AllianceBernstein vient de nommer Fabrizio Capati directeur de la distribution en Italie. Depuis Milan, l’intéressé suivra les activités de conseil pour le marché retail aux côtés de Giovanni de Mare, responsable Italie d’AB, auquel il sera rattaché. Nicola Meotti continuera à suivre le segment institutionnel italien. Fabrizio Capati vient de Lazard Fund Managers où il était responsable de la distribution retail. Avant cela, il a travaillé 13 ans pour Vontobel Asset Management.
HSBC Asset Management vient d’embaucher Pierin Menzli en tant que directeur des investissements pour les actions thématiques, à partir du 30 septembre. Basé en Suisse, il sera rattaché à Vis Nayar, directeur mondial des investissements actions. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé du développement des nouvelles solutions d’investissement thématique. Pierin Menzli arrive de Bank J. Safra Sarasin, où il était directeur des actions thématiques depuis 2018. Il est entré chez la banque en 2013 comme directeur de la recherche d’investissement durable. Auparavant, il a été directeur de la recherche chez Robeco Sustainable Asset Management (SAM) entre 2008 et 2011, après l’avoir rejoint en 2003 comme analyste senior des actions.
Pourquoi le titre de Tikehau, une société de gestion française spécialisée sur le non coté, progresse d’environ 8% depuis le début de l’année alors que les titres de ses pairs en gestion alternative perdent en moyenne 40%? A cette question, l’analyste de Degroof Petercam, Joren Van Aken, n’a pas vraiment de réponse. " La liquidité du titre étant limitée, quelques gros acheteurs peuvent fausser le cours de l’action pendant un certain temps, émet comme hypothèse l’analyste de Degroof Petercam. Nous pensons que le cours de l’action se négocie au-dessus de la valeur liquidative, ce qui se traduit par une prime de 7,2%. Nous pensons que cette prime est excessive compte tenu de l’environnement de marché actuel (par exemple, Eurazeo a une décote de plus de 50 %)».Performances boursières de quelques gérants alternatifs depuis début 2022Même si le portefeuille de Tikehau Capital semble présenter des fondamentaux solides, les défis auxquels la société de gestion doit faire face «ne diffèrent pas tant que cela de ceux rencontrés par ses pairs». Degroof Petercam s’inquiète donc d’un impact potentiel de l’environnement actuel «retardé» dans les secteurs de l’immobilier et du capital-investissement. Ce retard est évalué à 12 ou 18 mois.L’analyste va même jusqu'à noter qu’aux Etats-Unis, les investisseurs commencent à réfléchir à deux fois avant de souscrire à des levées de fonds et que cela pourrait bien nuire, à terme, aux objectifs de Tikehau d’atteindre 65 milliards sous gestion d’ici 2026. A la fin du deuxième trimestre, Tikehau gérait un peu moins de 37 milliards.Degroof Petercam a donc revu à la baisse son objectif de cours sur Tikehau à 24 euros, contre 25 euros auparavant, soit une baisse de 5%. Sa recommandation passe de «conserver» à «alléger».A noter que d’autres bureaux d'études sont plus positifs sur le titre estimant que Tikehau a publié des résultats globalement supérieurs aux attentes pour le premier semestre. Oddo BHF à «surperformance» avec un objectif de cours de 32 euros, estime aussi que le portefeuille de Tikehau «reste sous contrôle». Mais la plupart des analyses datent de fin juillet, dans le sillage de la publication des résultats du groupe. Celle de Degroof Petercam date de vendredi dernier 7 octobre.Le titre Tikehau en brefFondée en 2004 par Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, Tikehau Capital est entrée en Bourse sur Euronext en mars 2017. Elle gérait alors une dizaine de milliards d’euros.Le prix avait été fixé à 21 euros par action et la capitalisation boursière s'élevait à environ 1,5 milliard d’euros.Au 10 octobre 2022, le titre évoluait autour de 24,5 euros pour une capitalisation boursière de 4,3 milliards.Depuis son IPO, le titre a enregistré un plus haut à 29,3 euros et un plus bas à 15,45 euros.Lire aussi notre article «Gérants d’actifs : la saison des soldes est ouverte».
