Abrdn va un peu mieux mais doit encore faire ses preuves. Le groupe issu de la fusion en 2017 entre Aberdeen Asset Management et Standard Life a fait état d’une décollecte nette de 6,2 milliards de livres sterling (7,5 milliards d’euros) pour l’exercice 2021 comparée à une année 2020 où il avait encore souffert d’un exode de 29 milliards de livres. «2021 a été une année de remise à zéro» veut croire son directeur général depuis deux ans, Stephen Bird. Le dirigeant, à l’origine du changement de nom del’ancien Standard Life Aberdeen et d’un repositionnement stratégique du groupe écossais, se réjouitd’une croissance des revenus annuels «pour la première fois depuis la fusion». Les revenus de gestion ont ainsi progressé de 6% à 1,5 milliard de livres tandis que le résultat d’exploitation ajusté progresse de 47% à 323 millions. Les actifs gérés et administrés sont en très légère hausse (+1%) à 542 milliards de livres fin décembre. Le groupe n’a pas connu d’année de collecte nette positive depuis 2016 et se situe toujours en-dessous du niveau d’encours qu’il avait dans le sillage de la fusion. Cette opération lui avait fait perdre, après des mois de bataille, un énorme mandat de plus de 100 milliards de livres géré pour le compte de Lloyds Banking Group (LGB) et que celui-ci a retiré par tranches. Abrdn avait hérité de ces encours lors du rachat de la branche de gestion d’actifs de Scottish Widows, la filiale d’assurance vie de Lloyds. Mais le rapprochement avec Standard Life, un grand concurrent de Lloyds, a changé la donne. Surtout, la décollecte ne concerne pas seulement ce mandat. En 2021, l’effet LBG est terminé et à zéro. Le groupe enregistre pourtant une décollecte de 7,6 milliards dans sa division «Investments» (hors monétaire) et de 2,1 milliards sur le segment Institutionnels et Wholesale (hors monétaire aussi). Le segment des particuliers et des conseillers en gestion enregistre par contre des souscriptions nettes positives qui ont plus que doublé à respectivement 600 millions et 3,9 milliards. La franchise sur les actifs réels atteint 48 milliards de livres, en hausse de 25%. Les actifs de Tritax, une société immobilière logistique dont Abrdn avait acquis 60% en 2020 a vu ses encours grimper de 12% depuis l’opération pour atteindre 6,5 milliards. Le groupe affichait un coefficient d’exploitation en amélioration avec un niveau de 79% à la fin de l’année contre 85% fin 2020. Le plan stratégique à trois ans vise un ratio de 70% pour 2023. Dans son communiqué Abrdn précise avoir réalisé son objectif annualisé de synergies de 400 millions de livres issu de la fusion. Il est en cours de rachat d’Interactive investor pour 1,49 milliard. «L’acquisition devrait avoir un effet relutif à deux chiffres sur le bénéfice d’abrdn seul au cours du premier exercice complet suivant la finalisation de l’opération», précise un communiqué. Le groupe britannique a également fait l’acquisition de la plateforme d’analyse des investissements, Finimize et vendu Parmenion, une activité immobilière dans les pays nordiques, ainsi que deux sociétés de capital-investissement aux États-Unis. Le groupe s’est aussi retiré du marché indonésien. Enfin, concernant la Russie, Stephen Bird a assuré que le groupe «n’investira pas en Russie et en Biélorussie dans un avenir prévisible». Il chiffre à environ 2 milliards de livres sterling les actifs de ses clients déjà investis dans ces deux pays mais précise avoir déjà réduit leurs positions.
Ostrum AM vient de promouvoir Christoph Thywissen au poste de directeur de la transformation. Il sera chargé de «conduire des projets de transformation stratégiques et transversaux, du cadrage à l’exécution», indique celui-ci sur sa page LinkedIn. Il sera également «responsable de la coordination et de l’accompagnement des initiatives d’innovation : intelligence de marché et benchmarking, identification de nouvelles initiatives, déploiement». Il était directeur des risques chez Ostrum AM depuis 2017. Christoph Thywissen a débuté sa carrière dans le conseil, notamment chez PwC et BearingPoint. Il a ensuite passé un peu plus de dix ans dans les risques et la mesure de la performance chez Amundi, et notamment comme directeur des risques de la filiale Amundi Alternative Investments.
