Les parlementaires norvégiens pourraient prochainement autoriser le fonds souverain à diversifier ses investissements afin de mieux répartir ses risques, a indiqué à l’agence Reuters le responsable du comité des finances du parlement. La banque centrale norvégienne, chargée de la gestion du fonds, a recommandé le mois dernier qu’il soit autorisé à investir dans les projets d’infrastructures non cotés et augmenter son allocation dans l’immobilier. Actuellement, le fonds investit environ 60% de son portefeuille dans les actions, 35% dans les obligations et jusqu'à 5% dans l’immobilier. Il peut investir dans des sociétés impliquées dans les projets d’infrastructures mais il n’est pas autorisé à prendre une participation directe dans un projet non coté en Bourse. «Il me semble qu’il existe un large consensus sur le besoin d’ajustements qui puissent contribuer à une diversification accrue... afin d’améliorer la distribution du risque», a déclaré à Reuters le responsable du comité des finances, Hans Olav Syversen. Le fonds souverain pourrait être ainsi autorisé à investir jusqu'à concurrence de 5% dans des projets d’infrastructures non cotés et relever la poche immobilière dans une fourchette comprise entre 5% et 15%. Les propositions de modifications devraient être publiées en avril pour ensuite être débattues au parlement.
Le fonds souverain norvégien a nommé Christian Ringnes et Petter Fredrik Neslein en qualité de membres externes de son comité d’investissement immobilier pour un mandat d’un an. Ce comité comprend cinq membres dont deux membres extérieurs au fonds souverain mais disposant d’une expertise dans l’immobilier. Christian Ringnes est notamment actionnaire principal et directeur général des sociétés immobilières Eiendomsspar et Victoria Eiendom. Fredrik Neslein est pour sa part propriétaire et directeur général de la société immobilière Pecunia, qui gère et développe de l’immobilier commercial et résidential dans le centre d’Oslo.
Les actifs sous gestion de la société de gestion allemande Quoniam, spécialisée dans la gestion quantitative, se sont accrus l’an dernier de 2,7 milliards d’euros pour atteindre 25,7 milliards d’euros, a indiqué le 28 janvier à Paris Ulrich Koall, managing director responsable des ventes et services client international de la société à l’occasion d’une manifestation organisée par BFT Investment Managers. Quoniam est l’une des sociétés retenues par BFT Investment Managers dans le cadre de ses partenariats de gestion, une activité lancée il y a déjà plusieurs années qui répond à la demande des institutionnels français, soucieux de diversifier leurs partenaires de gestion à l’international et de sélectionner dans cette perspective les meilleurs gérants mondiaux et d’accéder à des expertises spécifiques comme celle de Quoniam dans la gestion quantitative. Les résultats de cette activité de partenariats sont plutôt satisfaisants. Au cours des douze derniers mois, trois fonds et un mandat ont été créés ou sont en cours de création pour un total de près de 1 milliard d’euros, a indiqué Alain Sigoillot, responsable des partenariats de BFT IM.
Deux sociétés de gestion genevoises, Gadd et Infinum, ont décidé de fusionner, rapporte L’Agefi suisse. Active dans la gestion discrétionnaire pour une clientèle privée européenne, Gadd s’associe à Infinum, un multi-family office concentré sur une clientèle asiatique et européenne. La nouvelle entreprise, Gadd-Infinum, affichera des actifs sous gestion supérieure au milliard de francs et environ 25 employés. La fusion devrait se conclure au premier semestre.
Les actifs sous gestion de Bordier ont légèrement augmenté l’an dernier, pour approcher 11 milliards de francs, rapporte L’Agefi suisse. Les effectifs du groupe genevois ont eux aussi progressé modérément, à 243 emplois, dont 155 en Suisse (Genève, Zurich, Berne et Nyon). Les emplois basés en Suisse représentent donc 63% de l’effectif total, alors que 70% des actifs sous gestion du groupe est déposée en Suisse. La clientèle résidente en Suisse représente environ 30% des actifs du groupe, dont le ratio de fonds propres dépasse 20%. En Suisse, les actifs sous gestion sont restés stables l’an dernier, l’effet des régularisations fiscales étant compensé par des afflux. Stabilité aussi en France et à Singapour, qui avait connu une forte hausse en 2014 (Bordier s’y est implanté en 2011). Une augmentation des actifs de l’ordre de +15% a été enregistrée en Grande-Bretagne. «Bordier UK fonctionne sur deux axes de développement, explique l’associé Michel Juvet. Le premier concerne la clientèle domestique avec une croissance très satisfaisante, notamment grâce aux performances de notre gestion. Le second se développe sur la clientèle internationale.»
