La plateforme digitale de private equity Moonfare vient d’ouvrir un bureau de représentation en France, a appris NewsManagers. La société d’origine allemande, basée à Berlin, procédera à l’inauguration de ses locaux parisiens le mois prochain en la présence de son fondateur et PDG Steffen Pauls. D’après nos informations, la direction de ce nouveau bureau a été confiée à Karim Boussetta qui a rejoint Moonfare en début d’année dans cette optique. Ce dernier est passé notamment par Pimco et Goldman Sachs à Londres.
CI-gît Liquidshare. Officiellement, la fin de la jeune fintechreprésente l’issue logique d’une expérimentation. Destinée à tester les usages de la blockchain dans les traitements des opérations de marché et surtout de post-marché, la société, créée en 2017 sous l’impulsion de la CDC, était détenue par les grands acteurs du marché: Euronext, les conservateurs dépositaires, Euroclear. Selon les uns et les autres, la fin de l’expérience s’inscrit dans la logique d’une évolution des acteurs vers «une nouvelle phase où l’industrie va pivoter vers la production». Il reste que Liquidshare faisait figure de structure toute indiquée pour utiliser le nouveaurégime pilotemis en place pour trois ans par un règlement européen. Voté en juin dernier, il ouvrele champ des expérimentations aux opérateurs d’infrastructures de marché pour utiliser la technologie des registres distribués (DLT) en s’affranchissant des règles de marché en vigueur. De fait, certains professionnels du post-marché déplorent la fin de Liquidshare. Celle-ci aurait été actée cet étésuite au refus de certains actionnaires de recapitaliser la société. Les acteurs français préfèrent expérimenter les innovations chacun de leur côté. Liquidshare a longtempshésité sur son propremodèle. A l’origine, l’amélioration du règlement-livraison grâce à la technologie des registres distribués était visée. Maisles intermédiaires avaient rapidement craint de se retrouvercourt-circuités avec cette technologie de désintermédiation. D’autant plus queLiquidshare avaitentrepris, en plusdes titres de PME non cotées, de s’occuper des titres cotés. Une demande d’agrément de dépositaire central avait été envisagée. L’arrivée, en janvier 2021, d’un nouveau directeur général, Jean-Marc Eyssautier, venu de Caceis, devait remettre les projets sur de bons rails. La fintech a alors décidé de faire «pivoter» son modèle pourmieux cibler l’utilisation de la technologie blockchain au profit d’opérations de post marché encore traitées manuellement comme les opérations sur titres, la tenue de registre de titres d’entreprises non cotées, etc... En outre, Liquidshare voulait construire une solution de règlement-livraison de titres tokenisés. En 2021, elle a participéauxexpérimentations de la Banque de France sur les sujets de règlement-livraison en blockchain avec une monnaie digitale de banque centrale. Autant de chantiers qui auront permis aux participants de mieux cerner les cas d’usage de la blockchain. Mais pas de lui offrir un avenir.