Fineco Asset Management, la société de gestion irlandaise de l’italien FinecoBank, vient de lancer ses onze premiers ETF à la Bourse de Milan. Il s’agit, selon le communiqué, du premier émetteur italien d’ETF. L’équipe de Fineco AM a conçu elle-même en interne six ETF actions et cinq ETF obligataires. Sur ce total, huit sont classés article 8, dont tous les fonds obligataires.Les six ETF actions couvrent des secteurs traditionnels, comme les matières premières, la finance et la consommation durable, ou bien liés à l’innovation, dont la sécurité informatique et la technologie. L’offre obligataire concerne des obligations d’entreprises durables. Liste des six ETF actions Innovation: Technologie durable: Fineco AM MSCI World Information Technology ESG Leaders 20% Capped UCITS ETFSécurité informatique : Fineco AM MSCI ACWI IMI Cyber Security UCITS ETFSemi-conducteurs: Fineco AM MSCI World Semiconductors and Semiconductor Equipment UCITS ETFSecteurs traditionnels :Consommation durable: Fineco AM MSCI World Consumer Staples ESG Leaders UCITS ETFFinance mondiale durable : Fineco AM MSCI World Financials ESG Leaders UCITS ETFMatières premières : Fineco AM MSCI World Metals and Mining UCITS ETFListe des cinq ETF obligataires : Fineco AM MSCI USD HY SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 4Fineco AM MSCI EUR HY SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 4Fineco AM MSCI EUR IG SRI Sustainable ex Fossil Fuel (1-3y) Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 2Fineco AM MSCI EUR IG SRI Sustainable ex Fossil Fuel Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 3Fineco AM MSCI USD IG Liquid SRI Sustainable Corporate Bond UCITS ETFProfilo di rischio: 3
Une nouvelle société de gestion norvégienne cherche à percer en France, après DNB. Il s’agit de Skagen. Cette société fondée en 1993, basée à Stavanger, gère environ 7 milliards d’euros. Elle est détenue depuis 2017 par Storebrand, l’une des principales banques et sociétés de gestion de Norvège, dont les encours avoisinent les 100 milliards d’euros. Pour couvrir la France, Skagen a recruté le Franco-norvégien Hussein Hasan dès la fin 2019. Ce n’est qu’en 2021 que le nouveau responsable des marchés d’Europe francophone s’est attaqué sérieusement au marché français, le Covid et les multiples confinements l’ayant ralenti à ses débuts. Hussein Hasan a toutefois profité de cette période pour faire enregistrer quatre compartiments de la Sicav luxembourgeoise de Skagen en France. Il s’agit de Skagen Global, Skagen Kon-Tiki, Skagen Focus, et de Skagen m2. A cela s’ajoutent deux fonds de Storebrand. Le premier, Skagen Global, est le fonds phare de la société de gestion, avec plus de 3 milliards d’euros d’encours pour sa version norvégienne. Lancé en 1997, il est investi sur un univers mondial avec un biais value. Kon-Tiki est aussi l’un des fonds emblématiques de la maison nordique, avec plus de 1,2 milliard d’euros d’encours pour la version norvégienne. Il s’agit d’un fonds marchés émergents, aussi géré avec une approche value. Plus petits, les fonds m2 et Focus sont investis respectivement sur l’immobilier coté et les petites et moyennes valeurs. Les stratégies sont proposées via la Sicav luxembourgeoise, créée en 2019 pour développer l’international, et dont les compartiments, qui répliquent les stratégies norvégiennes, affichent une centaine de millions d’euros. Un expert de la gestion value Malgré une vive concurrence en France, Hussein Hasan est convaincu que Skagen peut trouver sa place, grâce à plusieurs atouts. Le premier est d’être un expert de la gestion value, alors qu’il n’y a plus que peu d’acteurs spécialisés sur cette gestion en France. Il cite également son identité norvégienne, et les valeurs de transparence que cela véhicule. Le responsable mentionne aussi le fait d’être localisé à Stavanger. «C’est une force. Nous sommes loin du bruit de Londres et Paris. Cela nous permet d’être contrarian», dit-il. «Les bientôt 30 ans d’existence et donc de track record avec des rendements annualisés à deux chiffres sont aussi un avantage de taille», ajoute-t-il. Hussein Hasan a vocation à s’adresser à tous les clients qui souhaitent travailler avec Skagen. Il privilégie toutefois dans un premier temps les conseillers en gestion de patrimoine, qui sont moins contraints en termes de taille de fonds. Pour cela, il travaille au référencement des fonds sur les plates-formes. Le responsable était aussi présent aux deux dernières éditions de Patrimonia. Hussein Hasan a également des contacts avec des family office et des sélectionneurs de fonds de grandes banques. Cette incursion de Skagen en France s’inscrit dans le cadre d’un projet de croissance en Europe porté par Storebrand. Dès 2019, Jan Erik Saugestad, le directeur général de Storebrand Asset Management, annonçait à NewsManagers avoir la volonté de se développer en Europe, au-delà de la Scandinavie que le groupe couvre déjà. Pour cela, le groupe norvégien s’appuie sur sa filiale Skagen, qui disposait déjà d’un bon réseau international et dont l’identité forte est susceptible de susciter l’intérêt des investisseurs étrangers. Ainsi, Skagen est déjà présent au Royaume-Uni depuis plusieurs années et a ouvert un bureau à Francfort. En France, l’ouverture d’un bureau n’est pas à l’ordre du jour, mais si les encours grandissent, le dossier pourra être étudié.
