Le jeune gestionnaire suisse ESG-AM vient de réaliser deux recrutements en gestion et en analyse ESG, a appris Finews. Susanne Kundert, qui était jusqu’ici directrice du crédit spécialisé chez Swisscanto Invest, est nommée gérante et cofondatrice partner. Paula Krol, qui arrive de l’Organisation internationale du travail, est nommée experte ESG. Le gérant d’actifs, qui possède une licence de gestion depuis 2021, gère actuellement 150 millions de francs suisses d’encours.
Le gérant écossais abrdn vient d’ouvrir un centre d'étude sur la durabilité pour les Amériques. Dénommé abrdn Sustainability Institute, Americas, ce centre est calqué sur l’institut créé en 2021 pour l’Asie-Pacifique. Il devra notamment fournir de nouveaux produits et aider abrdn à être plus influente sur les sujets préoccupant ses clients et dans son engagement auprès des entreprises dans lesquelles elle est investie. La direction de l’institut a été confiée à Fionna Ross. L’intéressée travaille pour abrdn depuis quatorze ans. Elle était dernièrement analyste ESG senior pour les actions américaines. Dans ses nouvelles fonctions, elle est rattachée à l'équipe de spécialistes d’investissement durable deDanielle Welsh-Rose, et au directeur des investissement dans les Amériques, Ralph Bassett.
Handelsbanken Fonder vient de recruter Rikard Forssmed en tant que gérant pour Handelsbanken Amerika Småbolag, un fonds spécialisé dans les petites capitalisations américaines, selon un poste sur LinkedIn. Rikard Forssmed arrive de Swedbank Robur où il gérait le fonds Swedbank Robur USA depuis 2016. Il travaillait au sein de la société de gestion suédoise depuis 20 ans. Il a commencé sa carrière chez Swedbank en 2001 comme trader pour actions et dérivés, avant d’être nommé directeur du trading en 2005 chez Swedbank Robur. Ensuite, il a été nommé gérant et analyste financier sur les matières premières entre 2007 et 2016. Handelsbanken Fonder compte 88,6 milliards d’euros d’encours sous gestion tandis que Swedbank Robur gère 158,1 milliards d’euros.
En pleine période de vacances estivales, la collecte de fonds s’est fortement ralentie entre le 11 et le 17 août. Selon le Flowshow, le rapport de BofA Global Research sur la collecte hebdomadaire des fonds, les fonds investis sur les actions ont reçu 7,9 milliards de dollars sur la période en net, contre seulement 0,5 milliard pour les fonds obligataires, et une décollecte de -5 milliards pour les fonds monétaires. Les mouvements ont été très faibles sur la grande majorité des stratégies. Dans l’obligataire, les fonds de dette d’entreprises investment grade ont reçu 4,8 milliards de dollars, tandis que ceux investissant sur la dette souveraine ont rendu 5,2 milliards. Les autres sous-classes ne dépassent pas le milliard, dans un sens ou l’autre. Pour les véhicules en actions cotées, ceux couvrant les États-Unis ont la vedette avec une collecte de 9,2 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont rendu 2,2 milliards, et ceux de japonaises 0,6 milliard. Sur les stratégies américaines, seules trois catégories dépassent le milliard de collecte : les fonds de grandes capitalisations (+5,2 milliards), de style croissance (+1,6 milliard) et de petites capitalisations (+1,1 milliard).
L’affaire des fonds Alpha continue de faire des vagues chez l’assureur allemand Allianz. Son régulateur, la BaFin, lui a demandé d’améliorer ses contrôles internes et de clarifier les responsabilités au sein de son département de conformité, selon le magazine allemand WirtschaftsWoche, relayé par Les Echos. La BaFin aurait notamment des doutes sur la qualité du contrôle des risques, notamment en raison du grand nombre de filiales. Le régulateur ne s’est pas encore officiellement exprimé à ce sujet.
BlackRock a annoncé le lancement d’un nouvel ETF aux Etats-Unis, dénommé BlackRock Future Financial and Technology ETF. Le véhicule est géré activement par la franchise Fundamental Equity (FE) de BlackRock et cherche à maximiser le rendement en investissant dans des sociétés proposant des technologies innovantes et émergentes qui entraînent des perturbations au sein du secteur des services financiers. «Rien qu’aux États-Unis, l’utilisation des fintechs a augmenté de 30 % pendant la pandémie», explique Vasco Moreno, gestionnaire principal de l’ETF. «Grâce à ce véhicule, les investisseurs bénéficient d’un accès direct aux entreprises mondiales qui sont à l’origine de la prochaine source de croissance et qui mènent la révolution numérique dans des domaines couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, tels que les systèmes de paiement, la banque, les investissements, les prêts, ainsi que les assurances et les logiciels.» Son indice de référence est le MSCI ACWI Index et il affiche un ratio de frais de 0,7%.
