La société de gestion alternative activiste Engaged Capital a indiqué avoir pris une participation de 14,1% au capital de la société Outerwall, l’opérateur des kiosques de location de vidéos Redbox, rapporte l’agence Reuters. Engaged Capital, qui a acquis cette participation à compter du 1er février, estime que les actions Outerwall sont sous-valorisées et constituent une opportunité d’investissement intéressante.
Catherine Adibi rejoint Risk-Based Investment Solutions Ltd. (RBIS), filiale dédiée aux stratégies « smart beta » du Groupe Rothschild & Co, au poste de chief investment officer et deputy chief executive officer. Catherine Adibi a une longue expérience de la gestion d’actifs. Après dix années passées chez Sinopia Asset Management (groupe HSBC), en tant que gérante de portefeuilles actions internationales et gestion diversifiée, puis responsable du Business Development au sein du groupe CCF, elle rejoint Axa Investment Managers en 1999, en tant que directrice du marketing pour les gestions quantitatives et structurées. Elle occupera ensuite le poste de global head of product management. En 2010, Catherine Adibi rejoint Rothschild & Cie Gestion où elle occupe la fonction de directeur du product management. Sous la direction de Marc Romano, directeur général de Risk-Based Investment Solutions Ltd., Catherine Adibi aura notamment la responsabilité du développement de l’activité de la société, via la conception de nouvelles solutions d’investissement innovantes dédiées aux investisseurs professionnels et particuliers. Basée à Londres, la société « Risk-Based Investment Solutions Ltd » (RBIS), filiale à 100% de Rothschild & Co, propose une approche innovante dans la construction de portefeuilles, offrant aux investisseurs une alternative plus efficiente aux traditionnels portefeuilles pondérés par la capitalisation (actions) ou par la dette (obligations). RBIS Ltd est en mesure d’offrir à ses clients des portefeuilles sur-mesure, sans contraintes en termes de nombre de sous-jacents, de classes d’actifs et de combinaison de classes d’actifs. Le processus d’investissement adopté par RBIS est centré sur la contribution au risque des actifs sous-jacents et combine le meilleur de l’approche académique avec une technologie développée en interne, sous la direction d’Abdelkader Bousabaa, head of research.
Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé, e 8 février, le lancement d’un nouveau fonds à échéance d’obligations d’entreprises, baptisé Millesima 2021. « Ce produit doit permettre aux investisseurs de bénéficier du contexte toujours favorable au marché du crédit, explique la société de gestion dans un communiqué. Le high yield européen, objet principal d’investissements du fonds devrait plus particulièrement tirer son épingle du jeu. » Le fonds Millesima 2021 a été officiellement lancé le 25 janvier 2016 avec une période de commercialisation allant jusqu’au 30 juin 2016. Son portefeuille est de type « buuy and hold » avec une échéance au 31 décembre 2021. « Les titres auront vocation à être conservés par le fonds jusqu’à leur maturité », précise Edmond de Rothschild AM France dans un communiqué. L’objectif du fonds est d’obtenir une performance annualisée nette de frais de gestion supérieure à 3,8% (parts C et D) sur la durée de détention recommandée.Concrètement, le fonds investit dans des obligations d’entreprises principalement libellées en euros, avec une priorité accordée aux titres à haut rendement dans une limite de 10% sur la frange la moins bien notée (titres dont la notation est comprise entre CCC+ et CCC-), ou jugée équivalente par la société de gestion. Pour ce faire, un processus de notation propriétaire a été mis en place au sein de la société de gestion, précise-t-elle. « Construit dans une logique de conservation jusqu’à l’échéance de la stratégie en décembre 2021, le fonds offre une diversification en termes d’émetteurs et de secteurs afin de limiter les risques de concentration », souligne Edmond de Rothschild. Caractéristiques du fonds : - Codes ISIN : Part