Les actifs sous gestion de la banque privée suisse Julius Baer ont progressé l’an dernier de 3% ou 9 milliards de francs suisses pour atteindre le niveau record de 300 milliards de francs suisses malgré un impact devises négatif de 10 milliards de francs suisses, selon un communiqué publié ce matin. La collecte nette s’est élevée l’an dernier à 12 milliards de francs suisses et l’apport lié à l’acquisition des activités internationales de gestion de fortune de Merrill Lynch s'élève à 8 milliards de francs. Le résultat d’exploitation affiche une hausse de 6% à 2,69 milliards de francs, avec une marge brute inchangée de 94 points de base. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 70% à 67%, dans l’objectif prévu des 65% à 70%. Le bénéfice net, affecté par une provision de 521 millions de francs liée au différend fiscal avec les Etats-Unis, a chuté de 52% à 279 millions de francs. Hors provision, le bénéfice net progresse de 20% à 701 millions de francs suisses. Julius Baer précise dans son communiqué que le Département américain de la justice a approuvé l’accord signé en vue de régler le litige fiscal avec les Etats-Unis. Un tribunal doit encore statuer sous peu sur l’arrangement, lequel comprend une amende de 547,25 millions de dollars (559,29 millions de francs). Julius Baer avait annoncé fin décembre un accord de principe avec le Département de la justice. Une augmentation du dividende ordinaire de 10% à 1,10 franc suisse par action sera proposée à la prochaine assemblée générale des actionnaires, programmée pour le 13 avril 2016.
Après une année 2015 riche en événements dont l’acquisition de la filiale suisse de Royal Bank of Canada (RBC), la Banque Syz place l’année 2016 sur la poursuite de la croissance externe et interne. «Nos activités cœur restent le wealth management et l’asset management. Si les autres initiatives, amorcées sous forme de partenariats, sont destinées à croître, elles restent pour l’instant périphériques. C’est sur nos métiers de base que nous portons l’essentiel de nos efforts car l’environnement est devenu extrêmement compétitif avec une Suisse ouverte sur un modèle qui repose dorénavant sur la compétence et non plus sur le secret bancaire, ce qui rejoint ce que nous avons toujours défendu. Le contexte réglementaire est aujourd’hui complexe et coûteux tant dans la gestion de fortune, avec Fatca et l’arrivée de l’échange automatique d’informations, que dans la gestion d’actifs, avec les nouvelles contraintes imposées par les nouvelles directives MiFID. Là où le bât blesse, c’est que cette régulation est la même pour tous, petits et grands. Pour en assumer le poids, il est nécessaire d’atteindre une certaine taille et pour y arriver, il faut soit acheter, soit construire. Notre santé financière nous permet de poursuivre les deux voies: croissance par acquisition pour la banque privée et croissance organique pour la gestion institutionnelle. Et nous restons attentifs à toute nouvelle opportunité», explique Eric Syz dans les colonnes de L’Agefi suisse. Pour la gestion de fortune, les vecteurs de croissance sont en Amérique latine, en Afrique et en Asie, précise le dirigeant.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé la nomination effective au 1er janvier 2016 de Lothar Meinke au poste de responsable du «Regional Account Management» en Allemagne. Basé à Francfort, il est chargé de la distribution des fonds auprès des partenaires régionaux à savoir les banques, les caisses d’épargne, les gestionnaires d’actifs et les conseillers indépendants. Il est rattaché à Sandra Sonnleitner, responsable du développement de l’activité «retail» en Allemagne depuis mai 2015. Lothar Meinke arrive en provenance de Frankfurt Trust où il officiait en tant que responsable de la distribution des «mutual funds».
