State Street a finalisé son plan de succession. Le groupe financier américain vient d’annoncer la nomination de Yie-Hsin Hung au rang de présidente et directrice générale de State Street Global Advisors (SSGA), l’activité de gestion d’actifs du géant State Street, à partir de décembre 2022. Elle remplacera Cyrus Taraporevala, qui a annoncé en janvier son départ pour faire valoir ses droits à la retraite. Elle sera rattachée à Ron O’Hanley, président et directeur général de l'établissement spécialisé en conservation et administration de fonds, représentant plus de 38.000 milliards de dollars d’actifs. Elle rejoindra également le comité exécutif du groupe financier. Yie-Hsin Hung arrive de New York Life Investment Management (NYLIM), dont elle était directrice générale depuis 2015. Sous sa direction, NYLIM a quadruplé ses encours sous gestion (700 milliards de dollars au 31 décembre 2021), ce qui a attiré State Street. « [Yie-Hsin Hung] a réussi à obtenir de solides résultats en développant les capacités d’investissement de NYLIM, en pénétrant de nouveaux marchés et en renforçant les infrastructures technologiques et de données de l’entreprise. Elle apporte également un véritable engagement en matière de culture d’inclusion, de collaboration et d’innovation des produits», a expliqué Ron O’Hanley dans un communiqué. Elle était par ailleurs membre de la direction de l’exécutive de New York Life Insurance Company et de New York Life Investments. Cette société s’est faite remarquer en Europe avec le rachat de Candriam en 2013. La nouvelle PDG aura la lourde tâche de succéder à une figure de la gestion d’actifs américaine. Les propos de Cyrus Taraporevala étaient en effet régulièrement attendus par les investisseurs, avec sa lettre annuelle publiée en janvier, à l’instar de celle du patron de BlackRock, Larry Fink. Il y faisait fréquemment la promotion de positions pro-ESG. Il a également réussi à faire progresser les encours sous gestion de 50% entre sa prise de fonction et l’annonce de son départ. Les encours ont toutefois reculé de plus de 600 milliards depuis le début de la guerre en Ukraine, pour atteindre 3.480 milliards de dollars au dernier relevé (30 juin 2022). Yie-Hsin Hung étaient entrée chez NYLIM en 2010 comme directrice des investissements alternatifs, avant d’être promue directrice des investissements institutionnels en 2012. En 2014, elle a été nommée co-présidente. Auparavant, elle a été conseillère au sein du comité de gestion chez Bridgewater Associates. Elle a également occupé le poste de managing director chez Morgan Stanley et Dean Witter Reynolds. Pour sa part, Cyrus Taraporevala prendra le poste de conseiller au premier trimestre 2023 afin d’assurer une transition souple. Il gérait SSGA depuis 2017 en tant que président et directeur général, un an après son arrivé en 2016 comme directeur mondial de la clientèle institutionnelle.
Comme l’avait révélé NewsManagers, Sébastien Barbe va rejoindre Montpensier Finance. Il prendra la direction générale de la boutique de gestion française le 3 octobre 2022. Il deviendra aussi actionnaire, sachant que le capital conservera la même structure : il restera détenu à 75 % par le management et à 25 % par Amundi. Ce dernier, plus grand gestionnaire d’actifs en Europe, était entré au capital de Montpensier en 2020. Montpensier Finance avait nommé un directeur général délégué en 2019, en la personne de Lorenzo Gazzoletti. Cet ancien d’Oddo BHF Asset Management travaille toujours dans l’entreprise et continue à suivre le développement international, particulièrement en Italie, et certains grands investisseurs stratégiques, précise une porte-parole de la boutique. Ses fonctions restent identiques, souligne-t-elle. Montpensier Finance reste présidée par Guillaume Dard, âgé de 64 ans, qui avait repris la société en 2004 et qui en est actionnaire majoritaire. Elle gère actuellement plus de 3,5 milliards d’euros d’encours réparties sur trois classes d’actifs: actions européennes et thématiques internationales, obligations convertibles et multi-asset. Agé de 50 ans, Sébastien Barbe vient du Crédit Mutuel Arkéa dont il était membre du comité exécutif et directeur du pôle assurances, gestion et immobilier. Depuis 2017, il était aussi président des directoires de Fédéral Finance et Fédéral Finance Gestion. Il avait rejoint le groupe breton en juillet 2011, à la faveur du rachat par ce dernier de Schelcher Prince Gestion, une boutique spécialisée dans la gestion obligataire. Il y était devenu directeur général, après avoir travaillé pendant plusieurs années chez Rothschild & Cie Gestion comme gérant obligataire et responsable de la gestion obligataire et convertibles. En arrivant chez Montpensier, un nouveau chapitre s’ouvre pour lui - et probablement aussi pour la société.