La députée européenne Danuta Hübner, rapporteure de la Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen (PE), a publié fin juillet deux rapports sur la proposition de révision de la Commission européenne (CE) des réglementations MIF2 (directive et règlement MIFIR) sur les marchés financiers. Elle juge cette révision indispensable pour l’Union des marchés de capitaux (CMU), mais identifie «certains points à améliorer» pour la rendre «efficace» et mieux proportionnée. Bases de données post-négociation La députée revient sur la création d’une base dedonnées post-négociation consolidée (consolidated tape, CT). Dès 2007, MIF1avait instauré une concurrence entre les Bourses historiques (MR) et des plateformes de négociation alternatives (MTF), mais ainsi fragmenté les marchés et la liquidité. En 2018, MIF2avait tenté d’y remédier en imposant de publier gratuitement, après 15 minutes de délai, les données sur les transactions auprès des brokers, des fournisseurs de donnéeset des CTafin de mieux évaluer la qualité de l’exécution (par les investisseurs) et de la liquidité (par les intermédiaires). Faute d’avoir vu émerger un modèle viable, la CE a proposé en novembre de créer 4 CT (actions, ETF, obligations, dérivés) privées sélectionnées par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) pour publier l’ensemble des données post-négociation, «en temps quasi-réel», dans des «formats standardisés comparables» et à un «coût raisonnable». Sur le point le plus controversé, le rapport recommande une publication à la fois des données post- et également pré-négociation pour les actions(seulement post-trade pour les autres actifs). «L’efficacité de la CT sera proportionnelle à la valeur qu’elle apporte à ses utilisateurs (...) pour éclairer les décisions de trading», justifie Danuta Hübner, sachant que ces derniers ont déjà une visionpost-trade complète sur les actions. Mais cette mesure suscite toujours l’opposition desBourses historiques, qui risquent de perdre leurs revenus liés aux données pre-trade. Larapporteure propose deux exemptions à la contribution obligatoire pour les petites Bourses - moins de 1% du total des échanges quotidiens moyens (ADTV) dans l’Union européenne (UE) - ou dont le marché national est peu fragmenté,«ce qui pourrait rendre la base de données assez peu représentative et ‘consolidée’ aux yeux de l’utilisateur final», regrette John Keogh, directeur de Susquehanna International. Les petites Bourses pourront toujours choisir de contribuer pour obtenir leur part des revenus, potentiellement plus intéressante que celle des grandes Bourses. Les MTF seraient aussi intégrés au partage des revenus dont la CE les excluaient étonnamment. Enfin, «le rapport propose d’introduire les différentes bases selon une approche progressive - en commençant par les obligations, puis les actions, les ETF et les dérivés - avec pas plus de six mois entre la nomination d’un fournisseur et le lancement du produit», souligne Pedro Pinto, directeur en charge de MIF auprès de l’Association des marchés financiers européens (AFME), accueillant positivement cette propositiondu rapport parlementaire. Les amendements maintiennent une publication des données prix et volumes des instruments «non actions» le plus vite possible, avec un report maximum jusqu’à la fin de la journée pour le prix, mais la possibilité d’un report jusqu'à 4 semaines (au lieu de 2 pour la CE) - avec un calibrage précis de l’Esma - pour les très grandes transactions sur les obligations pour lesquelles ce délai peut affecter la liquidité. Dark-pools La transparence pre-trade sur les échanges d’actions reste soumise à 4 exemptions : grande taille des ordres (LIS), prix négocié entre parties ouvia un système de gestion des ordres, ou prix importé en provenance d’une plateforme de référence (reference price, RPW). MIF2 avait tenté en vain de ramener les échanges des «dark-pools» vers des MR et MTF transparents en suspendant pour six mois l’exemption RPW au-delà d’un double seuil (double volume-cap, DVC) peu cohérent. La CE a proposé de limiter le RPW pour un titre donné à un seuil de 7% des volumes échangés pendant douze mois sur l’ensemble des «dark-pools» européens, et la taille des ordres concernés à 2 fois leur taille standard de marché pour ce titre (SMS, autour de 10.000 euros). Le risque étant d’annuler l’intérêt du RPW et de déplacer les transactions hors UE, Danuta Hübner suggère de supprimer le seuil de volumes. Elle évoque une habilitation del’Esmaafin de calibrer la taille limite des ordres concernés. La mesure serait plus juste, pas forcément plus simple à mettre en œuvre. La rapporteure suit la même logique pour les internalisateurs systématiques (SI), ces systèmes qui permettent un apport de liquidité via le compte propre de l’opérateur sans obligation de cotation et ni de transparence pre-trade au-dessous d’une certaine taille SMS, afin d’éviter de renvoyer les investisseurs des SI européens vers des SI britanniques. «Ses amendements proposent aussi de découpler le statut des SI et leurs obligations de reporting en introduisant la possibilité pour un participant de marché de s’enregistrer comme ‘designated reporting entity’ (DRE), ainsi qu’une approche qualitative - et non uniquement quantitative - pour la définition des SI, ce qui pourrait clarifier les rôles», estime Pedro Pinto. Pas de paiement pour flux d’ordres Enfin, Danuta Hübner conserve une position ferme - pourtant contestée par l’Allemagne - pour l’interdiction du paiement pour flux d’ordres (PFOF) dans l’Union- comme au Royaume-Uni et au Canada. Elle suggère que les régulateurs nationaux arrêtent d’interpréter les règles en recommandant des éclaircissements sur les exigences techniques liées à la meilleure exécution.