Après la Commission européennefin novembre 2021 et la présidente de la Commission économique (Econ) du Parlement européenfin juillet, la présidence tchèque de l’Union européenne (UE) a présenté le 5 septembre aux autres Etats membres des propositions pour réformer la réglementation MIF2 (directive MIFID et règlement MIFIR) sur les marchés financiers. Mais la dernièreréunionde travail, le 12 septembre,n’a pas permis d’avancer surce projet d’unerévision pourtant présentée comme indispensable pour l’Union des marchés de capitaux (CMU). Le projet bloque toujours sur des questions de transparence, et particulièrement sur la création d’une base de données post-négociation consolidée sur les instruments financiers (consolidated tape, CT). Afin d’améliorer la transparence post-trade sur la qualité de l’exécution, pour les investisseurs,et de la liquidité, pour les intermédiaires, la réglementation impose depuis 2018 aux Bourses historiqueset aux plateformes de négociation alternatives (MTF) de publier gratuitement, après 15 minutes, les données sur les transactions auprès des brokers, des fournisseurs de données et donc de consolidated tapesqui restaient à créer mais qui n’ont jamais trouvé de modèle viable. La présidence tchèque reprend le projet commun de quatrebases (actions, ETF, obligations, dérivés), privées et sélectionnées pour cinq ans par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), afin de publier les données post-trade «en temps quasi-réel». Quelle viabilité commerciale? Pour la base de données actions, qui constitue le principal problème, le projet reprend les deux idées du Parlement. Premièrement, imposer, en plus de la transparence post-trade comme pour les autres actifs, une obligation de publication des données pre-trade. Pour les défenseurs de cette mesure, elle rendrait la consolidated tapeplus utile à ses utilisateurs ayant déjà une vision post-trade assez complète, et donc commercialement plus viable. Pour ses détracteurs, elle risque de faire perdre aux Bourses historiques leurs revenus liés aux données pre-trade. Ensuite, il estproposé que lespetites plateformesindépendantes, dont le marché national est peu fragmenté ou qui représentent moins de 1% du total des volumes échangés dans l’EU, puissent ne pas contribuer à la CT. La proposition est censée garantir que toutes ces petites Bourses historiques représentant à peine 2% des échanges européens en cumulé finissent quand même parparticiper à la consolidated tapegrâce à un système de rémunération plus intéressant. «Ce type d’exemption risque pourtant de réduire l’intérêt d’une base post-trade, et montre bien qu’on est toujours davantage dans une logique de réduction des coûts pour les utilisateurs au détriment des Bourses», regrettent Nicolas Rivard et Robin Jezek, directeurs respectivement des données et des affaires publiques chez Euronext. «Il vaudrait mieux essayer d’embarquer tous les contributeurs possibles, et nous proposons un compromis qui reviendrait à renoncer à livrer les données pre-trade - trop pénalisantes en termes de revenus - et à adopter un modèle ‘temps quasi-réel’ avec un petit décalage (par exemple 1 minute)», ajoutent les représentants de l’opérateur boursier paneuropéen. Sans cela, estiment-ils, l’opérateur privé de la base gagnerait demain de l’argent avec des données obtenues gratuitement malgré leur valeur importante aujourd’hui… La proposition tchèque revient par ailleurs sur le mécanisme de compensation des contributeurs à la CT actions.La Commissionprônait un étonnant partage des revenus sur la base du statut de marché réglementéen excluant les MTF. Pour sa part, la présidence tchèquereprend et précise l’idée de la présidence française de rémunérations fondées sur la «valeur informationnelle» des données.Le projet prévoit une rémunération substantielle pourlesplus petites Boursesou plateformes MTF «bénévoles» (opt-in), décroissante ensuite pour les données pré-négociation (cotations ou prix indicatifs) des plateformes qui participent au processus de formation des prix, puis pour leurs données post-négociation. Les plateformes qui ne participent pas à la formation des prix grâce aux exemptions liées à la taille de l’ordre (LIS) ou à un prix de référence importé (RPW) toucheront moins. La proposition tchèque, pas encore claire sur l’adaptation des exemptions à la transparence pre-trade, nuance aussi l’interdiction du paiement pour flux d’ordres (PFOF), qui augmente la non-participation à la formation des prix. La rémunération des données reste centrale. «Maintenir une CT avec des données pre-trade ‘gratuites’ risque d’augmenter la part des exécutions ne participant pas à la formation des prix et à la transparence, estimeNicolas Rivard. Et organiser un tel système en ‘temps réel’ risque d’être vraiment complexe, ne laissant la place qu’à des fournisseurs de données déjà puissants qui ne paieraient plus leur ‘matière première’. Comme tout le monde est unanime sur l’urgence d’une base de données post-trade sur les obligations - beaucoup moins liquides que les actions - les Etats devraient suivre le Parlement et inverser leurs priorités», conclut-il.
