L’alignement de l’industrie des fonds d’investissements sur l’objectif de température de l’Accord de Paris est encore loin. Selon une étude du Carbon Disclosure Project (CDP), portant sur 16 500 fonds représentant 27 000 milliards de dollars sous gestion (23 300 milliards d’euros), seuls 0,5% d’entre eux suivent une trajectoire «bien en-dessous de 2°C» de réchauffement. Soit 158 fonds. En ce qui concerne une trajectoire inférieure à 1,5°C, l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, ce nombre descend à 102 fonds. Et en prenant en compte les émissions de scope 3, représentant les émissions liées à l’utilisation des produits vendus et celles liées à la chaîne d’approvisionnement, le pourcentage de fonds alignés sur l’accord de Paris passe de 0,5 % à seulement 0,2 %, soit seulement 65 fonds. A l’inverse, plus de 8 000, représentant 62% des actifs sous gestion, sont actuellement installés sur une trajectoire de température supérieure à 2,75 °C.
L’ancien vice-président américain Al Gore et le financier David Blood ont créé une nouvelle société de gestion qui, selon eux, doit transformer le modèle d’investissement traditionnel en donnant la priorité au changement climatique par rapport aux rendements financiers à court terme, rapporte le Financial Times. Just Climate, lancé mercredi avec le mandat d’investir dans des solutions qui aideront à limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 degrés, a déjà obtenu le soutien de Microsoft, du fonds souverain irlandais et d’une fondation liée à Ikea. David Blood, ancien responsable de Goldman Sachs Asset Management, a précisé que la nouvelle boutique se concentrerait sur le non coté, en finançant des projets et entreprises pour des périodes allant jusqu’à 15 ans dans l’énergie, les transports, la construction, l’agriculture et d’autres industries. David Blood et Al Gore ont déjà créé ensemble il y a quelques années la société de gestion Generation Investment Management.
La Bourse de Francfort a annoncé que dans le cadre du «Share Day», organisé le 29 octobre,elle allait supprimer ce jour-làles frais liés à l’achat de 40 actions de l’indice phare en Allemagne, le Dax et ceux de 14 fonds indiciels cotés (ETF) qui suivent le Dax. Pour la première fois, des ETF ESG sur le Dax sont inclus dans l’opération qui vise à attirer l’attention des investisseurs particuliers allemands sur l’importance de l’action comme élément indispensable dans l'épargne retraite. Néanmoins, les investisseurs particuliers souhaitant bénéficier de cette suppression de frais temporaire devront passer un ordre d’une taille de 1.000 euros minimum.
Protein Capital Management, gestionnaire d’actifs espagnol spécialisé sur les cryptomonnaies, a passé un accord avec Allfunds pour la distribution de son fonds luxembourgeois - enregistré sous le format d’unesociété de libre partenariat - investissant dans les 20 plus grosses cryptomonnaies du marché. La boutique de gestion hispanique, établie en février et qui compte 15 millions d’euros d’encours sous gestion,espère attirer les investisseurs internationaux. Protein Capital Management dispose de bureaux à Madrid et Luxembourg et envisage d’en ouvrir un à Miami aux Etats-Unis.
Nordea Asset Management a liquidé, ce mardi, le fonds obligataire Nordea 1 - European Corporate Bond Fund Plus après avoir reçu le jour même un ordre de substitution correspondant à 90% des parts du fonds. Les administrateurs de la Sicav ont jugé que les encours restants du compartiment, lancé en décembre 2008,ne permettaient plus de sa gestion de manière efficiente. Au 22 octobre, les encours du fonds s'élevaient à451 millions d’euros selon les estimations d’Euronext 360 Funds.