Après les banques, c’est au tour des sociétés de gestion de veiller à l’utilisation des outils de communication comme Whatsapp par leurs salariés, rapporte Reuters. Le basculement vers le télétravail pendant la pandémie de Covid 19 a poussé le régulateur américain (SEC) à mener une enquête sur les banques de Wall Street à propos de leur surveillance des communications digitales entre salariés et clients. Le régulateur souhaite en effet vérifier si toutes les conversations importantes sont bien enregistrées via les canaux officiels. Cette surveillance de la part des régulateurs provient de la crise financière de 2007 et 2009 et vise à éviter l’insider trading ou front running ou trading basé sur une information confidentielle ainsi que pour assurer les meilleurs pratiques lors du service aux clients. La SEC et la Commodities Futures Trading Commission (CFTC) ont déjà sanctionné plusieurs banques à ce sujet en 2021, dont Morgan Stanley et JP Morgan, parfois avec des amendes de plusieurs millions de dollars, rappelle Reuters. S’inquiétant d’une telle enquête à leurs portes, les gérants ont augmenté la surveillance des interactions entre les salariés et leurs clients. Amundi, Axa IM, BNP Paribas AM ou encore JP Morgan AM ont déjà déployé des outils pour rassurer les régulateurs, souligne Reuters. Ils utilisent notamment des outils de communication officiels comme Symphony ou Mobius pour mieux gérer ces risques. Les utilisateurs de Symphony ont ainsi doublé depuis le début de la pandémie, avec désormais près de mille institutions financières clientes, et 600.000 utilisateurs. Certains gérants, dont BNPPAM, ont même interdit l’utilisation de Whatsapp pour des communications avec des clients. DWS a lui mis de côté 12 millions d’euros pour couvrir les potentielles pénalités à venir en raison de l’utilisation d’appareils non-autorisés ou de non-respect des exigences en matière d’archivage, assure Reuters.
Alors que le mois de juin 2022 avait mis fin à plus de deux ans de collecte nette positive pour les ETF en Europe, juillet n’a pas inversé la tendance. Les investisseurs ont retiré en net près de 3 milliards de dollars de ces fonds indiciels cotés en Bourse sur la période, selon le cabinet de recherche ETFGI. La collecte reste cependant positive en cumulé depuis le début de l’année à +65,23 milliards de dollars. A la fin du mois de juillet, les encours des ETF enregistrés en Europe atteignaient 1.430 milliards contre 1.370 milliards fin juin, grâce à l’effet marché. Aux Etats-Unis, la tendance reste toujours très clairement positive avec des entrées nettes de 35,54 milliards de dollars au cours du mois de juillet. Cela porte la collecte nette depuis le début de l’année à 343 milliards de dollars. Au cours du mois, les actifs investis dans l’industrie des ETF aux États-Unis ont augmenté de 6,9 %, passant de 6.180 milliards de dollars fin juin à 6.610 milliards de dollars fin juillet 2022.
Aviva Investors vient de recruter Alastair Sewell comme stratégiste des investissements et solutions liquides pour les clients assureurs, fonds de pension et trésoriers d’entreprise. Il arrive de Fitch Ratings, où il a jusqu’ici passé la totalité de ses 17 années de carrière. Il a notamment travaillé dans la notation des fonds pendant 15 ans, et y était dernièrement directeur de la notation des gérants pour le monde hors-Amériques.
Abrdn s’apprête à liquider définitivement son fonds Eastern European Equity, qui avait été suspendu à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte Citywire. Le fonds sera fermé le 13 septembre, après avoir connu d’importantes sorties d’argent ces dernières années. Il avait 43% de ses actifs situés en Russie, qui sont devenus invendables depuis l’invasion. En conséquence, le fonds est suspendu depuis le 1er mars. Au cours des trois années précédentes jusqu'à la fin du mois de janvier 2022, le fonds a enregistré plus de 2,13 milliards d’euros de retraits, avec 1,3 milliard d’euros retirés au cours du premier mois de l’année 2022. Selon un porte parole d’abrdn cité par Cytiwire, «tous les actifs sous-jacents seront vendus dans la mesure du possible, en tenant compte des restrictions et/ou des sanctions du marché, et l’argent disponible sera restitué aux investisseurs à la date de clôture». Géré par William Scholes et Catriona Macnair, le fonds a perdu 12% sur les trois dernières années et 37,5% depuis le début de l’année.