C : FR0013076478 / Part D : FR0013076486- Forme juridique : Fonds Commun de Placement de droit français - Classification AMF : Obligations et autres titres de créance libellés en euro - Commercialisation : jusqu’au 30/06/2016 - Période d’investissement : jusqu’au 30/06/2016 - Date de lancement : 25/01/2016 - Frais de gestion maximum : Parts C et D : 1,20% TTC - Commission de souscription (non acquise à l’OPCVM) : Parts C et D : 4% maximum - Commission de rachat : Non acquise à l’OPCVM : néant / Acquise à l’OPCVM : 1% jusqu’au 31/12/2016 et néant au-delà- Durée de placement recommandée : jusqu’au 31/12/2021
Après une profonde réorganisation de ses équipes en 2015, le groupe OFI a annoncé lundi vouloir porter ses encours sous gestion à 100 milliards d’euros d’ici à 2020, soit 35 milliards de plus que les 65 milliards d’euros gérés à fin 2015. L’atteinte de cet objectif ambitieux ne se fera probablement pas sans croissance externe. « J’aimerais bien annoncer une opération de croissance externe cette année », n’a pas caché Gérard Bourret, président du directoire d’OFI AM, à l’occasion d’une conférence sur le plan stratégique de développement 2016-2020. L’immobilier est notamment dans sa ligne de mire. Gérard Bourret souhaite remédier à l’absence d’offre de son groupe dans ce domaine, « un trou dans la raquette », selon ses propres termes. Cette « priorité pour 2017 » pourrait prendre diverses formes, dont une acquisition mais aussi une association avec des équipes existantes. Par ailleurs, la société, qui avait annoncé lors de sa conférence annuelle vouloir acquérir un robo-advisor, est en plein appel d’offres, avec la sélection de trois candidats, a confié Gérard Bourret. La poursuite de l’objectif de 100 milliards d’euros passera également par le « développement de nouveaux territoires commerciaux », a indiqué Jean-Pierre Grimaud, directeur général d’OFI AM depuis juin 2015. Concrètement, la société de gestion plutôt spécialisée sur la clientèle institutionnelle « souhaite explorer la clientèle individuelle », précise Jean-Pierre Grimaud. Cela se traduira dans par la gestion d’unités de compte (UC) pour le nouveau contrat multisupports de la Macif et de la Matmut, les actionnaires principaux d’OFI AM. « Nous allons en profiter pour accentuer nos efforts auprès d’autres distributeurs comme les plates-formes assurantielles, les banques privées, les groupements, les grands CGP », poursuit Jean-Pierre Grimaud. Ces nouveaux « territoires » incluent aussi l’Europe. Un développement à l’international qui n’est pas nouveau, puisque la société l’évoquait déjà mi-2012. Mais il ne s’est manifestement pas concrétisé car les encours dans ce domaine sont « proches de zéro », selon Gérard Bourret. Les pays ciblés seront les marchés francophones, l’Allemagne, l’Autriche et peut-être l’Espagne. Côté clients, OFI AM a aussi annoncé vouloir poursuivre son développement auprès de la clientèle institutionnelle au-delà du monde mutualiste (compagnies d’assurances, corporates, family offices). Le troisième axe de développement cité par Jean-Pierre Grimaud est l’optimisation de l’offre, avec un accent particulier sur l’investissement socialement responsable. En attendant, en 2015, OFI AM a enregistré des souscriptions nettes de 2,5 milliards d’euros et dégagé un résultat d’une quinzaine de millions d’euros.
Les grandes Bourses américaines s’opposent à ce qu’Investors Exchange (IEX), une plate-forme qui se targue de ralentir le trading, devienne elle aussi une Bourse (en tant que National Securities Exchange), rapporte L’Agefi. IEX est un dark pool créé en 2013 dont les actionnaires sont des fonds, des hedge funds et des acteurs du capital-investissement. L’opérateur se propose de ralentir les ordres de 350 microsecondes. Avec ce «ralentisseur » équivalent à un millième du temps d’un battement de cils, l’opérateur dit vouloir éviter à ses clients d'être doublés par les traders à haute fréquence. La Securities and Exchange Commission a jusqu’en mars pour déterminer si elle accorde ou pas le statut de Bourse à IEX.