A en croire l’affluence observée à l’occasion de la septième édition de l’International Private Equity Market (Ipem), l’industrie du private equity a encore de beaux jours devant elle. La célèbre Croisette de Cannes a vu débarquer plus de 5.300 professionnels de la finance entre le 20 et le 22 septembre. Un record absolu pour ce salon créé en 2016, qui a fait le bonheur de l’hôtel Barrière Le Majestic, situé juste en face du Palais des festivals et des congrès. Qu’on se le dise, la dégradation de l’environnement économique n’a que très marginalement écorné l’humeur du gratin du non-coté. Parmi les 618 investisseurs institutionnels et les 711 sociétés de gestion présents, rares étaient ceux à vouloir freiner des quatre fers. «En dépit d’un environnement macroéconomique difficile, le marché du private equity n’a jamais été aussi concurrentiel. Mais l’univers d’investissement est énorme. Les entreprises restent privées plus longtemps et nous constatons un retour des opérations de public to private[ndlr, opérations de retrait de cote] », s’est enthousiasmée Amy Jupe, vice-présidente du bureau londonien de Goldman Sachs Asset Management. Même son de cloche chez la plupart des «limited partners» (LP) présents sur le salon, dont les allocations pour la classe d’actifs sont en hausse et devraient le rester, dans la limite du possible. Car certains restent encore victimes de l’effet dénominateur, c’est-à-dire d’une surpondération forcée de leur allocation en private equity, consécutive àla chute des marchés cotés. Baisse des valorisations En parallèle, la polarisation du marché du capital-investissement se confirme. Les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’énergie et de la tech continuent d’attirer toujours plus de fonds. L’effervescence autour de la vente prochaine du groupe d’écoles privées Eureka Education (ex-Silvya Terrade) en témoigne. Selon plusieurs sources, le multiple de valorisation pourrait sensiblement dépasser le cap des 20 fois l’Ebitda (près de 90 millions d’euros en 2022), même si à court terme, le scénario d’une remontée de dividendes par refinancement n’est pas exclu par son actionnaire, Naxicap Partners, a appris L’Agefi. De l’autre côté, une multitude d’actifs pourraient voir leur valorisation baisser. C’est en tout cas le pari fait par un bon quart des 330 entreprises et sociétés de gestion interrogées dans le cadre de l’étude européenne menée par CMS. Selon eux, les cibles sous-évaluées et les cessions d’entreprises en difficulté devraient venir stimuler le marché du M&A en 2023. «Il y a aujourd’hui un certain attentisme autour d’une baisse des valorisations. Les prix ne prennent pas encore en compte le changement de paradigme du marché, où les perspectives de croissance sont moins importantes et la dette coûte de plus en plus cher», estime un banquier. En attendant, les professionnels du private equity restent sereins. Le pipeline de transactions demeureimportant sur les segments des small- et des mid-caps, malgré un assèchement observé du côté des plus grosses opérations. «Nous avons connu deux années d’activitéexceptionnelles. Il est donc sain d’observer une accalmie», conclut un gérant. Le rendez-vous est pris pour l’édition 2023 de l’Ipem… dont l’organisation pourrait cette fois-ci se matérialiser autour de deux événements, l’un à Cannes en janvier, et l’autre à l’hippodrome de Longchamp au deuxième semestre.