La banque privée suisse, J. Safra Sarasin a présenté ce 1er mars ses résultats annuels pour l’exercice 2021, avec un bénéfice net de 423,2 millions de francs, en hausse de 5,7% sur un an. Les encours sous gestion ont progressé de 16,8% à 224,7 milliards de francs, avec une collecte nette de 15 milliards. En 2021, la banque suisse, qui fait partie des trois établissements bancaires du groupe éponyme de la familiale Safra, avait racheté les activités de gestion de fortune de Banque de Montréal (BMO) à Hong Kong et Singapour. «Nous continuons d'être un consolidateur proactif dans le secteur de la banque privée», commente la banque dans son rapport annuel. Elle compte désormais 2.339 salariés contre 2.178 un an plus tôt répartis sur 25 implantations dans le monde. Selon nos informations, elle pourrait aussi installer des succursales en Italie et en France.
La société de télécommunications Verizon a annoncé ce mardi qu’elle allait équiper les nouveaux locaux new-yorkais de la société de gestion américaine BlackRock au 50 Hudson Yards avec un réseau privé 5G. Il s’agit de la première mise en œuvre commerciale d’un réseau privé 5G pour Verizon.
Muzinich & Co. a annoncé la transformation de son fonds Global High Yield vers un portefeuille bas carbone. Le fonds a changé de nom et devient «Muzinich Global High Yield Low Carbon Credit Fund», et il devient classé comme un produit financier de l’article 9 en vertu du règlement sur les informations financières durables (SFDR). Le fonds est enregistré pour la vente sur les principaux marchés européens, au Royaume-Uni, et à Singapour. L’objectif du fonds est de viser une efficacité carbone élevée par rapport à l’univers mondial du high yield, explique un communiqué. À plus long terme, Muzinich vise à aligner progressivement la trajectoire climatique du portefeuille sur l’objectif Net Zero d’ici 2050 ou avant, conformément à l’objectif de l’Accord de Paris. Outre l’objectif climatique cœur du fonds, celui-ci applique un ensemble d’exclusions fondées sur des critères socialement responsables et de bonne conduite des entreprises, ainsi que des normes strictes de gestion des risques ESG. D’autres fonds de Muzinich devraient être progressivement transformés de la sorte.
Les gérants de fonds et de fonds indiciels cotés (ETF) investis sur les actions russes ont, d’une certaine manière, été mis au chômage technique par la Banque centrale de Russie lundi 28 février. Celle-ci a laissé les marchés boursiers et d’instruments financiers dérivés de la Bourse de Moscou fermés. Elle a aussi suspendu temporairement la capacité des investisseurs étrangers à vendre leurs actions russes sur les marchés russes. Par conséquent, ni les flux nila valeur nette d’inventaire (VNI) d’une partie des produits concernés n’étaient disponibles ce lundi et cela devrait se poursuivre aujourd’hui mardi 1er mars. «Les performances sont en cours de contrôle et sont momentanément indisponibles pour ce fonds», écrivait la société de gestion Amundi, ce mardi, sur la page de son fonds Russian Equity. Idem pour le gestionnaire suédois East Capital qui n’a pas publié de VNI ni accepté de souscriptions et de rachats pour ses fonds Russia et Eastern European. La société de gestion a par ailleurs affiché son soutien à l’Ukraine sur ses réseaux sociaux et condamné l’invasion russe. Elle a même passé en revue les propriétés de ses fonds immobiliers dans les pays baltes pour évaluer d’en aménager certaines en centres de réfugiés, en collaboration avec une opération d’aide humanitaire locale. «East Capital est un gestionnaire d’actifs, et non un spécialiste des questions militaires ou politiques. Nous concentrons donc nos efforts sur l’analyse des implications de la guerre et des sanctions des deux côtés sur nos investissements, sur les marchés et sur la situation macroéconomique. S’il est trop tôt pour dire quels seront les effets à long terme sur le marché, nous nous attendons à un niveau très élevé de perturbation et de volatilité à court terme. Nous évaluons et gérons activement les événements réels à mesure qu’ils se produisent», détaille la firme dans un communiqué. Le gestionnaire américain JP Morgan Asset Management a, lui, pris la décision de suspendre temporairement ses fonds Emerging Europe (35 millions d’euros d’encours) et Russia Equity (248 millions d’euros d’encours) avec effet immédiat ce lundi. «En raison de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les conditions normales de négociation sur le marché ont été considérablement altérées, ce qui, de l’avis de la société de gestion, constitue une situation d’urgence à la suite de laquelle la cession et l'évaluation des investissements du fonds sont impraticables», a écrit JPM AM aux porteurs de parts, ajoutant que la suspension de ces fonds sera revue régulièrement. Effondrement des actions russes à Londres Le Suisse Pictet Asset Management a lui aussi choisi, lundi, de suspendre le calcul de la VNI de son fonds Russian Equities et de suspendre tout achat, rachat ou conversion de parts jusqu’à ce qu’une décision soit prise par le conseil d’administration du fonds. Pictet indique que même si la négociation des parts du fonds redevenait possible à l’avenir, «la possibilité pour le compartiment de convertir le rouble russe en dollars américains serait sérieusement compromise de sorte que les transactions ne pourraient pas être réglées de manière normale». Le Britannique Liontrust a lui aussi