La Kuwait Investment Authority (KIA) va remplacer son managing director, mettant un terme au mandat de 14 ans de Bader al-Saad à la tête du fonds souverain, rapporte le Financial Times. Ce dernier conservera toutefois un siège au conseil d’administration, selon des sources proches du dossier. Bader al-Saad sera remplacé par Farouk Bastaki, le directeur exécutif pour les placements alternatifs, qui va ainsi devenir le septième managing director du fonds souverain depuis sa création en 1982. L’information a d’abord été révélée par le journal koweitien Al-Rai, qui a indiqué que la transition s’effectuerait en avril.
Nordea Asset Management a intégré l’ensemble de se ses activités dédiées aux actions internationales dans le giron de l’équipe actions fondamentales afin de renforcer son organisation, rapporte le site spécialisé Citywire. L’équipe, qui compte 29 personnes, sera désormais en charge de l’ensemble des stratégies actions globales, européennes et émergentes dans un seul centre d’investissement et une seule plateforme partagée d’analyse.Kasper Elmgreen va diriger cette équipe élargie et va donc renoncer à la gestion de certains fonds, comme le Nordea 1 – Emerging Consumer, qui va être pris en charge par Daniel Ovin. Kasper Elmgreen reste toutefois le gérant principal sur le fonds Nordea 1 – European Focus Equity.
Le Nordic Swan Ecolabel va attribuer d’ici à fin juin 2017 des écolabels aux fonds d’investissements des pays d’Europe du Nord (Danemark, Norvège, Suède, Finlande et Islande) qui respectent certains critères, rapporte la newsletter danoise FW Asset Management. Les critères sont assez généraux et couvrent l’exclusion du pétrole, du tabac, du charbon des OGM, des armes et les violations de certaines normes et conventions internationales. N’importe quelle société de gestion pourra demander un label, mêmes celles dont les fonds sont domiciliés à l’étranger, pourvu qu’elles vendent leurs produits dans l’un des pays d’Europe du Nord. Toutefois, cela a un coût. Les frais de candidature sont de 3.000 euros et la licence sera de 15 euros par million d’euros d’encours. « Obtenir le Nordic Swan Ecolabel est une bonne idée car notre notoriété au sein de la population des pays d’Europe du Nord est très élevée. (…) », commente Per Sandell, product manager de Nordic Ecolabelling Svanemærket en Suède. Il souligne aussi que l’organisation Nordic Swan Ecolabel est indépendante et qu’elle n’a pas de lien avec l’industrie financière.
Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) et la Caisse de dépôt et placement du Québec annoncent un réinvestissement totalisant 90 millions de dollars dans Capital croissance PME (CCPME). Cette nouvelle participation porte désormais à 540 millions de dollars la capitalisation totale de ce fonds, destiné aux PME de toutes les régions du Québec. Depuis sa création en 2010, 322 entreprises québécoises ont bénéficié d’un financement de CCPME, dont 247 PME (77 %) établies à l’extérieur de Montréal et de la région de la capitale.Capitalisé à parts égales par la Caisse et CRCD, ce fonds offre aux PME québécoises du financement pour réaliser leurs projets de croissance. CCPME vise les besoins de financement de moins de 5 millions de dollars.