Sur les 562 fonds lancés entre mai 2021 et mai 2022, seulement 10 % ont été confiés à une gérante, montre le nouvel Alpha Female Report de Citywire. Un signal négatif envoyé aux femmes. «Je ne comprends pas pourquoi, sur l’ensemble des fonds lancés à l’échelle mondiale, seulement 10 % ont été confiés à des femmes, que ce soit dans le cadre d’une équipe ou en solo. S’il y a un vivier de talents qui existe, cela est injustifiable», s’agace Nisha Long, qui réalise cette étude annuelle depuis sept ans. «Généralement, les lancements de fonds concernent des classes d’actifs en vogue et sont soutenus par le marketing d’une société», observe-t-elle. En priver les femmes va donc «à l’encontre des efforts déployés pour améliorer l'équilibre entre les femmes et les hommes», selon elle. Le manque de femmes dans les nouveaux produits n’est que l’une des raisons avancées par Citywire pour expliquer l’absence totale de progrès en matière d’égalité des genres dans la gestion de fonds sur les douze mois écoulés. Une « hausse effroyablement lente » En 2022, le taux de femmes gérantes dans la base de données Citywire Fund Manager s’est établi à 12 %, contre 11,8 % l’an dernier. Une progression tellement faible qu’elle en est ridicule. Depuis 2016, la hausse n’a été que de 1,7 point de pourcentage. De plus, les encours gérés par des femmes ont décliné. «La progression vers la parité hommes-femmes semble s'être arrêtée net», déplore Nisha Long. « Pire encore, on peut légitimement se demander s’il n’y a jamais eu un réel changement - une augmentation de 1,7 % en sept ans c’est effroyablement lent », s’exclame-t-elle. L’autre raison avancée pour expliquer cette stagnation (et le déclin des actifs) est que les femmes gérantes ont tendance à se voir confier des portefeuilles dans des secteurs de niche, plutôt que dans des catégories «mainstream». Or, ces plus petits secteurs sont plus souvent affectés par les gros mouvements de marché et ont souffert en performances ces derniers mois. Reste le problème de la constitution d’un vivier de talents. Nisha Long estime qu’en sept ans les sociétés de gestion ont eu le temps de travailler sur ce sujet. «Des étapes énormes ont été franchies pour atteindre l’égalité des genres au moment du recrutement, et les choses se sont concrétisées dans une large mesure. Les chiffres montrent que le pipeline est bouché. Ces talents ne semblent pas aller au-delà de la position d’analyste», regrette-t-elle. Espérons qu’elle sera entendue.
Axa IM Alts, la division d’actifs alternatifs d’AXA Investment Managers (AXA IM), vient de modifier son organisation interne. Elle a réorganisé ses plateformes existantes en cinq verticales dédiées: l’immobilier, l’infrastructure, le crédit alternatif, les investissements à impact et de capital naturel, et Chorus. Ce dernier opère sur les stratégies liquides de rendement absolu. Cette restructuration vise à dynamiser les équipes de direction ainsi qu'à simplifier la structure pour les clients, indique la firme. Isabelle Scemama continuera ses fonctions comme directrice mondiale d’Axa IM Alts et Deborah Shire conservera son poste de directrice adjointe. Au sein de cette restructuration, Axa IM Alts a également nommé des dirigeants pour les nouveaux services. Timothée Rauly, directeur du fund management chez Axa IM – Real Assets, et John O’Driscoll, directeur des investissements de cette division, ont été promus au rang de codirecteurs mondiaux pour la division immobilière. Christophe Fritsch, directeur du fund management pour la finance structurée, a été nommé au poste de directeur mondial du crédit alternatif. Alexandre Martin-Min, actuellement directeur des investissements pour l’impact investing, dirigera désormais la division de l’impact investing et du capital naturel. Mark Gilligan conserve son poste comme directeur de l’infrastructure et Pierre-Emmanuel Julliard ses responsabilités de managing director de Chorus. Florence Dard va également continuer comme directrice mondiale du client group Alts chargée des relations investisseurs. Les dirigeants seront chargés du développement commercial ainsi que du renforcement de leurs équipes, notamment pour réaliser l’intégration des facteurs ESG lors du processus d’investissement. Ils seront également responsables de la mise en œuvre du plan de décarbonation des portefeuilles immobiliers. Axa IM Alts a également constitué un nouveau conseil de direction. Il inclut Isabelle Scemama, Deborah Shire, Florence Dard, Timothée Rauly, John O’Driscoll, Christophe Fritsch et Alexandre Martin-Min. Ce conseil sera responsable d'évaluer et décider des sujets stratégiques, financiers et opérationnels ainsi que superviser l’activité commerciale de cette division. Axa IM Alts revendique 188 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 juin 2022. Ils se répartissent entre 88 milliards d’euros dans l’immobilier privé, près de 88 milliards d’euros dans la dette privée et le crédit alternatif ainsi que 11 milliards d’euros dans les stratégies d’investissements infrastructure, capital-investissement et hedge funds.
La société de gestion française Laffitte Capital Management a récemment lancé une offre de gestion privée,« Gestion Privée by Laffitte Capital ». Cette offre repose sur des solutions internes et externesauprès de partenaires sélectionnés pour leur expertise spécifique, indique un communiqué.