suspendu son fonds investi en actions russes.Derrière ces suspensions demeurent de possibles futurs sujets de liquidité que pourraient connaître les fonds concernés en fonction de l’évolution de la situation et de la nature des instruments investis. D’autres ont cherché à vendre leurs titres de sociétés russes cotés à Londres, qui eux, peuvent être cédés, mais dans des conditions dantesques. SkyNews rapportait ce lundi quele gestionnaire britannique Abrdn avait été incapable de vendre pour 5 millions de livres sterling d’actions Rosneft, le groupe pétrolier de l’Etat russe dont BP a annoncé se désengager. Les titres du groupe ont plongé de 42% à Londres; ceux du distributeur Magnit, de 80%. Les expositions aux titres russes des gérants français restent, elles, assez faibles dans l’ensemble, peu de fonds de droit français ciblant particulièrement la Russie. Les quelques fonds hexagonaux spécialisés sur les marchés émergents étaient plutôt peu voire pas investis sur ce marché. Le fondsCarmignac Portfolio Emerging Patrimoine, qui avait, à l’inverse, une position plus conséquente, avec 11,36% de ses 493 millions d’euros d’encours investis en roubles à fin janvier, s’est progressivement allégé avec la montée des tensions, avant de se retirer complétement. « Nous avons coupé nos positions actions russes d’une part et acheté des protections sur les marchés obligataires et de change dans un contexte de forte volatilité et de dislocation sur les marchés», a indiqué Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac. Situation dégradée sur les ETF Du côté des ETF, la situation se tend également. Le plus gros ETF Russie du marché, commercialisé par Van Eck, perdait 23% en négociation pré-boursière lundi après avoir vu sa performance et ses encours dégringoler en fin de semaine dernière. D’autant que selon Bloomberg, le département du trésor américain a donné jusqu’au 25 mai aux sociétés de gestion américaines pour trouver des acheteurs non-américains pour leurs titres et obligations de cinq entités russes dont le groupe financier VTB. La Bourse de Londres a relevé à 10% ses exigences de spread maximum (maximum spread requirements) pour 10 ETF investis en actifs russes cotés sur sa plateforme depuis jeudi dernier. Un taux deux fois supérieur à ce qui été autorisé pour l’ensemble des ETF pendant la crise boursière liée au Covid-19 en mars 2020, relevait le média ETF Stream. La Bourse italienne (Borsa Italiana) a indiqué qu’elle attribuerait des «exemptions» de spread en raison de la volatilité élevée sur les ETF concernés. Quant à Euronext il a aussi fait état de «conditions de marché exceptionnelles» pour les ETF pour l’ensemble de ses marchés, juste avant l’ouverture de la Bourse le 24 février, permettant aux teneurs de marché d’élargir les spreads, ou en apportant moins de liquidité que leurs obligations habituelles.
Lors de la présentation de ses résultats annuels il y a deux semaines, AssetCo, la société d’investissement britannique présidée par Martin Gilbert, affirmait vouloir développer cinq à sept capacités de gestion d’actifs et de fortune distinctes et différentes«dans certains segments du secteur en croissance rapide ou sous-évalués». AssetCo a annoncé, ce lundi, sa cinquième acquisition, celle de la société de gestion écossaise Revera Asset Management pour la somme de 2,8 millions de livres sterling, dont 1,9 million en cash et le reste en actions. Revera AM, fondé en 2003 et basé à Edimbourg, est une société de gestion indépendante qui opère la gestion d’un fonds (environ 108 millions de livres sous gestion) et d’un trust (environ 10 millions de livres sous gestion). L’acquisition est soumise à l’autorisation de la Financial Conduct Authority, le régulateur britannique des marchés financiers, et à l’admission des actions visant à financer l’opération sur le marché AIM de la Bourse de Londres, ce qui devrait intervenir d’ici fin mai 2022. Une fois la transaction clôturée, Revera travaillera aux côtés de Saracen Fund Managers, autre gérant basé à Edimbourg acquis par AssetCo en 2021.Peter McKellar et Gary Collins, respectivement président adjoint et responsable de la distribution d’AssetCo, siègeront au conseil d’administration de Revera. Le conseil d’administration d’AssetCo estime qu’il existe des opportunités significatives d’amélioration de la distribution et de l’attrait du fonds principal de Revera. «Revera abrite un couple de gestionnaires de fonds très estimés et expérimentés en la personne de Glen Nimmo et Stephen Grant. Cette transaction démontre l’attrait de la mission et du modèle commercial d’AssetCo. L’acquisition de Revera est la prochaine étape de notre plan visant à établir une plateforme de gestion actions active dans le cadre de notre stratégie globale visant à bâtir une société de gestion d’actifs et de patrimoine qui répond aux besoins des investisseurs au XXIe siècle. Notre plateforme fournira une gamme de produits et de styles d’investissement pour répondre aux besoins évolutifs des clients», a commenté Campbell Fleming, directeur général d’AssetCo, dans un communiqué. Campbell Fleming indique par ailleurs que cette transaction témoigne de la volonté d’AssetCo d'être présent en Ecosse. «Nous prévoyons qu'Édimbourg accueillera une proportion importante et croissante des capacités d’investissement d’AssetCo, en ajoutant de nouvelles équipes et de nouvelles activités au fur et à mesure que les opportunités se présentent», dit-il.