Marie-Anne Barbat-Layani,secrétaire générale à Bercydepuis 2019, aurait été proposée par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire au président de la République pour la présidence de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a dévoilé la Lettre A. Joint par L’Agefi, Bercy n’a fait aucun commentaire. Marie-Anne Barbat-Layani, énarque, était auparavant directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) et de l’Association française des banques. Directrice adjointe du cabinet du Premier ministre de 2010 à 2012, elle a aussi travaillé au Crédit Agricole de 2007 à 2010 comme directrice générale adjointe de la Fédération nationale du groupe. Marie-Anne Barbat-Layaniremplacerait Robert Ophèle, qui a achevé son mandat de 5 ans non renouvelable à la tête de l’AMFle 31 juillet.
Spécialisé dans le capital-risque, Antler a annoncé mardi le lancement d’un nouveau fonds de 30 millions d’euros dédié aux jeunes pousses du secteur technologique en France. La société, fondée en 2017, espère réaliser 25 investissements d’ici la fin de l’année 2023, avec l’objectif de porter ce chiffre à 90 investissements au cours des quatre prochaines années. Trois fois par an, Antler accueillera durant quatre mois un groupe de 80 entrepreneurs à Paris. Ces futurs entrepreneurs rencontreront des cofondateurs afin de développer leur projet de start-up. Antler investira dans celles jugées les plus prometteuses d’entre elles et les présentera à un réseau mondial d’investisseurs afin de les aider à sécuriser leurs financements futurs. L’implantation parisienne d’Antler est sa neuvième en Europe. Antler indique qu’au-delà de l’investissement traditionnel, il participe au financement jusqu’en series C. À ce jour, il revendique avoir donné naissance à plus de 500 start-up avec l’objectif d’en accompagner plus de 6.000 d’ici 2030.
António Horta-Osório, l’ancien président de Credit Suisse, a rejoint Cerberus Capital Management en tant que conseiller senior en Europe, a appris The Wall Street Journal. Son rôle sera d’aider la société américaine de capital investissement à réaliser des opérations dans le secteur financier en Europe, selon des sources proches du dossier. Depuis son départ de Credit Suisse, António Horta-Osório multiplie les postes de conseil.
Ark Investment Management, la société de gestion de Cathie Wood, vient de lancer son premier fonds dans le non-coté, le Ark Venture Fund. Ce fonds géré activement sera investi dans des entreprises cotées et non cotées qui se focalisent sur les innovations permises par la tech et, de manière sélective, dans d’autres fonds de capital-risque. Le fonds sera accessible aux investisseurs américains à partir de seulement 500 dollars et via l’application Titan. Le taux de frais sur encours est estimé à 4,22 %, dont 2,75 % de frais de gestion.
La société de gestion allemande DWS continue à faire le ménage chez ses hauts dirigeants. Quelques mois après la nomination de Stefan Hoops en tant que nouveau directeur général, la filiale de Deutsche Bank a réorganisé plusieurs activités de gestion. La firme de Francfort a ainsi promu Björn Jesch, directeur général de l’activité suisse, au rang de directeur mondial des investissements. Il hérite de la réunion de la direction des investissement, des gestions multi-actifs et solutions, et du centre de recherche. Cette équipe fusionnée sera chargée d’identifier les thèmes d’investissement tactiques et stratégiques dans toutes les classes d’actifs liquides et illiquides. Il conserve en parallèle son poste de dirigeant du bureau suisse. La société de gestion allemande a également regroupé les divisions de gestion active en actions et en obligations au sein de l’unité opérationnelle dénommée «Active». Vincenzo Vedda, jusqu’ici directeur de la couverture des clients en EMEA hors Allemagne ainsi que directeur de l’activité wholesale, sera chargé de la direction de cette unité en tant que responsable des activités Active Equity et Fixed Income Active. DWS a aussi fusionné les activités de solutions d’investissements systématiques et de trading pour créer une