L'émergence de nouvelles plateformes de fonds permettant de trouver plus vite et à un meilleur prix le produit souhaité, la simulation de portefeuille sans un conseiller bancaire, la baisse des coûts... La gestion d’actifs vit selon certains une évolution comparable à l’arrivée d’Uber dans le secteur du transport de personnes, explique Le Temps. Pour le directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA), Markus Fuchs, «La tendance à l’ubérisation est claire, même si elle est difficile à quantifier». Tout le monde n’est pas convaincu. «A mon avis, nous assistons moins à une ubérisation de la gestion d’actifs qu’à une low-costisation», explique Mathieu Gilbert, responsable de la gestion quantitative & Overlays au sein d’Edmond de Rothschild Asset Management. L’ubérisation renvoie à une faille réglementaire dont l’utilisation permet de baisser fortement les coûts. «Dans la finance, après les dérives de la banque d’investissement, nous assistons plutôt à une augmentation de la densité réglementaire depuis 2008», poursuit le gérant genevois. «Nous assistons effectivement à une ubérisation de la gestion d’actifs», confirme Philippe Ferreira, directeur auprès de Lyxor Asset Management, à Paris. Pour lui, l’émergence des ETF, ces produits indiciels cotés et à bas coût, pousse les fonds de placement semi-actifs vers la sortie.
Sept des principales sociétés de gestion ont perdu collectivement plus de 500 milliards de dollars d’actifs au troisième trimestre, alors qu’elles luttent pour faire face aux conséquences du Lundi Noir d’août, rapporte le Financial Times fund management. Les actifs de BlackRock, T Rowe Price, Franklin Templeton et des filiales de gestion de BNY Mellon, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et State Street ont chuté entre 4 % et 11 % sur les trois mois à fin septembre, faisant partir en fumée 727,7 milliards de dollars de leurs actifs globaux. Cette baisse contraste fortement avec le premier semestre.
Aviva Investors Real Estate France a acquis auprès d’Affine, pour le compte d’entités du groupe Avive, une seconde plateforme logistique construite dans le parc logistique de l’Aube à Buchères, près de Troyes (10), entièrement louée avec un bail longue durée à SOLODI (Société Logistique de Distribution), filiale de Devanlay, licencié mondial de la marque Lacoste pour le textile et la maroquinerie. La plateforme, livrée en avril 2014, occupe 18.770 m², avec un potentiel d’extension à 24.770 m².
Pour la première fois depuis février, les fonds investis en actions, en obligations et en matières premières ont tous enregistré des souscriptions nettes sur la semaine au 21 octobre, indiquent les analystes de Bank of America Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Ce regain d’appétit pour le risque devrait se confirmer sur la semaine en cours avec les déclarations de la BCE jeudi sur un éventuel QE2 et la baisse des taux chinois vendredi dernier. Les fonds actions ont bénéficié de 5,1 milliards de dollars d’entrées nettes. Dans l’obligataire, les fonds high yield ont collecté 3,9 milliards, les flux les plus élevés depuis huit mois. Les fonds matières premières ont récolté 300 millions.
Pour Standard & Poor’s, le Japon doit consacrer le produit de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue en 2017 à la réduction de la dette publique. Exempter certains produits alimentaires de la hausse pourrait la rendre plus acceptable par l’opinion publique japonaise, a précisé KimEng Tan, responsable de la notation souveraine pour l’Asie de S&P, dans un entretien à Reuters.
Le gouvernement grec a repoussé au 3 décembre la date limite pour le dépôt des offres de reprise de la majorité du capital du port du Pirée, le premier du pays, a fait savoir vendredi le président de l’agence des privatisations. Le groupe chinois Cosco, le danois APM Terminals et le philippin International Container Terminals Services devaient initialement soumettre au plus tard le 30 octobre leurs offres de rachat de 51% du capital du port.
Fitch a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait les notes de l’Italie et de l’Espagne, les deux pays étant notés BBB+, notes toutes deux assorties d’une perspective stable. La qualité de la signature de l’Italie s’appuie sur une économie importante et diversifiée et à haute valeur ajoutée, avec un endettement raisonnable du secteur privé et un régime des retraites gérable, explique Fitch. Pour ce qui concerne l’Espagne, Fitch observe que le pays est sorti de la récession par le biais d’une solide reprise économique, portée par la demande intérieure et prend acte de son excédent de ses comptes courants et de sa vigueur institutionnelle.
L’enquête trimestrielle de la BCE réalisée auprès des prévisionnistes montre que ceux-ci maintiennent leurs anticipations d’inflation à long terme. La progression de l’indice des prix en zone euro est toujours attendue à 1,9% après 2017, non loin de l’objectif de 2% de la banque centrale. Les prévisionnistes ont en revanche abaissé leurs projections pour 2016 et 2017, à 1% et 1,5% respectivement contre 1,3% et 1,6% prévus lors de la précédente enquête trimestrielle.
L’indice composite PMI Markit flash pour la zone euro au mois d’octobre a surpris à la hausse, passant de 53,6 à 54, avec un stagnation du sous-indice manufacturier et une progression dans les services. En France, le PMU composite a progressé à 52,3 contre 51,9 un mois plus tôt, là aussi au-dessus des attentes des économistes. L’indice du secteur manufacturier a progressé à 50,7 contre 50,6 en septembre pour s’inscrire à un plus haut de quatre mois, tandis que celui des services s’est élevé à 52,3 contre 51,9 en septembre. En Allemagne, malgré le ralentissement chinois et le scandale Volkswagen, l’indice PMI composite flash s’est établi à 54,5 en octobre, contre 54,1 le mois dernier. Les derniers chiffres suggèrent que l’économie allemande a progressé de 0,4% au troisième trimestre et devrait afficher une performance comparable au quatrième trimestre, a observé Chris Williamson, économiste de Markit.