La MACSF vient de sélectionner le fonds Lazard Convertible Global pour son offre en assurance vie et son plan épargne-retraite (PER). Le nouveau support est intégré au sein du profil Libre des contrats RES Multisupport et RES Retraite. Lancé en 1985, ce fonds compte aujourd’hui plus de 5 milliards d’euros d’encours. La gestion du portefeuille est réalisée par une équipe dédiée de 6 personnes et intègre des critères ESG.
La société de capital-investissement espagnole Inveready a acquis une part majoritaire à hauteur de 50,01% du capital de True Value, une boutique de gestion espagnole spécialisée sur la gestion actions de style value, selon le média Expansion.Le montant de la transaction, soumise à diverses autorisations réglementaires, n’a pas été dévoilé. Les 49,99% restants seront détenus par les associés fondateurs de True ValueJosé Luis Benitoet Alejandro Estebaranz. True Value, établi en 2013, gère environ 300 millions d’euros pour plus de 20.000 investisseurs. Avec Inveready, ils formeront un groupe à plus d’un milliard d’euros d’encours. Les fondateurs de True Value ont expliqué que de nouveaux services pour les investisseurs allaient être explorés comme les investissements alternatifs.
Le gestionnaire d’actifs britannique Sanlam Investments a annoncé l’ouverture de son fonds Sustainable Global Dividend aux investisseurs externes après que celui-ci a été catégorisé article 8 au sens du règlement européen SFDR. Le fonds, géré parMark Whitehead et Alan Porter, a plus d’un an d’historique de gestion et a été amorcé en interne avec 200 millions de livres sterling.
Le gestionnaire d’actifs américain Russell Investments et la banque privée du groupe italien Mediobanca ont lancé un nouveau fonds de capital-investissement conjoint, qui se focalise sur les start-ups technologiques basées aux Etats-Unis. Le fondsMediobanca Venture Capital sera distribué par la banque privée de Mediobanca en Italie jusqu’au 25 mars et investira dans les fonds de sociétés tech non-cotées. Les deux entités ont déjà lancé trois fonds sur les marchés privés ensemble, levant plus de 400 millions de dollars au total.
La société de gestion américaine BlackRock vient d’embaucher Ervin Zaljević au poste de vice-président chargé de la gouvernance des fonds, a appris NewsManagers. Ervin Zaljević arrive de RBC Investor & Treasury Services, où il était directeur associé au sein des services aux fonds d’investissements depuis janvier 2021. Il est entré chez RBC en 2017 comme manager, avant d’être promu à son poste actuel. Auparavant, il a travaillé comme avocat pour des fonds d’investissement chez NautaDutilh et pour des entreprises chez Arendt & Medernach.