Le groupe bancaire espagnol Bankinter et la société d’investissement immobilier Sonae Sierra ont annoncé la création d’ORES Socimi, un nouveau véhicule d’investissement immobilier coté sur le marché alternatif boursier espagnol (MAB pour Mercado Alternativo Bursatil). Ores Socimi a été créée en décembre 2016 à parts égales par Bankinter et Sonae Sierra, cette dernière étant détenue à 50% par Grosvenor. Au cours du même mois de décembre, ORES Socimi a réussi à lever 196,6 millions d’euros qui seront investis dans des actifs immobiliers de premier plan, en particulier des actifs « retail ». Cette levée de fonds a été principalement souscrite par les clients de la banque privée de Bankinter. « Par conséquence, ces investisseurs et certains grands investisseurs institutionnels détiennent maintenant 86% de la société immobilière cotée tandis que le groupe Bankinter détient plus de 10% et Sonae Sierra 3,75% », indique Bankinter dans un communiqué.ORES Socimi a été conçu comme un véhicule d’investissement pour les clients de la banque privée en quête de rendements à moyen terme. De fait, ce véhicule pourra distribuer un dividende annuel entre 4% et 5% en moyenne obtenu grâce aux loyers des actifs immobiliers. L’objectif d’ORES Socimi est d’investir près de 400 millions d’euros, en fonction de sa capacité d’emprunt. Ce véhicule investira dans des biens immobiliers commerciaux (hypermarchés, supermarchés, etc.), principalement dans les principales villes d’Espagne et du Portugal. Ainsi, près de 65% de ces actifs seront basés en Espagne, le solde étant localisé au Portugal.Le conseil d’administration d’ORES Socimi est constitué de Fernando Moreno, responsable de la banque commerciale de Bankinter et président de la nouvelle structure, d’Iñigo Guerra, responsable de la banque d’investissement de Bankinter, d’Alexandre Fernandes en provenance de Sonae Sierra et, enfin, de Javier Nieto Jauregui et Javier Sanchez officiant en qualité d’administrateurs externes.
Comgest lance en Italie une classe de part Euro Hedged pour sa stratégie actions japonaises, Comgest Growth Japan Eur H Dis Class. Cela permettra aux investisseurs de prendre position sur le marché actions nippones par le biais d’un portefeuille concentré de titres. La nouvelle classe de part offre la couverture du risque de change euro/yen.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) and the Caisse de dépôt et placement du Québec have announced a reinvestment of a total of CAD90m in growth capital for small and mid-sized enterprises. The new participation increases total capitalisation in the CCPME fund now total CAD540m, targeted at SMEs in all regions of Quebec. Since its inception in 2010, 322 Quebec businesses have benefited from financing from CCPME, including 247 SMEs (77%) based outside Montreal and the capital region. With equal stakes held by the Caisse and CRCD, the fund offers Quebec SMEs financing for their growth projects. CCPME aims to meet financing needs of under CAD5m.
Willis Towers Watson has launched The Asset Management Exchange (AMX), an institutional asset management marketplace.AMX is a global marketplace where asset owners (the buyers) can invest in external asset managers (the sellers) and where asset managers can access significant capital, cutting overall value leakage as a result. It will do this through a centralised back office and standardised fund infrastructure that bypasses the investment industry’s significant cost and resource duplication. In addition, it will deliver scale benefits to both sides of the market while increasing transparency and asset owner control.Willis Tower Watson has committed a significant financial investment into the development of AMX which represents the continuation of its corporate strategy of building client-oriented solutions and operating marketplaces. The initial $750 million of capital on the exchange came from clients of the company’s Investment business, but it is expected that the offering will appeal to a broad range of the company’s clients.AMX is open to institutional asset owners to benefit from the economies of scale which will increase in line with asset growth. In addition the exchange takes on the development of product packaging allowing asset managers to focus solely on investing.AMX, which launches first in the UK, will initially focus on providing cost effective and simpler access to hedge fund strategies, with additional asset classes following later in the year.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Vanguard on 20 February announced that it has added to its range of products on the Australian market, with the launch of low-cost actively-managed funds. The first products of this type offered by Vanguard are quantitative strategies dedicated to equities, Vanguard Global Quantitative Equity Fund, Vanguard Global Value Equity Fund and Vanguard Global Minimum Volatility Fund. In Australia, management fees for actively-managed funds total an average of 1.23% as of 31 December 2016, acording to Morningstar data. The three funds offered by Vanguard charge 0.45% per year. Alongside new actively-managed funds, Vanguard states that it plans to continue to add to its range of tracker and ETF funds throughout the current year. Assets under management at Vanguard Australia currently total over USD115bn.