Myria AM, la société de gestion du groupe UFF, a annoncé ce 26 octobre la nomination d’Alphonsine Amoussou comme responsable de la conformité et du contrôle interne (RCCI). Elle sera chargée de l’adéquation de l’activité d’investissement et des solutions financières avec lesdispositions administratives, réglementaires et législatives en vigueur. De même, elle assurera la mise en place, le suivi et la coordination des dispositifs de gestion des risques financiers et réglementaires. Alphonsine Amoussou arrive de Natixis, où elle était inspectrice de banque depuis 2020. Elle a commencé sa carrière à l’AMF en 2014 comme analyste agrément à la direction de la gestion d’actifs, avant de prendre la charge d’un portefeuille de sociétés de gestion au sein du même département en 2017.
La société de services financiers liés aux cryptoactifs BlockFi et la société de gestion alternative Neuberger Berman ont conclu un partenariat visant à développer et distribuer des produits et stratégies de gestion sur les cryptoactifs. Ils seront proposés par une entité tierce baptisée BlockFi | nb qui aura son existence propre vis-à-vis des solutions cryptos proposées par BlockFi et Neuberger Berman. Peter Sterling, managing director de Neuberger Berman et membre du conseil d’administration deBlockFi | nb, a souligné dans un communiqué que les actifs digitaux se font de plus en plus une place dans les investissements mainstreamet que BlockFi | nb allait jouer un rôle dans cette dynamique.BlockFi | nb devrait lancer des fonds indiciels cotés(ETF)et d’autres structures de produits sur les cryptoactifs.
La société de gestion belge Candriam vient de recruter Gustavo Ljungberg comme responsable de clientèle pour les pays nordiques. Son portefeuille comptera également quelques clients luxembourgeois. Il travaillera sous la direction d’Emmanuel Simon, le directeur des ventes pour les pays nordiques et le Luxembourg. Gustavo Ljungberg arrive de DWS, où il occupait un poste similaire depuis 2017. Il a commencé sa carrière en 2015 dans la banque d’investissement de Deutsche Bank.
Dans la mouvance généralisée des acteurs de la finance à se montrer bons élèves alors que s’annonce la COP26 à Glasgow, Fidelity International ne fait plus exception. La division internationale du groupe de gestion américain, basée à Londres, a annoncé ce 26 octobre qu’elle comptait réduire de moitié les émissions de CO2 de son portefeuille d’investissement d’ici à 2030 (comparé à une base 2020) et avait pour ambition d’atteindre des émissions nettes zéro à horizon 2050. La société, qui gère plus de 785 milliards de dollars, est un des membres fondateurs du réseau Net Zero Asset Managers. Son programme concernera d’abord ses portefeuilles actions et obligations d’entreprises. Elle s’est fixée aussi des objectifs spécifiques de réduction des émissions pour son portefeuille immobilier et sa solution de retraite professionnelle par défaut FutureWise. «Notre politique d’investissement relative au climat met l’accent sur les stratégies de transition effective vers une économie nette zéro plutôt que de simplement se positionner à la vente sur les forts émetteurs et à l’achat sur les faibles émetteurs», explique la société. Son engagement visera aussi dans un premier temps la production de charbon thermique, «car la transition en dehors du charbon thermique représente la plus grande opportunité de réduire les émissions de carbone au cours de la prochaine décennie», explique Fidelity. Elle devrait donc éliminer progressivement son exposition au charbon thermique d’ici 2030 pour les marchés de l’OCDE et d’ici 2040 au niveau mondial.
Le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), François Villeroy de Galhau, a déclaré qu’il espérait qu’il deviendrait obligatoire pour toutes les entreprises du monde de divulguer les risques liés au climat, mais pour que cela soit efficace, il faudrait des cadres harmonisés au niveau international. Il a déclaré qu’il était impératif que les décideurs politiques soient en mesure de mieux comprendre et prévoir les impacts macroéconomiques des développements climatiques. «Chaque année qui passe sans réduction d'émissions suffisante rend le problème plus grave et les solutions plus radicales», a-t-il déclaré mardi lors d’un sommet sur la finance climatique à Paris.