L’Assemblée générale de BHF-Bank AG, qui s’est tenue jeudi 28 janvier 2016, a élu comme membres de son conseil de surveillance Grégoire Charbit, gérant du groupe Oddo et membre du directoire d’Oddo Seydler Bank AG, et Werner Taiber, directeur général Allemagne d’Oddo Meriten Asset Management et membre de conseil de surveillance d’Odd Seydler Bank AG. Après avoir débuté sa carrière comme avocat au sein du cabinet Gide-Loyrette-Nouel à Paris, Grégoire Charbit a intégré Oddo & Cie en 1994 en tant que directeur juridique. En 1997, il devient secrétaire général du groupe Oddo, en charge de la croissance externe, des partenariats et du service juridique. En novembre 2002, Grégoire Charbit est promu responsable des ressources humaines du groupe Oddo. Après treize années passées au sein de la direction juridique et des fonctions support, Grégoire Charbit a été désigné en qualité de gérant d’Oddo & Cie aux termes d’une délibération de l’Assemblée générale du 26 avril 2007 pour une durée indéterminée. Au sein du collège de la gérance, il est notamment en charge du pôle Opérations du groupe Oddo, et de la direction juridique et de la conformité.Pour sa part, Werner Taiber est directeur général Allemagne d’Oddo Meriten Asset Management depuis octobre 2012. En parallèle, il a assumé le poste de responsable pour l’Allemagne du groupe BNY Mellon de juillet 2014 à juillet 2015. L’intéressé, qui compte plus de 25 ans d’expérience dans les domaines de la finance d’entreprise et des marchés de capitaux, a débuté sa carrière chez WestLB où, de 1987 à 2012, il a occupé divers postes de directior. De 2006 à 2012, il a notamment été membre du directoire de WestLB, en charge des opérations d’affaires pour les clients allemands et internationaux et de financements de projets.Avec ces deux nominations, le conseil de surveillance de BHF est désormais composé de Leonhard Fischer (président), Heinrich Linz (vice-président), Martha Bockenfeld, Grégoire Charbit, Konstantin Graf von Schweinitz et Werner Taiber, ainsi que les membres du Conseil d’entreprise Sabine Diehl, Johannes Hellmann et Michael Rückl en tant que représentants des salariés.
Le gestionnaire d’actifs allemand Union Investment a ouvert un bureau à Londres qui sera dirigé par Nicolas Freyer, chargé de clientèle senior pour le Royaume-Uni, rapporte le site spécialisé Investment Europe. A l’occasion d’une conférence de presse de présentation à Londres, Alexander Schindler, membre du directoire d’Union Investment et actuel président de l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama), a indiqué que le gestionnaire allemand avait enregistré l’an dernier une collecte nette de plus de 20 milliards d’euros. Les actifs sous gestion d’Union s'élèvent à 264 milliards d’euros, dont 60% issus de clients institutionnels.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a nommé Mark Humphreys, jusque-là responsable des solutions stratégiques pour le Royaume-Uni, au poste nouvellement créé de responsable de l’équipe de gestion fiduciaire, rapporte IPE.com. Cette nouvelle équipe ainsi créée est notamment composée de Hannah Simons, Jonathan Smith et Rosalind Mann, tous trois nommés «fiduciary managers». Les trois gérants étaient analystes au sein de la division «Strategic Solutions» pour le Royaume-Uni.
La société de capital-investissement Coller Capital a annoncé, ce 29 janvier, que son directeur général Tim Jones avait décidé de démissionner de son poste pour des raisons personnelles. Cette décision a pris effet immédiatement. Tim Jones conservera toutefois un rôle non-éxecutif au sein de la société en qualité de conseiller spécial (« Special Adviser »).
Jeremy Charles, jusque-là directeur des opérations chez Old Mutual Wealth, et Carlton Hood, directeur en charge des clients («customer director») au sein de la même compagnie, ont décidé d’abandonner leurs fonctions respectives et de quitter la société, rapporte Investment Week. Jeremy Charles sera remplacé par Paul Penney, actuel directeur des systèmes d’information chez Old Mutual WealthJeremy Charles qui travaillait chez le gestionnaire de fortune depuis 2012, a décidé de partir en préretraite en 2016 comme il l’avait précédemment annoncé. L’intéressé était responsable des opérations et de la gestion au quotidien des activités de la société pour le Royaume-Uni, l’Europe et l’international. Avant de rejondre Old Mutual Wealth, Jeremy Charles avait travaillé pendant six ans chez Thames River et F&C au poste de directeur des opérations. Pour sa part, Carlton Hood, qui occupait le poste de «customer director» depuis deux ans, a quitté la société à la suite d’une restructuration interne ayant entraîné la suppresion de son poste. Il étudie désormais d’autres opportunités au sein de l’ensemble du groupe Old Mutual.
La forte décollecte des fonds actions mondiaux depuis début 2016 a pris fin sur la semaine arrêtée au 27 janvier. Les sorties hebdomadaires n’ont été que de 37 millions de dollars, relèvent les analystes de BoA Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Le chiffre masque des entrées nettes de 6,4 milliards sur les fonds indiciels cotés (ETF) et des sorties équivalentes sur les fonds communs de placement. Le gros des flux s’est porté sur le monétaire, avec 7,1 milliards sur la semaine.