Oliver Buquicchio rebondit chez Ossiam. Le directeur du développement commercial d’Eraam, société mise en liquidation judiciaire en mars dernier, vient de rejoindre l’affilié de Natixis IM comme directeur des ventes. Par le passé, il a travaillé quatorze ans au sein du groupe BNP Paribas, dont les six premiers chez Exane comme directeur des ventes institutionnelles à l’international. Il a également été vendeur de dérivés actions à la Société Générale pendant sept ans.
HANetf poursuit ses ambitions de croissance. Le tout jeune producteur d’ETF (fonds indiciels cotés) en marque blanche veut encore étendre sa plateforme et pour cela vise désormais la production d’ETC de crypto-monnaies avec l’aide du fournisseur spécialisé ETC Group. Jusqu'à présent, la plateforme britannique se focalisait sur la création d’ETF sous format Ucits et sur celle d’ETC (fonds de matières premières) avec comme sous-jacent physique l’or ou le carbone. Elle a ainsi développé une quarantaine de véhicules pour le compte d’une vingtaine de clients. HANetf distribue déjà des produits crypto pour le compte du fournisseur ETC Group. Sa nouvelle plateforme doit permettre à d’autres gérants de confectionner et gérer des ETC crypto sur sa plateforme. «L’objectif sera de fournir la plateforme ETP crypto la plus complète disponible en Europe et ailleurs», indique un communiqué. HANetf affirme du reste avoir reçu plus d’une cinquantaine de demandes pour ce type de produits depuis l’année dernière et cela malgré la chute des cours des crypto-monnaies. Le Britannique estime que cette chute n’est d’ailleurs que passagère face à l’engouement des nouvelles générations d’investisseurs.
Avec le moindre intérêt de la Chine pour les grands crus bordelais, les règles imposées par l'AMF pour l'investissement dans les vins d'exception ont peut-être mal vieilli, estime Uzès Gestion.
Le fonds Uzès Grands Crus I, distribué par Uzès Gestion, demeure un fonds professionnel spécialisé d’une grande rareté en France, étant à ce jour toujours le seul fonds d’investissement alternatif dédié aux vins d’exception agréé - depuis 2012 - par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dix ans plus tard, le véhicule, lancé dans sa forme actuelle en 2016, se retrouve face à un dilemme d’allocation en grands crus. La raison est liée, entre autres, à une règle de liquidité imposée en 2012 par le régulateur et restée la même depuis lors. A l’époque, près de 70% des échanges quotidiens en grands crus étaient concentrés sur la région de Bordeaux quand les autres régions représentaient les 30% restants. «La liquidité du marché des vins d’il y a dix ans ne faisait pas débat, c’était Bordeaux en tête», expose Hugues Lapauw, analyste œnologue et co-gérant du fonds avec Jean-Marie Godet, président du directoire d’Uzès Gestion, à NewsManagers. Pour assurer la liquidité du fonds, l’AMF avait donc imposé un minimum de 60% de Bordeaux en détention. «Or, le marché du vin a subi une réelle rupture dans les années qui ont suivi. Les Bordeaux ont subi un désintérêt progressif de la profession et des acheteurs internationaux à la suite de la loi anti-corruption en Chine en 2011 », poursuit le gérant. Le rôle de la Chine a son importance. Jusqu’en 2008, explique Hugues Lapauw, les Chinois n’étaient pas présents sur le marché des grands vins. Mais cette année-là, le gouvernement en place à Hong Kong annule les taxes douanières sur les vins, provoquant une vraie rupture. «Hong Kong a été la porte d’entrée vers un marché de 1,3 milliard de consommateurs potentiels qui n’avaient presqu’aucune connaissance sur le vin. Les Chinois se sont par conséquent intéressés au vin en se concentrant d’abord uniquement sur les étiquettes bordelaises comme Château Lafite Rothschild. En conséquence, les prix sur les Bordeaux ont flambé. Le chiffre 8 étant associé à la prospérité dans la culture chinoise, tous les intermédiaires qui exportaient en Chine ont acheté massivement les grands Bordeaux du millésime 2008», souligne l’analyste-œnologue. Retournement de marché L’influence de l’arrivée de la clientèle chinoise ne tarde pas à se faire sentir. La bouteille de Lafite Rothschild 2008, qui se négociait lors des ventes en primeurs à Bordeaux à 140 euros hors taxes au printemps 2009, voit son prix exploser rapidement. En moins de deux ans, le millésime atteint pas loin de 1.500 euros. En Chine, l’augmentation de la consommation de vin n’est pas palpable. Mais les stocks de grands crus bordelais circulent sous forme de cadeaux. Le phénomène est stoppé net par la loi anti-corruption de 2011 qui fait se retirer la clientèle chinoise du marché des vins de Bordeaux et décroître fortement le prix du Lafite Rothschild entre 2011 et 2014. «Avec la loi anti-corruption, le château de cartes s’est effondré donnant lieu par la suite à un phénomène de Bordeaux bashing. Les propriétés bordelaises n’ont pas profité de l’occasion pour revenir à des prix de vente en primeurs plus