La confiance des ménages américains s’est améliorée de manière inattendue en octobre après trois mois consécutifs de baisse, a indiqué mardi le Conference Board. L’indice de confiance des ménages de l’institut s’est hissé à 113,8 le mois dernier, contre 109,8 en septembre, en données révisées. Les économistes sondés par le Wall Street Journal anticipaient un recul de l’indice à 108 ce mois-ci. La confiance des ménages américains s’est fortement affaissée depuis son pic de 128,9 en juin sous le poids des incertitudes liées à la situation sanitaire et aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement. Mais les économistes jugent que la bonne santé du marché de l’emploi et la hausse des salaires permettent de maintenir l'économie sur des bases solides.
Voté par 344 voix pour, 202 contre et 7 abstentions, ce dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) du quinquennat, qui comporte notamment des mesures en faveur du grand âge, sera examiné en séance au Sénat du 8 au 16 novembre.
Emmanuel Macron s’est entretenu mardi avec son homologue chinois Xi Jinping auprès duquel il a encouragé la Chine, à quelques jours de la COP26, à donner un «signal décisif» en revoyant à la hausse ses ambitions climatiques et en avançant «concrètement» sur la sortie du charbon. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont tenu au début du mois un sommet informel centré sur la stratégie à adopter à l'égard de la Chine, après que Bruxelles a imposé cette année des sanctions contre Pékin ayant jeté une ombre sur un nouveau pacte d’investissement sino-européen. Le président français a «encouragé la Chine à publier sa contribution déterminée au niveau national et à donner un signal décisif en rehaussant son niveau d’ambition et en avançant concrètement sur la sortie du charbon». D’après la presse britannique, le Premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de la COP26 à Glasgow, a été informé que Xi Jinping ne participerait pas à la conférence sur le climat.
Le secteur de la gestion britannique est lui aussi en pleine recomposition. Schroders a annoncé mardi son intention d’acquérir l’activité Solutions Division de River and Mercantile pour un montant de 230 millions de livres.Cela lui permet d’ajouter 42 milliards de livres à ses 716,9 milliards de livres d’actifs au 30 septembre 2021. Cette Solutions Division, qui faisait l’objet de marques d’intérêts depuis quelques mois, comprend des activités de gestion fiduciaire et de dérivés au Royaume-Uni. En en prenant le contrôle, Schroders va renforcer sa «capacité à répondre aux besoins de plus en plus complexes des clients fonds de pension», ce qui s’inscrit dans sa «stratégie de croissance», selon Peter Harrison, le directeur général de Schroders, cité dans un communiqué. La transaction doit être bouclée au premier trimestre 2022, sous réserve de l’approbation des actionnaires de River and Mercantile. Avec cette acquisition, Schroders accueille James Barham, le directeur général de River and Mercantile, qui quittera son poste une fois l’opération bouclée. Il prendra la direction de la Solutions Division au sein de Schroders, sous la houlette de Peter Harrison. Il aura aussi «un rôle de direction plus large», selon un communiqué de River and Mercantile. Chez River and Mercantile, James Barham sera remplacé par Alex Hoctor-Duncan. RMG se recentre sur la gestion d’actifs En vendant cette activité, River and Mercantile ne va plus gérer que 4,8 milliards de livres, indique un porte-parole de la société contacté par NewsManagers. La boutique annonce qu’elle va se recentrer sur son activité de gestionnaire d’actifs spécialisé. Cela passera par la diversification et la croissance de ses capacités d’investissement, de sa gamme de produits et de son exposition géographique. «RMG prévoit de créer et d’offrir une gamme plus large de produits actions de haute qualité et à valeur ajoutée, et des produits alternatifs et d’actifs non cotés, très demandés, en s’appuyant sur l’offre existante du groupe», détaille un communiqué. Dans un premier temps, cette offre élargie se concentrera sur ses canaux de distribution existants sur les marchés «wholesale» et institutionnels britanniques. Cependant, la société a également l’intention d'étendre sa distribution afin d'élargir son marché cible. River and Mercantile indique notamment vouloir développer son équipe infrastructures, «qui constitue un élément central de sa stratégie future». Ces développements se feront soit de manière organique, soit par le biais d’acquisitions. La société indique aussi vouloir recruter des équipes de gestion de fonds supplémentaires. Ces développements interviennent alors qu’AssetCo a pris 5,85 % de River and Mercantile en février et que Martin Gilbert, l’ancien patron d’Aberdeen Asset Management, qui fait partie d’AssetCo, a rejoint la société en tant que président adjoint en janvier.