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Japanese asset management firm Nikko Asset Management (Nikko AM) on 20 February announced that it has launched the Listed Index Fund MSCI Japan Equity High Dividend Low Volatility (Beta Hedged), an ETF which adopts a long/short strategy targeting Japanese equities. It is the “first ETF of its kind in Japan,” Nikko AM states. The new vehicle will be launched on 9 March and will be available on the Tokyo Stock Exchange from 13 March. The new ETF will invest in a portfolio of equities consisting of Japanese stocks with high dividend yields, which serves to reduce volatility. Meanwhile, the fund will adopt short positions on futures, to reduce sensitivity to volatility in market prices, Nikko AM says in a statement. The fund will be tied to the Long Short Strategy index on the MSCI Japan IM Custom (Price) 85% + Cash (JPY) 15% index, Nikko AM states. In this index, the long/short strategy for Japanese equities and the liquidity component are weighted with 85% and 15% respectively. “This long/short strategy concentrates on Japanese high yield and low volatility equities,” the asset management firm adds. The index also excludes all financial stocks, such as banks, insurers, brokerages, in addition to Japan’s real estate investment trusts.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The billionaire hedge fund manager was a relatively new species whose population had increased sharply in recent years. This time of fat cattle may be coming to an end, the New York Times estimates. Last year, four billionaire hedge fund managers fell off the Forbes list of the 400 richest Americans: they are William A. Ackman at Pershing Square Capital Management; David Einhorn at Greenlight Capital; Marc Lasry at Avenue Capital Group, and Nelson Peltz at Trian Fund Mangement. The number of alternative billionaires present in the Forbes rankings has increased from 32 in 2015 to 28 in 2016, with cumulative wealth of USD162.5bn, compared with USD169bn in 2015. This developnent runs parallel to less dynamic sales for alternative managers, who liquidated 782 funds in the first nine months of 2016, according to statistics from HFR. The number of hedge fund creations has fallen in parallel, and the total number of hedge funds has fallen back beneath 10,000, to 9,925, according to HFR, after a peak at 10,142 in 2014. With poor or mediocre perfomance for the sector in the past few years, investors have called into question the fee structure applied by hedge funds, the famous “2/20” (2% annual management fees and 20% of performance above a speficied benchmark). Commissions averaged 1.49% in third quarter 2016, compared with 1.58% in 2010, according to HFR. Outperformance commissions averaged 17.5% in 2016, compared with 19.3% in 2008.
UBS Group and Northern Trust Corporation announce that UBS AG has entered into an agreement for Northern Trust to acquire UBS Asset Management’s fund administration servicing units in Luxembourg and Switzerland. The acquisition will enable Northern Trust to expand its presence in Luxembourg and gain local fund administration capabilities in Switzerland. The transaction is expected to close in the second half of 2017, subject to applicable regulatory and fund board approvals and other customary closing conditions. Upon completion of the transaction, Northern Trust will become the fund administration services provider for funds with approximately CHF420 billion in assets, including UBS Asset Management’s traditional funds currently serviced by UBS Fund Management (Switzerland) AG or UBS Fund Services (Luxembourg) S.A. UBS clients will continue to be supported by their current relationship management teams following the transaction and UBS Asset Management will continue to offer Management Company, White Labelling and Representative Services to its clients, said the press release. Northern Trust has operated in Luxembourg since 2004, and the transaction will make Northern Trust a top 10 asset servicing provider in terms of assets under administration, accordint to the press release. Northern Trust was founded in Chicago in 1889. As of December 31, 2016, the group had assets under custody of USD6.7 trillion, and assets under management of USD942 billion.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The International Organisation of Securities Commissions (IOSCO) on 20 February published a report on the mortgage fund sector, a fast-growing market which is making a place for itself as a significant source of financing for the real economy and an alternative solution to traditional financial channels. From its point of view, this market in its current configuration appears to be adequately regulated, and does not require additional work, despite risks associated with these funds, including a liquidity risk associated with difficulty in valuing mortgages, credit risk, systemic risk which may be caused by excessive growth of credit or regulatory arbitrage. IOSCO adds that it is monitoring this sector of the market very closely, and that it will undertake new work if necessary.