raisonnables. Progressivement, le marché s’est détourné des Bordeaux au profit notamment des vins de Bourgogne », indique Hugues Lapauw. En résumé, avec l’arrivée de la clientèle chinoise en 2008, les échanges quotidiens sur le marché des grands crus se sont concentrés en moins de deux ans à plus de 90% sur les Bordeaux et 10% sur les autres régions, champagne inclus. Puis, le marché s’est complètement retourné. «Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation sans précédent. Nous sommes à peine à 40% d’échanges quotidiens sur les Bordeaux et 25-30% de Bourgogne. Au moins un tiers des échanges de Bordeaux ont été récupérés par les Bourgogne, qui produisent en volume dix fois moins que les Bordelais. De fait, la règle de liquidité imposée par l’AMF il y a dix ans est devenue obsolète. Nous aimerions donc faire amender cette règle auprès de l’AMF en diminuant la part de Bordeaux », dit le co-gérant du fonds Uzès Grands Crus I. Quant à la vente en primeurs de Bordeaux, selon Hugues Lapauw, elle ne bénéficie plus à l’acheteur qui, avant, pouvait payer un prix inférieur au prix de sortie 18 mois plus tard. «Le dernier millésime qui était intéressant à acheter en primeur était 2008 (après la crise des sub-primes), tous ceux qui sont sortis après étaient plus chers qu’attendus, donc le potentiel de plus-value sur les achats de Bordeaux en primeurs est devenu une exception comme en 2019 (confinements Covid). »
Pas de répit pour les émetteurs, les gestions les poussent sans cesse à relever le niveau de leur gouvernance! En plein cœur de l’été, NN IP vient de rappeler la nécessité pour les gérants d’actifs de prendre des mesures actives contre les rémunérations excessives et d’encourager un comportement durable à long terme. Pour la société de gestion néerlandaise, les plans de rémunération devraient être basés à 100% sur la performance, avec des critères mesurables, transparents et pertinents, en intégrant des indicateurs liés au programme de transition climatique, particulièrement pour les plus importants émetteurs de gaz à effet de serre. NN IP attend notamment que les entreprises intègrent des mesures de durabilité extra-financières dans leur politique de rémunération, sans quoi elle pourrait voter contre la politique de rémunération des dirigeants. Toutefois, la société de gestion privilégie avant tout l’accompagnement des émetteurs dans le temps afin de les faire progresser. Seulement en cas d’absence de dialogue constructif et en dernier recours, NN IP pourrait envisager d’exclure la société de son portefeuille. Pour sa part, le fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) a dévoilé à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, ses nouvelles attentes en matière de gouvernance des entreprises dans lesquelles il investit. Le fonds sera désormais plus attentif à la gestion du capital humain – facteur de création de valeur et de rentabilité – qui devient l’une de ses priorités. NBIM se dit convaincu que les entreprises qui investissent stratégiquement dans leur capital humain seront les plus rentables à long terme, les employés heureux contribuant à un meilleur rendement.Des conditions de travail sûres et une bonne culture d’entreprise constituent le fondement de l’innovation, de la motivation, de l’amélioration de la productivité et de la croissance. NBIM cherche avant tout à comprendre le modèle d’entreprise et en quoi il améliore le capital humain et permet de développer et de retenir les talents. Le capital humain regroupe une diversité de thématiques, comme la santé, la sécurité, les rémunérations, la formation, la diversité, l'équité, l’inclusion ou encore la culture d’entreprise. Alors que les entreprises précisent encore peu leurs investissements en capital humain, le fonds norvégien milite pour la divulgation des données importantes liées à la gestion du capital humain, et pour le développement de bonnes pratiques et de normes de reporting. Le fonds norvégien veillera à ce que les conseils d’administration incluent véritablement le capital humain dans la stratégie de l’entreprise. Les entreprises devront aussi intégrer les risques matériels de gestion du capital humain dans leur politique de gestion des risques.NBIM précise clairement qu’il utilisera le dialogue actionnarial, mais aussi leur droit de vote, pour inciter les entreprises à progresser. Au premier semestre, le fonds norvégien a affiché un rendement négatif de 14,4%, surperformant toutefois de 1,1 point son indice de référence. La rentabilité s’est progressivement dégradée passant de -4,9% au premier trimestre à -10% au deuxième trimestre. Le fonds, de 1.178 milliards d’euros fin juin, a pâti de la hausse des taux d’intérêt, de l’inflation élevée et de la guerre en Europe. Les actions du fonds ont reculé de 17% sur la période et même de 28% pour les seules technologiques. Tous les compartiments ont enregistré des performances négatives, hormis l’énergie, en hausse de 13%.