nouvelle unité dénommée « Systematic Solution and Implementation Platform ». Fiona Basset, actuellement responsable mondiale des solutions d’investissements systématiques, dirigera cette nouvelle division. Du coté du département de la couverture clients, Vincent Vedda sera remplacé par Alexia Giugni, responsable de pays pour l’Italie, et Gero Schomann, actuellement responsable de la couverture des clients en Allemagne et en Autriche. Alexia Giugni prendra la tête de la division de la couverture client dans la région EMEA hors Allemagne et Autriche. Gero Schomann, pour sa part, a été promu en tant que directeur mondial de la couverture de la clientèle wholesale. Tous les deux continueront d’exercer leurs responsabilités existantes. DWS gérait 833 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
L’émetteur de fonds indiciels WisdomTree vient de lancer un nouvel ETF qui vise à investir dans le secteur de l’automobile ainsi que de la mobilité future. Dénommé WisdomTree Global Automotive Innovators Ucits ETF (WCAR), ce fonds est coté depuis le 27 septembre sur Börse Xetra et Borsa Italiana. Il sera coté sur la Bourse londonienne London Stock Exchange à partir du 28 septembre. Le total des frais sur encours s’élève à 0,45%. Ce fonds est disponible en Autriche, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède. Cet ETF répliquera l’indice WisdomTree Berylls LeanVal Global Automotive Innovators NTR, qui couvre l’écosystème automobile et de la mobilité. Il vise également à identifier des entreprises innovantes dans ce secteur. Cela inclut des segments comme les équipementiers, les fournisseurs, les concessionnaires automobiles, les prestataires de services de mobilité et les fournisseurs d’infrastructures. WisdomTree s’est associé avec Berylls Strategy Advisors et LeanVal Research afin de créer cet indice. Berylls opère sur les tendances qui façonnent l’avenir du secteur de l’automobile et de la mobilité. LeanVal est un groupe de la recherche numérique dans le secteur de la gestion d’actifs.
Fidelity International vient de recruter Ilga Haubelt en tant que responsable des actions pour l’Europe. Basée à Londres, elle dirigera l’équipe d’investissement en actions basée en Europe de la société de gestion. Ilga Haubelt vient de Newton Investment Management (société de BNY Mellon) où elle était dernièrement responsable equity income et gérante senior. Elle a travaillé pour Union Investment Privatfonds et Deka Investments en Allemagne avant de s’installer à Londres en 2019.
Le hedge fund Welton Investment Partners a annoncé la semaine dernière avoir ouvert un centre de recherche à Paris. Dénommé Welton France, cette filiale est directement supervisée par le fondateur de la firme, Patrick Welton, et le président et directeur des risques, Guillaume Detrait. La société précise que cette ouverture coïncide avec le futur lancement de son premier fonds Ucits en Europe, dans le courant de l’automne. Le pôle parisien se limite à de la recherche, car Welton ne possède pas d’agrément de gestion en France. L'équipe est composée de François Chevallier-Gravezat, chercheur et spécialiste du machine learning, et Matthieu Claudel, chercheur et spécialiste des stratégies macro systématiques. Le premier travaille pour le hedge funds américain depuis six ans, tandis que le second arrive de Millenium, où il était gérant quantitatif. Fondée en 1989, et basée dans le Delaware, Welton compte des bureaux à New York et en Californie. La firme gérait 833 millions de dollars il y a tout juste un an. Elle est spécialisée dans les stratégies systématiques à rendement absolu.
iM Global Partner a décidé de réunir ses équipes commerciales de Madrid et de Miami en une seule, placée sous la responsabilité d’Alberto Martínez Peláez, qui est basé dans la capitale espagnole. Dans ce cadre, la société a aussi recruté Patricia Martin Sanchez en tant que sales associate localisée à Madrid. L’intéressée vient de BrightGate Capital. L'équipe fusionnée se composera de quatre personnes dont Alberto Martínez Peláez, Luis Solórzano, Melissa Alvarez et Patricia Martin Sanchez.