Indosuez Wealth Management, la société de gestion de fortune du groupe Crédit Agricole, vient d’annoncer la nomination de deux directrices des marchés à Singapour. Ong Yeng Fang a été nommée South East Asia Global Market Head à partir du 13 septembre. Indosuez WM a aussi promu Rosemarie Chong au rang de UHNWI & Wealth Partnership Market Head. Elle sera chargée de diriger l’équipe nouvellement créée dénommée Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI) & Wealth Partnership en tandem avec Edward Hsu, managing director chez Indosuez Singapour. Ong Yeng Fang arrive de la banque UOB où elle était managing director et directrice de la banque privée depuis 2014. Auparavant, elle a occupé le poste de managing director au sein de la gestion de fortune privée chez plusieurs banques notamment Julius Baer, Merrill Lynch et au sein de la banque d’investissement chez DBS Bank. Rosemarie Chong, pour sa part, est arrivée chez Indosuez WM en 2006, où elle jouait un rôle clé dans la gestion de fortune. Auparavant, elle a été managing director chez BCV Investment Asia, la filiale singapourienne de la banque suisse Banque Cantonale Vaudoise. Indosuez WM gérait 135 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
Degroof Petercam Asset Management vient de nommer Aniello Pennacchio et Victor Asensi Borillo directeurs adjoints de ses filiales en Italie et en Espagne, respectivement, rapporte Funds People Italia. Anniello Pennacchio avait rejoint DPAM en 2015 où il est devenu commercial institutionnel senior en 2019. Victor Asensi Borillo est arrivé dans l’entreprise en 2014.
La société de gestion alternative Tikehau Capital a renforcé son équipe commerciale avec l’arrivée de Marguerite de Lajugie, qui évoluait précédemment chez Mirova au poste de senior product manager. Elle a également occupé des fonctions dans le domaine du marketing chez JP Morgan Asset Management de 2016 à 2020 et chez CPR Asset Management de 2013 à 2016.
La jeune société Maitice Gestion, lancée en février dernier, vient de lancer son tout premier fonds, Maitice Entrepreneurs. Il a été agréé fin juillet par l’AMF, et comptait début septembre 319.000 euros d’encours, selon les données du régulateur. Cette stratégie est spécialisée sur les petites capitalisations françaises. Le portefeuille devrait contenir entre 30 et 40 lignes. La société de gestion a été créée entre autres par cinq ex-Inocap Gestion : Serge Chayenko, qui en fut le président, et qui est ici associé et stratégiste; Hubert Bodenez, qui conserve un rôle de développeur commercial; Maxime Fallard, ancien associé, qui prend en charge les opérations; Thomas Drach, ancien gérant, désormais chargé de la gestion privée; et Mathias Pecqueur, ancien gérant-associé, qui prend le rôle de président. On retrouve également à la manoeuvre Etienne Guérin, le directeur général du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Practis. L’entreprise va fournir, outre son fonds commun de placement, de la gestion sous mandat, des fonds dédiés, et des services patrimoniaux.
Matthew Beesley, le futur directeur général du gestionnaire britannique Jupiter Asset Management qui prendra officiellement ses fonctions le 3 octobre, envisage déjà des pistes pour redresser la société de gestion qui doit réaliser des économies significatives. La firme traverse une mauvaise passe depuis plusieurs années. Selon les informations de Financial News, Matthew Beesleya lancé une consultation auprès du personnel de la firme, qui pourrait amener à la suppression de 80 postes. Ces suppressions seront une combinaison de postes laissés vacants et de doublons. La liquidation de plusieurs fonds est également attendue.