BNP ParibasREIM et le cabinet de conseil Cedrus & Partners vont lancer la première Société Civile à Capital Variable à impact dont l’ambition est «de faciliter l’accès au logement pour tous», indique une invitation presse. D’après le document, cette société baptisée «Pierre Impact " aura «un engagement fort pour lutter contre le mal-logement en France. Cet engagement a été imaginé en partenariat avec Solifap, la foncière solidaire créée par la Fondation Abbé Pierre».Ce projet est soutenu par cinq assureurs sponsors : BNP Paribas Cardif, Spirica, Oradéa Vie, Suravenir et Abeille Assurances.Cette société civile, créée en juin dernier, aura comme thématique le logement résidentiel et vise un taux de rendement interne (TRI) cible de 4 %. Elle est aussi compatible avec les normes européennes de publications et d’engagements extra-financiers «SFDR 9".
Golding Capital Partners vient de clôturer sa première levée de fonds pour son premier fonds de fonds à impact. La société allemande a levé 65 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels allemands, suisses et suédois. La société va investir dans 15 fonds de private equity de style croissance et réaliser quelques co-investissements. Elle a déjà investi dans deux véhicules, et vise 300 millions d’euros d’encours d’ici fin 2023. Les fonds sélectionnés couvriront l’Europe, l’Amérique du Nord et les marchés émergents, avec comme secteurs l'énergie renouvelable, les technologies d’agriculture durable, et les services financiers.
Le gérant américain Nuveen vient d’ouvrir son premier bureau en Suisse, à Zurich. Sa direction a été confiée à Christian Leger, qui était jusqu’ici directeur Suisse d’Allianz Global Investors. Ce dernier arrive avec son collègue Michele Perone, qui est nommé vice-président, chargé du développement des relations avec les clients fortunés. Nuveen a déjà ouvert de nombreux bureaux en Europe. Le groupe américain gère au niveau mondial plus de 1.000 milliards de dollars.
Le sélectionneur de fonds Jens Rygaard a annoncé la semaine dernière avoir quitté Danske Bank AM, après 7 années de collaboration. Les raisons de son départ ne sont pas évoquées, et il souhaite désormais trouver un employeur du côté institutionnel ou en gestion de fortune. L’intéressé dispose d’une vingtaine d’années d’expérience comme gérant actions, et était passé du côté de la sélection en 2016.
La collecte des fonds allemands a connu un fort ralentissement au deuxième trimestre 2022. Après trois premiers mois vigoureux, qui ont vu rentrer 45 milliards d’euros, les trois suivants n’ont enregistré que 7 milliards d’euros de collecte nette, selon les statistiques de la BVI, l’association locale professionnelle dédiée. La collecte semestrielle a été particulièrement forte sur les fonds institutionnels actions et private equity (+40,6 milliards d’euros) et les fonds ouverts grand public multi-actifs (+16,3 milliards). Les fonds obligataires et monétaires sont les principaux décollecteurs, avec respectivement -6,5 milliards et -6,8 milliards. Au total, les encours gérés par des fonds de droit allemand ont reculé de 289 milliards d’euros sous l’effet de la baisse des marchés, et s'établissent désormais à 3.859 milliards d’euros.
Le producteur de fonds indiciels basés sur des cryptoactifs 21Shares vient de recruter Marina Baudéan pour diriger ses activités en France, en Belgique et au Luxembourg. Elle arrive de Barclays France, où elle travaillait depuis quinze ans. Elle dirigeait dernièrement le département de distribution électronique des tarifs pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Dans le même temps, 21Shares a réalisé deux autres recrutements. Oliver Schäfer prend la tête du marché allemand, et Sherif El-Haddad celui du Moyen-Orient. Le premier arrive de J.P. Morgan Asset Management, tandis que le second était jusqu’ici directeur de la gestion d’actifs de Al Mal Capital.
Le gérant d’actifs écossais Abrdn s’allège en Inde. Il vient de vendre en bourse 12,8 millions d’actions du gérant local HDFC AMC, soit 6% du capital, pour 22 milliards de roupies (270 millions d’euros). Il conserve encore 10,21% des actions, ce qui lui donne le droit de nommer un directeur au conseil d’administration. Abrdn compte utiliser la recette de cette vente pour financer ses opérations quotidiennes. HDFC AMC est la branche de gestion d’actifs de l’assureur HDFC Life, un grand assureur-vie indien, issue d’une joint-venture formée avec Standard Life (qui a fusionné avec Aberdeen AM) dans les années 2000. Il s’agit du troisième plus important gérant d’actifs en Inde avec 4 000 milliards de roupies d’encours sous gestion (49,5 milliards d’euros). Le classement est dominé par SBI Mutual Funds, une joint-venture entre la banque publique locale SBI et Amundi. Le groupe britannique poursuit une politique de désengagement depuis les introductions en Bourse des deux entités indiennes, en 2017 pour la société d’assurance-vie, et en 2018 pour la filiale de gestion d’actifs. Ainsi, Standard Life a revendu 3,46% d’actions de HDFC Life l'été dernier, et ne possède plus que 8,88% du capital. Abrdn s’est aussi allégé dès l'été 2021, en vendant 5,6% des actions de HDFC AMC. La société de gestion indienne a gagné 12% dans la journée suivant le retrait d’Abrdn, un mouvement comparable à la hausse de 11,5% le lendemain de la vente en 2021.
