La banque privée Bankhaus Wölbern, qui a enregistré en 2008 des apports d’argent frais d’environ 200 millions d’euros (+ 35 %) en 2008, a annoncé la nomination de Hans-Detlef Bösel comme co-directeur général aux côtés de Heinz Arno Wascheck et en remplacement de Larissa Dan, qui quitte l'établissement au bout de douze ans au directoire. Jusqu'à juillet 2007, Hans-Detlef Bösel avait été associé de la banque privée M.M. Warburg, avec la responsabilité de la banque d’investissement.
#Le sort de Bank Medici est réglé. L"établissement viennois sera fermé dans quelques semaines#, ont répété les hommes de la task force spéciale de Himmelpfortgasse 8, le siège du ministère des Finances autrichien, rapporte Il Sole ? 24 Ore. Selon l"hebdomadaire Format, Sonja Kohn, présidente de la banque, gagnait 50 millions d"euros par an grâce aux commissions réalisées sur la vente de fonds Madoff. Mais selon les autorités autrichennes, en 2007, seulement 4-5 millions de commissions avaient été enregistrés dans les comptes. Le reste serait parti en Suisse.
Selon La Tribune, BNP Paribas est l"une des cinq banques principales de Satyam, quatrième société de services informatiques indienne, dont le patron a admis avoir truqué les comptes. «Selon le ministre des Entreprises, Prem Chand Gupta, cité par le quotidien «Business Standard», les dettes de la SSII envers la banque française s"élèveraient à l"équivalent de 31 millions d"euros, tout comme celles envers Citibank», précise La Tribune. .
UBS a commence à rembourser certains investisseurs du fonds Luxalpha, l"un des principaux fonds européens touchés par la fraude de Bernard Madoff, rapporte le Financial Times. Le français Sofra, qui avait obtenu un gel des actifs de Luxalpha détenus dans un managed account d"UBS, devrait récupérer son investissement de 1 million d"euros. D"autres clients qui avaient soit souscrit à Luxalpha ou vendu des actions en novembre ont aussi été informés qu"ils seraient remboursés, ajoute le FT.
Dès lundi, on devrait connaître le nom du favori à l"acquisition de New Star Asset Management, rapporte le Financial Times. Désormais, les candidats ne seraient plus que cinq, contre neuf auparavant. Parmi les prétendants figureraient Schroders, Henderson, Gartmore, Neptune IM et Aberdeen.
Punter Southall Group Ltd (PSG), qui gère 5 milliards de livres d’actifs et affiche 18 milliards de livres d’encours sous administration, a conclu avec Fortune Asset Management Ltd (environ 4 milliards de livres sous advisory) un partenariat stratégique par lequel, à fin janvier, Fortune va prendre en charge les trois fonds de droit irlandais d’Alternative Investment Strategies (Grenfell Defensive Equity Fund, Grenfell Low Volatility Fund et Grenfell Select Opportunities Fund) qui étaient jusqu'à présent gérés par Grenfell PAI Ltd, détenue à 78 % par PSG et 22 % par Octane Holding Limited. En fait, de son côté, fortune a signé un accord de sub-investment management avec Grenfell PAI Guernsey Ltd.
La CNMV a décidé in extremis jeudi d’activer la circulaire transposant en droit espagnol la directive européenne sur les normes comptables applicables aux capital-investisseurs. Ces derniers, qui ont souvent déjà bouclé leurs comptes 2008, vont devoir les reformuler selon les nouvelles dispositions et disposent pour cela d’un délai jusqu’au 31 mars, rapporte Cinco Días. Concrètement, cela va les obliger à changer certaines rubriques, à modifier la comptabilisation de leurs actifs (à la valeur de marché plutôt qu'à la valeur historique) et à transmettre davantage d’informations par voie électronique en utilisant un programme qui n’existe pas encore.