La Banque Vontobel ajoute une fonction de négoce à l’offre numérique destinée à sa clientèle privée. A partir du 9 février, celle-ci pourra acheter et vendre des titres par le biais de Vontobel Mobile Private Banking, a indiqué le 8 février l'établissement dans un communiqué. Une fonction «vue d’ensemble» permettra par ailleurs aux clients de garder un oeil sur les ordres en cours et ils pourront les travailler au besoin. Vontobel Mobile Private développera également cette fonction pour sa clientèle en Europe, précise le communiqué.
Le directeur général (CEO) de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a assuré être dans une logique à moyen et long terme dans le redressement de la banque, assurant qu’il fallait garder «la tête froide» face aux réactions du marché. Le patron a insisté ne pas vouloir céder l’activité de banque d’affaires et rester intéressé par la consolidation du secteur, dans un entretien paru dans l'édition dominicale du journal Le Temps.Interrogé sur la chute de l’action, qui a perdu plus de 10% jeudi dernier après la publication d’une importante perte en 2015, Tidjane Thiam a souligné être «dans une logique de moyen et long terme». Ce dernier a rappelé ne pas être «la seule banque à un plus bas historique». «Nous nous trouvons clairement dans une tempête économique, les prix du pétrole sont au plus bas, les politiques monétaires des grandes banques centrales du monde sont complètement déconnectées, ce qui crée beaucoup d’incertitudes. Les marchés ne montrent pas la moindre indulgence», a poursuivi le Franco-ivoirien, ancien patron de l’assureur britannique Prudential.Revenant sur les critiques récurrentes quant au maintien de l’activité de banque d’affaires au sein du groupe, Tidjane Thiam a apporté un démenti cinglant à une cession de cette division. «Je conteste complètement la vision du marché qui pense qu’on peut réussir en étant uniquement un acteur de la gestion de fortune», a-t-il dit. «Des individus nous rapportent des millions de francs en commissions, ils sont comme une entreprise de taille moyenne à eux seuls. Sans banque d’affaires concurrentielle, on les perdra un jour. Les Goldman Sachs et autres banquiers d’investissement leur rendent visite tous les jours», a-t-il martelé.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) a nommé Bernhard Wenger au poste de responsable de sa filiale SPDR, dédiée aux ETF, pour la Suisse. L’intéressé sera ainsi responsable commercial et du développement pour SPDR ETF dans le pays. Basé à Zurich, Bernhard Wenger est rattaché à Alexis Marinof, responsable de SPDR ETF pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), et à Stan Hldad, responsable de SSGA en Suisse.Bernhard Wenger rejoint SSGA en provenance de la société ETF Securities où il a travaillé pendant cinq ans, occupant dernièrement le poste de responsable de la distribution européenne. Auparavant, il a occupé des postes à responsabilité chez Morgan Stanley, HSBC et BNP Paribas.