Vanguard va prochainement lancer un fonds actions dédié aux entreprises impliquées dans la décarbonation. Cette stratégie, dénommée Vanguard Global Environmental Opportunities Stock Fund, sera gérée de façon active par Ninety One. Ce fonds comprendra un nombre réduit de titres. Il s’agit du premier mandat de gestion gagné auprès du numéro deux mondial par ce gérant d’actifs. Il devrait être lancé au quatrième trimestre 2022, avec un investissement minimum de 3.000 dollars pour les parts «investor shares», et 50 000 dollars pour les parts «admiral shares». Les frais des premières s'élèveront à 0,75% des encours, contre 0,60% pour les secondes.
Quelques jours après la publication de solides résultats trimestriels, Disney obtient le soutien d’un investisseur de poids. Le fonds Third Point, dirigé par Daniel Loeb, a annoncé lundi avoir pris une participation de près d’1 milliard de dollars (986 millions d’euros) au capital du groupe de médias au cours des «dernières semaines». L’activiste, qui avait vendu en début d’année les titres Disney acquis deux ans plus tôt, semble avoir été convaincu par les récentes performances de l’entreprise. Dans un courrier, Daniel Loeb félicite le directeur général, Robert Chapek, pour les derniers résultats de la société, qualifiés de «formidables». Si le dirigeant de Third Point apprécie la transformation «numérique» du producteur de films, il a aussi ses propres idées sur la stratégie à déployer. Hulu plutôt qu’ESPN Daniel Loeb suggère à Robert Chapek de revoir ses ambitions pour deux activités moins mises en lumière que Disney+ : la chaîne de sport ESPN et le service de vidéos à la demande Hulu. Forts de plus de 70 millions d’abonnés à un prix mensuel moyen estimé à un peu plus de 8 dollars par S&P Global, ESPN contribue significativement aux revenus de Disney. Mais la chaîne câblée est en perte de vitesse au profit de services de streaming. Le revenu moyen d’ESPN+, la version digitale d’ESPN, est ainsi inférieur à 4,6 dollars par mois et par utilisateur. Dans ce contexte, Daniel Loeb conseille à Disney de distribuer les 80% qu’il détient dans ESPN à ses actionnaires tout en nouant des accords entre les deux entités afin de conserver les synergies existantes, par exemple entre ESPN+ et Disney+. Un «spin off» bien calibré permettrait de diminuer le levier d’endettement et d’améliorer la croissance, estime Third Point. A l’inverse, l’activiste recommande à Disney d’accélérer le rapprochement avec la plateforme Hulu. Il considère qu’une intégration directe d’Hulu dans Disney+ serait porteuse de «synergies de coûts et de revenus significatives». Daniel Loeb presse Disney de tenter «par tous les moyens d’acquérir la participation minoritaire de Comcast avant l’échéance contractuelle de début 2024» quitte à «payer une modeste prime». Le groupe détient 67% d’Hulu et bénéficiera d’un droit pour acheter le solde à compter de janvier 2024. Si les dirigeants de Disney se sont contentés d’accueillir ces «vues» comme celles de «tous [leurs] investisseurs», le marché applaudit les propositions de Third Point. A Wall Street, l’action Disney a grimpé de 2,2% lundi.
