La société de gestion quantitative 80 Capital LLP, dirigée par un ancien responsable quantitatif de la Deutsche Bank, Philippe Azoulay, a décidé d’ouvrir sa stratégie Helium aux investisseurs externes en raison des bons résultats enregistrés au cours des 23 derniers mois et de l’apport d’un capital de démarrage substantiel, selon un communiqué publié le 3 février. 80 Capital a obtenu 50 millions de dollars de la Deutsche Bank. «Un soutien institutionnel jamais vu qui témoigne de la force de cette stratégie», indique Philippe Azoulay, cité dans le communiqué. La stratégie a dégagé sur les 23 mois depuis février 2012 une surperformance moyenne annualisée d’environ 10% par rapport aux principaux indices de managed futures dans un environnement difficile pour la classe d’actifs. Selon le communiqué, Helium divise l’univers du trading en différents groupes de contrats de futures, à partir desquels des combinaisons de contrats sont filtrées puis systématiquement analysées pour déterminer des signaux de trading. Cette approche permet ainsi de générer de l’alpha à partir des déformations de corrélation et des mouvements de prix. La plupart des fonds quantitatifs établissent des positions à partir de critères tels que le nombre d'écarts type au-delà d’un certain seuil. Une approche qui peut déboucher sur des surpondérations sans robustesse statistique qui peuvent rapidement perdre de la valeur. Helium utilise en revanche des techniques qui visent à éliminer le risque d’exposition à une chute soudaine.
Une équipe de neuf personnes du défunt bureau de Londres de SAC Capital Advisors ont rejoint la société de hedge funds Moore Capital Management (12,1 milliards de dollars), rapporte Financial News. Il s’agit des gérants Israa Al Bayaa, Nicholas Aldridge, Arjun Menon, Alexi Papaconstantinou, Bramen Singanayagam, Martin Stapleton et Louis Villa, et des analystes Atallah Estephan et Rahil Kuchiera.
Selon des données d’EPFR Global, les investisseurs ont retiré 9,1 milliards de dollars des fonds d’actions et d’obligations des marchés émergents dans la semaine arrêtée au 29 janvier. Dans le détail, les fonds actions émergents ont ainsi enregistré des retraits de 6,3 milliards de dollars, soit un niveau de sorties hebdomadaires comparable à ceux d’août 2011 ou de mai 2013 lors des premières allusions de la Réserve fédérale américaine (Fed) à son «tapering». Depuis le début de l’année, les rachats sur les fonds actions émergents ont atteint 11,5 milliards de dollars. Pour leur part, les fonds obligataires ont subi 2,7 milliards de dollars de retraits hebdomadaires.
Deutsche Bank a recruté Barbara Rupf Bee, directeur général de Renaissance, en vue d’améliorer les ventes de ses fonds, rapporte le Financial Times fund management. L’intéressée devient responsable de la distribution de Deutsche Asset & Wealth Management pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle supervisera 400 personnes environ dans l’équipe commerciale EAMO, représentant 600 milliards d’euros sur les 931 milliards d’encours sous gestion de la société.
Déjà partenaires dans le cadre d’un contrat de distribution, les deux agences de notation indépendantes oekom research et GES ont décidé d'étendre leur partenariat à l’analyse des entreprises, selon un communiqué publié le 31 janvier.Après avoir mené à bien un projet pilote dans le courant de 2013, oekom research et GES sont ainsi convenus d’unir leurs forces dans le domaine de la recherche actions. Dans le cadre de leur coopération stratégique, GES va soutenir oekom research dans la mise en place de la division oekom Corporate Ratings. L’univers analysé totalisera 3.500 entreprises. Actuellement, 77 analystes au total travaillent dans les deux maisons, dont 44 chez oekom research.GES entend de son côté utiliser les travaux oekom Corporate Ratings pour son activité d’engagement.