A l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, State Street a comptabilisé une charge de restructuration de 75 millions de dollars liée à un plan de réduction d’emploi. La banque américaine envisage de supprimer 600 postes dans le monde en brut, et 200 en net, d’ici à fin 2016, ce qui lui permettrait d’économiser 50 millions de dollars par an. Joseph Hooley, le patron de State Street, a prévenu qu’il lui serait difficile d’atteindre cette année son objectif d’une croissance de 4% à 7% des commissions, en raison de l’impact de la baissedes marchés sur lesencours gérés et conservés. Au troisième trimestre, le pôle gestion d’actifs a connu une décollecte de 29 milliards de dollars et une baisse de 7,2% de ses encours, à 2.200 milliards. Le montant des actifs sous administration et conservation a quant à lui fondu de 4,8% en trois mois, à 27.265 milliards.
L’opérateur boursier lance aujourd’hui AtomX, un nouveau service d’enregistrement et de compensation des dérivés échangés de gré à gré, non standardisés.
Moody’s a réduit vendredi la perspective de l’Autriche de «stable» à «négative». L’agence de notation estime que la croissance du pays restera sans doute faible à moyen terme. Cette situation ne l’aidera pas à réduire une dette publique relativement élevée, observe Moody’s: son ratio culminera à 87% du PIB cette année et ne diminuera que lentement par la suite. L’Autriche conserve toutefois la note maximale (Aaa).
Christophe Frankel, le directeur financier et directeur général délégué du fonds de secours de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), revient sur sa stratégie alors que les Européens ont accordé cet été une aide de 86 milliards d’euros à la Grèce.
La Grande-Bretagne n’organisera pas un deuxième vote sur son maintien dans l’Union européenne si la population se prononçait en faveur d’une sortie lors du référendum qui doit avoir lieu d’ici la fin 2017, a déclaré hier un proche du Premier ministre David Cameron. Certains, au sein du camp en faveur d’une sortie, laissent entendre qu’une victoire du Oui pourrait servir à obtenir davantage de concessions de Bruxelles avant la tenue d’un second référendum.
La Chine n’a jamais énoncé comme objectif une croissance de 7% cette année, a déclaré le Premier ministre Li Keqiang à quelques heures de l’ouverture du plénum du comité central du Parti communiste chinois (PCC), qui fixera la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années. S’exprimant vendredi devant l’Ecole centrale du Parti, Li a souligné qu’il ne fallait pas sous-évaluer les difficultés économiques actuelles. Au troisième trimestre, la croissance chinoise est ressortie à 6,9% en rythme annuel, sous les 7% pour la première fois depuis la crise financière mondiale.
Les représentants du Fonds monétaire international (FMI) auraient indiqué à la Chine que le yuan devrait rejoindre le panier de devises de l’institution, indique Bloomberg, qui cite trois officiels chinois sous couvert d’anonymat. Le yuan entrerait ainsi dans la composition du Droit de tirage spécial (DTS), l’unité de compte du FMI. Cette décision accroîtrait la légitimité internationale de la devise chinoise. Pékin aurait déjà préparé des déclarations célébrant l’événement.
Le parti Droit et justice (PiS, opposition conservatrice) arriverait en tête des élections législatives en Pologne et devrait pouvoir s’appuyer sur une majorité absolue au Parlement. Le dernier sondage Ipsos disponible prévoit pour le PiS 242 sièges au parlement, sur un total de 460. Le PiS remporterait environ 39% des suffrages. La Première ministre Ewa Kopacz a déclaré que la Plate-forme civique (PO, centre droit au pouvoir) reconnaissait sa défaite.
Les Bourses européennes ont amplifié leur progression vendredi après l’annonce de nouvelles baisses de taux en Chine, avec des gains compris entre 2% et 3% pour les grands indices. Wall Street a également ouvert en hausse. Sur le marché des changes, le yuan offshore est tombé à son plus bas niveau en quatre semaines à 6,3994 pour un dollar, tandis que l’euro accentuait son repli 1,1016 dollar.
Les débats sur l’aide financière à apporter aux nations les plus pauvres ralentissaient vendredi le déroulement des négociations entre les représentants de près de 200 nations réunis à Bonn en amont de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Certains délégués présents à Bonn ont dit craindre un nouvel échec après celui de la conférence de Copenhague en 2009. «Sur beaucoup de dossiers, nous sommes encore loin de l’objectif», a confirmé Elina Bardram, qui dirige la délégation de la Commission européenne.
A l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, State Street a comptabilisé une charge de restructuration de 75 millions de dollars liée à un plan de réduction d’emploi. La banque américaine envisage de supprimer 600 postes dans le monde en brut, et 200 en net, d’ici à fin 2016, ce qui lui permettrait d’économiser 50 millions de dollars par an.
Pour Standard & Poor’s, le Japon doit consacrer le produit de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue en 2017 à la réduction de la dette publique. Exempter certains produits alimentaires de la hausse pourrait la rendre plus acceptable par l’opinion publique japonaise, a précisé KimEng Tan, responsable de la notation souveraine pour l’Asie de S&P, dans un entretien à Reuters.
Le gouvernement suédois va présenter un collectif budgétaire avant la fin de l’année devant la nécessité de revoir ses projets de dépenses publiques en raison de l’afflux de migrants et de réfugiés, a indiqué vendredi un porte-parole du ministère des Finances. Le gouvernement avait auparavant annoncé avoir conclu un accord avec l’opposition sur l’octroi de 10 milliards de couronnes (1,06 milliard d’euros) aux collectivités locales afin qu’elles puissent faire face à l’arrivée des migrants.