Décidément, Stefan Hoops a la gâchette virtuelle rapide. Quelques jours après avoir fustigé la couverture médiatique des résultats de DWS, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande a de nouveau publié un long post LinkedIn, cette fois-ci pour affirmer que la gestion d’actifs n’avait pas encore été «disruptée» ou autrement dit n’avait encore fait l’objet d’aucune rupture par rapport à son modèle d’activité historique. «Il est étonnant de voir le peu d’innovations radicales que l’ #AssetManagement a connu par rapport à d’autres secteurs financiers[...] Rien à voir avec ce que les #Neobanques ont fait à la banque privée, les #FinTechs aux paiements, ou encore la réglementation au trading d’actions», estime-t-il. Le dirigeant s'étonne de cette situation, même s’il relève la montée de la gestion passive et des marchés privés comme évolutions importantes. Mais il constate surtout qu’il y a toujours plus de fonds que d’actions cotées sur le marché, qu’il y a un manque de différentiation entre les gérants de fonds, et que les chaînes de distribution commerciales sont encore trop classiques. Et de conclure que la question n’est pas de savoir si la disruption de la gestion d’actifs aura lieu, mais quand. Création d’une équipe de solutions digitales Cette prise de position avait notamment pour objectif d’annoncer la création d’une équipe dédiée aux stratégies digitales. Le message est clair : la disruption est pour demain, et DWS compte bien en être un acteur. Cependant, les contours de cette équipe n’ont pas été précisés par Stefan Hoops. A tout le moins sait-on qu’elle va concentrer ses travaux autour de trois axes : les offres d’investissement «as a service», l’application de la technologie blockchain aux structures de marchés, et l’usage du stablecoin Euro. La bagarre sur ces segments risque d'être difficile. Parmi les grands acteurs de la gestion d’actifs, BlackRock a déjà noué un partenariat avec Coinbase au début du mois, et vient tout juste d’annoncer le lancement de sa première fiducie en bitcoin. Le numéro un mondial a aussi pris une participation dans l'émetteur de stablecoin Circle en avril dernier. Les travaux liant blockchain et distribution de fonds et de transaction de titres sont, eux, particulièrement avancés chez certains acteurs, notamment ceux de la fintech de la place parisienne Iznes, ou encore ceux de Forge, la filiale de la Société Générale. Le dirigeant ne cache toutefois pas avoir besoin de collaborer sur ce sujet avec des fintechs, des gérants concurrents et des académiciens, entre autres. Il n’hésite d’ailleurs pas à demander à ses followers d’engager la discussion sur ces trois axes de développement, et de lui conseiller d’autres priorités pour cette nouvelle équipe. DWS pioche ses recrues chez Deutsche Bank La société de gestion a confié la direction de cette nouvelle équipe «Stratégie digitale, produits et solutions» à André Bajorat, l’actuel directeur de la stratégie de la banque d’entreprise de sa maison-mère Deutsche Bank. Il est rejoint par Alexander Bechtel, qui dirigeait l’unité actifs digitaux lui aussi au sein de la banque, ainsi que par Barbara Nitschke pour couvrir la gestion d’actifs digitaux au sein de DWS. Ces annonces s’accompagnent de l’arrivée de Sebastian Krämer-Bach au poste de responsable mondial de la communication et du marketing. Celui-ci dirigeait la communication externe de Deutsche Bank depuis 2019. Enfin, Karen Kuder et Angela Maragkopoulou deviennent respectivement directrice administrative et directrice des opérations. La première travaillait au sein du département juridique de Deutsche Bank, et la seconde était directrice financière du BtoB chez Deutsche Telekom.
Joe Wiggins, le responsable des marchés liquides de la société britannique de gestion de patrimoine Saint James’ Place, a annoncé sur Linkedin la semaine dernière son départ, après moins d’un an à son poste. L’ancien gérant d’Aberdeen y était notamment sélectionneur de fonds. Il devrait annoncer son prochain poste dans le mois qui vient.
Allianz Global Investors va accueillir Alex Bibani en tant que gérant senior, a annoncé ce dernier sur son profil Linkedin. L’impétrant vient de Sarasin & Partners, où il a exercé comme gérant actions et ESG sur différents fonds pendant près de six ans. Alex Bibani précise que dans ses nouvelles fonctions, il sera basé à Londres et membre de l'équipe actions thématiques. Il sera plus particulièrement gérant principal du fonds Allianz Positive Change.
La société allemande HANetf a annoncé avoir fait enregistrer et coter 19 de ses ETF (exchange traded fund, fonds passifs cotés) sur le marché espagnol. Ils s’ajoutent aux 16 ETC (titres de dette sur les matières premières) déjà enregistrés en Espagne. Les 19 produits enregistrés incluent notamment le premier ETF européen sur le metavers, le premier sur le cannabis ainsi que le premier ETF mondial sur les infrastructures liées aux véhicules électriques. Le fournisseur revendique plus de 40 ETF cotés sur les places boursières européennes majeures dont Londres, Deutsche Börse,Borsa Italiana, et Euronext Paris.
La société de gestion Northern Trust Asset Management a annoncé l’extension d’une stratégie américaine dénommé NT World Quality ESG Strategy à ses clients en Europe et en Asie-Pacifique. Disponible auprès des investisseurs américains depuis 2015, cette stratégie est désormais ouverte à certaines juridictions de ces régions. Cette stratégie vise à cibler des entreprises ayant une notation ESG élevée, afin de mieux gérer les risques extra-financiers. Elle évite également l’exposition aux actions ayant des mauvaises notes ESG pour réduire l’empreinte carbone par rapport à son indice de référence, le MSCI World Index. Northern Trust Asset Management gérait plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.