Nelson Peltz et Edward Garden, respectivement directeur général et directeur des investissements du fonds activiste américain Trian Fund Management, ont démissionné mardi 1er février du conseil d’administration de la société de gestion Invesco, selon un document transmis au régulateur américain Securities and Exchange Commission. Entré au conseil d’administration d’Invesco en novembre 2020, le duo a démissionné après avoir été nommé au conseil d’administration de Janus Henderson, autre grande société de gestion américaine que Trian Fund Management veut voirfusionner avec Invesco.Trian détient en effet 16,7% de Janus Henderson, qui recherche actuellement un nouveau directeur général puisque l’actuel, Dick Well, doit quitter le groupe fin mars. Son départ était d’ailleurs l’une des revendications de Trian. Le document transmis à la SEC relate que Nelson Peltz et Edward Garden ont toujours confiance dans la stratégie de long-terme d’Invesco, sa dynamique d’activité et son leadership d’Invesco. Trian Fund Management reste le second plus gros actionnaire (45.457.427 actions soit 9,86% du capital à fin septembre 2021).
La société de gestion indépendante Optigestion a indiqué ce mardi dans un communiqué qu’elle avait décidé d'étendre sa stratégie de développement vers les professionnels de la gestion de patrimoine. La firme estime que ses trois fonds (Optigest Monde, Optigest Europe et Optigest Patrimoine)ont atteint «une maturité suffisante»et assure qu’ils suscitent un intérêt de la part des conseillers de gestion en patrimoine. «Historiquement concentrée sur la gestion sous mandat d’une clientèle privée, Optigestion ouvre aujourd’hui ses OPC à la distribution externe. Dans cet objectif elle va chercher à nouer des partenariats avec des acteurs clés de cet univers», explique le gestionnaire d’actifs, qui revendique 496 millions d’euros d’encours sous gestion fin décembre 2021.
Amundi vient de nommer Catherine Leroy directrice du métier épargne salariale et retraite, avec effet immédiat. L’intéressée travaillait précédemment au sein de Société Générale Gestion. Elle y était directrice marketing et communication et directrice commerciale et marketing. Catherine Leroy débute sa carrière en 1989 à la Société Générale où elle occupe différents postes commerciaux et marketing au sein du Réseau ou de Directions centrales avant de rejoindre Crédit Agricole S.A. puis Indocam en 1999. Elle y prend dans un premier temps la responsabilité des équipes marketing en charge de la relation avec le réseau des Caisses Régionales de Crédit Agricole puis élargit son périmètre d’intervention au réseau LCL. En 2010, lors de la création d’Amundi, elle œuvre à la mise en place du partenariat avec la Société Générale et à la création de Société Générale Gestion.
Schroders Capital a bouclé l’acquisition de Cairn Real Estate, une société de gestion immobilière basée aux Pays-Bas gérant 1,3 milliard d’euros d’encours. L’opération avait été annoncée en novembre. Cairn est spécialisé dans une série de secteurs, notamment la logistique, les bureaux et les soins de santé. L'équipe gère des actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels, de family offices et d’investisseurs en private equity. Son siège social se trouve à Amsterdam, avec un bureau satellite à Haarlem.
Davide Serra quitte ses fonctions de directeur de la gestion d’Algebris pour se concentrer sur ses responsabilités de directeur général de la société qu’il a fondée. Il confie la direction de la gestion à Sebastiano Pirro, qui travaille au sein de la boutique depuis 2012. Ce dernier était jusqu’ici gérant du fonds Algebris Financial Credit et Algebris IG Financial Credit, des fonctions qu’il conserve. A son nouveau poste, Sebastiano Pirro dirigera l’équipe de gestion et se concentrera sur l’évolution du processus d’investissement de la société sur les stratégies liquides. Il continuera d’être rattaché à Davide Serra. Créée il y a quinze ans, Algebris gère 21,5 milliards de dollars d’actifs.
Nelson Peltz et Edward Garden, respectivement directeur général et directeur des investissements du fonds activiste américain Trian Fund Management, ont fait leur entrée au conseil du gestionnaire d’actifs Janus Henderson, selon un communiqué de l’asset manager. En parallèle, ils ont démissionné mardi 1er février du conseil d’administration de la société de gestion Invesco, selon un document transmis au régulateur américain Securities and Exchange Commission.