Credit Suisse possède encore des positions à risque. Selon les informations de SonntagsZeitung, la grande banque, qui a annoncé jeudi une perte de 2,4 milliards de francs en raison d’une profonde restructuration de sa banque d’affaires, recèle encore pour quelque 16 milliards de dollars (15,9 milliards de francs suisses) de prêts accordés à des entreprises fragiles. Selon Le Temps, ces prêts concernent en premier lieu des entreprises actives dans le secteur de l’énergie et dont les bilans sont déséquilibrés par la baisse des cours du pétrole
State Street Global Advisors (SSGA), le pôle de gestion d’actifs de State Street, annonce la nomination de Bernhard Wenger au poste de directeur de la gamme SPDR ETF en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. Basé à Zurich, il travaillera sous la direction d’Alexis Marinof, directeur EMEA de la gamme SPDR ETF et de Stan Hlad, directeur de SSGA en Suisse. Bernhard Wenger sera responsable du business développement et des ventes SPDR ETF en Suisse. Au total, sur les 78 ETF disponibles en Europe, représentant un montant global de 14 milliards de dollars d’actifs sous gestion, SSGA en propose aujourd’hui 66 aux investisseurs suisses. Parmi ceux-ci, 16 ont été inscrits à la cote en 2015, soulignant l’appétit des investisseurs sur ce marché
Le capital investisseur suisse Private Equity Holding (PEH) a annoncé, le 8 février, un bénéfice net en progression de 11% sur les neuf premiers mois à fin décembre de son exercice décalé 2015/16, à 19,4 millions d’euros. Fin décembre, la valeur nette d’inventaire (VNI) par titre de la société de participation a engrangé 8,5% en euros sur un an, pour s'établir à 79,58 EUR ou 13,1% en francs pour atteindre 85,44 francs suisses.
La société allemande Scalable Capital, spécialisée dans les technologies financières, a annoncé l’ouverture de sa filiale londonienne, accessible aux investisseurs retail britanniques, rapporte le site spécialisé Investment Europe. La nouvelle entité, Scalable Capital Limited, qui est soumise à la réglementation de la FCA, offre aux investisseurs britanniques une approche qui vise à réduire les coûts en remplaçant les taches habituellement dévolues au comité d’investissement à une approche basée sur la technologie. L’offre inclut une charge de 0,75% pour un investissement minimum de 10.000 euros. La nouvelle équipe est dirigée par Adam French, managing director et cofondateur de la société, qui a travaillé précédemment chez Goldman Sachs en tant qu’executive director dans la division du négoce, le cofondateur britannique Simon Miller, un ex de Barclays, Manuela Rabener, chief marketing officer et cofondatrice britannique qui a précédemment créé et dirigé Westwing Russia.
Allianz et Bank of America Merrill Lynch ont décidé d’investir conjointement dans deux parcs éoliens aux Etats-Unis développés par EDF Energies Renouvelables, a annoncé l’assureur allemand ce lundi 8 février. Les deux parcs éoliens concernés, Roosevelt et Milo, sont situés dans l’Etat du Nouveau Mexique et ont une puissance d’environ 300 mégawatts. Leurs 150 turbines doivent permettre d’alimenter en électricité environ 170.000 foyers, précise Allianz.Le groupe allemand ne dévoile pas le montant de cet investissement. Toutefois, l’assureur a indiqué que ce nouvel investissement portait à environ 2,9 milliards d’euros ses investissements totaux dans les actifs éoliens et solaires. Le portefeuille d’Allianz compte désormais 60 parcs éoliens et 7 parcs solaires répartis en France, en Allemagne, en Italie, en Suède, en Autriche, en Finlande et, maintenant, aux Etats-Unis.
Gecina a annoncé le 8 février avoir signé avec Primonial Reim un accord sur la vente des titres de sociétés constituant son portefeuille d’immobilier de santé pour un montant de 1,35 milliard d’euros. Primonial Reim est intervenu pour le compte d’un «club deal» regroupant des investisseurs institutionnels parmi lesquels Suravenir, Aviva et un fonds géré par Amundi , précise Gecina dans un communiqué.L’opération traduit un taux de rendement net de 5,9% et une prime sur les expertises au 30 juin 2015 de l’ordre de 16%, et s’inscrit dans la stratégie du groupe de renforcer sa spécialisation dans l’immobilier de bureau à Paris. A l’issue de la transaction, le portefeuille de bureaux devrait représenter plus de 75% du patrimoine total du Gecina. La cession devrait être finalisée à la mi-2016, sous réserve de la levée des conditions suspensives usuelles.