Somerset Capital Management, la boutique de gestion spécialisée sur les émergents et co-fondée par le Secrétaire d’Etat britannique aux affaires, à l'énergie et à la stratégie industrielle Jacob Rees-Mogg, explore la possibilité d’une vente, rapporte le Financial Times. Selon trois sources interrogées par le quotidien, des discussions autour d’une éventuelle vente se sont déjà tenues dans la mesure où le directeur général et cofondateur de Somerset Capital, Dominic Johnson, s’apprête à démissionner pour retourner en politique. Jonhson, ex-vice président du parti conservateur britannique, sera remplacé par le directeur des opérations Robert Diggle. Outre une vente, un rachat de la firme par l'équipe dirigeante et une fusion avec un autre gestionnaire d’actifs figurent parmi les options envisagées. Le gestionnaire d’actifs Emso Asset Management, lui aussi spécialisé sur les émergents, serait candidat au rachat de Somerset Capital selon le Financial Times, qui rappelle que Somerset Capital avait exploré un rapprochement avec Artemis IM il y a trois ans.
La boutique de gestion française Dauphine Asset Management vient de recruter Pierre Boudeau en qualité de gérant de fonds actions. Il était auparavant analyste sur les actions européennes chez Flornoy Ferri avec un focus sur les mégatendances, poste qu’il occupait depuis 2016. Il a également été analyste au sein du hedge fund américain Tortus Capital Management.
Amundi AM vient de nomme Antoine Coulange au poste de chargé de relations institutionnelles pour la France. Il évoluait depuis le début de sa carrière en 2008 chez Lyxor, pour qui il a été tour à tour gérant, responsable de solutions structurées en hedge funds, responsable de relations clients internationaux, et développeur commercial pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco.
Le conseiller en investissement et gérant suisse Amadeus Capital SA vient de recruter Ygal Sebban comme responsable des stratégies d’investissement dédiées à la transition énergétique. Il intègre également le comité d’investissement comme économiste et stratégiste. La société a également recruté Jacques Marchand comme responsable du développement de la gestion de fortune et membre du comité exécutif. Ygal Sebban a notamment travaillé huit ans comme partner, trader et stratégiste senior chez Brevan Howard pour son fonds de marchés émergents. Il était dernièrement gérant et stratégiste de plusieurs fonds dédiés à la transition énergétique chez Evooq. Jacques Marchand a, pour sa part, travaillé plus de vingt ans dans la banque privée d’UBS.
La Banque Bonhôte a annoncé ce 21 septembre le lancement d’un nouveau fonds megatrend ESG, dénommé Bonhôte Strategies - Megatrend Equity ESG. La stratégie va investir dans des actions mondiales classées parmi huit thématiques d’avenir, dont la digitalisation, le climat, l’innovation, la nouvelle mobilité ou encore l’intelligence artificielle. La stratégie ESG est validée par un expert externe de l’investissement durable, la société Conser à Genève. Le choix des titres figurant dans le fonds est déterminé par un processus systématique d’optimisation ayant pour objectif de maximiser les rendements et la note ESG du portefeuille, tout en minimisant sa volatilité. Son track-record est issu d’un portefeuille collectif interne lancé en février 2022 et ayant surperformé l’indice de référence du fonds MSCI World.
Ostrum Asset Management, affiliée du groupe Natixis Investment Managers, vient de lancer un nouveau fonds obligataire investi sur le thème de la «transition juste». Baptisé Ostrum Global Sustainable Transition Bonds, il est classé article 9 selon la réglementation européenne SFDR. L’idée derrière le terme «transition juste» est de viser la dette d’entreprises ou d’Etats qui vont participer à l’effort de ralentissement de la hausse des températures, respecter l’environnement et la biodiversité et cerise sur le gâteau, être inclusive d’un point de vue social et des territoires. Le fonds sera investi à 100% en obligations durables internationales. Ostrum a fait l’acquisition d’un total de 23 milliards d’euros en obligations durables pour le compte de ses clients tous fonds confondus. Pour ce dernier venu, il part avec une base de 40 millions d’euros d’encours. Il sera disponible pour les investisseurs institutionnels et particuliers. Les obligations sélectionnées devront répondre à certains filtres de notations au sein d’un outil propriétaire dédié, ImpACT.