Martin Gilbert a été prié de démissionner du conseil d’administration de deux fonds majeurs gérés par Abrdn, selon le Financial Times. Cela concerne deux Sicav luxembourgeoise, ainsi que certains fonds américains. La demande a été faite en raison de «conflits d’intérêts», selon des porte-paroles d’Abrdn. Martin Gilbert avait fondé Aberdeen Asset Management, l’un des composants d’Abrdn, et il préside actuellement AssetCo, une société qui acquiert des sociétés de gestion.
Le groupe bancaire brésilien Itaú Unibanco a établi un nouveau département qui chapeautera l’ensemble de ses activités liées à la gestion d’actifs dont les encours s’élèvent à plus d’un milliard de réals brésiliens (206 milliards d’euros), rapporte Citywire Brasil sur la base d’une note interne. Cette nouvelle unité sera dirigée par Carlos Augusto Salamonde qui était jusqu’alors directeur général de Itaú Asset Management au Brésil, une fonction qui n’existera plus avec la mise en place de la nouvelle structure. Cette dernière couvre la gestion de portefeuille, l’unité de fonds de fonds dirigée par Pedro Barbosa, la gestion de mandats discrétionnaires et personnalisés. La gestion de mandats sera supervisée par Charles Ferraz, actuel directeur général d’Itaú USA Asset Management in New York. Le document interne à Itaú consulté par Citywire Brasil indique qu’Eduardo Camara Lopes demeurera directeur des investissements pour la gestion d’actifs qui gère quelque 110 milliards d’euros. Arlindo Penteado reste responsable de l’équipe de performance absolue d’Itaú.
Le gérant d’actifs privés Pantheon vient de recruter deux directeurs pour couvrir la clientèle privée en Europe et aux Etats-Unis. Le premier marché est confié à Alex Denny, ancien directeur de l’unité investment trust chez Fidelity International, et le second à Nicole Parker, jusqu’ici vice-présidente et spécialiste senior des investissements alternatifs chez Goldman Sachs Asset Management. Alex Denny travaillera à Londres, et Nicole Parker à San Francisco. Pantheon comptait 87,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mars 2022.
