, avec des actifs sous gestion de 75 millions de livres. L’offre devrait comprendre deux fonds growth actions, l’un centré sur le Royaume-Uni l’autre sur l’international; un fonds défensif à base d’obligations corporate bien notées et d’obligations gouvernementales, et enfin, un fonds d’actions immobilier dénommé Real Assets. Mais tous ces produits doivent d’abord obtenir l’agrément de la Financial Services Authority.
Selon Investment Week, BlackRock envisage de lancer au troisième trimestre un fonds ouvert multi-classe d’actifs. «Le fonds offrira aux investisseurs la protection d’un produit structuré et les avantages de l’allocation d’actifs d’un produit d’investissement collectif», estime le managing director du pôle retail, Tony Stenning. L’appréciation du capital sera poursuivie par le biais de fonds retail BlackRock et d’autres sociétés alors que l'élément de protection sera fourni par l’intermédiaire d’un partenariat avec une banque d’investissement. Les fonds sous-jacents du fonds Ucits III proposeront une exposition aux actions, obligations, devises, immobilier, commodities, hedge funds et ETF.L’investissement minimal sera de 1.000 livres, les droits d’entrée et les frais de gestion annuels étant en ligne avec la tarification de BlackRock à respectivement 5% et 1,5%.
Selon Les Echos, Calyon, la filiale de banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole, a augmenté au printemps sa participation dans le capital de CLSA, son courtier spécialisé sur l’Asie, en passant à 90% du capital contre 65% auparavant. Une participation acquise essentiellement auprès de Rob Morrison, l’un des associés fondateurs, président de CLSA et qui a souhaité partir à la retraite le 30 juin. Aucun montant n’a été divulgué.
Pour un montant non divulgué, le capital-investisseur allemand Arques Industries a vendu sa participation de 60 % dans tiscon AG au russe KCK Association et "à d’autres d’investisseurs». tiscon ,qui a perdu l’an dernier 1,6 million d’euros pour un CA de 320 millions d’euros, est une société de portefeuille qui détient elle-même des participations dans l’informatique, les télécommunications et les produits bruns. En décembre 2006, Arques avait fait absorber les sociétés COS Distribution, Avitos et Topedo par tiscon, qui a repris Chikara en février 2007 et qui a aussi acheté la marque de distributeur Typhoon.Arques a manifestement accusé une nouvelle moins-value sur cette cession, puisqu’il avait payé l’action tiscon près de 2 euros en 2005 alors qu’elle se traitait lundi à 43 cents, après une hausse brutale de 20 %.
Pendant des années, les frais facturés par les fonds allemands ont plutôt baissé. Toutefois, d’après une étude de l’association BVI des sociétés de gestion d’actifs que la Frankfurter Allgemeine Zeitung s’est procurée, la tendance s’est inversée. Pour les fonctions d’actions internationales, les frais sont revenus en moyenne de 1,68 % fin 2004 à 1,55 % deux ans plus tard. Depuis, ce taux est remonté à 1,64 %. Pour les fonds spécialistes des actions allemandes, les frais sont revenus dans le même temps de 1,28 % à 1,26 % pour atteindre actuellement 1,38 %.En revanche, pour l’obligataire, la baisse s’est confirmée : le taux de frais a diminué à moins de 1 % contre 1,14 % fin 2004 pour les obligations internationales ; pour les obligations allemandes, le TFE (ou TER en anglais) a fléchi à 0,85 % contre 0,90 %.
Pour les six premiers mois de l’année, le gestionnaire des banques populaires allemandes, Union Investment, a enregistré pour 3,8 milliards de souscriptions nettes contre 4,4 milliards pour la période correspondante de 2008, dont 734 millions pour les fonds offerts au public (contre 6 milliards). Quant à l’encours au 30 juin, il ressortait à 151 milliards d’euros contre 144 milliards fin décembre ; au 30 juin 2008, il ressortait à 167,1 milliards. Union fait aussi état de souscriptions nettes de 1,4 milliard d’euros pour ses fonds immobiliers, contre 751 millions pour janvier-juin 2008. Les fonds monétaires ont subi en revanche des sorties nettes de l’ordre de 1,4 milliard d’euros.Rüdiger Ginsberg, président du directoire d’Union Asset Management Holding, a aussi précisé qu’Union Investment reste de très loin le numéro un des plans d'épargne-retraite Riester sous forme de parts de fonds, avec 71 % de part de marché et 1,74 million de comptes. Désormais, 50 % des clients dans ce domaine ont moins de trente ans, ce qui permet au gestionnaire de miser sur un flux de rentrées d’un milliard d’euros par an.Union Investment se targue également d'être le leader sur le créneau des fonds garantis, avec un total de 12 milliards d’euros. Les souscriptions nettes ont porté sur 420 millions d’euros depuis le début de l’année.Dans le domaine institutionel, Union Investment a drainé 2,4 milliards d’euros pour ses «Spezialfonds», dont 900 millions dans des fonds à échéance d’obligations d’entreprises.
Union Investment estime que sa politique tarifaire n’est pas remise en question par la crise du fait que les frais qu’elle facture sont inférieurs à la moyenne de la profession. Ainsi, le TFE (ou TER en anglais) se situe à seulement 1,39 % pour les fonds d’actions, alors qu’il se monte à 1,75 % pour l’ensemble des sociétés de gestion. La même remarque vaut pour les fonds obligataires, où le TFE chez Union se limite à 0,86 % en moyenne, contre 1,09 % pour l’ensemble de la profession.Par ailleurs, Rüdiger Ginsberg, président du directoire d’Union Asset Management Holding, a indiqué lundi que le gestionnaire d’actifs des banques populaires allemandes n’a pas besoin d'élaguer sa gamme, qui se limite en Allemagne à 163 fonds offerts au public. De plus, insiste-t-il, 79 % de ces fonds affichent un encours supérieur à 50 millions d’euros.Enfin, Rüdiger Ginsberg souligne qu’Union n’a pas besoin de réduire son effectif. Au contraire, la société de gestion a procédé ces derniers mois à des recrutements ciblés, l’objectif étant d’avoir «un effectif le plus complet possible lorsque se présentera la prochaine reprise».