Des bureaux, la société de gestion américaine Principal Global Investors en ouvre, en achète aussi pour elle et pour les autres. Le gestionnaire multi-boutiques en compte huit en Europe: Londres, Francfort, Amsterdam, Milan, Madrid, Lisbonne, Luxembourg et Paris. La filiale du groupe financier Principal, basé à Des Moines dans l’Etat de l’Iowa, revendiquait 546,5 milliards de dollars (481 milliards d’euros) d’actifs sous gestion fin décembre 2021 selon ses résultats annuels publiés début février. Sa plateforme de gestion immobilière, Principal Real Estate, en gérait plus de 100 milliards à l’international dont 5 milliards en Europe pour le compte de divers clients, entre autres des investisseurs institutionnels allemands et français. Et le bureau de Paris, que Principal Global Investors a récupéré en 2018 après l’acquisition du gestionnaire immobilier pan-européen Internos Global Investors, s’avère un hub de premier plan pour le développement de cette plateforme. «Principal connaît une forte croissance en France, portée par le dynamisme de nos équipes en Europe et l’excellente image de notre groupe qui fait partie du top 10 des sociétés de gestion immobilière dans le monde. En France, nous accompagnons plusieurs sociétés de gestion de SCPI pour leurs investissements à l’étranger pour plus d’un milliard d’euros d’actifs gérés. Par ailleurs, nous nous appuyons sur plusieurs équipes expertes sur des secteurs très spécialisés avec, par exemple, un positionnement sur des classes d’actifs émergentes telles que les data centers », explique Guillaume Masset, directeur général de Principal Real Estate Europe, à NewsManagers. 450 millions d’euros visés pour les centres de données européens Principal investit sur l’ensemble des classes d’actifs immobilières (logistique, immobilier de bureaux, hôtellerie, santé, …). Dans ce paysage, le dirigeant entrevoit un avenir prometteur au segment desdata centers. «La consommation et le stockage de données dans le monde connaissent une croissance exponentielle, alors que dans le même temps la capacité du parc existant de data centers est limitée. Le rythme de construction de nouveaux sites ne suivant pas aussi rapidement la demande, cela ouvre une fantastique fenêtre d’opportunité d’investissement dans ce secteur », développe-t-il. Principal Global Investors a d’ailleurs réaliséle 18 février le premier closing de son fonds fermé dédié aux centres de données en Europe, levant 155 millions d’euros. Sept investisseurs ont participé à la souscription, dont des sociétés de gestion, des fonds de pension et des compagnies d’assurance situés en France - parmi lesquels Primonial REIM et Theoreim - en Allemagne, en Espagne et en Malaisie. La société de gestion américaine espère lever un total de 450 millions d’euros. Un minimum de 60% du véhicule sera alloué aux principaux marchés européens que sont l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, et jusqu'à 40% ira aux marchés secondaires tels que l’Espagne, l’Italie et la Suisse. Principal Real Estate avait déjà clôturé son premier fonds fermé sur les centres de données aux États-Unis en juin 2021 avec une levée de 471,4 millions d’euros. «Depuis son entrée sur le marché des data centerss en 2007, Principal Real Estate a engagé plus de 1,75 milliard d’euros dans des acquisitions et développements de telles structures et détient plus de 1,18 milliard d’euros dans des FPI de data centerss», indique la firme dans un communiqué sur le lancement de son fonds. Développement au Nord et à l’Est Pour Guillaume Masset, la France tient«une place prépondérante»dans le développement de Principal Global Investors en Europe, notamment du fait que la gestion des principaux fonds immobiliers paneuropéens de la firme soit basée à Paris. Le gestionnaire a plusieurs projets de nouveaux produits et travaille actuellement au renforcement de ses partenariats avec des sociétés de gestion immobilière françaises pour leurs investissements dans les pays où Principal Global Investors est présent à l’étranger.«Les pays nordiques et l’Europe de l’Est, entre autres la Pologne, sont aussi des marchés qui intéressent Principal pour son développement futur»,dit-il. Sur la partie cotée, Principal Global Investors compte quinze fonds Ucits domiciliés en Irlande et enregistrés en France. La société travaille à la catégorisation de ses produits selon la classification du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (Sustainable Finance Disclosure Regulationou SFDR).Une catégorisation qui n’est pas toujours simple pour les gestionnaires non-européens. «Nous sommes parfaitement conscients du rôle que les secteurs de la finance et de l’investissement peuvent jouer pour soutenir un monde et un avenir plus durables, et c’est pourquoi Principal a rejoint le groupe de travail des directeurs financiers du Pacte mondial des Nations Unies l’année dernière. La catégorisation des fonds dans le règlement SFDR est une étape positive visant à aligner les initiatives de développement durable sur les exigences des clients institutionnels européens. Nous avons déjà obtenu la classification Article 8 ou 9 pour certains de nos fonds (dont Principal Global High Yield et Principal Preferred Securities) et continuerons à améliorer les stratégies de fonds actuelles tout en développant de nouveaux produits qui répondent à l'évolution des besoins de nos clients»,indique Helly Pilavachi, directrice Europe de la distribution chez Principal Global Investors.