BlackRock tente de se sortir de la polémique politique qui l’oppose à des Républicains aux Etats-Unis concernant l’ESG. Les Etats de Louisiane, de l’Utah et de l’Arkansas ont annoncé ces dernières semaines désinvestir plusieurs centaines de millions de dollars de ses fonds, accusant la firme de promouvoir un agenda politique orienté à gauche. Ils vont être bientôt rejoints par la Caroline du Sud, dont le trésorier Curtis Loftis a déclaré plus récemment vouloir liquider 200 millions de dollars d’ici la fin d’année. Les trésoriers de tous ces Etats ont notamment justifié leur opposition à la politique ESG du géant mondial de gestion qui aurait un impact négatif sur le secteur des combustibles fossiles. Face à cette vague des désinvestissements souverains, BlackRock vient de publier sa défense. Le géant américain cherche d’abord à rassurer les trésoriers républicains. La société de gestion a précisé qu’elle était investie à hauteur de 170 milliards de dollars dans des entreprises cotées dans le secteur énergétique aux Etats-Unis, notamment dans des pipelines et des installations de production d’électricité. « Nous ne boycottons pas l’industrie énergétique. Les clients de BlackRock comptent parmi les plus grands investisseurs du secteur de l’énergie », a souligné la société dans un document publié à la suite des réactions négatives des républicains. BlackRock a également ajouté que son « focus » sur les risques climatiques et la transition énergétique était un outil pour certains clients de mieux gérer leurs risques. « Les entreprises qui gèrent mieux leur exposition au risque climatique et tirent parti des possibilités offertes obtiendront de meilleurs résultats financiers à long terme », a déclaré la société. BlackRock accusée d’hypocrisie La société de gestion a également été accusée par John M. Schroder, le trésorier d’Etat de Louisiane, d’avoir une politique ESG publique qui diffère des déclarations privées. Le désinvestissement de la Louisiane fait suite à une réunion avec des représentants de BlackRock, « qui ont fait des déclarations contraires aux messages publics de Larry Fink, y compris les lettres aux actionnaires et autres documents de communication de BlackRock », a précisé le trésorier. L’Etat de Louisiane a déjà liquidé 560 millions de dollars et vise à retirer 794 millions de dollars d’ici fin d’année. L’Utah, pour sa part, a retiré 100 millions de dollars des fonds de BlackRock tandis que Arkansas a déjà liquidé 125 millions de dollars cette année. Avec la Caroline du Sud, la somme de ces désinvestissements réalisés et à venir atteint à peine un milliard de dollars, soit 0,014% des 8.487 milliards d’encours à fin juin. Mais, dans un pays politiquement fracturé, ces prises de positions pourraient engendrer un effet domino, à droite certes, mais aussi à gauche. L’absence de clarté, jusqu’ici, de BlackRock, permet à chacun de voir ce qu’il veut bien comprendre de l’ESG. Le contrôleur de la ville de New York, Brad Lander, s’est lui récemment inquiété d’un éventuel rétropédalage de la firme de Larry Fink sur ses engagements climatiques. La dernière prise de position de BlackRock devrait finalement le convaincre que ses doutes étaient surement fondés.
M&G Investments Japan vient de nommer Ryohei Yanagi au poste de vice-président non-exécutif afin de renforcer ses capacités en matière de « stewardship ». Il va notamment conseiller Carl Vine, le co-responsable des investissements au sein de la région Asie-Pacifique chez M&G. Le docteur Yanagi a développé le «modèle Yanagi», une formule destinée à mettre en évidence la relation entre les facteurs ESG et la valeur d’une entreprise, précise M&G dans un communiqué. M&G a investi plus de 5 milliards de livres sterling dans des sociétés japonaises cotées, au travers de fonds gérés par Carl Vine et son équipe.
Barry Norris, fondateur et directeur général du hedge fund londonien Argonaut Capital, a publié une lettre ouverte à l’attention de Jacob Rees-Mogg, secrétaire d’Etat britannique à l’activité, l’énergie et la stratégie industrielle et ex-cofondateur et dirigeant de Somerset Capital Management. Dans cette missive, Barry Norris appelle le gouvernement britannique à mettre sur pause tout nouveau projet d’infrastructure énergétique solaire et éolien. Le fondateur d’Argonaut Capital souhaite qu’une enquête officielle soit menée sur «l’intermittence» de l’énergie fournie par les éoliennes et les panneaux solaires et sur la capacité du Royaume-Uni «à stocker de façon utile les surplus d’énergie générés lors des jours venteux et ensoleillés». «Il est temps de reconnaître que nous ne pouvons pas forcer le vent à souffler et le soleil à briller de façon plus constante. Lorsque le temps est favorable, nous générons déjà assez d’énergie pour notre réseau. Construire à outrance des centrales éoliennes - au prix énorme de contrats garantis par le gouvernement et de dommages faits à l’environnement - dans l’espoir qu’un jour des batteries industrielles à grande échelle ou de l’hydrogène vert deviennent techniquement ou économiquement réalisables revient à laisser la politique énergétique aux fées et aux licornes», écrit-il. Barry Norris appelle aussi à en finir avec la «protection» conférée aux infrastructures éoliennes et solaires via les contrats signés avec le gouvernement. «Il n’y a pas de sanction pour la production d’énergie lorsqu’elle est le moins nécessaire, alors qu’une telle sanction existerait dans un marché libre. Les producteurs d’énergie solaire et éolienne ne sont donc pas incités à résoudre les problèmes d’intermittence, ce qui laissera le contribuable avec une facture plus élevée et le Royaume-Uni avec un réseau encore plus dysfonctionnel», ajoute-t-il.