Le régulateur ne pourra plus infliger d'amende pour refus de donner accès à un document, de communiquer des informations, de répondre à une convocation ou de donner accès à des locaux professionnels.
UBS a collecté près de 107 milliards de dollars en 2021 dans son activité de gestion de fortune (Global wealth management) a annoncé la banque suisse à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. La collecte a été positive dans toutes les régions du monde, indique-t-elle. L’activité a généré des revenus d’exploitation de 14,6 milliards. Le résultat avant impôt est de 4,8 milliards de dollars. Sa division Asset Management a enregistré de son côté une collecte nette de 80 milliards de dollars. Hors produits monétaires, cette collecte s'établit à 87,5 milliards de dollars. Les actions sont les principales contributrices avec une collecte de plus de 65 milliards de dollars. Au niveau du groupe, le résultat net s’est élevé à 7,457 milliards de dollars sur l’année, en hausse de 14% par rapport à 2020. «Nous maintenons notre discipline en matière de risques et de coûts à l'échelle de l’entreprise afin de porter nos plans de croissance. Nous voulons rationaliser l’organisation, optimiser notre présence et nous retirer de certains marchés, travailler de manière plus simple et agile pour réaliser des économies de coûts brutes d’environ 1 milliard de dollars d’ici 2023, et financer ainsi nos projets de croissance. Nous sommes sur la bonne voie, avec des économies de coûts de 0,2 milliard de dollars déjà réalisées en 2021", commente UBS dans un communiqué. Elle indique également vouloir maintenir ses dépenses technologiques aux alentours de 10% des revenus tout en augmentant les investissements stratégiques dans l’informatique. UBS a annoncé récemment le rachat de Wealthfront aux Etats-Unis pour 1,4 milliard de dollars.
Credit Suisse vient de promouvoir Christian Huber au poste de directeur des opérations pour la gestion de fortune, à partir du premier mars prochain. Ce vétéran de la firme zurichoise, qui y travaille depuis plus de dix-huit ans, occupe un poste équivalent pour la banque privé suisse depuis 2019.
Les filiales de gestion des banques ont surpassé les boutiques en termes de collecte durant l’exercice 2021, selon une étude de Morningstar relayée par Les Echos. BNP Paribas AM monte sur la première marche du podium avec 15 milliards d’euros de flux nets, et entre dans le top 10 européen. La société est suivie de près par Amundi (CPR AM inclus), qui ne prend que la deuxième place malgré sa collecte de 17 milliards d’euros sur le marché des fonds indiciels, ce qui la place parmi les tout premiers fournisseurs européens dans ce domaine, juste derrière BlackRock et Vanguard. La troisième place française revient à AXA IM, avec +5,5 milliards d’euros. Dans la suite du classement, on notera notamment les 8 milliards d’euros collectés par Lyxor, ainsi que les 3,7 milliards par Carmignac, et les 2,5 milliards de Groupama AM. A l’inverse, Comgest a rendu 2,3 milliards d’euros.
Le britannique NextEnergy Capital (NEC) a annoncé la clôture finale de NextPower III ESG (NPIII ESG), portant le capital total levé à 896 millions de dollars. En incluant les co-investissements, le total des capitaux réunis pour sa stratégie d’investissement dépasse les 905 millions de dollars. Le capital levé est largement supérieur à l’objectif de 750 millions de dollars, assure NEC, et fait de ce fonds le plus important fonds privé de NEC à ce jour. NPIII ESG se concentre sur le secteur international des infrastructures solaires, ciblant principalement des projets dans des pays de l’OCDE, notamment les États-Unis, le Portugal, l’Espagne, le Chili et la Pologne. NEC assure qu’il s’agit du plus grand fonds d’infrastructure solaire axé sur les pays de l’OCDE au niveau mondial. Ses investisseurs viennent de neuf pays différents.