L’agence Reuters qui cite une source proche du dossier a indiqué, vendredi 31 janvier, que le fonds d’investissement KKR a signé un accord lui permettant de prendre une participation d’environ 10% dans le club de football allemand du Hertha Berlin, pour un montant d’environ soixante millions d’euros.
Banca Leonardo a vu ses encours sous gestion ressortir à 7 milliards d’euros pour son activité gestion de fortune, grâce à des souscriptions nettes de la clientèle privée d’environ 500 millions d’euros. La banque, qui a récemment recruté Michel Cicurel, vise désormais 10 milliards d’euros d’encours pour la fin 2014.
Comgest compte lancer deux nouveaux fonds en Italie, explique à Bluerating Gabriella Berglung, responsable de l’Italie de la boutique française. Il s’agit des fonds Comgest Growth Greater Europe Opportunities et Comgest Growth World, investis respectivement sur les actions européennes et les actions mondiales. Ils viennent s’ajouter à la gamme de sept fonds déjà commercialisés dans la Péninsule. Ces produits sont disponibles via des partenariats avec Banca Ifigest, Banca IPIBI, FinecoBank, Fundstore, Skandia, Unicasim et Zurich Life Assurance.
Loomis, Sayles & Company vient de recruter Brian Hess en tant que stratégiste obligataire sur les marchés mondiaux dans son équipe discrétionnaire. L’intéressé vient de Brandywine Global Investment Management, une société de Legg Mason, où il était gérant de portefeuilles.Brian Hess étudiera les opportunités d’investissement sur les marchés développés hors Etats-Unis et les marchés émergents. Il travaillera sous la direction d’Elaine Stokes et Matt Eagon, co-responsables de l’équipe discrétionnaire.
L’Agefi rapporte que la société de gestion Alto Invest va lancer cette semaine FCP Nova Europe, un fonds à liquidité quotidienne qui investit sur les PME et ETI innovantes européennes cotées. Le nouveau véhicule vise des PME capitalisant jusqu'à 600 millions d’euros. Nova Europe cible en Europe de l’Ouest environ 10% des 4.000 sociétés éligibles au PEA PME, dont la moitié est, selon la société de gestion, peu suivie par les analystes.Nova Europe vise d’abord les particuliers et les family offices, puis les institutionnels. A long terme, le fonds pourrait dépasser les 100 millions d’euros, indique Alto Invest.
La société de gestion américaine Legg Mason a annoncé, vendredi 31 janvier, que ses actifs sous gestion s’élèvent à 679,5 milliards de dollars à l’issue de son troisième trimestre fiscal clos au 31 décembre 2013, soit une progression de 3,6 % par rapport au trimestre précédent et de 4,7 % sur un an. Cette croissance a été tirée à la fois par un effet de marché très positif, d’environ 13,6 milliards d’euros, et une collecte nette de 9,9 milliards de dollars. Dans le détail, Legg Mason a enregistré 9,9 milliards de dollars de souscriptions nettes dans ses stratégies liquides et 700 millions de dollars de flux nets positifs dans l’obligataire (fixed income) tandis que les actions ont subi 700 millions de dollars de rachats. A l’issue de son troisième trimestre, la société de gestion américaine a réalisé 720,1 millions de dollars de revenus, en progression de 7,5 % par rapport au trimestre précédent et de 6,9 % par rapport au 31 décembre 2012. Son bénéfice net trimestriel ressort à 81,7 millions de dollars, en recul de 5,3 % par rapport au trimestre précédent mais en nette amélioration par rapport à la perte de 453,9 millions de dollars enregistrée au 31 décembre 2012.