Alex Asset Management, filiale de gestion d’actifs de la banque en ligne BinckBank, semble bien engagée sur la voie d’une stabilisation de ses encours, a indiqué la banque à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Les actifs sous gestion terminent l’année 2015 à 1,7 milliard d’euros contre 2 milliards d’euros à fin décembre 2014 mais les sorties nettes se sont élevées à seulement 44 millions d’euros au quatrième trimestre contre 297 millions d’euros au quatrième trimestre 2014, relève la société. BinckBank se félicite du fait que le portefeuille de référence pour le profil prudent a dégagé l’an dernier un rendement de 11,7% alors qu’il avait terminé l’année 2014 sur une performance négative de 11,2%. En outre, même si l’autorité des marchés financiers néerlandaise (AFM) a fait savoir à BinckBank qu’elle envisageait de lui infliger une amende pour des publicités contenant des informations «peu claires, incorrectes et/ou trompeuses», la banque prévoit de lancer une nouvelle campagne de publicité dès ce mois de février pour accélérer le développement de ce produit. Les actifs sous administration du groupe se sont accrus l’an dernier de 11% à 20,6 milliards d’euros et la banque a dégagé pour 2015 un bénéfice net ajusté de 55,5 millions d’euros, en progression de 32% d’une année sur l’autre. En France, les actifs sous administration s’inscrivaient à 765 millions d’euros au terme du quatrième trimestre, en progression de 6% par rapport au troisième trimestre.
D’après le bilan européen des flux ouverts domiciliés en Europe de Morningstar, publié par Les Echos, l’industrie de la gestion en Europe a enregistré une collecte nette de 283,5 milliards d’euros l’an dernier, en nette repli par rapport aux 397 milliards d’euros de 2014. Dans le détail, les fonds d’allocation ont connu une « année record » avec une collecte nette de 148 milliards d’euros, portant ainsi ses encours à 1.059 milliards d’euros, en hausse de 17% sur un an. Les fonds alternatifs sont également les grands gagnants de l’exercice 2015 avec 78,2 milliards d’euros de souscriptions nettes, soit un quasi doublement par rapport à 2014, et un encours en progression de 27% pour atteindre 376 milliards d’euros. A l’inverse, dans un contexte de forte volatilité, la situation a été plus tendue pour les actions dont la collecte ressort modestement à 17,9 milliards d’euros en 2015, contre 43 milliards d’euros en 2014, selon Morningstar. Les encours s’établissent à 2.700 milliards d’euros, en hausse de 0,72% seulement. Les obligations ont également subi un net ralentissement avec une collecte nette de 27,3 milliards d’euros et des encours qui ont augmenté e 1,40 % sur un an pour ressortir à 2.025 milliards d’euros. Enfin, Morningstar évoque « un succès surprenant » des fonds monétaires, qui ont réalisé en 2015 une collecte nette de 87,6 milliards d’euros, permettant ainsi à leurs encours de croître de 9,20% pour s’établir à 1.077 milliards d’euros fin 2015.
Selon le classement Morningstar 2015 de la collecte des fonds en Europe, publié par Les Echos, BlackRock a enregistré l’an dernier 23,5 milliards de souscriptions nettes, arrivant ainsi largement en tête du palmarès pour les fonds ouverts. En intégrant les chiffres des fonds indiciels et des ETF, « BlackRock et sa filiale iShares représentent à eux seuls 10% des souscriptions de l’année, note Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France, cité par le quotidien économique.Autre fait notable de cette étude : une concentration croissance de la collecte entre les mains des plus grands acteurs. De fait, les 20 premières sociétés de gestion ont recueilli l’an dernier environ 50% des nouveaux flux nets, selon Morningstar. Les données de Morningstar mettent également en lumière la force commerciale des grands réseaux bancaires. Résultat : Eurizon, filiale d’Intesa Sanpaolo occupe la deuxième place du classement avec 20 milliards d’euros de collecte, devant Nordea (12,2 milliards d’euros). Parmi les acteurs français, Candriam (6,2 milliards d’euros), Amundi (5 milliards d’euros) ou Natixis (4,5 milliards d’euros) figurent dans le Top 20 de la collecte 2015 du classement de Morningstar.