Thomas Piquemal has been appointed Chief Country Officer of Deutsche Bank France from 1 March 2017. Piquemal succeeds Bruno Hallak, who wished to take his professional career in a new direction. Hallak will serve for a transitional period at the bank, “in the best interests of our clients,” a statement says. Piquemal, based in Paris, reports to Jeff Urwin, a board member at the Deutsche Bank group and Head of CIB, and Ashok Aram, CEO for the Europe, Middle East and Africa region (excluding the United Kingdom and Germany).As Chief Country Officer, Piquemal will oversee all activities of the Deutsche Bank group in France, including the Corporate & Investment Banking (CIB), Global Markets, Deutsche Asset Management and Deutsche Bank Wealth Management divisions. He joins Laure Lemonnier, Chief Operating Officer; Julien Fabre and Emmanuel Hasbanian, co-heads of CIB; Emmanuel Duclos, Head of Global Markets & Financing and Solutions Group; Jérôme Delahaye, Head of Equities, and Joseline Hobson, Head of Deutsche Asset Management, as part of the management team for Deutsche Bank in France, and will aim to continue the development of activities, “while assuring sane and effective governance,” a statement says. Piquemal will also retain his position as global head of mergers and acquisitions.
As of 31 December 2016, the number of licensed portfolio management firms in France stood at 630, compared with 627 as of the end of 2015, and off a peak of 634 at the end of 2014, according to the first statistics for the asset management sector released by the Autorité des marchés financiers (AMF) on 20 February. This slight net increase is due to the continuing strong birth rate for new companies, which totalled 35. “The 32 decisions to discontinue licenses this year, either at the initiative of the players or the AMF, for their part, may, for the first time in such a clear manner, illustrate a real movement of consolidation in the industry,” the AMF writes. Post-crisis effects were still highly visible in 2015, as 55% of license discontinuations represented pure and simple closures of asset management firms, while these have this year become a distant minority, supplanted by a large majority (60%) of mergers between asset management firms and restructuring operations within groups.Entrepreneurial projects remain preponderant as a percentage of new licenses issued (60%). In a manner analogous to previous fiscal years, the dynamic for creations of new companies has largely focused on real asset classes, which alone represented a large majority of first licenses issued (with 48.5% for private equity, 34% for real estate, and a little under 6% for securitisation). The remainder consists largely of players developing classic asset management in traditional asset classes (8.5%)
Societe Generale SA’s Christophe Mianne, one of the French lender’s most senior executives in trading and investment banking, is leaving the firm after almost three decades, according to Bloomberg. Mianne will depart on March 24 to pursue other opportunities, a spokeswoman for the lender said Monday by phone. Mianne has worked as the firm’s deputy head of corporate and investment banking, private banking, asset management and securities services since February 2013, and joined the securities division in 1988.Mianne’s planned departure comes weeks after Didier Valet, who oversees the securities unit, was promoted to be one of the bank’s deputy chief executive officers while keeping direct control of the division.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } A new wealth management firm has been created in Italy: Euclidea. Through the use of new technologies, the firm claims to offer “the first private banking service for everyone.” It offers “custom” management, from EUR10,000, at a cost ranging from 0.40% to 0.70% of assets. “The technology we have developed allows us to drastically reduce costs and commissions, and this immediately results in returns for the client,” explains Mario Bortoli, founder and CEO of Euclidea, in a statement.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In an interview with Bluerating, Marco Carreri, deputy director of Anima Holding, confirms that he is interested in playing a role as an “aggregator” in the Italian asset management industry. “Because of this, we are looking with interest at all operations that could create value for our shareholders and the entities concerned.” Concerning the agreement with Poste Italiane, Carreri says that Anima now manages about EUR4bn for the Italian post. This year. BancoPosta Foni Sgr, the asset management firm for the Italian postal enterprise, will be integrated into Anima. At the same time, Poste will increase its stake in Anima Holding. With this operation, Anima will reach about EUR147bn in assets under management.
Le gestionnaire d’actifs américain Calamos Investments vient de liquider deux stratégies Ucits faute d’avoir pu attirer suffisamment de capitaux, a appris Citywire Americas, filiale de Citywire Selector. La société de gestion a ainsi fermé, le 2 février dernier, les fonds Calamos US Growth et Calamos High Yield, tous deux domiciliés en Irlande et gérés par John Calamos, fondateur de la société. Ensemble, ces deux véhicules cumulaient à peine 21 millions de dollars d’actifs sous gestion.