Le gérant britannique GIB Asset Management, spécialisé sur la durabilité, a annoncé ce 10 octobre le lancement du fonds GIB AM Sustainable World Corporate Bond Fund. Cette stratégie obligataire durable est gérée parSamantha Lamb, directrice de l’obligataire. Le véhicule est domiciliée en Irlande au format UCITS. Il sera distribué auprès d’investisseurs institutionnels en Irlande, en Belgique, au Danemark, en Finlande, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Il est classé article 9 selon SFDR. La boutique gérait 9 milliards de dollars d’actifs à fin juin.
La société de capital risque Angelor, dont NewsManagers avait révélé en juin la démarche de demande d’agrément en société de gestion auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), vient d’obtenir son précieux sésame. C’est ce qu’elle a annoncé ce 10 octobre en même temps que la nomination/promotion de Marie Chambodut, jusqu’alors directrice des investissements en tant que directrice générale d’Angelor. «Cette officialisation du statut de société de gestion va permettre d’accélérer le développement d’Angelor en alliant le capital expertises de ses Partners au capital financier d’industriels et d’institutionnels. Grâce à ce statut, Angelor peut désormais viser les 500 millions d’euros sous gestion dans les 10 ans, et ainsi conforter sa place d’acteur de référence dans le capital innovation», commente un communiqué. La société, fondée à Lyon et présidée par Sébastien Bonte, compte lancer son premier fonds début 2023. Âgée de 38 ans, Marie Chambodut est diplômée de l'École de Commerce Européenne de Lyon, puis de la Société Française des Analystes Financiers. Elle a débuté sa carrière en 2005 chez Aesope, société de gestion indépendante lyonnaise, en tant qu’analyste, puis gérante de fonds communs de placement sur les marchés cotés jusqu’en 2017. Elle rejoint Angelor en 2017 en tant que directrice d’investissements associée.
AllianceBernstein vient de recruter Fabrizio Capati comme directeur des ventes sur le marché italien. L’intéressé arrive de Lazard Fund Managers, dont il était directeur de la distribution dans la Botte, et ce depuis moins d’un an. Auparavant, il a travaillé treize ans chez Vontobel, dont trois comme directeur de la distribution retail en Italie.
Le nouveau directeur général de Jupiter, Matthew Beesley, va réorganiser la gamme de fonds de la société de gestion et scinder le poste de directeur de la gestion, en vue d’améliorer la performance de la société, rapporte FT Adviser. Ces informations ont d’abord été publiées par Bloomberg. Un tiers des fonds de Jupiter vont être fermés, fusionnés ou reconfigurés. Et désormais, la direction de la gestion sera assurée par un responsable des actions et un responsable obligataire. Matthew Morgan, directeur de l’obligataire et du multi-asset, a été promu responsable des obligations. Et la société finalise le recrutement d’un responsable des actions.
Mandarine Gestion vient d’embaucher Patrick Weber en tant que directeur commercial pour la Suisse alémanique. Il sera rattaché à Steve Bouteiller, managing director de la filiale suisse et chargé du développement de la partie francophone depuis 2016. Patrick Weber arrive de Pure Funds, où il était directeur des relations investisseurs depuis 2021. Auparavant, il a été responsable pour la Suisse chez Keys Asset Management. Il a occupé plusieurs postes seniors au sein du département de développement commercial chez Dominicié & Co Asset Management, Credit Suisse Asset Management, DWS Investments, BlackRock et Julius Baer Investment Management. Mandarine a par ailleurs noué un nouveau partenariat de distribution avec le tierce-partie marketer Selinca, afin d’accélérer la commercialisation de ses fonds en Italie, en Espagne et au Portugal. Mandarine Gestion comptait 3,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
La société de capital investissement américaine, Apollo fait appel aux services de l’ancien président de l’autorité de surveillance financière en Allemagne, la Bafin, Felix Hufeld. Agé de 61 ans,Felix Hufeld a accepté un poste de «senior adviser», selon ses propos tenus à l’agence de presse Reuters. Felix Hufeld avait dû quitter la Bafin début 2021, pris dans le sillage du scandale de la société de paiement Wirecard qui s’est effondrée en 2020. Il devrait aider Apollo à se développer dans les services financiers en Europe. La firme a racheté ces dernières années plusieurs portefeuilles d’assurance-vie auprès d’Axa ou encore de Generali, via sa filiale d’assurance Athora. Cette dernière était aussi candidate au rachat d’Aviva en France (devenue depuis Abeille Assurance), avant qu’elle ne soit acquise par Aéma.