Muzinich & Co poursuit sa marche en avant. Le bureau de Paris de la société de gestion – qui couvre la France, la Suisse francophone, le Luxembourg, la Belgique et Monaco – a engrangé en 2013 une collecte nette de 1,2 milliard de dollars. Cette performance lui permet d’afficher désormais «un encours de 6 milliards de dollars à fin 2013, indique à NewsManagers Eric Pictet, directeur général du bureau de Paris de Muzinich & Co. La France représente à elle seule 2,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion, soit 40 % de la zone d’Europe francophone.» Une vaste région au sein de laquelle le gestionnaire d’actif compte aujourd’hui 160 clients actifs.Cette bonne dynamique s’en ressent au niveau de l’ensemble du groupe. «A l’échelle mondiale, nos souscriptions nettes dans les fonds UCITS s’élèvent à 4,9 milliards de dollars en 2013, portant ainsi nos encours à 19 milliards de dollars dans les fonds UCITS, et à 26 milliards de dollars au global», précise Eric Pictet.Muzinich & Co n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Historiquement spécialisée dans le high yield, la société entend désormais «couvrir tout le spectre du corporate credit», selon Eric Pictet. Pour y parvenir et ainsi accélérer son développement, Muzinich & Co va donc redoubler d’efforts pour diversifier et élargir sa gamme de produits. En ligne de mire, le développement de son offre «absolute return obligataire». De fait, «notre fonds Global Tactical Credit (GTC) vient d’être agréé par L’AMF, annonce Eric Pictet. Nous allons mettre davantage l’accent sur l’absolute return avec le GTC et le Long Short Credit Yield, sans oublier l’Emerging Market Short Duration et nos produits traditionnels. Avoir une gamme la plus élargie possible dans notre spécialité du ‘corporate credit’ est un enjeu important.»Dans cette même logique, Munizich & Co entend continuer à creuser son sillon sur le terrain des «loans», domaine dans lequel la société affiche déjà 1 milliard de dollars d’encours dans ses différents portefeuilles et dispose aussi de deux véhicules dédiés représentant plus de 100 millions de dollars. «Notre objectif est de montrer que nous sommes de bons gérants sur les loans car c’est un marché qui va se développer et il est de mieux en mieux compris par les institutionnels et notamment les assureurs», estime Eric Pictet.Enfin, Muzinich & Co pousse également ses pions dans son activité historique de mandats. «Nous avons ainsi gagné en France un mandat de 150 millions d’euros sur du high yield courte duration en 2013», se réjouit Eric Pictet. Un succès qui pourrait en appeler d’autres.
Sur son site, Natixis AM a indiqué, vendredi 31 janvier, qu’au sein de la sicav luxembourgeoise Mirova Funds, il a été procédé, le 16 décembre 2013, à la fusion absorption par le compartiment Mirova Europe Life Quality, du fonds de droit français Mirova Europe Life Quality.
Deux grands hedge funds new-yorkais spécialisés sur les actions ont annoncé qu’ils fermaient leurs portes après avoir enregistré de fortes performances au cours du rally de 2013. Ainsi, Scout Capital Management (6,7 milliards de dollars) et Joho Capital (5 milliards de dollars) ont séparément annoncé à leurs investisseurs qu’ils allaient les rembourser, selon des lettres lues par The Wall Street Journal.Robert Karr, qui a fondé Joho en 1996, indique entre autres qu’il souhaite passer davantage de temps avec sa famille. Il continuera à investir via son family office et conservera une partie du personnel de la société.La fermeture de Scout est liée à des divergences entre les fondateurs.
Franklin Resources, la maison mère de Franklin Templeton Investments, a fait état d’un bénéfice en hausse de 17 % à l’issue de son premier trimestre fiscal, clos au 31 décembre 2013. La progression du résultat net est de 19 % par rapport au trimestre précédent clos fin septembre 2013. Au cours des trois derniers mois, la société de gestion américaine a ainsi réalisé 603,8 millions de dollars de profits, contre 516,1 millions de dollars sur un an. Ses revenues s’établissent à 2,1 milliards de dollars à la fin de son premier trimestre, en croissance de 6 % par rapport au trimestre précédent et de 11 % sur un an. A fin décembre 2013, ses actifs sous gestion s’élèvent à 879,1 milliards de dollars, en progression de 34,4 milliards ou de 4 % par rapport au trimestre précédent. Cette croissance est exclusivement tirée par un effet de marché positif de 36 milliard de dollars, sa collecte nette sur le trimestre étant nulle. Sur un an, ses encours ont augmenté de 97,3 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 12 %, portés par 77,3 milliards de dollars d’effet de marché et par 24 milliards de dollars de souscriptions nettes.