La plateforme digitale de private equity Moonfare vient d’ouvrir un bureau de représentation en France, a appris NewsManagers. La société d’origine allemande, basée à Berlin, procèdera à l’inauguration de ses locaux parisiens le mois prochain en la présence de son fondateur et PDG Steffen Pauls. D’après nos informations, la direction de ce nouveau bureau a été confiée à Karim Boussetta qui a rejoint Moonfare en début d’année dans cette optique. Ce dernier est passé notamment par Pimco et Goldman Sachs à Londres. Moonfare a pour activité de donner accès à des fonds de private equity (KKR, Carlyle, Apax, etc) à des particuliers fortunés pour des sommes nettement inférieures à ce qui est nécessaire habituellement (entre 50.000 et 150.000 euros selon les pays contre 1 million d’euros traditionnellement). En France, un équivalent assez proche serait Altaroc. Moonfare est présent dans une vingtaine de pays et revendique plus de 2 milliards d’euros d’encours auprès de ses clients. La fintech s’est lancée aux Etats-Unis en début d’année et annoncé il y a quelques jours y avoir collecté 150 millions de dollars.
Le régulateur britannique des télécommunications (Ofcom) a annoncé jeudi le lancement prochain d’une étude de marché sur le secteur des services d’infrastructures d’informatique dématérialisée («cloud») au Royaume-Uni, avec un examen des positions occupées par Amazon, Microsoft et Google. Selon l’Ofcom, ces trois groupes génèrent environ 81% du chiffre d’affaires du marché public des infrastructures cloud au Royaume-Uni. Il juge que cette étude permettra d'évaluer de façon formelle le bon fonctionnement de ce marché. Le régulateur devrait présenter son rapport définitif, incluant les sujets d’inquiétudes ou recommandations, dans un an.
HSBC Asset Management (HSBC AM) a annoncé jeudi son intention d’éliminer les producteurs de charbon thermique de ses participations cotées d’ici à 2030 sur les marchés de l’Union européenne et de l’OCDE et à l’horizon 2040 dans le reste du monde. Cette décision ne s’appliquera pas à ses produits indiciels. La filiale d’investissement de la banque britannique s’opposera également en assemblée générale aux conseils d’administration des entreprises qui ne présentent aucun plan crédible en vue d’abandonner le charbon thermique. La société, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 595 milliards de dollars, précise que cette politique s’inscrit dans le cadre de l’initiative ‘Net Zero Asset Managers’ dont elle est signataire.
Le régulateur britannique des télécommunications (Ofcom) a annoncé ce mercredi le lancement prochain d’une étude de marché sur le secteur des services d’infrastructures d’informatique dématérialisée («cloud») au Royaume-Uni, avec un examen des positions occupées par Amazon, Microsoft et Google.
Plusieurs hedge funds parient sur une baisse supplémentaire des cours de sociétés de gestion britanniques, dont Abrdn et Ashmore, rapporte le Financial Times. La plate-forme d’investissement Hargreaves Lansdown fait aussi partie des cibles. Par exemple, Odey Asset Management, Citadel, Wellington Management Company, Eleva Capital et JPMorgan Asset Management ont des paris contre Ashmore, selon Breakout Point et des documents réglementaires. L’intérêt pour les short a augmenté à 9,1 % début septembre, contre 2,9 % cette année, selon S&P Global Market Intelligence. Pour Abrdn, le niveau est passé de 1,7 % au début de l’année à 7,1 %.
Avec un pied dans le monde des crypto-actifs via sa filiale Société Générale-Forge (SG-Forge) qui développe des solutions d’ingénierie financière sur des blockchains publiques comme Ethereum, le groupe Société Générale élargit son offre à destination des sociétés de gestion afin qu’elles puissent proposer des fonds gérés activement sur le bitcoin et l’ether, la cryptomonnaie native du réseau Ethereum.
Julius Baer vient d’ajouter son nom à la longue liste des groupes occidentaux désireux de conquérir le marché chinois de la gestion d’actifs. La banque suisse a annoncé ce 21 septembre avoir pris une participation dans Grow Investment Group, une société de gestion chinoise fondée en juin 2021 à Shanghaï, selon un communiqué de presse. La firme ne précise pas le montant ni la part des capitaux acquis, et se limite à indiquer que l’investissement se situe entre 10 et 100 millions de dollars. A travers ce partenariat dit «stratégique», la banque zurichoise fait un premier pas dans le marché onshore chinois, afin notamment d’établir un réseau de distribution de produits. Julius Baer pourra vendre ses fonds aux clients domestiques de Grow Investment Group éligibles sous le programme Qualified Domestic Limited Partnership. Pareillement, les clients de Julius Baer pourront accéder aux fonds locaux chinois de Grow à travers des produits éligibles sous le programme Qualified Foreign Institutional Investor. La banque suisse Julius Baer comptait 457 milliards de francs suisses (478 milliards d’euros) d’encours sous gestion à fin avril 2022.