Le gérant de hedge fund milliardaire était une espèce relativement nouvelle mais dont la population a fortement augmenté ces dernières années. Cette période de vaches grasses est peut-être en train de se clore, estime le New York Times. En effet, l’an dernier quatre milliardaires gérants de hedge funds sont sortis de la liste établie par Forbes des 400 Américains les plus riches. Il s’agit de William A. Ackman de Pershing Square Capital Management; David Einhorn de Greenlight Capital; Marc Lasry de Avenue Capital Group ; et Nelson Peltz, de Trian Fund Management. Le nombre de milliardaires alternatifs présents dans le palmarès de Forbes est ainsi passé de 32 en 2015 à 28 en 2016, disposant d’une fortune cumulée de 162,5 milliards de dollars contre 169 milliards en 2015.Cette évolution est à mettre en parallèle avec un moindre dynamisme commercial chez les gérants alternatifs qui ont liquidé 782 fonds sur les neuf premiers mois de 2016, selon les statistiques de HFR. Le nombre de créations de hedge funds a parallèlement diminué et le nombre total de hedge funds est retombé sous la barre des 10.000, à 9.925, selon HFR, après avoir culminé à 10.142 en 2014.Par ailleurs, avec les mauvaises ou médiocres performances enregistrées par le secteur ces dernières années, les investisseurs ont remis en cause la structure des frais appliquée par les hedge funds, le fameux"2-20» (2% de frais de gestion annuels et 20% de la performance supérieure à un seuil de déclenchement spécifié). La commission ressort en moyenne à 1,49% au troisième trimestre 2016 contre 1,58% en 2010, selon HFR. La commission de surperformance s’inscrit de son côté à 17,5% en moyenne en 2016, contre 19,3% en 2008.
Au 31 décembre 2016, le nombre de sociétés de gestion de portefeuille agréées en France s’établit à 630, contre 627 à fin 2015, après un pic à 634 fin 2014, selon les premiers chiffres sur le secteur de la gestion communiqués le 20 février par l’Autorité des marchés financiers (AMF). En légère progression, ce solde net s’explique par le flux toujours fort de créations, au nombre de 35. «Les 32 retraits d’agrément décidés cette année, à l’initiative des acteurs ou de l’AMF, illustrent pour leur part, peut-être pour la première fois de manière aussi franche, un vrai mouvement de consolidation de l’industrie», écrit l’AMF. Les effets post-crise encore très visibles en 2015, avec 55% d’arrêt pur et simple de l’activité de gestion, sont cette année largement minoritaires laissant la place, à une très grande majorité (près de 60%), aux rapprochements entre sociétés de gestion et aux restructurations intragroupe. La part des projets entrepreneuriaux demeure toujours prépondérante dans la population des nouveaux agréés (60%). De façon analogue également aux exercices précédents, la dynamique de création de société est portée largement sur les classes d’actifs réels qui représentent, à elles seules, la très grande majorité des agréments initiaux délivrés (dont 48,5% pour le capital investissement, 34% pour l’immobilier et un peu moins de 6% pour la titrisation). Le solde est constitué essentiellement d’acteurs développant une gestion classique sur des classes d’actifs traditionnels (8.5%).
BNP Paribas et Crédit Agricole, qui travaillait déjà ensemble depuis 2001 sur une plateforme informatique communique sur les titres pour le retail, ont annoncé la création d’une société commune, baptisée Copartis, spécialisée dans l’externalisation bancaire et titres à destination des établissements financiers (banques privées, banques en ligne, banques à réseaux, sociétés de gestion, etc).Selon le communiqué, l’entreprise a été agréée par l’ACPR fin décembre 2016 pour la Tenue de Compte Conservation (TCC) et le Routage d’ordres (RTO) et est opérationnelle depuis janvier 2017. Basée sur l’ancienne plateforme bancaire de Cortal Consors, elle est détenue à 50/50 par les deux groupes et intègre l’expertise Titres et les systèmes de CA Titres, Crédit Agricole Titres et BNP Paribas SA. Elle offre notamment de la tenue de comptes et de la conservation de titres, de la tenue de compte espèces et de la gestion des moyens de paiement, une offre de gestion de l’épargne (livrets, dépôts à terme…), de l’assurance et du crédit, une offre bancaire en sous-traitance informatique, comptable et administrative, des outils clients et conseillers en marque blanche (sites web, appli mobiles, CRM, postes agences, postes gérants…)Elle regroupe des clients qui représentent plus de 6,1 milliards d’encours de valeurs mobilières et plus de 650 000 ordres de Bourse.