Neptune prévoit de fermer le fonds Monthly Income, rapporte Investment Week. Le portefeuille, géré par le directeur général de Neptune Robin Geffen, a enregistré une demande plus faible que prévu et sa petite taille n’est plus viable. La société de gestion va également fermer le fonds UK Higher Income, géré par George Boyd-Bowman. Enfin, elle va supprimer les classes de parts « income » de plusieurs autres fonds.
Les actifs sous gestion de Julius Baer ont progressé l’an dernier de 65 milliards de francs suisses, ou 34%, pour s'établir à 254 milliards de francs suisses, selon un communiqué publié le 3 février. Cette augmentation de 34% est due pour une bonne part à l’intégration de 53 milliards de francs suisses d’actifs issus de l’intégration, encore en cours, des activités internationales de gestion de fortune de Merrill Lynch, précise la banque. La collecte nette s’est élevée à 7,6 milliards de dollars. L’effet marché positif a représenté 7 milliards de francs suisses, en partie effacé par un impact change négatif de 3 milliards de francs. Julius Baer relève dans son communiqué que la collecte dérivée de l’activité européenne transfrontalière a été largement neutralisée par les régularisations fiscales des avoirs non déclarés. Les actifs sous conservation se sont accrus de leur côté de 6% sur un an à 93 milliards de francs suisses. Le résultat avant impôts a progressé l’an dernier de 19% à 583 millions de francs suisses, le bénéfice net s’inscrivant à 480 millions de francs suisses (+19% également). Le coefficient d’exploitation s’est amélioré l’an dernier à 71% contre 73% précédemment. Après prise en compte des charges d’intégration des activités internationales de gestion de fortune de Merrill Lynch, le bénéfice net recule de 30% à 188 millions de francs suisses. Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale annuelle du 9 avril 2014 un dividende ordinaire inchangé de 0,60 franc suisse par action.
Castle Private Equity AG a annoncé dans un bref communiqué publié dimanche avoir perdu son plus gros actionnaire, Abrams Capital. La société américaine a informé Castle Private Equity qu’elle avait conclu un accord contraignant pour la vente de ses actions. La finalisation de la transaction est soumise à certaines conditions qui devraient être remplies dans les prochaines semaines. Selon les données de SIX Swiss Exchange, Abrams détient 21,83% de Castle Private Equity.