La Française Real Estate Managers (REM), spécialisée dans l’investissement immobilier, a annoncé que sa Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) thématique LF Avenir Santé avait obtenu le Label ISR (Investissement Socialement Responsable) en parallèle de la finalisation de sa première acquisition. LF Avenir Santé, classifiée Article 8 selon le règlement Disclosure, investit dans des actifs immobiliers médico-sociaux «en adéquation avec les nouveaux besoins générationnels, de la médecine de ville aux logements alternatifs», explique La Française REM. Sa première acquisition s’est portée sur l’immeuble Le Rockefeller à Lyon, livré en 2019 et qui doit permettre de regrouper une centaine de cabinets de consultation médicaux et paramédicaux pluridisciplinaires, allant de la médecine générale à la psychologie en passant par la radiologie et l’oncologie ou bien encore la diététique. L’immeuble accueille également un centre de balnéothérapie, une crèche, des espaces de recherche et un restaurant. Il compte également plus de 160 places de parking. Le Rockefeller est entièrement loué dans le cadre d’un bail ferme de 12 ans à Medicina, qui créé et gère des pôles de santé.
Lorsque le coronavirus est apparu, Bill Ackman a gagné des milliards en pariant que le marché se trompait sur les conséquences économiques du virus, écrit le Wall Street Journal. Puis il a recommencé un an plus tard. Grâce à deux investissements complexes dans de la dette - l’un présageant l’arrêt rapide de l'économie et l’autre sa réouverture fiévreuse - Bill Ackman a réalisé près de 4 milliards de dollars de bénéfices pour une dépense d’environ 200 millions de dollars, selon des documents du fonds et des sources proches du dossier. C’est un nouvel épisode de la saga de l’ascension, de la chute et de la renaissance du gérant de hedge funds, qui a révélé la semaine dernière détenir une participation importante dans Netflix. Bill Ackman s’est fait connaître en tant qu’agitateur d’entreprises, faisant de sa société, Pershing Square Capital Management, l’un des plus grands fonds activistes au monde. Il a ensuite fait des paris désastreux sur le fabricant de médicaments Valeant et le distributeur de compléments alimentaires Herbalife Nutrition et a connu quatre années consécutives de pertes. Au moment où la pandémie a commencé, les actifs de Pershing Square étaient revenus de 20 milliards de dollars à moins de 7 milliards de dollars. Aujourd’hui, Pershing Square a renoué avec sa taille maximale. Son fonds coté en Bourse a gagné 70 % en 2020 et 27 % l’année dernière.
Newton Investment Management, affilié de BNY Mellon Investment Management, a recruté trois professionnels de l’investissement, indique un communiqué de la firme. Début mars, David Cumming, ancien responsable des actions d’Aviva Investors et de Standard Life Investments, va prendre les rênes de la stratégie UK Equity Income de Newton ainsi que le fonds UK Income de BNY Mellon. Il sera rattaché à John Porter, directeur des investissements actions de Newton. Georgina Cooper, ex-gérante de fonds actions britanniques chez abrdn,rejoindra aussi l'équipe actions britanniques de Newton IM en tant que gérante sur les fondsBNY Mellon UK Equity et BNY Mellon Sustainable UK Opportunities. Mitesh Sheth deviendra, lui, responsable des investissements multi-actifs de Newton IM à compter du 1er mars après avoir été directeur général de Redington ces cinq dernières années. Il évoluera sous les ordres du directeur général de la firme Euan Munro et supervisera quelque 51,7milliards de livres sterling gérés par les équipes multi-actifs et obligataires de Londres et celle des solutions multi-actifs quantitatives basée à San Francisco.