Depuis que le scandale Madoff a éclaté, la découverte de plans «Ponzi» se multiplie, constate la Commodity Futures Trading Commission, citée par le Financial Times. Beaucoup de fraudeurs se dénoncent eux-mêmes. Cette année, le nombre de plans «Ponzi» poursuivis par la CFTC devrait être supérieur aux 15 de 2008.
Selon La Tribune, la nouvelle administration n’entend pas déléguer la supervision des marchés financiers au FMI et n"est pas favorable à la création d"un super gendarme international des marchés financiers. Une fusion de la SEC et de la CFTC, le superviseur des produits dérivés, est possible et la nouvelle administration Obama devrait renforcer les moyens alloués aux régulateurs.
Dans un entretien aux Echos, Ariane Obolensky, directrice générale de la fédération bancaire française et qui vient de prendre la présidence du comité exécutif de la Fédération des banques européennes, estime qu""il faut faire entendre la voix des banques européennes dans les réflexions actuelles sur la réforme du système financier international, notamment en prévision du G20. Les chantiers sont cruciaux. Il y a les sujets liés aux marchés dérivés, aux normes comptables, à leurs interférences avec Bâle II et, surtout, à la supervision des groupes financiers». Ariane Obolensky déclare par ailleurs, en réponse aux critiques adressées aux banques sur leur politique de crédit, que «les banques françaises font leur travail. Elles financent les PME comme peu le font ailleurs en Europe. Les encours de crédit continuent d’augmenter, même si le rythme décroît. (?) Les banques prêtent selon une démarche responsable. On ne peut pas demander aux banques de financer ce qui n’est pas finançable».
Christine Lagarde recevra ce lundi un rapport sur la supervision des activités financières en France, rappelle les Echos. La Ministre de l"économie, de l"industrie et de l"emploi regrette particulièrement que les organes de contrôle soient actuellement éclatés, alors que les frontières sont perméables entre les activités des banques et des assurances. #La création d’une autorité unique qui regrouperait les services de la Commission bancaire et de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) me paraît donc une bonne chose#, déclare la ministre dans un entretien au quotidien, ajoutant qu"elle souhaite que cette autorité soit adossée à la Banque de France. Il faut également contrôler la commercialisation des produits financiers, les conditions dans lesquelles sont distribués les crédits à la consommation, les crédits immobiliers à taux variable ou encore les crédits aux collectivités locales, souligne Christine Lagarde. #Je veux faire du contrôle de la commercialisation des produits financiers une priorité. Ça permettra notamment une meilleure surveillance des pratiques des intermédiaires, je pense par exemple aux conseillers en investissement#, indique-t-elle.
Selon La Tribune, #Si l’AMF n’a accordé que trois agréments pour les OPCI grand public, c’est parce qu’elle a finalement imposé dans la pratique aux gérants d’OPCI de ménager une poche de 35 % en actifs liquides et de prévoir la possibilité d’un délai de préavis de six mois pour réaliser les ordres de rachat des souscripteurs#. Or ces critères gênent les sociétés de gestion pour qui les investisseurs sont à la recherche de produits immobiliers #purs#. Pour l"instant, le débat entre professionnels et AMF piétine, constate le quotidien, malgré quelques avancées.