Les dotations publiques allouées aux Ehpad devraient augmenter de 12 à 17% pour améliorer la prise en charge des résidents âgés et mettre fin à des «disparités territoriales», préconise la Cour des comptes dans un rapport publié lundi. Ces réformes représenteraient une «dépense supplémentaire comprise entre 1,3 et 1,9 milliard d’euros, soit une croissance de 12 à 17% du montant global des dotations», indique cette étude adressée à la commission des Affaires sociales du Sénat. Les dépenses publiques consacrées aux soins et à l’aide à l’autonomie dans les Ehpad ont progressé de 30% entre 2011 et 2019, mais cela «n’a pas suffi à répondre aux besoins d’une population de plus en plus fragile», estiment les auteurs du rapport. Ils préconisent de mettre fin à la distinction entre les dépenses de soins (actuellement à la charge de la Sécu, via les agences régionales de Santé) - et de dépendance (à la charge des départements): le responsable unique devrait être les ARS, selon eux.
Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio s’est rendu lundi en Algérie pour s’entretenir avec son homologue d’une augmentation des fournitures de gaz en provenance de ce pays nord-africain pour compenser une éventuelle baisse côté russe. Le géant public algérien des hydrocarbures Sonatrach s’est déclaré dimanche prêt à fournir davantage de gaz à l’Europe, en l’acheminant notamment via le gazoduc Transmed reliant l’Algérie à l’Italie. Sonatrach «dispose d’une capacité non utilisée sur le gazoduc Transmed», qui pourrait servir à «augmenter les approvisionnements du marché européen», a assuré son PDG, Toufik Hakkar. L’Italie, qui importe environ 95% du gaz qu’elle consomme, est l’un des pays européens les plus dépendants du gaz russe.
Le groupe de hackers «Anonymous» a revendiqué lundi une cyberattaque qui paralysait plusieurs sites officiels russes, dont ceux du gouvernement, d’agences d’État et de médias. Pendant quelques minutes ce lundi, les sites des agences de presse d’État TASS et RIA Novosti, du journal Kommersant, du quotidien pro-Kremlin Izvestia et du magazine Forbes Russia ont affiché un message sommant de « mettre fin » à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Lundi après-midi, les sites du Kommersant et du gouvernement russe étaient encore inaccessibles. Ces attaques font suite à celles menées le 24 février par le même groupe contre les sites du réseau de la chaîne de télévision publique russe RT (ex-Russia Today).
La principauté de Monaco a adopté des sanctions économiques en réaction à l’opération militaire conduite en Ukraine par l’armée russe, annonce lundi un communiqué du Palais princier. «Conformément à ses engagements internationaux, la Principauté a adopté et mis en œuvre, sans délai, des procédures de gel de fonds et de sanctions économiques identiques à celles prises par la plupart des Etats européens», dit ce communiqué sans plus de détails.
La Finlande et la Norvège ont déclaré lundi qu’elles enverraient des armes à l’Ukraine après l’invasion de son territoire par la Russie. La Première ministre finlandaise, Sanna Marin, a annoncé lundi que Helsinki enverrait des armes et des munitions à l’Ukraine. Le ministre de la Défense finlandais, Antti Kaikkonen, a précisé que 2.500 fusils d’assaut, 150.000 munitions, 1.500 armes antichars et 70.000 colis alimentaires, seraient livrés en Ukraine. Le gouvernement norvégien a également annoncé lundi qu’Oslo enverrait des armes à l’Ukraine. Ces décisions marquent un tournant dans les politiques de la Finlande, qui demeure un pays non aligné militairement, et de la Norvège, dont un principe en vigueur depuis les années 1950 empêchait la livraison d’armes au pays en guerre ne faisant pas partie de l’Otan.
VIA AM a annoncé ce 28 février la promotion de Jordan Alloun, jusqu’ici analyste financier, comme directeur de la recherche actions et de la technologie. Avant de rejoindre VIA AM en 2015, Jordan Alloun a travaillé chez Goldman Sachs, Morgan Stanley, et Lutetia Capital.
La société de gestion américaine VanEck vient de lancer un fonds indiciel coté (ETF, «Exchange-Traded Fund») qui vise à investir dans des entreprises qui jouent un rôle clé sur la digitalisation en Inde. Dénommé VanEck Digital India ETF, ce fonds indiciel suivra l’indice MVIS Digital India Index. Ce dernier offre une exposition aux entreprises domiciliées en Inde dont au moins 50% des revenus proviennent des secteurs digitaux comme les logiciels, les services et conseils en matière de technologies de l’information, les infrastructures et services de télécommunications, les applications Internet, les paiements électroniques et les services financiers numériques. Il inclura également le Top 10 des entreprises de télécommunications en termes de revenus annuels. Coté à la Bourse new-yorkaise Arca, ce véhicule aura un ratio de dépenses nettes de 0,75%. Avec ce lancement, VanEck souhaite profiter de la digitalisation rapide en Inde, portée par l’augmentation des usagers d’Internet de 622 millions à 900 millions d’ici 2025, et la croissance des licornes indiennes cotées en Bourse ainsi que l’augmentation de capital privé pour les financer. VanEck comptait 78,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 janvier 2022.