La grand’ messe de l’Af2i qui s’est tenue vendredi 31 janvier en présence de Ramon Fernandez, directeur général du Trésor, a été l’occasion pour Jean Eyraud, son président, de dresser un bilan de l’année 2013 pour l’association. Un exercice qualifié d’intense du fait de la poursuite des travaux réglementaires portant sur la directive EMIR, et sur différents projets de règlements européens concernant les fonds monétaires, sur les fonds d’investissement long terme, ou sur la réglementation des agences de notation. L’Af2i qui a participé aux travaux du Groupe de place portant sur le développement d’un marché des placements privés (EuroPP), reste également mobilisée sur le dossier de l’avenir d’Euronext, considérant «qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour la sécurité financière des gérants et des investisseurs ainsi que pour le financement des entreprises et la valorisation de nos actifs», a insisté Jean Eyaud. Au passage, le président de l’Af2i a également réaffirmé le désaccord de l’association au projet européen de taxe sur les transactions et, dans un autre genre, au projet de règlement européen sur les fonds monétaires. «Nous lançons aujourd’hui l’idée qu’il faut créer un segment spécifique d’OPCVM (ou de FIA) de « trésorerie crédit » pour accompagner le développement du financement des entreprises par les marchés et notamment des ETI», a rappelé Jean Eyraud.Compte tenu de cet environnement, le responsable a dévoilé quelques projets qui vont voir le jour cette année au sein de l’association. Il s’agit en premier lieu de la création du Club Af2i « Benchmarks & données de marché ». Contrairement à un groupe de travail, le club n’a pas vocation à publier un guide pratique. En revanche, ses travaux doivent permettre aux adhérents de l’Af2i de pouvoir s’informer et d’échanger soit sur les développements des différents indices de marchés de toute nature, soit sur les différents sujets liés aux données de marché (accès, coût, techniques). Plusieurs rendez-vous ont d’ores et déjà été programmés : le 7 février, la première réunion sera consacrée à la société MSCI. «Outre une présentation du métier de fournisseur d’indices et des projets de Bruxelles en la matière, il sera question des indices actions MSCI, de la gamme d’indices de la méthodologie de construction et de l’accès aux indices MSCI pour différents types de clients ainsi que des indices récemment développés par MSCI comme les indices ESG / Factor indices (« smart beta »). Ces derniers feront l’objet de deux réunions spécifiques ultérieures le 21 mars (indices factoriels) et le 23 mai (indices et recherche ESG). Enfin, le 7 mars, une nouvelle réunion sera dédiée aux “indices institutionnels” crées pour des investisseurs institutionnels, avec Morningstar. Par ailleurs, Jean Eyraud a fait part de son souhait d’inscrire dans le cadre de ces clubs d’autres sujets lui tenant à cœur traitant notamment de l'économie de la gestion ou des outils et systèmes informatiques. Enfin, il a également fait part de son souhait de rapprocher l’Af2i d’autres associations similaires en Europe. Après avoir indiqué des contacts déjà pris, notamment aux Pays-Bas, le responsable a milité pour la création d’une entité européenne, a l'égal de ce qui se fait dans d’autres secteurs comme celui des mutuelles ou des assurances. Une façon aussi de rappeler que l’union fait la force sur un certain nombre de sujets pour les institutionnels… Toujours au niveau des rendez-vous de l’association, Jean Eyraud a prévenu du lancement prochain d’une série de formations (*) sur Solvabilité II à l’attention des sociétés de gestion partenaires de l’Af2i. Assurée par Sylvie Malecot, actuaire et dirigeant du Cabinet Millenium - Actuariat & Conseil, ces formations auront pour objectif de traiter des avancées de la directive Solvabilité II, sa mise en oeuvre, ses incidences sur les investissements des assureurs et les conséquences chez les partenaires asset managers.Enfin, la seconde partie de la manifestation a été consacrée à l’intervention de Ramon Fernandez. Après avoir rappelé les différents chantiers réglementaires intervenus au cours de ces dernières années, et recensé des décisions comme la création d’Alternext, du PEA PME, ainsi que des sujets comme la réforme de l’assurance vie et l’avenir de la Place de Paris, le directeur général du Trésor s’est livré à un jeu de «questions-réponses» avec la salle. Un exercice au cours duquel il a été notamment question des dangers d’une régulation excessive du côté des investisseurs institutionnels. Pour sa part, Ramon Fernandez a admis que le balancier entre trop et trop peu de réglementation devait trouver un juste milieu, non sans rappeler les dégâts causés par la crise, lorsque des garde-fous ont manqué... (*) 6 février, 19 mars et 9 avril.