La société de gestion américaine Ark Invest, connue pour ses paris sur la technologie, a publié la semaine dernière son rapport de recherche annuel, Big Ideas 2022. Elle évoque dans ce rapport 14 technologies dites disruptives dont elle évalue la capitalisation boursière totale à 14.000 milliards de dollars (12.515 milliards d’euros)pour 2020 et estime qu’elle devrait atteindre 210.000 milliards de dollars (187.692 milliards d’euros) en 2030. Parmi ces technologies, cinq devraient générer des rendements importants sur le marché des actions sur le long terme, à savoir l’intelligence artificielle, les technologies de batteries, la blockchain, la robotique et le séquençage de gênes. Ark prédit aussi que les crypto-actifs et portefeuilles digitaux devraient peser quelque 50.000 milliards de dollars en capitalisation boursière d’ici 2030 via les segments de blockchain et les portefeuilles digitaux. « Nous pensons que des milliards de milliards de dollars de transactions en cash seront digitalisées, ce qui représentera une opportunité de monétisation de la data à peu près équivalente à celle de Google Search. Les portefeuilles digitaux pourraient devenir le point de contact pour une variété de services digitaux. Les institutions financières traditionnelles pourraient être en danger», note le rapport d’Ark. L’essor du bitcoin à venir A propos du bitcoin, l’analyste d’Ark, Yassine Elmandjra, estime que la capitalisation boursière du crypto-actif pourrait être multiplié par 25,9 pour atteindre 28.500 milliards de dollars en 2030 contre 1.100 milliards de dollars en 2021, qui était déjà un record de valorisation. Yassine Elmandjra prédit qu’un bitcoin vaudra 1,36 million de dollars en 2030. Pour l’heure, au 31 janvier 2022, le prix du crypto-actif oscille dans la fourchette des37.000-38.000dollars après avoir atteint les 64.000 dollars en novembre dernier. Ark détaille les possibles cas d’utilisation du bitcoin en 2030. A horizon 2030, la société de gestion pronostique que le bitcoin représentera 50% de la capitalisation totale de l’or, 5% du cash des sociétés de l’indice actions américaines S&P 500 ou encore 2,55% des actifs des institutionnels. Aussi le bitcoin devrait-il former 1% des réserves de trésorerie des nations. Concernant l’aspect non-durable du bitcoin, décrié pour la grande quantité d’énergie nécessaire au minage du crypto-actif, Ark pense que les mineurs de bitcoin pourraient faire le jeu des nouvelles technologies générant de l’énergie renouvelable. Ainsi, les sources d’énergie non-carbonées comme l’éolien et le solaire «pourraient répondre à un pourcentage plus important de la demande du réseau si le minage de bitcoins a un impact sur le réseau électrique». Les propriétaires d’actifs énergétiques pourraient aussi devenir des mineurs de bitcoins, prédit encore la société dirigée par Cathie Wood.
Vanguard a ajouté Ariel Investments à la liste des sociétés qui gèrent le fonds Vanguard Explorer Value Fund. La boutique rejoint Cardinal Capital Management et Frontier Capital Management. La société se verra confier 10 % du fonds. Le reste des actifs se partagera entre les deux autres gestionnaires. Ariel Investments a été fondée en 1983 en tant que société de gestion sur les valeurs moyennes avec un style value. C’était aussi la première société de gestion de fonds détenue par des noirs aux Etats-Unis. La boutique est devenue une société internationale offrant toute une palette de stratégies d’investissement. La gestion cherche à détecter des entreprises qui ne sont pas correctement valorisées et dont la valeur doit se déployer avec le temps.
La fintech Moneyfarm, dans laquelle M&G a récemment pris une participation minoritaire, lance sa première gamme de portefeuilles d’investissements socialement responsables. Il s’agit de sept portefeuilles en ETF, diversifiés et conçus pour satisfaire différents profils d’investisseurs en termes de propension au risque et horizon temporel. Des frais de gestion annuels compris entre 0,4 % et 1 % sont appliqués en fonction des capitaux investis. Cinq critères ont été identifiés pour choisir les ETF : réduction des risques, attention aux aspects sociaux, priorité aux aspects climatiques, exposition active et activisme de l’émetteur.
Credit Suisse Asset Management a obtenu un mandat auprès de Fondenergia, le fonds de retraite complémentaire des travailleurs du secteur italien de l’énergie. Il s’agit d’un mandat de gestion passive d’obligations d’Etats hors euros de 370 millions d’euros. L’équipe de Milan dirigée par Emanuele Bellingeri spécialisée dans les gestions multi classes d’actifs sera responsable de ce mandat. CSAM gère 19 mandats pour un total d’environ 7,5 milliards d’euros pour le secteur de la prévoyance.