La société de gestion Lord Abbett, basée dans le New Jersey et dont les actifs sous gestion s'élèvent à 125,5 milliards de dollars, prépare le lancement de son premier fonds actions au format Ucits dans le cadre de sa politique de mise à disposition de ses stratégies aux investisseurs non américains, rapporte le site spécialisé Citywire Americas. Le fonds US Growth Leaders Ucits, qui sera géré par Thomas O’Halloran et Arthur Weise, réplique le mutual fund du même nom, qui a été lancé en juin 2011, et dont les actifs sous gestion s'élèvent à 2,5 milliards de dollars. Le fonds devrait être domicilié à Dublin. Depuis son lancement jusqu’en janvier 2016, le fonds a dégagé une performance de 64,30% contre 66,19% pour l’indice de référence Russell 3000 Growth TR.
«En 2015, les souscriptions nettes que nous avons enregistrées en Europe proviennent principalement de sociétés d’assurances», souligne Matthieu Louanges, responsable investisseurs institutionnels de Pimco pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. La filiale du groupe Allianz gère actuellement 31 milliards d’euros (sur des actifs totaux de 985 milliards) pour ce type de clientèle, soit trois fois plus qu’il y a 5 ans, note Das Investment. «Nous tablons sur une croissance similaire dans le futur», anticipe Matthieu Louanges, qui compte bénéficier de l’introduction de Solvabilité II et d’un environnement de taux bas, qui favorisent la diversification des portefeuilles des assureurs. Ces derniers sont de plus en plus attirés vers l’investissement dans les obligations d’entreprise et les projets d’infrastructures.
NN Investment Partners lance une stratégie factorielle de performance absolue au format Ucits, avec la volonté de proposer une solution alternative liquide aux hedge funds, rapporte le site spécialisé Investment Week. Le fonds NN Multi-Asset Factor Opportunities, qui sera lancé à la fin février, sera géré par le patron des stratégies systématiques multi-classes d’actifs, Willem van Dommelen, et le gérant de portefeuille Stan Verhoeven, avec le soutien d’une équipe de 21 personnes. Il vise un rendement du Libor US à un mois plus 6% sur un an avec un objectif de volatilité compris entre 8% et 12%. Le fonds investira en utilisant cinq facteurs équipondérés, valeur, carry, momentum, flux et volatilité. Chaque facteur est accessible par le biais de quatre classes d’actifs, à savoir les actions (indices), l’obligataire, les devises et les matières premières. Dans un premier temps, les gérants investiront dans 16 de ses combinaisons de classes d’actifs, avec la possibilité d’en ajouter quatre ultérieurement.
Aberdeen Asset Management réduit les frais de l’un de ses fonds marchés émergents, Aberdeen Worldwide Emerging Markets, au moment même où le régulateur européen s’intéresse aux coûts des fonds, rapporte le Financial Times fund management. La maison affirme que sa décision n’a rien à voir avec l’enquête de l’Esma. Le fonds de 137 millions de livres était apparu dans une liste de fonds « closet trackers » établie l’an dernier. Les frais sont actuellement de 1,7 %, alors que le fonds suit essentiellement son indice, selon Morningstar. Aberdeen n’a pas dévoilé l’ampleur de la baisse.