Le Premier ministre britannique, qui veut obtenir une refonte des relations entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens, a estimé vendredi que les propositions mises sur la table par l’Union européenne (UE) étaient insuffisantes mais a fait état de progrès. L’UE a proposé un mécanisme de «freinage d’urgence» qui permettrait à la Grande-Bretagne de limiter l’immigration en provenance des autres Etats membres, ce qui constitue l’une des principales exigences de David Cameron.
L’inflation dans la zone euro s’est accélérée en janvier à 0,4% en rythme annuel, comme attendu, et les prix hors énergie et produits alimentaires non transformés ont augmenté plus qu’anticipé, montre vendredi la première estimation publiée par Eurostat. L’inflation de base, surveillée de près par la Banque centrale européenne (BCE), a atteint 1,0% après 0,9% en décembre. Le consensus Reuters prévoyait un taux inchangé. La BCE s’est fixé pour objectif à moyen terme un taux d’inflation proche de 2%.
L’Union européenne (UE) imposera des droits sur les importations d’acier chinois employé dans le béton armé, tandis que la Commission poursuit son enquête sur du dumping présumé des producteurs chinois. Bruxelles imposera des droits provisoires de 9,2% à 13,0% sur les importations de barres d’armature du béton en acier à haute tenue à la fatigue (HFP), précisait vendredi le journal officiel de l’Union.
Le produit intérieur brut de la France au quatrième trimestre 2015 a progressé de 0,2%, un niveau conforme aux attentes, selon une première estimation publiée vendredi par l’Insee. Sur l’ensemble de 2015, l’économie française à crû de 1,1%, après +0,2% en 2014. La prévision du gouvernement était de 1,0%. La douceur des températures et les attentats de novembre ont pesé sur la consommation des ménages, en baisse de 0,4%. A l’inverse, l’investissement des entreprises a progressé pour le quatrième trimestre consécutif (1,3% au dernier trimestre, +2% sur l’ensemble de l’année).
La croissance de l’économie américaine a ralenti plus que prévu au quatrième trimestre, sous le coup d’un nouvel effet de stocks négatif et d’un commerce extérieur pénalisé par la vigueur du dollar et la faiblesse de la conjoncture mondiale, selon une première estimation publiée vendredi par le département du Commerce. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,7 % en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, alors que les économistes tablaient sur une croissance de 0,8%. Celle-ci avait été de 2,0% au troisième trimestre et de 3,9% au deuxième. L’activité a également été pénalisée par une météo inhabituellement clémente qui a pesé sur la demande d’énergie et d’équipements hivernaux. La chute des cours du pétrole a par ailleurs conduit les entreprises du secteur à diminuer leurs investissements. Sur l’ensemble de l’année 2015, la croissance s’est élevée à 2,4%, inchangée par rapport à 2014.
L’Arabie saoudite est disposée à coopérer avec les autres pays producteurs de pétrole pour soutenir les cours de l’or noir mais n’est pas à l’origine d’une proposition de réduction de la production mondiale évoquée par la Russie, rapportait hier la chaîne Al Arabiya en citant une source officielle saoudienne. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait déclaré jeudi que Ryad avait proposé une réduction de la production mondiale pouvant aller jusqu’à 5%, ce qui a soutenu les cours du brut pendant les deux derniers jours de la semaine.
L’agence de notation a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait la note de la dette espagnole à «BBB+», assortie d’une perspective stable, mais juge que l’incertitude autour des futures relations entre la Catalogne et le reste du pays pourrait affecter le sentiment économique et l’investissement. Elle table sur un ralentissement de la croissance à 2,6% en 2016 et 2,3% en 2017, après 3,2% l’an dernier, avec un déficit budgétaire à respectivement 3,5% et 2,9% du PIB, contre 4,6% en 2015.
«Les conditions pour lever le contrôle des capitaux sont bonnes», a déclaré hier dans un entretien à Reuters le gouverneur de la banque centrale islandaise Mar Gudmundsson, en précisant que cette levée en plusieurs étapes devrait être bouclée avant fin 2016. L’Islande envisage aussi de soumettre à l’impôt les étrangers qui souscrivent à ses emprunts pour éviter d’être submergée par des flux financiers que les taux d’intérêt les plus élevés d’Europe occidentale attirent comme un aimant.