La société de gestion Bantleon a réduit sa participation dans GAM de 11,13 % à 9,41 %, annonce la société de gestion suisse. Bantleon détient 15.027.352 actions de GAM.
Le chemin est encore long pour que Credit Suisse retrouve la confiance des investisseurs. Chahutée depuis une semaine sur les marchés, à la suite de rumeurs sur sa santé financière, la banque suisse a d’abord usé des mots. Mais le message sur sa solidité, martelé par son management et ses cadres, n’a pas complètement rassuré les marchés inquiets d’un potentiel retour du risque systémique. Après s’être envoléà 250 points de base le vendredi 30 septembre, le prix de la couverture contre le risque de défaut de la banque à 5 ans – les CDS ou credit default swaps – s’établissait le vendredi 7 octobre à 324 pb. Il reste plus de cinq fois supérieur au niveau observé en janvier et au-dessus de celui atteint pendant la crise financière. Credit Suisse est donc passédes mots aux actes. Preuve que la banque dispose d’un matelas de liquidités, elle a annoncé vendredi 7 octobre le rachat de ses propres obligationspour près de 3 milliards de francs suisses (3,10 milliards d’euros). «Cette opération nous permet de profiter des conditions de marché pour racheter notre propre dette à un prix attractif», a justifié le groupe suisse dans un communiqué. Le geste rappelle celui d’une autre banque européenne en difficulté. Confrontée elle aussi à des doutes sur son avenir, Deutsche Bank avait eu recours à un rachat de dette de plusieurs milliards d’euros en 2016. Pour S&P Global Ratings, qui a réaffirmé la note de crédit de la banque suisse à «A/A-1» assortie d’une perspective négative, la solidité de Credit Suisse, qui détient un ratio de fonds propres de 13,5%, ne fait pas de doute. «Nous considérons également que la liquidité de Credit Suisse est assez solide pour fournir un financement adéquat des premiers pas de sa transformation», souligne l’agence, alors que la banque suisse doit dévoiler le 27 octobre ses plans pour se recentrer sur la gestion de fortune et la gestion d’actifs. D’ailleurs, la banque centrale suisse, qui a indiqué «regarder de près» la situation au titre du caractère systémique de Credit Suisse, veille au grain. «Si Credit Suisse était réellement menacée de défaut, le régulateur ne lui permettrait pas ainsi de racheter ses obligations», fait remarquer un analyste à L’Agefi. Une restructuration complexe et coûteuse Reste que ses marges de manœuvre pour mener à bien sa restructuration sont étroites. «Nous pensons que les incertitudes économiques et la volatilité de marché peuvent rendre la restructuration plus difficile que prévu, avec le risque de retarder le retour de la confiance des investisseurs», souligne S&P Global.Etant donné le prix auquel s’échange actuellement l’action Credit Suisse, à 0,27 fois seulement sa valeur comptable, une augmentation de capital s’avérerait très dilutive pour ses actionnaires. Tandis que Credit Suisse pourrait étudier la vente de certains actifs, comme son activité de produits titrisés, les analystes de JPMorgan envisagent deux scénarios. Le premier consisterait en une réduction de 70% de la taille de sa banque d’investissement, en sortant des activités de taux (fixed income) et actions, ce qui réduirait l’exposition de la banque suisse de l’ordre de 300 milliards de francs suisses. Un scénario qui ferait perdre à Credit Suisse 21% de ses revenus, tandis que son ratio de capital CET 1 s’établirait à 13% en 2025, après avoir essuyé l’impact de «Bâle 4». Dans un tel scénario, Credit Suisse pourrait envisager de vendre une part minoritaire dans son entité suisse, ou de lever directement 2 milliards de francs suisses de capital. Cela se traduirait toutefois par une dilution de l’ordre de 12 à 15% du bénéfice par action, estiment les analystes qui recommandent d’éviter une telle opération. Le second scénario réside dans une nouvelle restructuration « sans enthousiasme» de sa banque d’investissement, après cinq mouvements du même type depuis 2011. Le titre de Credit Suisse resterait alors «sous pression», jugent les analystes, tandis que «les inquiétudes sur le financement pourraient alimenter de nouvelles spéculations sur un possible rachat». La «pilule empoisonnée» pour Credit Suisse consisterait à opérer une scission de son entité suisse, valorisée à 15 milliards d’euros, ce qui réduirait, selon eux, la valeur de son activité de gestion de fortune à néant.