Nikko Asset Management, dont les actifs sous gestion s'élèvaient à environ 146,4 milliards de dollars à fin septembre 2015, vient de recruter Raphael Marechal en qualité de gérant de portefeuille senior, spécialisé sur les marchés émergents internationaux, rapporte le site Investment Europe. Raphael Marechal, qui rejoint l'équipe en charge de l’obligataire international dirigée par Andre Severino, sera basé à Londres. Il devrait notamment participer au développement de nouveaux produits à destination des investisseurs institutionnels. Il a travaillé auparavant chez BlackRock à Londres où il était un collaborateur senior au sein de l'équipe dédiée aux marchés émergents. Il a également travaillé chez BNP Paribas Investment Partners et chez Fortis Investments.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé le 8 février la conclusion d’un accord en vue d’acquérir Rogge Global Partners (RGP), spécialiste de la gestion obligataire internationale basé à Londres. Cette opération, dont le montant n’a pas été communiqué, permettra à AllianzGI de racheter 100% du capital social de RGP auprès de Old Mutual et des dirigeants de RGP. Cette acquisition va permettre à AllianzGI de renforcer ses capacités d’investissement et de son offre client en gestion obligataire, et à RGP de s’associer à un partenaire stratégique qui contribuera à accroître le potentiel de distribution de ses stratégies d’investissement. Engagé dans une dynamique de développement de ses capacités de gestion obligataire, AllianzGI a réalisé plusieurs investissements au cours de ces dernières années, notamment avec la création en Asie d’une équipe de gestion obligataire placée sous la direction de David Tan, l’élargissement de l’équipe de dette émergente pilotée par Greg Saichin et, plus récemment, le recrutement de Mike Riddell pour piloter le développement de la gestion obligataire au Royaume-Uni. Ces différents investissements viennent accroître les capacités de gestion obligataire déjà significatives d’AllianzGI. « Nous nous réjouissons que RGP ait choisi de s’associer à AllianzGI pour accompagner la prochaine étape de son développement. Ces deux acteurs du monde de la gestion obligataire présentent des compatibilités naturelles, tant en termes de mix produit que de culture d’entreprise, et la perspective de travailler main dans la main dans l’intérêt mutuel de nos clients nous réjouit. Cette complémentarité revêt également une dimension géographique, dans la mesure où cette opération permet à AllianzGI de renforcer significativement son ancrage au Royaume Uni, tout en rendant les stratégies de RGP accessibles à un nombre plus important de clients à l’échelle mondiale», commente Andreas Utermann, directeur des investissements et prochainement directeur général (CEO-elect) d’AllianzGI. A l’instar des précédentes opérations d’acquisition et d’intégration réalisées par AllianzGI, l’indépendance de l’équipe et du processus d’investissement de RGP sera préservée. Les équipes de RGP intégreront la plateforme d’investissement mondiale d’AllianzGI, qui a été mise en place pour préserver les spécificités de la dynamique, des processus et des philosophies d’investissement des différentes équipes de gestion. Résultat de sa stratégie résolument tournée vers le service au client et de son positionnement de gérant actif, AllianzGI a affiché une collecte nette positive au cours de chacun des 11 derniers trimestres, ainsi qu’une croissance de ses actifs obligataires sous gestion qui sont passés de 109 milliards d’euros à 167 milliards d’euros au cours des quatre dernières années. À fin septembre 2015, les actifs d’AllianzGI gérés pour le compte de ses clients s’élevaient à 427 milliards d’euros, dont 167 milliards d’euros investis dans des stratégies obligataires. Les encours de RGP, intégralement investis dans des produits obligataires, s’élevaient à 34 milliards d’euros. Cette opération, qui reste sujette à la validation des autorités réglementaires, devrait être finalisée d’ici la fin du deuxième trimestre 2016.
La popularité grandissante des fonds indiciels bon marché est une inquiétude montante pour les sociétés de gestion traditionnelle. Mais nombre d’entre elles ont décidé de contre-attaquer, pariant qu’elles peuvent capter des parts de marché dans les domaines les plus innovants du monde de l’investissement passif, analyse le Financial Times. Le secteur des ETF est dominé par trois gros acteurs – State Street, BlackRock et Vanguard. Ils contrôlent ensemble 80 % du monde de l’investissement passif représentant près de 4.000 milliards de dollars, soit un niveau inaccessible dans un secteur où la taille est le principal avantage. De ce fait, nombre de grandes sociétés de gestion active ont admis leur défaite dans le monde des ETF, mais ont décidé de se battre dans une nouvelle niche appelée « smart beta ». Les ETF vieille école pourraient toujours dominer les flux d’investissement, mais les analystes s’attendent à ce qu’une deuxième génération de fonds smart beta deviennent de plus en plus populaires.