Infranity (ex-Generali Global Infrastructures) vient de recruter Patrick Liedtke au poste de chef économiste, directeur clientèle, et membre du comité exécutif. Il sera chargé de développer les relations avec les investisseurs et d’établir la recherche économique sur l’environnement macro-économique et les tendances de marché en lien avec les activités d’Infranity. Patrick Liedtkearrive de BlackRock, dont il était responsable du groupe des institutions financières (FIG) pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique et membre du comité exécutif mondial de FIG et du comité mondial de leadership des clients institutionnels. Il est le fondateur du Chief Investment Officers Network, du Financial Directors Network, du Amsterdam Circle of Chief Economists, et co-fondateur du Chief Risk Officers Network en assurance, du World Risk and Insurance Economics Congress et du Silver Workers Institute. Il est également professeur de risque et assurance à Bayes Business School de la City University à Londres
Tikehau Capital vient d’annoncer la nomination de l’ancien diplomate Sir Peter Westmacott au rang de président de son bureau londonien. A ce nouveau poste, il sera chargé de travailler avec Carmen Alonso, directrice du Royaume-Uni et de l’Ibérie, afin d’accélérer la croissance de l’activité britannique. Sir Peter Westmacott a été président du comité de conseil international de Tikehau Capital depuis 2019, un poste qu’il continuera d’exercer. Sir Peter Westmacott a rejoint le service diplomatique du Royaume-Uni en 1972. Il a eu plusieurs missions à Téhéran, à Bruxelles, à Paris, à Ankara et à Washington. Il a été secrétaire privé adjoint du Prince de Galles entre 1990 et 1993 ainsi que conseiller pour les affaires politiques et publiques entre 1993 et 1997. Il a également été directeur pour les Amériques au Foreign and Commonwealth Office (FCO) entre 1997 et 2000 avant de rejoindre le conseil du FCO en tant que sous-secrétaire adjoint de l’état entre 2000 et 2001. Il a également été ambassadeur britannique en Turquie entre 2002 et 2006, en France entre 2007 et 2012 et aux Etats-Unis entre 2012 et 2016. Du coté corporate, Sir Peter Westmacott occupe le poste de directeur au sein de comité du conseil et conseil d’administration de plusieurs entreprises. Il a été directeur non-exécutif indépendant chez Ernst & Young LLP entre 2017 et 2022. Il est actuellement directeur du conseil chez Campbell Lutyens. Il est également directeur non-exécutif chez Glasswall Holdings, Volex Plc et WeSoda Ltd. Il est aussi conseiller senior chez Chatham House. A travers cette nomination, Tikehau Capital souhaite renforcer son bureau londonien, établi en 2013, ainsi qu’accélérer les activités de levées de fonds et l’origination d’investissement dans ce pays. La société de gestion d’actifs alternatifs gérait 36,8 milliards d’euros au 30 juin 2022.
Le groupe Inter Invest a annoncé ce 27 septembre le recrutement de Josselin Bert au poste nouvellement créé de directeur, en charge de la stratégie et des opérations de croissance externe. La firme, qui conçoit et distribue ses propres produits d’investissement (3 milliards d’euros d’encours), ambitionne en effet d’acquérir des sociétés financières. « Nous sommes ravis d’accueillir Josselin Bert au sein de notre groupe Inter Invest. Grâce à sa longue expérience en conseil en fusions-acquisitions, il apportera sans aucun doute une précieuse contribution à la définition de la stratégie de développement du groupe avec l’exécution d’opérations de croissance externe pertinentes », a déclaré Benoit Petit, directeur général du groupe Inter Invest dans un communiqué. La feuille de route du nouveau directeur comprend des acquisitions dans les domaines du financement, du capital-investissement, et de l’investissement en immobilier. Les acquisitions viseront des sociétés financières telles que des sociétés de gestion de fonds d’investissement, des sociétés de financement, notamment de crédit-bail, ou d’autres activités financières complémentaires. Josselin Bert a commencé sa carrière chez E&Y en 2001 à La Défense en tant qu’auditeur financier puis chez KPMG en audits d’acquisitions. En 2007, il rejoint les équipes M&A de la Banque Hottinguer à Paris en qualité de chargé d’affaires M&A puis fondé de pouvoir M&A. En 2015, Il intègre ensuite les équipes M&A MidCap de Société Générale à La Défense au poste de directeur adjoint M&A puis directeur M&A en 2018. Inter Invest gère 3,5 milliards d’euros d’actifs financés en Loi Girardin et 250 millions d’euros en capital investissement. Son offre est distribuée à un réseau d’environ 925 conseillers, représentant 43.000 investisseurs.