La banqueLiechtensteinische Landesbank (LLB) a annoncé ce lundi avoir réalisé un bénéfice net de 137,9 millions de francs suisses (133,9 millions d’euros) sur l’exercice 2021. L'établissement liechtensteinois a également fait état d’une collecte nette de 7,2 milliards de CHF, soit plus du double des 3,3 milliards nets de 2020. Ces encours proviennent majoritairement des principaux marchés couverts par la banque, comme le Liechtenstein, l’Autriche, l’Europe centrale et orientale, ainsi que le Moyen-Orient. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 91,9 milliards de francs (+15%).
Le gestionnaire d’actifs américain Wellington Management va ouvrir un bureau de représentation à Madrid pour renforcer sa présence dans la péninsule ibérique. Le gérant de portefeuille Alvaro Llavero est indiqué comme représentant légal de la succursale qui inclut aussi le gérant Alonso Pérez-Kakabadse, le responsable de la distribution pour l’Europe du SudErich Stock et le commercialAndrés Pedreño. La firme avait ouvert un bureau à Milan en Italie l’année dernière.
Le groupe de hackers «Anonymous» a revendiqué lundi une cyberattaque qui paralyse plusieurs sites officiels russes, dont ceux du gouvernement, d’agences d’État et de médias.
Le changement climatique est en cours et l’humanité est loin d'être prête, a averti le groupe d’experts des Nations unies sur le climat (Giec) dans un nouveau rapport publié lundi. Il appelle à une action drastique à grande échelle alors que près de la moitié de la population mondiale est déjà vulnérable à des impacts climatiques de plus en plus dangereux.
Le cofondateur et directeur général de Blackstone, Stephen Schwarzman, a empoché la somme record de 1,1 milliard de dollars en 2021, écrit le Wall Street Journal. Les dividendes sur sa participation de 19 % dans Blackstone ont représenté la plus grande partie du butin avec un total de 941,6 millions de dollars pour l’année. Il a également perçu 160,3 millions de dollars de rémunération, composés de bénéfices liés à la performance des investissements et d’un salaire de base de 350 000 dollars, selon une déclaration réglementaire déposée vendredi dernier. Ces chiffres impressionnants, les plus importants jamais enregistrés par Stephen Schwarzman, font de lui l’un des cadres les mieux payés de Wall Street, si ce n’est le plus élevé, estime le WSJ. En incluant les dividendes, les actions de Blackstone ont plus que doublé depuis le début de l’année 2021, contre un rendement total de 19 % pour le S&P 500. La capitalisation boursière de l’entreprise s'élève désormais à 155 milliards de dollars, soit plus de quatre fois celle d’Apollo Global Management - son homologue le plus proche dans le domaine du capital-investissement - et bien au-delà de celle du poids lourd de Wall Street, Goldman Sachs Group Inc.
La Cour d’appel de Paris vient de repousser une nouvelle fois son verdict dans l’affaire opposant le hedge fund Elliott et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), a appris Les Echos. Il doit désormais être prononcé le 24 mars prochain. Le jugement est en suspend depuis juillet dernier. Le fonds de Paul Singer s’oppose à la sanction de 20 millions d’euros de la part du régulateur français pour déclarations inexactes et tardives puis entrave à enquête dans le cadre du rachat de Norbert Dentressangle par XPO. Le dernier point, concernant l’enquête, représente la moitié de la sanction. Or, le Conseil Constitutionnel a récemment abrogé le manquement d’entrave. De même, la montée au capital de Norbert Dentressangle, qui s’est faite via des dérivés, est au coeur des débats concernant la déclaration de dépassement de seuil. La Cour devra notamment estimer quels produits dérivés, CFD ou equity swaps, ont permis à Elliott de prendre position, et si la mauvaise déclaration d’instruments leur a permis de tromper sciemment le marché.
Le gestionnaire Direxion a déposé une demande auprès de la US Securities and Exchange Commission pour lancer 21 fonds qui présentent une innovation: chacun de ces fonds offre une exposition aux rendements quotidiens inversés ou à effet de levier d’une seule et unique action, en l’occurrence issue du secteur technologique et qui se veut parmi ses leaders. Selon le Financial Times, le gestionnaire d’actifs alternatifs AXS Investments a déposé une demande pour 18 ETF similaires courant février. Chez ce dernier, chaque ETF est conçu pour répliquer deux fois la performance quotidienne ou la performance inverse quotidienne de neuf actions connues, mais pas toutes axées sur la technologie. Les deux sociétés ont inclus le fabricant de puces Nvidia parmi leurs actions cibles. Parmi les autres actions cibles de Direxion figurent Meta Platforms, Netflix, Apple, Microsoft, Amazon et Google. Les fonds d’AXS investissent également dans Tesla, ConocoPhillips, Boeing, PayPal, Wells Fargo, Pfizer, Salesforce et Nike.