Zeus Capital vient de nommer Paolo Tortorella et Graziella Cioffi au sein du conseil d’administration de Zeus Capital Sicav. Paolo Tortorella, qui est le fondateur de Zeus Capital SA, devient CEO et directeur général de Zeus Capital SA. Graziella Cioffi, qui était responsable du développement pour l’Italie et le Tessin d’Emerging Managers Group, est nommée responsable du développement de la Sicav. Zeus Capital Sicav a été lancée en 2013 et se compose de 5 compartiments. De nouveaux compartiments seront lancés d’ici au mois prochain.
Anima SGR vient de recruter Tommaso Cucchetti en tant que chargé de clientèle au sein de la direction clientèle institutionnelle dans l’équipe dirigée par Andrea Mandraccio, responsable division clients institutionnels d’Anima, rapporte Funds People Italia. L’intéressé a passé dix ans dans le secteur de la gestion d’actifs. Il a travaillé successivement chez Vontobel AM & Investment Funds, Merrill Lynch et Idea Sim. Depuis septembre 2012, il travaillait au sein de Soprarno SGR en tant que gérant obligataire.
Cairn Real Estate, la filiale néerlandaise du groupe allemand MPC, vient de racheter, avec le concours d’un investisseur institutionnel, le portefeuille de transition du fonds néerlandais Stationsloaties C.V., rapporte la publication spécialisée Property Magazine. Ce portefeuille comprend six immeubles de bureaux dans les villes d’Utrecht, Breda, Groningen, Haarlem, Leeuwarden et Schiedam, représentant une surface total de 52.500 m2. Le prix de l’opération s’est élevé à 69 millions d’euros.
Robeco a vu ses actifs sous gestion augmenter de 18% l’an dernier, pour atteindre 268,1 milliards d’euros à fin décembre. Le gestionnaire néerlandais annonce ce matin renouer avec un niveau d’encours inégalé depuis sept ans. La hausse de 22,1 milliards d’euros est principalement due à un gain de 17,3 milliards d’euros lié à l’appréciation du dollar. En dehors cet effet de change, Robeco a collecté 4 milliards d’euros en net, contre 6,2 milliards en 2014. Le groupe affiche un bénéfice net record de 237 millions d’euros en 2015.
Le point mort d’inflation anticipé à cinq ans dans cinq ans, censé prédire le niveau d’inflation pour 2026 qui sera anticipé en 2021 et que la Banque centrale européenne (BCE) présente comme l’un de ses principaux baromètres des anticipations d’évolution des prix, est tombé à 1,4740%. La dernière fois que cet indicateur est tombé sous les 1,5% remonte à début janvier 2015, juste avant l’annonce du QE par Mario Draghi.
La production de pétrole restera excédentaire tout au long de l’année 2016, a indiqué mardi l’Agence internationale de l’énergie. Dans son rapport mensuel sur le marché pétrolier, l’Agence a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande, à 1,17 million de barils par jour (bpj), après une croissance de 1,6 million bpj enregistrée en 2015. La faiblesse de la demande, associée à la résistance des producteurs américains et au retour sur le marché mondial de l’Iran ne laisse pas entrevoir une hausse prochaine des prix. «Les données disponibles sur l’offre et la demande au second semestre de l’année vont dans le sens d’une accumulation supplémentaire des stocks, de 0,3 million de bpj. (...) Dans ces conditions, le risque baissier à court terme est en hausse», conclut le rapport.