JP Morgan Asset Management et HSBC Asset Management viennent de prendre une part minoritaire dans MioTech, une intelligence artificielle hongkongaise dédiée à l’analyse de données ESG, a appris Citywire Asia. La start-up analyse principalement des données d’entreprises chinoises. Les deux sociétés de gestion rejoignent d’autres grands investisseurs comme le fonds souverains GIC, Horizon Ventures et Moody’s Investor Services.
Allianz Global Investors a annoncé ce 26 octobre le premier closing du fonds Allianz Private Equity Fund (APEF), géré par Allianz Capital Partners (ACP), à hauteur d’environ 520 millions d’euros. Cette somme a été levée auprès d’investisseurs institutionnels européens. APEF investira avec des gérants de fonds de private equity mondiaux «de premier plan» et réalisera des co-investissements avec ses partenaires. Allianz fournira au moins 50% du capital global engagé dans chaque investissement poursuivi par APEF.
Les groupes Edmond de Rothschild et Hottinger ont annoncé ce mardi 26 octobre par communiqué de presse une alliance dans le domaine de la gestion privée à Londres. Le gérant suisse prend 42,5 % du capital du multi family office londonien, le solde demeurant entre les mains du management d’Hottinger. L’objectif pour Edmond de Rothschild est de se renforcer à Londres. « La meilleure structure pour cela est celle d’un family office, la plus à même d’accompagner les grandes familles basées à Londres ou qui y vont régulièrement », a confié Michel Longhini, directeur de la banque privée Edmond de Rothschild. Il ajoute être confiant dans la capacité de Londres à conserver sa place privilégiée dans le secteur financier, malgré le Brexit qui n’a « pas impacté l’activité des banques privées internationales » selon lui. Edmond de Rothschild poursuivra ses activités de gestion d’actifs au Royaume-Uni, notamment la dette d’infrastructure et l’immobilier, mais la gestion privée passera sous le giron d’Hottinger. Les deux entreprises collaboraient déjà ensemble, sans lien capitalistique. Michel Longhini a assuré qu’Hottinger conservera son indépendance et qu’Edmond de Rothschild sera un partenaire privilégié mais pas exclusif. L’opération doit encore être validée par la Financial Conduct Authority (FCA). Une fois finalisée, elle devrait permettre au groupe Hottinger d’offrir «ses services à plus de 200 grandes familles à travers le monde» depuis son siège londonien, indique le communiqué de presse. Le nouvel ensemble devrait conseiller à ce moment environ 1 milliard d’euros d’actifs.
La société de gestion H2O AM, dans la tourmente depuis l’affaire Lars Windhorst, se réorganise en interne. Son fondateur, Bruno Crastes, a déclaré aux Echos qu’il souhaitait que tous ses fonds de droit français soient gérés depuis Paris d’ici 2022. Une décision qui ne serait pas liée à une demande des régulateurs mais au Brexit... Pour ce faire, il va doubler la taille de ses équipes dans l’Hexagone, de 15 à 30 personnes, avec l’arrivée de spécialistes du risques et du juridique. Six gérants devraient aussi s’installer à Paris. Les mandats institutionnels, et les fonds de droits luxembourgeois, anglais et irlandais resteront gérés depuis Londres. Côté encours, Bruno Crastes indique être en décollecte d’environ 3 milliards d’euros depuis le début de l’année. Les encours s'élevaient ainsi à 16,2 milliards d’euros fin septembre, contre 30 milliards à fin 2019. Le nombre de collaborateurs est également passé d’une centaine à 73.