A l’approche de la fin du mois de janvier, les turbulences sur les marchés émergents ont entraîné des retraits massifs de la part des investisseurs institutionnels, jamais vu depuis près de trois ans. Depuis plusieurs jours, plusieurs pays émergents ont vu leur monnaie plonger sur fond de reflux des capitaux étrangers et de doutes croissants des investisseurs sur la solidité de ces économies. Une tendance aggravée par le retour à la normale amorcée par la Fed.Les institutionnels ont délaissé en priorité les fonds actions tout en allégeant leurs allocations dans l’obligataire émergent et les actions américaines dans des proportions significatives. Ils ont par ailleurs investi dans les fonds d’actions japonaises et européennes ainsi que les fonds diversifiés et immobiliers.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont subi une décollecte nette de 10,4 milliards de dollars durant la semaine au 29 janvier, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires et les fonds monétaires ont terminé la semaine sur des décollectes de respectivement 1,88 milliard de dollars et 11,53 milliards de dollars.Sur les 6,33 milliards de dollars sortis des fonds d’actions émergentes, 5 milliards l’ont été par les investisseurs institutionnels, qui se sont allégés sur toutes les grandes catégories émergentes, Global, région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), Amérique latine et Asie hors Japon.Dans ce contexte de désaffection pour la zone émergente, le FMI s’est dit favorable à la veille du week-end à une action «urgente» dans certains pays émergents déstabilisés par des récentes turbulences monétaires, tout en appelant les banques centrales à la «vigilance» à travers le globe."Les turbulences soulignent (...) dans certains cas la nécessité d’une action urgente pour améliorer les fondamentaux (économiques des pays) et la crédibilité de leurs politiques», a indiqué dans un communiqué le Fonds monétaire international, sans toutefois désigner précisément de pays."Même s’il est difficile de désigner un seul déclencheur (...), les turbulences mettent en évidence les situations difficiles auxquelles plusieurs pays sont confrontés du fait d’un resserrement des conditions financières extérieures, d’une croissance plus lente et de prix des matières premières moins élevés», explique le Fonds.Le FMI note toutefois que certaines banques centrales (Turquie et Afrique du Sud notamment) ont répondu «énergiquement» en relevant leurs principaux taux directeurs pour retenir les capitaux étrangers. Plus globalement, l’institution appelle l’ensemble des banques centrales à rester «vigilantes» sur les besoins de liquidités des pays dans le monde afin d'éviter qu’une économie se trouve à court de financement.
Natixis Global Asset Management a lancé une version Ucits de son fonds Global Emerging Bond, est en mesure de révéler Citywire. Le fonds, qui fait désormais partie de la Sicav luxembourgeoise de Natixis, n’était jusqu’ici accessible qu’aux investisseurs français. La stratégie, lancée en octobre 2011, est pilotée par Sébastien Thenard et Brigitte Le Bris.
Dans un entretien à Newsmanagers, Jan Longeval, administrateur délégué de la Banque Degroof, responsable de la gestion institutionnelle, et président de DFMC (Degroof Fund Management Company), la principale société de gestion du groupe, présente les activités et les ambitions de la banque belge en France. Jan Longeval évoque également les arcanes de la gestion basée sur la finance comportementale, une stratégie de la banque développée depuis le début des années 2000
P { margin-bottom: 0.08in; } Natixis Global Asset Management has launched a UCITS version of its Global Emerging Bond fund, Citywire reports. The fund, which is now part of the Natixis Luxembourg Sicav, had previously been available only to French investors. The strategy, launched in October 2011, is led by Sébastien Thenard and Brigitte Le Bris.
P { margin-bottom: 0.08in; } Asset management at major Spanish banks is growing steadily. Last year, Santander has posted growth of 4.6% in assets under management in its common investment funds, to a total of EUR93.3bn, compared with EUR89.1bn as of the end of 2012. On the Spanish market alone, assets were up by nearly 29%, to a total of EUR29.7bn. InverCaixa, the asset mangement affiliate of CaixaBank, has not been left behind. In 2013, its assets under management rose by22.4%, to nearly EUR28bn. Lastly, BBVA has reported growth of 16.6% in assets in its common investment funds in Spain, to a total of EUR22.3bn as of the end of 2013, compared with EUR19.1bn as of the end of 2012. Internationally, its common investment funds and other investment companies have assets of EUR21.2bn as of the end of 2013, down 4.8% year on year.