Mirova, l’affilié de Natixis Investment Managers spécialisé sur l’investissement responsable, a récemment fait l’objet d’une usurpation d’identité sur Internet, a appris NewsManagers. La firme a récupéré fin décembre le nom de domaine mlrova.com après une procédure auprès du centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Le nom de domaine frauduleux avait été enregistré début octobre 2021 sur une plateforme canadienne et l’individu détenteur du nom de domaine avait poussé le vice jusqu’à utiliser le vrai patronyme d’une salariée de la filiale américaine de Mirova pour l’enregistrer. Si le nom de domaine ne renvoyait vers aucun site web, il était néanmoins utilisé pour usurper l’identité de vrais employés de Mirova afin de détourner des paiements via des emails frauduleux.
BNP Paribas Asset Management a ajouté un 11ème fonds à sa plateforme dedélégation de gestion en architecture ouverte, AMSelect, lancée en juillet 2021, a appris NewsManagers. La filiale de gestion d’actifs de BNP Paribas a choisi Allianz Global Investors pour un fonds d’obligations crédit européennes. Le gérant allemand avait déjà été sélectionné par BNPP AM pour la délégation de gestion d’un fonds d’actions européennes de style croissance. Côté dette, la plateforme AMSelect compte déjà un fonds d’obligations européennes aggregategéré par BlueBay Asset Management.
La société de gestion Philippe Hottinguer Gestion va récupérer des clients particuliers privésdu gestionnaire d’actifsDôm Finance, a confirmé le président de Philippe Hottinguer Gestion, Marc-Antoine Laffont,à NewsManagers. «Nous avons acquis un portefeuille de clients privés auprès de Dôm Finance, qui va se consacrer à la clientèle institutionnelle. Il s’agit d’une opération marginale qui nous apporte quelques millions d’euros d’encours. Le transfert de ce portefeuille de clients est en cours. La phase de transition devrait durer quatre mois», explique-t-il. Par ailleurs, les deux firmesvont prochainement lancer un fonds actions baptisé Abacus Green Deal. « Ce fonds s’appuiera sur la méthodologie de stock-picking développée par notre directeur de la gestion Edwin Faure et appliquera un filtre ESG puisqu’il s’agira d’un fonds à impact classé Article 9selon la réglementation SFDR. Dôm Finance complétera nos compétences en matière d’ESG en nous fournissant de l’analyse et des données ESG», précise Marc-Antoine Laffont.
L’opérateur boursier allemand Deutsche Börse a indiqué ce lundi que le volume d’investissement des fonds indiciels cotés (ETF) avait atteint un record en 2021. Les encours investis sur les ETF ont dépassé 1.000 milliard d’euros pour la première fois fin 2021, ce qui représente une augmentation de 39% par rapport à 2020 (788,1 milliards d’euros). Le volume de trading des 1.757 ETF disponibles sur Xetra pour l’année 2021 s’est élevé à 205 milliards d’euros. Les ETF répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont tiré la croissance du segment selon Deutsche Börse, qui constate un trading de 33,6 milliards d’euros (+176% par rapport à 2020). Les ETF ESG (208 au total) représentaient 16,4% du volume de trading des ETF à fin 2021. La demande a également été forte pour les ETF obligataires protégeant de l’inflation, précise Deutsche Börse. Leurs encours ont progressé de 72% en un an, passant de 10,1 milliards à 17,3 milliards d’euros. Leur volume de trading a lui progressé de 73% sur un an à 2,3 milliards d’euros fin 2021. Enfin, Deutsche Börse observe une forte augmentation de l’intérêt des investisseurs pour les exchange-traded notes (ETN) sur les crypto-actifs avec un volume trading mensuel moyen excédant le milliard d’euros. Soit une progression de 922% sur un an (103 millions d’euros en 2020).
Les normes européennes en matière de finance verte vont-elles s’imposer au reste du monde ? Meiji Yasuda Asset Management, la société de gestion de l’assureur japonais Meiji Yasuda Life, lancera en février prochain un fonds «Article 9» selon le règlement européen SFDR («Sustainable Finance Disclosure Regulation»). Il s’agit d’un premier fonds Article 9 à voir le jour en Asie. Cogéré avec SDG Impact Japan (SIJ), une entreprise de conseil, ce fonds investira dans des PME japonaises qui sont en train d’améliorer leurs compétences ESG. Ce véhicule cherche à créer un impact social à travers l’engagement actionnarial. Meiji Yasuda Life investira 5 milliards de yen (38,8 millions d’euros) au sein de ce fonds.