La banque suisse UBS a fait état d’une collecte nette de 1,5 milliard de dollars dans ses activités de gestion d’actifs pour le troisième trimestre 2021. Hors fonds monétaires, cette collecte s'établit à 1,1 milliard. L'établissement précise que, hors gain de 571 millions de dollars résultant de la vente d’une participation majoritaire dans Clearstream Fund Centre (anciennement Fondcenter AG) au troisième trimestre 2020, le bénéfice avant impôts de l’activité a augmenté de 27% mais le produit d’exploitation a été stable en glissement annuel en raison de la baisse des commissions de performance tout juste compensée par une hausse des commissions nettes de gestion. Le ratio charges/produits a atteint 63,9%, soit une amélioration de 7,4 points de pourcentage en glissement annuel hors gain précité, avec des produits d’exploitation stables et des charges d’exploitation en baisse de 10%. Dans l’activité de gestion de fortune (Global Wealth Management), les actifs investis sont en baisse de 1% par rapport à la période précédente, à 3.198 milliards de dollars. Les actifs générant des commissions ont légèrement diminué par rapport à la période précédente, pour s’établir à 1.412 milliards. Les nouveaux actifs nets générant des commissions ont atteint 18,8 milliards, soit un taux de croissance annualisé de 5% sur le trimestre, avec des afflux dans presque toutes les régions, assure la banque.
John McCormick, le coresponsable du département hedge funds de Blackstone, prévoit de quitter la société, a appris le Wall Street Journal. La société a confirmé au quotidien que l’intéressé avait annoncé la semaine dernière sa décision de démissionner. Son coresponsable, Joseph Dowling, arrivé en janvier, deviendra le seul pilote de Blackstone Alternative Asset Management. Des sources proches de John McCormick indiquent qu’il pourrait travailler à l’université. Il restera encore cinq mois pour assurer une transition en douceur. BAAM, qui prend également des participations dans des sociétés de capital-investissement, soutient de nouveaux hedge funds et réalise ses propres investissements, gère 81 milliards de dollars.
Rockefeller Asset Management, filiale de gestion d’actifs du family-office de la famille américaine Rockfeller (Rockfeller Capital Management), a annoncé, ce lundi, la création de Rockfeller Asset Management International qui lui servira à accroître sa présence notamment sur le marché européen. Selon un communiqué, un bureau sera ouvert à Londres en 2022 pour mieux servir les clients de Rockfeller AM, qui gère 12,5 milliards de dollars (10,8 milliards d’euros) au total,au Royaume-Uni, en Europe et en Asie. Le gestionnaire d’actifs américain veut faire de son futur bureau londonien son hub international.John Montgomery, responsable de la stratégie de l’activitéde Rockfeller AM et de sondéveloppement, a été nommé président de Rockfeller AM International, en charge de la stratégie de la firme hors Etats-Unis. Greg Fleming, président et directeur général de Rockfeller Capital Management, a souligné que l’activité de gestion d’actifs de la société générait «une vraie dynamique en Europe». Ces deux dernières années, quelques 2,5 milliards de dollars d’actifs ont été collectés auprès d’investisseurs européens par Rockfeller AM, qui dispose d’une gamme de fonds Ucits domiciliéeen Irlande et trois fonds actions dont deux distribués dans une quinzaine de pays en Europe. Rockfeller AM revendique par ailleurs la présence de clients institutionnels dans 9 pays européens. Le gestionnaire d’actifs s'était lancé sur le marché français en avril 2020. «Nous observons que nos stratégies thématiques et notre processus d’engagement parlent aux investisseurs européens et d’autres régions. Nous sommes aux prémices de la construction d’une franchise de gestion d’actifs internationale pour Rockfeller Capital Management et sommes ravis des progrès réalisés jusqu’alors», a indiqué John Montgomery, futur responsable du bureau londonien.