Dans un entretien à Newsmanagers, Charles Muller, directeur général adjoint de l"Association luxembourgeoise des fonds d"investissement (Alfi), revient sur l"affaire Madoff et, face aux attaques françaises, souligne que le Luxembourg offre la même protection des investisseurs que la France. L"intéressé sera d"ailleurs à Paris, mardi, pour réaffirmer ce point lors d"une conférence de presse.Le Parlement européen vient d"approuver la réforme de la directive OPCVM (UCITS IV), qui inclut notamment le passeport européen pour les sociétés de gestion. On sait que le Luxembourg n"était pas favorable à cette disposition. Comment réagissez-vous ? Et que compte faire le Grand Duché pour préserver son industrie des fonds ?Charles Muller : Sur les six sujets que compte la directive IV, cinq nous plaisent énormément, et un, moins. Il s"agit du passeport européen. Mais nous sommes satisfaits que le tout soit passé, car notre crainte était que l"ensemble ne soit reporté. Et nous préférons clairement cela à un report.Nous avons énormément insisté sur les raisons pour lesquelles le passeport européen des sociétés de gestion n"était pas une bonne idée, et nous maintenons cette position [l"Alfi soutenait que le passeport européen conduirait à une hausse des coûts et à un affaiblissement de la protection des investisseurs, ndlr]. Mais nous sommes pragmatiques. Nous nous préparons donc à cette nouvelle configuration. Un groupe de travail de l"Alfi se penche d"ailleurs déjà sur le sujet en vue de la transposition de la directive au Luxembourg, qui devrait être rapide. Il passe en revue les souhaits de l"industrie.L"objectif est maintenant de faire de ce passeport une opportunité. Et cela pourra éventuellement passer par une réforme du cadre légal pour les sociétés de gestion ou par un aménagement des règles fiscales? Lorsque nous aurons décidé, nous présenterons nos propositions au gouvernement. Justement, certains pensent que l"affaire Madoff pourrait remettre en cause la suprématie du Luxembourg au profit d"autres places, puisqu"il semblerait que la règlementation pour les dépositaires y soit moins stricte?C. M. : Il s"est installé en France une conviction selon laquelle les règles luxembourgeoises sont beaucoup moins protectrices des investisseurs que les règles françaises pour ce qui concerne les dépositaires. Nous avons réagi pour affirmer que cela n"était pas vrai. Mais nous l"avons peut-être fait un peu tardivement. Je voudrais donc rappeler qu"au Luxembourg, comme en France, il y a d"abord les responsabilités prévues par la directive européenne, que nous avons transposée. Ensuite, en France, il y a la responsabilité de restitution des actifs. Elle est inscrite dans le Code civil. Or, il se trouve que notre code civil est le même que le français. Donc non seulement, nous avons les obligations de la loi européenne, mais aussi l"obligation de restitution. Et cette obligation de restitution est aussi valable quand il y a délégation.Il n"y a donc aucune raison de penser que les investisseurs sont moins bien protégés au Luxembourg.En plus, dans le Grand Duché, le dépositaire doit avoir le statut de banque. Cela lui donne une assise financière et le soumet davantage au risque de réputation.D"ailleurs, dans le cadre d"une harmonisation européenne de la réglementation pour les dépositaires, à laquelle nous sommes favorables, nous souhaitons que les dépositaires soient obligés d"avoir le statut de banque.Est-ce à dire que les banques dépositaires, comme UBS, vont devoir rembourser les investisseurs ?C. M. : Je ne suis pas juge. C"est à la justice de trancher, de dire si la loi a été respectée. La seule chose que je peux dire, c"est que la loi est claire au Luxembourg.Quelle est l"exposition des fonds luxembourgeois à Madoff ? Le chiffre de 1,9 milliard d"euros avait été livré par la Commission de surveillance du secteur financier mi-décembre. Mais récemment, la presse, citant un député luxembourgeois, a avancé un chiffre de 5 à 7 milliards d"euros?Un député, membre d"une commission parlementaire sur la crise financière, se serait en effet exprimé sur le