Natixis IM a annoncé le recrutement de trois personnes pour ses équipes marketing en France et au Royaume-Uni. James Moore, qui arrive de Jupiter AM, est nommé responsable du digital, de l’analyse des données et de la technologie marketing. Par le passé, il a aussi travaillé chez Aviva et Citywire. Matthieu Ghesquière prend la responsabilité des campagnes marketing et de la planification. Il était jusqu’ici responsable marketing senior pour l’Europe de l’Ouest chez Axa IM. Il a également évolué chez Janus Henderson, Russell Investments et Pimco. Enfin, Rosie Smith prend le poste de business manager. Elle arrive également d’Axa IM, où elle couvrait une clientèle institutionnelle, wholesale et retail.
Edmond de Rothschild AM (Edram) vient de recruter Thomas Bureau au poste de gérant de portefeuille. Il sera chargé de la gestion des mandats, nous a-t-il précisé. Il arrive de Vega IM, où il était analyste-gérant au sein de la gestion conseillée depuis début 2021. Auparavant, il a travaillé près de cinq ans chez Natixis Wealth Management, dont la moitié comme analyste-gérant.
Neuberger Berman a annoncé ce 27 septembre le lancement d’un fonds de dette privée européenne en co-investissement bancaire. Dénommé Neuberger Berman European Private Loans Fund II, ce véhicule investira dans une sélection de prêts privés non sponsorisés, structurés et souscrits par des banques européennes locales et libellés en euros. Le fonds, domicilié à Dublin, aura un horizon d’investissement de 3 à 10 ans. Ce véhicule sera géré par Pieter D’Hoore et son équipe, qui s’est associé à des banques locales en proposant un accès exclusif à des prêts pouvant être accordés à des entreprises avec des bilans solides. Les banques régionales seront à l’origine des prêts et co-investiront pendant toute sa durée à la fois en tant que prêteur et prestataire de services. Neuberger Berman jouera un rôle actif dans la mise en place de chaque transition ainsi que sur l’intégration des facteurs ESG lors du processus de sélection. Neuberger Berman gérait 418 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.
Philip Lane, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), a suggéré aux Etats de taxer les hauts revenus ou les superprofits d’entreprises pour financer les aides aux plus démunis face à l’inflation. Cela leur permettrait d'éviter de creuser les déficits. «Les gouvernements devraient soutenir les revenus et la consommation des ménages et des entreprises qui souffrent le plus», a déclaré Philip Lane dans une interview au quotidien autrichien Der Standard publiée mardi. «La grande question est de savoir si une partie de ce soutien doit être financée par des hausses d’impôts pour les mieux nantis, a-t-il ajouté. Cela pourrait prendre la forme d’une hausse des impôts sur les hauts revenus ou sur les industries et les entreprises qui sont très rentables malgré le choc énergétique». Membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Philip Lane se situe dans le camp des colombes et a perdu en influence ces derniers mois.
Après l'absorption du Crédit Mutuel du Nord, la principale entité du groupe Crédit Mutuel va compter douze boutiques de gestion d'actifs. Elle espère surfer sur la notoriété de la marque La Française.
Philip Lane, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), a suggéré aux Etats de taxer les hauts revenus ou les superprofits d’entreprises pour financer les aides aux plus démunis face à l’inflation. Cela leur permettrait d'éviter de creuser les déficits.
L’industrie des gestionnaires de fonds britanniques a enregistré une hausse de 6 % de ses actifs sous gestion, qui ont atteint 10 000 milliards de livres l’année dernière, mais un ralentissement est probable en raison notamment des effets de la guerre en Ukraine, a déclaré mardi l’Investment Association (IA) selon une dépêche Reuters. Le taux de croissance de 2021 est inférieur à l’augmentation annuelle moyenne composée de 11 % observée au cours des dix dernières années, selon une enquête de l’IA. Près de la moitié des actifs de l’enquête sont désormais soumis à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), et les actifs appliquant des exclusions atteignent 28 %, contre 25 % un an plus tôt.
Ark Investment Management a changé pour la troisième fois d’organisation en trois mois, écrit Les Echos. Sa patronne Cathie Wood, la papesse de la tech, laisse plus de place à ses lieutenants, à moins qu’elle ne tire les conséquences des mauvaises performances de sa société depuis le dégonflement de la bulle tech. Elle a ainsi renoncé à gérer les deux fonds indiciels, 3D Printing (192 millions de dollars) et Israel Innovativ Technology (110 millions). Will Scherer lui succède. En juin, Sam Korus et Nicholas Grous avaient été nommés gérants de portefeuille associés (jusque là Cathie Wood était la seule gérante).Sam Korus est ensuite devenu directeur de la recherche et Dan White, ex-responsable d’un portefeuille clients, gérant de portefeuille associé.