Goldman Sachs Asset Management, filiale de gestion d’actifs du groupe américainGoldman Sachs, a nommé Rima Haddad au poste de responsable de la distribution des produits indiciels (ETF) pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). Rima Haddad était depuis quatre ans laresponsable des investisseurs institutionnels britanniques dans l’unité des ETF SPDR de State Street Global Advisors (SSGA). Avant son passage chez SSGA, elle a occupé un poste similaire chez ETF Securities où elle a passé 7 ans (2009-2016) et où elle a également travaillé comme responsable du développement de l’activité pour la Suisse et le Moyen-Orient. Rima Haddad a commencé sa carrière au sein de l’équipe de ventes deBloomberg pour la Grèce et le Moyen-Orienten 2005.
Le gendarme britannique Financial Conduct Authority (FCA) vient de publier ce 25 octobre les réglementations autour de la création d’un nouveau fonds de long terme pour des actifs illiquides. Dénommés Long-Term Asset Fund (LTAF) , les fonds de ce segment investiront notamment dans des actifs privés, dont l’infrastructure, le capital-risque, la dette privée, l’immobilier et le capital-investissement. Il doit permettre de participer à la croissance économique ainsi qu'à la transition vers une économie à faible émissions de carbone. Supervisé par la FCA, ce véhicule est destiné aux investisseurs institutionnels et aux investisseurs particuliers expérimentés ainsi que des fonds de pensions DC (Defined Contribution, c’est-à-dire des fonds de la retraite à contributions définies). D’après les nouvelles règles, ces fonds LTAF n’offriront pas une liquidité quotidienne car des actifs dans ces fonds prendront davantage de temps à être liquidés. Le régulateur a décidé que les LTAF devraient prévoir une période de préavis d’au moins 90 jours pour les rachats. La règlementation LTAF entrera en vigueur depuis 15 novembre 2021. Le FCA va d’ailleurs lancer une consultation au premier semestre de l’année prochaine afin d’élargir la distribution de ces fonds à certains investisseurs particuliers. Selon le régulateur britannique, cela offrira un chemin maîtrisé pour les investisseurs particuliers d’y accéder au lieu des fonds non-autorisés.
Le groupe financier espagnol Singular Bank, soutenu par le fonds de capital-investissement Warburg Pincus,a conclu un accord pour l’acquisition de l’activité de banque privée du groupe suisse UBS en Espagne. Une opération qui, selon Expansion, coûtera entre 250 et 300 millions d’eurosà Singular Bank etverra les encours de celle-ci gonfler à près de 20 milliards d’euros pour la faire passer dans le top 10 des banques privées espagnoles. La clôture de la transaction doit intervenir au troisième trimestre 2022.L’unité de banque privée d’UBS en Espagne compte plus de 60 banquiers privés répartis sur six bureaux. Les activités espagnoles de gestion d’actifs et de banque d’investissement d’UBS ne sont pas concernées par l’opération. Sur ce plan,Singular Bank et UBS ontconvenu de développer un partenariat stratégique pour fournir aux clients de Singular Bank un accès aux produits d’UBS. Singular Bank, établie après le rachat de l’ancienne Self Bank de Société Générale,avait déjà racheté les sociétés de gestion MG Valores et Belgravia Capital en 2020.