Le groupe financier suisse Lombard Odier a recrutéMarc Braendlin en qualité de directeur desa banque privée en Amérique latine à compter du 1er février. Marc Braendlin sera basé à Zurich et sera en charge d'étendre la couverture de la banque privée de Lombard Odier en Amérique latine avec un focus particulier sur le Brésil. L’ex-responsable de l’Amérique latine chez Pictet sera rattaché à Stephen Kamp, responsable des clients privés de Lombard Odier pour l’Europe du sud et l’Amérique latine.
La décollecte hebdomadaire s’accélère sur les fonds obligataires, selon le « Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les investisseurs ont retiré 10,2 milliards de dollars de ces véhicules entre le 20 et le 26 janvier. La décollecte s'établissait à 3,2 milliards de dollars il y a une semaine et 2,9 milliards sept jours avant. Dans le même temps, les investisseurs ont placé 17,1 milliards de dollars nets dans les fonds actions et retiré 14,9 milliards des fonds monétaires. Dans l’obligataire, la décollecte s’est concentrée dans les fonds «investment grade», qui ont rendu 5,9 milliards de dollars, et les fonds à haut rendement, avec des retraits de 5,1 milliards de dollars. Les fonds de dette bancaire ont reçu 1,8 milliard de dollars, tout comme les fonds de dette souveraine.
La France prévoit d’apporter une aide de 270 millions d’euros à la filière porcine confrontée à une hausse des coûts de production et à une baisse des cours, a annoncé lundi le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. Certaines mesures de ce plan de soutien devront être approuvées par la Commission européenne, a ajouté le ministre lors d’une conférence de presse. La filière porcine européenne connaît des difficultés en raison des épidémies de peste porcine africaine, d’une baisse de la demande chinoise et d’une hausse des coûts de l'énergie et de l’alimentation animale.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) d’Atlanta, Raphael Bostic, s’est dit opposé lundi à une hausse d’un demi-point des taux directeurs dès la réunion de politique monétaire du mois de mars. Au cours du week-end, les propos du banquier central au sujet d’un relèvement de cette ampleur avaient attiré l’attention sur les marchés, où le scénario d’une hausse plus modeste d’un quart de point est actuellement privilégié. Il a dit tabler sur trois hausses d’un quart de point cette année. La discussion autour d’un durcissement plus marqué signifie que les autres options ne doivent pas être écartées a priori, a-t-il ajouté. La réduction du bilan de la Fed pourrait être amorcé après «quelques» relèvements des taux directeurs, a-t-il également estimé. Une telle approche doit permettre d'évaluer la manière dont l'économie réagit à la hausse des taux d’intérêt.
Le projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2 construit par Gazprom entre la Russie à l’Allemagne pour contourner l’Ukraine est suspendu et l’Union européenne étudie sa compatibilité avec sa politique énergétique, a déclaré lundi le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis. La Commission va faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la Russie d’utiliser le gaz naturel comme une arme, a-t-il ajouté pendant un déplacement à Kiev. Valdis Dombrovskis a par ailleurs indiqué que la Commission approuverait mardi un projet d’aide d'1,2 milliard d’euros à l’Ukraine.
La société de gestion britannique Jupiter vient de recruter Anna Karim au poste de directrice ESG pour l’obligataire. L’intéressée arrive de Federated Hermes, où elle dirigeait les investissements obligataires depuis deux ans. Dans le même temps, la firme lance une version Article 8 selon la réglementation SFDR de son fonds Jupiter Dynamic Bond (9,96 milliards d’euros d’encours). Dénommé Jupiter Dynamic Bond ESG (SICAV), le nouveau fonds sera dirigé par l‘équipe de gestion spécialisée en obligataire, composée d’Ariel Bezalel, responsable de la stratégie obligataire, et Harry Richards, gérant de fonds. Le fonds Jupiter Dynamic Bond restera classé dans la catégorie Article 6 pour le moment.