La Banque Postale Asset Management va à son tour se lancer dans le private equity. La filiale de La Banque Postale (groupe La Poste) a en effet annoncé ce 26 septembre le recrutement de Grégory Clemente, jusque là directeur général de Proparco, la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédiée au financement du secteur privé. Il a pris le poste de directeur du private equity depuis le 14 septembre. Basé à Paris, il est chargé de créer et de développer une expertise de capital-investissement, au service du groupe français et au service d’investisseurs tiers. Il sera rattaché à Emmanuelle Mourey, présidente du directoire et il sera également membre du comité exécutif. L’objectif de ce recrutement est d’enrichir l’offre de La Banque Postale AM dans les actifs non cotés, alors que pour le moment, elle est connue sur ce segment avant tout sur les produits de dette. Pour Emmanuelle Mourey, citée dans un communiqué, il s’agit d’une «composante désormais incontournable de l’allocation d’actifs de nos clients, tant institutionnels que particuliers». La dirigeante espère «imposer» la marque de la La Banque Postale AM sur cette classe d’actifs. Grégory Clemente était directeur général de Proparco depuis 2016. Il a travaillé à l’AFD pendant près de 16 ans, après y être entré en 2000 en tant qu’opérateur du marché. Il a été promu au poste de responsable de cette division en 2005 avant d’être nommé au rang de directeur financier adjoint en 2008. Il a ensuite été promu au poste de directeur de l’Asie en 2011, où il a piloté les activités opérationnelles. Il est devenu directeur exécutif des risques en 2014 ainsi que membre du comité exécutif de l’AFD. Au début de sa carrière, il a été chargé de mission pour l’Institut Emission d’Outre-mer (IEDOM-IEOM), où il a travaillé au sein de la réglementation bancaire et statistiques monétaires. La Banque Postale AM et sa filiale Tocqueville Finance géraient 60 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
L’investissement socialement responsable (ISR) est sur toutes les lèvres des professionnels de la finance. Mais les investisseurs individuels ne la connaissent toujours pas. Le sondage annuel Ifop publié par le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) à l’occasion de sa semaine de la finance responsable, lancée ce lundi à l’Académie du Climat, fait ressortir des chiffres assez stables et faibles concernant la notoriété de l’ISR. Selon celui-ci, seulement 11% des épargnants ont entendu parler de l’investissement socialement responsable, et 7% ont investi dans des fonds ISR. Pourtant, 60% des Français pensent que les enjeux sociaux et environnementaux sont importants en matière de placements. L’institut de sondage Ifop explique cet écart, une nouvelle fois, par la faiblesse de la promotion de cette approche par les banques traditionnelles. Ainsi, selon l’étude, seulement 8% des épargnants se sont vu proposer une offre ISR par leur conseiller bancaire. Pourtant, un quart d’entre eux sont prêts à investir dedans. L’appel aux réseaux bancaires est à nouveau lancé puisque, selon le sondage, deux-tiers des investisseurs individuels font avant tout confiance en leur banquier pour choisir leurs supports. L’intérêt populaire pour l’ISR est donc là. Mais les épargnants restent sceptiques. Si près de la moitié des sondés pensent que l’approche peut avoir un impact, les trois-quarts voient dans ces trois lettres avant tout un argument marketing, et 71% pensent qu’elle va dégrader la rentabilité. Une approche pour résoudre cette défiance pourrait être de répondre aux attentes pratiques des consommateurs. Les épargnants ont déclaré vouloir avant tout avoir un impact sur le climat, la pollution, les droits humains et le bien-être au travail. Les sujets de gouvernance sont, eux, quelque peu ignorés. A l’inverse des pratiques professionnelles. Besoin de clarifications pour gommer le blabla vert Et l’émergence de l’idée de greenwashing dans les débats entre experts risquent bien de peser négativement dans le développement de cette offre, alors que le sujet émerge à peine dans les consciences. La tentative de «verdisation» des acteurs économiques a été profondément remise en cause par les quatre participants d’un débat sur le sujet organisé à l’occasion du lancement de cette semaine de la finance responsable. La dissonance entre les mots et les actes est perçue par les consommateurs, et cela affecte la crédibilité d’une possible transition via l’ISR. Par exemple, «la neutralité carbone est utilisée comme un outil marketing», selon Valérie Martin, cheffe du service Mobilisation Citoyenne et