Les levées de fonds s’enchaînent pour White Star, la société d’investissement crée en 2007 par Eric Martineau-Fortin, ancien banquier passé par Bank of America Merrill Lynch ou encore par Messier & associés dans les années 2000. A l’origine la structure ne gérait que ses fonds propres, mais depuis son ouverture aux investisseurs externes en 2015, elle dispose de 750 millions de dollars (645millions d’euros) d’actifs sous gestion. Les dernières levées de fonds annoncées ce mardi par la société se répartissent entre son troisième fonds de venture capital, pour 360 millions de dollars, son véhicule sur la blockchain, pour 50 millions de dollars, et un fonds de co-investissement pour 90 millions de dollars. La société annonce aussi la nomination de Patricia Barbizet au poste de présidente du conseil d’administration. Avant de diriger sa propre société d’investissement, Temaris & Associés, Patricia Barbizet a notamment été directrice générale du Groupe Artémis – la société d’investissement de la famille Pinault - de 1992 à 2018, vice-présidente du conseil d’administration de Kering et directrice générale de Christie’s. Investissements en Europe White Star, qui investit à unstade de croissance avérée mais précoce dessociétés, a déjà déployé son véhicule de 360 millions dans six entreprises, à savoir 900.Care en France, Finn.auto en Allemagne, Percent aux États-Unis, Flash Coffee à Singapour, Novisto au Canada et Numan au Royaume-Uni. Pour ce fonds, le montant des investissementss’échelonnede 5 à 15 millions de dollars, pour une vingtaine d’entreprises. «Nous investissons dans des sociétésau début de leur phase de croissance, qui disposent déjà de revenusà l’international», déclare Eric Martineau-Fortin pour expliquer son positionnement. Pour son troisième véhicule, le gérant attend un taux de rendement interne élevé de 25%. A titre d’illustration, les autres fonds de la société ont déjà dépassé cet objectif. Le premier, de 70 millions de dollars lancé en 2015, devrait réaliser un multiple (TVPI, pour total value to paid in) de 3, et le second, de 180 millions de dollars lancé en 2018, a déjà atteint déjà un multiple de 2,5. Présente sur le continent américain, en Europe et en Asie, la société a par ailleurs annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à Singapour. Sur son nouveau fonds, si ses investisseurs restent majoritairement nord-américains (20% sont aux Etats-Unis, 40% au Canada), la société peut aussi compter sur ses clients asiatiques (pour 10 à 15%), mais aussi en Europe (pour environ 25%, dont 15% en France).
Le National Development Fund (fonds national de développement) d’Arabie Saoudite a créé le National Infrastructure Fund (NIF, fonds national d’infrastructure). En lien avec la stratégie du Royaume «Vision 2030», le fonds devrait soutenir pour 200 milliards de riyals (46 milliards d’euros) de projets au cours des 10 prochaines années. Blackrock a été nommé partenaire stratégique du fonds «pour mettre en place de bonnes pratiques internationales de gestion et de gouvernance». Le NIF devrait investir dans des secteurs décrétés vitaux pour l’économie saoudienne tels que les transports, l’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, les communications ou les infrastructures numériques.
Les organisateurs de la COP 26 jugent atteignable en 2023, avec trois ans de retard, l’objectif de 100 milliards de dollars annuels d’aide des pays riches, gros pollueurs, aux pays pauvres pour les aider à faire face à la crise climatique, selon un rapport publié lundi. En 2009, à la Conférence climat de Copenhague, les pays riches s'étaient engagés à porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 l’aide aux pays du Sud pour la lutte contre le changement climatique (mesures d’adaptation et de réduction des émissions). Dix ans plus tard, ils en sont loin: l’aide n’atteignait que 79,6 milliards en 2019, selon les derniers chiffres publiés en septembre par l’OCDE. Cette promesse non tenue des pays riches fait partie des questions clés qui minent les préparatifs de la COP 26 qui s’ouvre le 31 octobre à Glasgow, en Ecosse.
L’Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, a annoncé vouloir investir plus d’un milliard de dollars en faveur d’initiatives environnementales, avant la COP 26 en Ecosse. «Nous inaugurons une ère verte pour la région», a déclaré le prince héritier Mohammed ben Salmane. «Nous sommes convaincus que ces changements ne sont pas seulement en faveur de l’environnement mais également pour l'économie et la sécurité». Samedi, il avait indiqué que son pays visait la neutralité carbone d’ici 2060.