P { margin-bottom: 0.08in; } State Street UK has been fined GBP22.9m by the Financial Conduct Authority (FCA), the British regulator announced on 31 January. The FCA considers that Transitions Management activities at State Stret “developed and implemented a deliberate strategy which aims to substansially overcharge clients for some financial transactions” between June 2010 and September 2011, without obtaining advance consent from these clients. Six clients were overbilled for a cumulative total of USD20.2m (GBP12.3m), This overbilling represents more than one quarter of revenues from Transitions Management. Transition Management is a service which offers to assist clients with restructuring an investment portfolio when they decide to replace managers under a mandate.
P { margin-bottom: 0.08in; } A team of nine people at the defunct London office of SAC Capital Advisors have joined the Moore Capital Market hedge fund firm (USD12.1bn), Financial News reports. They are the fund managers Israa Al Bayaa, Nicholas Aldridge, Arjun Menon, Alexi Papaconstantinou, Bramen Singanayagam, Martin Stapleton and Louis Villa, and the analysts Atallah Estephan and Rahil Kuchiera.
P { margin-bottom: 0.08in; } Doug Shaw, head of charity clients in the United Kingdom at BlackRock, has resigned, Financial News has learned. Shaw had publicly defended hedge funds during the financial crisis.
Quantitative hedge fund manager 80 Capital LLP, run by former Deutsche Bank quantitative executive Philippe Azoulay, has opened its Helium strategy to external investors following a successful 23-month trading run and the acquisition of substantial seed capital, according to a press release. The Helium strategy takes a unique approach to trading global managed futures. Developed by Azoulay within Deutsche Bank, it is being spun out as the first external investment of newly established 80 Capital LLP, which has received USD50 million in seed capital investment from the bank. “Receiving this level of institutional backing is unprecedented. It demonstrates the power of the Helium strategy,” said Azoulay. Helium outperformed most of its managed futures peers in the 23 months from February 2012 with an average annualised outperformance of approximately 10% against major managed futures indices in a generally challenging period for managed futures. It had more positive months than its benchmark indices (64%) and a positive Sharpe ratio. “By using a variety of techniques to catch statistical phenomenon on a medium- to long-term horizon and under a strict risk control structure, Helium is able to offer real alpha-generating power,” explained Azoulay. Helium divides the trading universe into clusters of futures contracts, from which combinations of contracts are filtered and then systematically analysed to find trading signals. It thus generates alpha from correlation deformation as well as from price movement. The majority of quantitative funds build positions incrementally based on a signal strength type of criteria, such as the number of standard deviations above a threshold. However, this approach can lead to overweight positions with no statistical robustness that can quickly lose value. Helium, by contrast, uses cutting edge techniques that aim to eliminate the threat of exposure to a sudden fall.
P { margin-bottom: 0.08in; } Aberdeen Asset Management has warned investors that a fraudster is using its name and old logo in an effort to misleadd the public, Fund Web reports. In its warning, the asset management firm says that the man is contacting his potential victims through emails, and offering them false lease agreements. In order to ensure his credibility, the fraudster has created a LinkedIn profile, in which he claims to be an employee of Aberdeen.
P { margin-bottom: 0.08in; } Assets under management at Julius Baer last year rose by CHF65bn, or 34%, to a total of CHF254bn, according to a statement released on 3 February. This increase of 34% is largely due to the integration of CHF53bn in assets from the integration of international activities from Merrill Lynch (IWM), which is still in progress, the bank says. Net inflows totalled USD7.6bn. Positive market effects represented CHF7bn, partly offset by a negative currency effect of CHF3bn. Assets under custody, for their part, have increased 6% to CHF93bn. Pre-tax profits last year rose 19% to CHF583m, while net profits totalled CHF480m (also +19%). Operating profits last year improved to 71%, compared with 73% previously.