Médias de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). La responsable estime que les entreprises utilisent à tort et à travers le concept, dont l’usage devrait se limiter aux Etats. Cela occulte, selon elle, le véritable sujet de la réduction brute des émissions carbones, induit en erreur les citoyens sur les efforts de consommation à fournir pour réduire l’impact sur le changement climatique, et pénalise les institutions qui réalisent de véritables efforts. Les ONG présentes ont, pour leur part, ciblé avant tout les acteurs financiers. Elles expliquent que, notamment, les banques peuvent utiliser une imagerie verte, alors que «chacune des trois grandes banques du CAC 40 ont une empreinte carbone plus importante que la France», rappelle Alexandre Poidatz, chargé de plaidoyer Finance et Climat chez Oxfam France. La raison principale, leurs financements de nouveaux projets dans les énergies fossiles. Il estime toutefois que La Banque Postale et Crédit Mutuel ont réalisé des efforts en matière de plans de transitions du financement d’énergies fossiles. La conseillère en gestion de patrimoine Pascale Baussant a, elle aussi, un peu critiqué l’industrie de la gestion d’actifs. «Je partage le sentiment de défiance envers certains produits d’investissements, notamment à cause de la présence [d’entreprise du secteur des] énergies fossiles [dans les portefeuilles]. Les épargnants demandent systématiquement s’il y en a, et si oui, ils n’en veulent pas», témoigne-t-elle. La fondatrice de Baussant Conseil a indiqué favoriser le label Greenfin, qui exclut notamment les énergies fossiles, mais a regretté que peu de produits s’y conforment. L’autrice du livre «Agir pour le climat en famille» a également rappelé qu’au final, le sujet central reste la méconnaissance des épargnants. L’obligation à venir pour les conseillers en gestion de patrimoine de demander les préférences en matière de durabilité, conformément à la réglementation Mifid 2, devrait faire réfléchir les épargnants, rappelle-t-elle. Et si le sondage du jour lui donne raison en matière d’envie de plus d’ISR, la puissance de communication reste entre les mains des grands groupes. Pour corriger la situation, il resterait alors deux approches: la normative, via le pouvoir politique, vers laquelle tend Alexandre Poidatz, et la prise de conscience individuelle, notamment au niveau des élèves d’institutions prestigieuses, pour Remi Vanel du collectif «Pour un réveil écologique». Le premier compte sur l’Etat pour poser un nouveau cadre forçant à l’investissement durable, tandis que le second souhaite que les élèves et les enseignants se forment davantage sur ces sujets. Les nouvelles générations vont peut-être faire prochainement bouger les chiffres du sondage. En espérant qu’elles soient bien rémunérées…
Amplegest a obtenu la note B au Clean Score. Cet outil, créé par les conseillers financiers Anne Delaroche et Vincent Auriac (d’Axilya), permet d'évaluer les sociétés de gestion de portefeuille sur trois marqueurs fondamentaux : le climat, la mixité sociale et la philanthropie. «Mais surtout de mieux éclairer les conseillers en gestion de patrimoine et les épargnants qui cherchent des placements utiles mais aussi des intervenants financiers responsables et engagés», explique un communiqué. La moyenne de la profession des sociétés de gestion est de « E » (sur une échelle allant de A, la meilleure note à F, la moins bonne).
Le conseil de surveillance d’Arkéa Investment Services, entité regroupant les activités de gestion d’actifs et banque privée du Groupe Crédit Mutuel Arkéa, a nommé deux nouveaux membres au directoire : Carole Imbert et Guillaume David. Carole Imbert est responsable de la recherche financière et ESG chez Arkéa IS. Elle avait rejoint Schelcher Prince Gestion en mai 2012 après avoir travaillé chez Eurazeo. Guillaume David est directeur marketing & communication depuis 2019. Avant cela, il avait la responsabilité de l’équipe marketing client et data mangement chez Rothschild & Co Asset Management Europe. Le directoire d’Arkéa IS est désormais composé de cinq membres : François Deltour (président), Olivier Nigen, Yves Marie Le Cerf, Carole Imbert et Guillaume David. Dans le même temps, le conseil de surveillance de Federal Finance Gestion, société de gestion affiliée à Arkéa Investment Services, a nommé Florent Segalen membre du directoire. L’intéressé est responsable risques & reporting. Le directoire de Federal Finance Gestion est désormais composé de quatre membres : Alain Guelennoc (président du directoire), Caroline Delangle, François Deltour et Florent Segalen.