Alors que les rendements sont au plus bas, Amundi va faire passer ses clients en épargne salariale investis dans des fonds monétaires vers des fonds de plus long terme et cela de manière unilatérale et automatique. C’est une première en France, la plupart des sociétés de gestion se contentant pour le moment de faire uniquement du conseil. Et la société de gestion a commencé à avertir ses clients. Ainsi, d’après un courrier adressé mi février par Société Générale Gestion, filiale à 100% d’Amundi, et dont NewsManagers a eu connaissance, le fonds Arcancia Monétaire va être rebaptisé Arcancia Trésorerie à partir du 20 mars 2017 et verra son univers d’investissement évoluer. Selon le courrier, il inclura « désormais des obligations à court terme, au potentiel de rendement plus élevé du fait d’une maturité un peu plus longue » et sa classification AMF sera modifiée de « monétaire » à « obligations et autres titres de créances libellés en euro ». Dans son courrier, la société explique que suite à la politique de réduction des taux de la Banque centrale européenne, les rendements offerts par le marché monétaire ont beaucoup diminué, jusqu’à devenir négatifs depuis plusieurs mois. « Par voie de conséquence directe, le rendement des fonds monétaire a opéré la même trajectoire, avec cependant un effet retard, grâce à la diversification des portefeuilles », explique la lettre. Estimant pouvoir « offrir une nouvelle solution », la société a décidé de transformer le fonds Arcancia Monétaire. Interrogé par NewsManagers, Amundi explique que ce mouvement concerne en fait une grande partie des gammes monétaires gérées en épargne salariale par Amundi. « Il est difficile d’expliquer aux clients, malgré nos efforts continus de pédagogie, que leur fonds monétaires ont des rendements négatifs et par conséquent avec une perte probable par rapport au capital. Nous avons fait beaucoup d’efforts de pédagogie sur ce point depuis deux ans mais nous nous sommes aperçus que cela ne portait que très lentement ses fruits. En accord avec nos clients entreprises, nous avons choisi de faire évoluer les supports d’investissement monétaire, compte tenu que les salariés restent investis très longtemps, en élargissant l’univers d’investissement à l’obligataire court terme pour optimiser le rendement. Plutôt que d’inciter à un arbitrage, nous avons fait évoluer directement les fonds monétaires, solution plus simple et plus efficace dans l’intérêt des épargnants », explique à NewsManagers Xavier Collot, directeur épargne salariale et retraite chez Amundi. La bascule a commencé le 1er janvier dernier et devrait se terminer le 20 mars. Elle va concerner 5 milliards d’euros de fonds monétaires sur un total de 9 milliards d’euros et 1 million de porteurs dans 100.000 entreprises qui offrent des plan d’épargne salariale et de retraite. « Cette opération a reçu l’ensemble des diligences nécessaires avec l’agrément de l’AMF et l’accord préalable des conseils de surveillance des entreprises », explique encore Xavier Collot. Les salariés n’auront rien à faire s’ils acceptent le basculement et simplement se manifester s’ils préfèrent rester sur un fonds monétaire. « Peu de salariés ont arbitré jusqu'à présent en faveur d’autres fonds malgré des actions pédagogiques régulières. Ils représentent toutefois un peu plus d’un demi-milliard d’euros arbitrés sur un peu moins de 9 milliards de fonds monétaires », poursuit Xavier Collot. Amundi gère au total 50 milliards d’euros en épargne salariale et retraite.
La Banque du Portugal a annoncé, ce lundi 20 février, avoir sélectionné le fonds d’investissement américain Lone Star pour ouvrir des négociations exclusives en vue du rachat de Novo Banco. L’établissement bancaire a vu le jour en 2014 à la suite de la faillite de Banco Espirito Santo et la scission des actifs sains de la banque portugaise. Début janvier 2017, la Banque du Portugal avait déjà indiqué que Lone Star était « l’organisation la mieux placée pour mener à bien le processus de négociation » portant sur le rachat de Novo Banco.