sujet, d"après la presse. Et de fait, mercredi dernier, cette commission s"est réunie. Nous avons participé à l"une des réunions ce jour là. Mais jamais ce chiffre n"a été évoqué. Ce qui est sûr, c"est qu"il ne vient ni de la CSSF, ni de l"Alfi.Comment le secteur luxembourgeois de la gestion d"actifs fait-il face à la crise ?C. M. : Nous avons connu une année 2008 difficile. Les avoirs sous gestion de l"industrie sont descendus de près de 2.100 milliards d"euros en octobre 2007 à 1.600 milliards en novembre 2008. Cela représente une baisse substantielle, avant tout liée à la chute des marchés. Les fonds ont aussi subi des rachats. En août, nous affichions encore des souscriptions nettes depuis janvier. Mais à la fin de l"année, même si je ne connais pas encore les chiffres de décembre, le solde sera négatif. Les retraits sont restés néanmoins modérés du fait que nous vendons beaucoup dans des marchés d"Asie, du Moyen-Orient et d"Amérique latine, où les investisseurs sont peu sortis. Ces pays sont en effet davantage habitués à de fortes amplitudes sur les marchés et ne paniquent pas facilement. Par ailleurs, en décembre, les rachats se sont calmés. Le solde sera ainsi proche de zéro.Aujourd"hui, nous faisons des efforts particuliers à l"égard de nos marchés d"exportation, pour rassurer sur la sécurité des OPCVM. D"autant plus que l"affaire Madoff risque d"entacher la crédibilité de nos produits dans ces pays. Nous allons aussi leur expliquer la nouvelle directive OPCVM IV. Compte tenu de la chute des actifs sous gestion, l"industrie des fonds du Luxembourg subit-elle des suppressions d"emplois ?C. M. : Un groupe de travail a été créé au niveau du gouvernement et des syndicats pour surveiller la situation de l"emploi. En janvier 2008, une étude avait été menée auprès de nos membres, et il en était ressorti qu"ils avaient besoin de ressources supplémentaires. Il y avait environ 2.000 postes vacants, sachant qu"il y a 13.000 personnes qui travaillent dans l"industrie des fonds. Nos membres se plaignaient de ne pas trouver assez de staff. Nous avons refait l"étude cette année auprès de nos membres. Bien sûr, ils recherchent moins, mais continuent à le faire. Ceux qui travaillent dans l"industrie trouvent vite une nouvelle place. Et depuis deux mois, l"Association des banques et banquiers a créé un site Internet, Jobmarket, qui référence les offres d’emploi. Trois banques islandaises vont fermer. Nous nous occupons de trouver des emplois pour les salariés de ces sociétés. Mais sinon il y a très peu de réductions d"effectifs.Les actifs sous gestion vont baisser. Mais le nombre de création de fonds a continué. Il y a ainsi eu plus de 600 créations de fonds nouveaux, ce qui génère du travail. Pourtant, la tendance semble être plutôt à la fusion de fonds, et même aux fusions transfrontières?C. M. : Oui, la tendance est à la fusion de fonds. Et s"agissant des fusions transfrontières, il faudra faire en sorte que les sociétés choisissent le Luxembourg plutôt qu"un autre pays. Tout comme pour les sociétés de gestion qui vont faire usage du passeport européen !
D’après Expansión, le BBVA pourrait avoir accusé des pertes de 200-300 millions d’euros, du même ordre que celles sur les fonds liés à Madoff, à cause de produits structurés sur des hedge funds de Rothschild, Permal (Legg Mason) et Liongate. La banque avait placé pour environ 3 milliards d’euros de ces produits structurés auprès d’investisseurs institutionnels.
Optimal, le gestionnaire alternatif du Santander, risque d’accuser une baisse de 6 milliards d’euros de son encours entre la fermeture de son fonds le plus performant, l’Optimal Strategic US Equity, dont il avait délégué la gestion à Madoff, et les autres fonds qu’il va devoir fermer, estime Expansión. En mai 2008, Optimal avait enregistré un montant record de 10 milliards d’euros d’actifs sous gestion.Parallèlement à Optimal, M&B Capital, société de gestion dirigée par un fils et le gendre du président du Santander, a entamé la procédure de liquidation de deux de ses hedge funds, Tukan et Summa, également infectés par la fraude Madoff.