DNCA Investments a annoncé ce 21 septembre le lancement d’un produit d’épargne retraite, en coopération avec Gan Eurocourtage, et commercialisé par le cabinet en gestion de patrimoine Astoria Finance. Dénommé « DNCA Optimum Retraite », le produit est construit en architecture ouverte, avec trois modes de gestion : sous mandat, avec trois profils de risques (prudent, équilibré, et dynamique), à horizon, ou libre. L'équipe de sélection de fonds de DNCA est dirigée par David Tissandier, assisté d’Axel Wallen et deJean Carlou, récemment arrivé de La Française. Les versements libres sont possibles à partir de 150 euros, et les versements programmés à partir de 100 euros.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de signer un accord avec LV Continuum & Co afin de commercialiser un fonds obligataire en France et à Monaco, a appris Newsmanagers. Il s’agit du fonds dénommé L.V. Continuum & Co. Limited Global Fixed Inc Opportunity Fund FC EUR Cap. Ce véhicule, domicilié au Luxembourg, est destiné aux clients institutionnels, aux family offices et aux particuliers Ultra High Net Worth (UHNW). Le fonds en question vise à investir dans des obligations mondiales après une analyse top down et une évaluation des facteurs ESG. L’équipe de gestion va notamment cibler les obligations de qualité avec des coupons élevés, et piloter une duration courte. Le véhicule est catégorisé article 8 selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). LV Continuum est une société de gestion hongkongaise fondée par Marie-Louise Jungels en 2012.
La bataille pour l’alpha est toujours aussi intense, malgré les événements de marché. Seulement 16% des fonds actions en Europe ont surperformé au premier semestre 2022, selon l'étude Mid-Year 2022 Spiva Europe Scorecard de S&P Dow Jones Indices. Ce résultat est un peu meilleur pour les fonds d’actions françaises, puisqu’ils sont 22% à avoir battu l’indice S&P France BMI. On rappellera toutefois pour nuancer ces résultats que ces indices ne sont généralement pas utilisés comme indice de référence par les fonds d’investissement analysés. Des marchés actions que l’on pourrait qualifier d’efficients ont permis à davantage de gérants de délivrer de l’alpha, comme l’Allemagne (45% des fonds), l’Italie (43%) ou encore l’Espagne (41%). Parmi les marchés européens étudiés par Spiva, c’est la Pologne qui aura offert le plus d’opportunités, avec 68% des fonds actions locaux qui ont battu l’indice S&P Poland BMI. Si l’on regarde à plus long terme, le nombre de fonds actions capables de délivrer de l’alpha décroît fortement à partir d’un horizon de cinq ans, quelque soit la région. Pour les fonds d’actions françaises, ils ne sont même pas 2% à battre l’indice de référence. Il s’agit du pire résultat après les fonds d’actions danoises, puisqu’aucun n’a réussi à battre l’indice utilisé pour étudier la gestion dans le royaume. Les autres pays s’en sortent mieux sur le long terme, avec par exemple 33% de fonds qui surperforment sur les actions allemandes, ou bien 23% pour l’Italie et l’Espagne. La performance moyenne annualisée des fonds actions françaises pondérée par les actifs s'élève à -16,85% sur les six premiers mois de l’année, contre -15,11% pour l’indice de référence. Ce résultat est plutôt honorable en comparaison avec nos voisins : -26,26% pour les fonds d’actions allemandes, -19,74% pour les fonds d’actions italiennes, -21,67% pour les fonds d’actions nordiques, ou encore -20,21% pour les fonds d’actions européennes.