Les hedge funds ont cessé de parier contre Aberdeen Asset Management pour la première fois en quatre ans, les analystes prédisant la fin de la chute du cours de l’action de la maison écossaise, rapporte le Financial Times fund management. Le cours de l’action Aberdeen a été pratiquement divisé par deux depuis son niveau de 507 pence en avril 2015. Il a été la cible des hedge funds lorsque les investisseurs ont commencé à s’inquiéter des valorisations des marchés émergents il y a quatre ans.
La société de conseil Willis Towers Watson lance The Asset Management Exchange (AMX), une place de marché de gestion d’actifs dédiée aux investisseurs institutionnels. AMX permet aux détenteurs d’actifs d’investir dans des gérants externes et aux sociétés de gestion d’actifs d’accéder à des capitaux. Cela se fera par le biais d’un back office centralisé et d’infrastructures standardisées pour les fonds, ce qui permettra de réduire les coûts. Les clients de Willis Towers Watson ont déjà engagé 750 millions de dollars sur la plate-forme. Le service est lancé dans un premier temps au Royaume-Uni. Il compte offrir d’abord un accès qui se veut plus simple et moins onéreux à des stratégies de hedge funds. D’autres classes d’actifs suivront dans le courant de l’année.
Le gestionnaire d’actifs britannique Waverton Investment Management (Waverton IM) a recruté Luke Hyde-Smith en qualité de gérant de portefeuille et responsable de la sélection de fonds tiers, rapporte Investment Week. L’intéressé officiait depuis 2009 en tant que gérant de fonds chez Brompton Asset Management où il était en charge de la gestion de stratégies multi classes d’actifs pour le compte de clients privés. Luke Hyde-Smith a débuté sa carrière chez SG Private Bank avant de devenir analyste chez New Star.
Dans un entretien à Bluerating, Marco Carreri, administrateur délégué d’Anima Holding, confirme être intéressé à jouer un rôle de “pôle agrégateur” au sein du secteur italien de la gestion d’actifs. “De ce fait, nous regardons avec intérêt toutes les opérations qui peuvent créer de la valeur pour nos actionnaires et les entités concernées”. Concernant l’accord avec Poste Italiane, Marco Carreri indique qu’Anima gère aujourd’hui 4 milliards d’euros environ pour le compte de la poste italienne. Cette année, BancoPosta Fondi Sgr, la société de gestion de l’entreprise postale, sera intégrée dans Anima. Dans le même temps Poste augmentera sa participation dans Anima Holding. Avec cette opération, Anima gérera environ 147 milliards d’euros.
Le gestionnaire d’actifs américain Neuberger Berman a recruté Patrick Liu au poste de responsable de la Chine et directeur général de sa société de gestion locale, rapporte le site Pensions & Investments qui cite un porte-parole de la société. L’intéressé sera basé à Shanghai. Patrick Liu était depuis mai 2015 directeur général (CEO) de la société HFT Investment, une coentreprise détenue par BNP Paribas Investment Partners et Haitong Securities. Avant cela, il a officié en tant que « managing director » chez Deutsche Asset Management en charge de la Grande Chine et chez directeur général adjoint senior chez Invesco en Chine, selon son profil LinkedIn.
La firme suisse de capital-investissement Adveq souhaite lever 250 millions de dollars pour son neuvième fonds de fonds dédié aux technologies, rapporte Financial News qui évoque des documents déposés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur financier américain. La société a refusé de faire le moindre commentaire sur sa stratégie. Toutefois, son précédent fonds dédié au secteur des technologies avait réalisé des investissements dans des fonds de capital-risque et de capital-développement américain, asiatique et européen, rappelle Financial News. En décembre 2016, Adveq avait bouclé une levée de fonds de 462 millions d’euros pour son fonds Adveq Europe VI, qui cible des investissements primaires et secondaires ainsi que des co-investissements dans le secteur des petites capitalisations européennes. Adveq affiche à ce jour 7 milliards de dollars d’actifs sous gestion.