Les projets s’enchainent pour la jeune société de Ronan Le Moal et Charles Cabillic. Epopée Gestion vient de recruter Emmanuel Walliser pour lancer prochainement le fonds d’infrastructures Épopée Infra Climat I. Ce véhicule sera dédié à la décarbonation des infrastructures de l’Arc Atlantique, et plus précisément les infrastructures maritimes, et les énergies et mobilités durables. Emmanuel Walliser est directement rattaché au comité de direction. Il participera à la définition des orientations stratégiques et au déploiement des activités infrastructures et climat d’Épopée Gestion. Il aura la responsabilité du lancement et du déploiement du fonds Épopée Infra Climat I, et a vocation à devenir associé. Emmanuel Walliser a débuté sa carrière en Asie (Vietnam et Singapour) au sein des activités grandes entreprises puis des financements structurés en aéronautique du Crédit Lyonnais (désormais CACIB). En 2006, il fonde Numanu, une entreprise de la mode durable qu’il dirige jusqu’en 2009. Il rejoint ensuite la société de gestion Meridiam en qualité de directeur d’investissement senior et y est responsable pendant 12 ans d’un portefeuille de projets d’infrastructures de transport et d’énergies renouvelables en Europe.
Après Kim Kardashian, place au fils du rappeur Snoop Dogg dans l’univers du private equity. Cordell Broadus vient de lancer un fonds avec la société de gestion Golden Equator Group. Dénommé Welcome To The Block, il investira en capital-risque sur l’univers du web3, c’est-à-dire les fonctionnalités internet utilisant la technologie de la blockchain. Les fondateurs espèrent lever 50 millions de dollars.
Le gestionnaire d’actifs américain Allspring Global Investments a nommé Sarah Harrison et Luigi Algisi en qualité de gérants de portefeuille sur les obligations européennes à haut rendement (high yield). Basés à Londres, ils évoluent au sein de l'équipe Plus Fixed Income et sont rattachés à Jens Vanbrabant, gérant de portefeuille senior.Sarah Harrison officiait précédemment chez Morgan Stanley au poste de gérante de portefeuille principale sur les stratégies high yield européen et co-gérante sur les stratégies high yield international. Luigi Algisi a, lui, été promu au rang de gérant de portefeuille. Il était jusqu’alors analyste senior dans l'équipe de recherche obligataire d’Allspring. Il a également occupé des postes d’analyste chezCanaccord Genuity et Lyras Financial Services.
LBO France a annoncé ce 7 octobre l’ouverture à Berlin d’un bureau spécialisé dans la santé digitale. Il sera dirigé par Matthes Seeling, qui prend le poste de directeur d’investissement. Il couvrira l’Europe germanophone pour l’activité de capital-risque de santé digitale, qui existe au sein du groupe depuis 2016. Ce recrutement «va permettre à l’équipe venture – santé digitale de toucher directement les sociétés de la région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse), l’une des plus dynamiques d’Europe avec environ 2 milliards d’euros d’investissements cumulés entre 2010 et 2020», explique le groupe dans un communiqué publié vendredi. L’équipe d’investissement venture – santé digitale de LBO France est composée de médecins et de spécialistes de la tech. «Elle a été l’une des premières en Europe à monter un fonds spécialisé et dispose d’une vingtaine d’investissements à son actif en France mais aussi en Grande-Bretagne», indique le gestionnaire. Matthes Seeling est docteur en médecine. Il a commencé sa carrière au sein du groupe hospitalier allemand Vivantes comme médecin dans différents établissements berlinois. Il a ensuite rejoint l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin d’abord en tant que médecin spécialisé, avant de prendre la direction commerciale du Centre d’anesthésiologie, de médecine intensive et de gestion du bloc opératoire de l’hôpital. Depuis 2018, il occupait le poste de Directeur Solutions de santé intégrées pour l’Allemagne de Medtronic, entreprise américaine de taille mondiale spécialisée dans les technologies médicales. De 2009 à 2011, Matthes Seeling a été consultant puis directeur adjoint au sein de la Fédération allemande des hôpitaux.