Grands gagnants de la pandémie de Covid-19, les laboratoires d’analyses médicales ont le vent en poupe. L’un de ses principaux acteurs en France, le groupe montpelliérain Inovie, avait profité de l’année 2020 pour confier à Ardian la minorité du capital de sa structure de tête, Labosud. Le fonds de la place Vendôme, alors accompagné des fonds souverains GIC et Mubadala, ainsi que du fonds de pension APG (pour un total de près de 60% des fonds propres de l’opération), avait valorisé Inovie près de 1,5 milliard d’euros. Quinze mois plus tard, un réaménagement de l’actionnariat, comprenant notamment 380 biologistes, est bel et bien d’actualité. Selon nos informations, Rothschild & Co va travailler sur ce processus, sachant qu’une deuxième banque devrait être appelée dans les prochaines semaines. La vitesse avec laquelleInovie signe son retour sur la scène du private equity surprend. Mais la croissance du groupe a été exceptionnelle et tous les voyants sont aujourd’hui au vert. «In fine, Inovie a atteint en un an les objectifs qu’il s’était fixés sur un horizon de cinq ans, et souhaite donc se projeter vers de nouvelles ambitions pour asseoir sa position de moteur de l’innovation en biologie médicale», explique un proche du dossier. Lors de son LBO avec Ardian, le groupe affichait près de 560 millions d’euros de chiffre d’affaires et espérait atteindre 800 à 900 millions d’ici cinq ans. L’intense politique de croissance externe – neuf acquisitions menées – et la crise sanitaire lui onttoutefois permis de porter ses revenus à 1 milliard d’euros en 2021. L’Ebitda serait quant à lui compris entre 350 et 400 millions d’euros. De quoi faire tourner la tête des actionnaires d’Inovie, les transactions dans ce secteur se nouant régulièrement au-dessus de 12 fois l’Ebitda. Dans l’attente de Bioclinic «Signe de la confiance d’Ardian dans le potentiel de croissance de sa participation, le fonds serait prêt à conserver une participation minoritaire aux côtés des prochains partenaires financiers du groupe», explique une source. Le timing de cette opération majeure dans le private equity tricolore est d’ores et déjà défini. «Pour le moment, il n’y a pas d’informations arrêtées sur cette réflexion autres que calendaires: en vue de pouvoir entrer pleinement dans une nouvelle temporalité – avec des objectifs fixés pour 2027 – Inovie avancera sur ce projet de renforcement de son actionnariat de telle sorte qu’il puisse aboutir cette année», confie un connaisseur du dossier. Rien ne devrait cependant avoir lieu avant la vente de Bioclinic. Révélé par L’Agefi en janvier, le processus de cession de ce réseau parisien de laboratoires d’analyses médicales vient de démarrer formellement. Inovie, au même titre que Cerba Healthcare ou Biogroup, bataillent pour acquérir cet actif jugé stratégique en raison de sa taille (35 millions d’euros d’Ebitda) et de sa forte implantation francilienne. En décembre, Inovie avait déjà jeté son dévolu sur la soixantaine de sites de prélèvement de Biofutur, également basé en Ile-de-France. La consolidation du secteur n’a jamais été aussi forte.
FE fundinfo, fournisseur britannique de données et de technologies pour les fonds d’investissement, a annoncé, jeudi 24 février, l’acquisition de Fundsquare, une plateforme de services réglementaires et d’enregistrement-distribution de fonds luxembourgeoise et filiale de la Bourse de Luxembourg (LuxSE) établie en 2013. En contrepartie de cette acquisition, LuxSE va investir dans FE fundinfo. En rachetant Fundsquare, FE fundinfo entend devenir un «champion pan-européen» dans les données, le reporting et l’infrastructure des fonds d’investissement. FE fundinfo établira un centre «d’excellence» pour le reporting réglementaire au Luxembourg. La firme explorera avec LuxSE d’autres opportunités dans le domaine des services et produits relatifs aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). FE fundinfo avait procédé à deux acquisitions en 2021, celles du fournisseur de données danois FundConnectet de la société de conseil ESG CSSP. La société avait en outre passé un accord avec MSCI en matière de données ESG.