Les fonds d’investissement ont rencontré une forte prudence de la part de leurs porteurs de parts entre le 29 septembre et le 5 octobre. Le monétaire a reçu 88,8 milliards de dollars nets sur la semaine, tandis que les autres classes d’actifs ont toutes décollecté, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. Les stratégies obligataires ont ainsi rendu plus d’argent qu’elle n’en ont reçu, à -18,3 milliards de dollars, celles sur les actions également à -3,3 milliards, et celles sur l’or de -0,2 milliard. Au sein des fonds obligataires, seuls ceux investis sur la dette souveraine au nominal ont affiché des souscriptions nettes positives (+4,2 milliards de dollars). Les plus forts retraits se sont concentrés sur deux types de fonds obligataires : ceux en dettes d’entreprises investment grade, avec 12,5 milliards de dollars de retraits, et ceux en dettes émergentes (-4,4 milliards). Dans les actions, les flux sont contenus. Les fonds d’actions américaines ont rendu 3,4 milliards de dollars, tandis que ceux d’actions japonaises ont attiré 1,5 milliard. La décollecte des fonds d’actions européennes est en-dessous du milliard (0,6 milliard), et la collecte sur les émergents est également assez faible (+0,7 milliard). Dans l’univers étatsunien, seuls les fonds value s’en sortent, avec à peine 1,2 milliard de dollars de flux nets. A l’opposé, la décollecte touche beaucoup de segments, mais avec une magnitude très relative. Dans les trois derniers, on retrouve les fonds de matériaux (-2,4 milliards), les fonds gérés selon une stratégie croissance (-1,2 milliard), et les fonds de moyennes capitalisations (-1,1 milliard).
Schroders se prépare à exclure ses investissements dans les entreprises de charbon thermique de ses portefeuilles, rapporte Financial News. Cela inclut sa gamme de fonds de 102,6 milliards de livres. La société de gestion mettra à jour sa politique d’exclusion d’ici à la fin de cette année et y inclura le charbon, a confirmé un porte-parole à Financial News.
Fidelity Investments lance le Fidelity Ethereum Index Fund, selon un document officiel déposé auprès de la Securities and Exchange Commission, rapporte Financial News. Le fonds affiche un encours de 5 millions de dollars d’actifs. «Nous avons continué à voir de la demande de clients pour des expositions aux actifs digitaux au-delà du bitcoin», a commenté un porte-parole de Fidelity à Barron’s Advisor.
Generali Investments Partners vient de recruter Alessandro Angelini comme commercial en Italie. Il fera partie de l’équipe dirigée par Gabriele Alberici, responsable commercial Italie de Generali Investments Partners, et se concentrera sur la clientèle wholesale. Alessandro Angelini vient d’Euromobiliare Advisory SIM où il était gérant de portefeuilles et s’occupait de gestion patrimoniale pour les clients du groupe. Avant cela, il a passé sept ans chez Anima SGR, dans l’équipe de sélection de fonds.
L’Indien Mukesh Ambani, la deuxième fortune d’Asie et président de l’entreprise pétrochimique Reliance Industries, va établir bientôt un family office à Singapour, selon Bloomberg. Il s’agit d’une stratégie d’internalisation de son business ainsi qu’une diversification vers d’autres secteurs comme le e-commerce et l’énergie verte. Le nouveau family office est censé être fonctionnel d’ici un an. Les locaux sont en place et le recrutement des salariés se déroule actuellement. Singapour comptait 700 family offices en 2021. Mukesh Ambani rejoint le rang des milliardaires comme Ray Dalio, fondateur de Bridgewater, Sergey Brin, co-fondateur de Google,Nicky Oppenheimer, l’ancien président de De Beers, et James Dyson, l’inventeur britannique, qui ont choisi la cité-Etat pour domicilier leurs actifs.