Avec l’appui de Telefónica, dont il gère l'épargne retraite, l’espagnol Fonditel s’associe à la procédure judiciaire aux Etats-Unis pour récupérer 80 millions de dollars investis chez Lehman Brothers, indique Expansión.Le plan d'épargne-retraite de Telefónica chez Fonditel n’est pas infecté par Madoff, mais d’autres plans collectifs et individuels ont été indirectement impactés pour un montant de 0,6 million d’euros au travers du Laredo, un hedge fund de la famille Koplowitz. Le Fonditel Beta, qui regroupe les plans d'épargne-retraite de filiales de Telefónica comme Movíles et Internacional, a été touché pour 0,023 % de son portefeuille. Le Fonditel Alfa, qui gère les plans de Bacardi, OCU, Hewlett Packard, Goldman Sachs, Procter & Gamble et ING, a été impacté pour 0,082 % de son encours. D’autre part, les plans individuels Red Activa, Red Básica et Fonditel Individual ont été affectés par le fraude Madoff.
Le régulateur boursier de l"Idaho enquête sur Daren Palmer, un gérant qui aurait orchestré un plan Ponzi ayant coûté aux investisseurs 100 millions de dollars, rapporte le Wall Street Journal.
Steve Koltes, directeur général pour l’Allemagne, annonce que CVC Capital Partners dispose désormais de 16 milliards d’euros à investir, maintenant que le fonds CVC European Equity Partners V est bouclé avec 10,8 milliards d’euros de «commitments», rapporte la Börsen-Zeitung. Cet argent proviendra de 350 investisseurs institutionnels (dont la moitié américains), soit neuf dixièmes de ceux qui avaient souscrit au premier fonds pour 6 milliards en 2005, puis un an plus tard au fonds Tandem (4,1 milliards). Ces deux fonds sont déjà investis à respectivement 90 % et 55 %.
L’affaire Madoff continue de susciter des procédures judiciaires multiples. Selon Les Echos qui reprend des informations du quotidien «La Tribune», une douzaine d’investisseurs français, défendus par le cabinet Lartigue-Tournois & Associés, ont assigné vendredi en référé BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize en leur qualité de teneur de compte. L’audience devant le tribunal de grande instance de Paris doit se dérouler le 6 février. A ce stade, les investisseurs qui avaient investi dans le fonds luxembourgeois Luxalpha par l’intermédiaire de leur banque ne pouvaient se retourner directement contre la banque suisse UBS, dépositaire, celle-ci ayant fait savoir qu’"elle ne connaissait pas ces clients en qualité d’actionnaires et, en conséquence, les renvoyait vers les intermédiaires ayant souscrit pour leur compte aux différents fonds», selon le communiqué de presse du cabinet d’avocats. Cette procédure est ainsi destinée à obtenir de ces banques les documents contractuels de souscription et de possession de titres, qui permettront aux clients de pouvoir envisager d’engager des procédures contre UBS.
Selon le #Journal du Dimanche#, certains dirigeants de banque regimbent à renoncer à leurs bonus 2008, malgré la demande de Nicolas Sarkozy, chef de l"Etat. Ainsi, cela coincerait, rapporte le JDD, du côté des patrons de Société Générale et du Crédit Agricole. De leur côté, Michel Pébereau et Baudoin Prot, chez BNP Paribas, accepteraient de renoncer tous deux à leur rémunération variable pour 2008.
Selon l"Agefi, les dirigeants de la banque verte ont indiqué à Londres que Calyon dégagerait au dernier trimestre 2008 un résultat «autour de zéro, pas forcément positif»."Calyon, qui a annoncé l'été dernier son recentrage vers des métiers moins risqués, a sans doute bénéficié d’avoir réduit la voilure dans les activités pour compte propre, très chahutées fin 2008 par la volatilité des marchés», explique notamment le quotidien numérique.
Pierre Puybasset, à la tête du fonds Echiquier Agenor depuis sa création en février 2004, affiche sa déception."Nous sortons d"une année 2008 très difficile et nous n"avons pas réussi à creuser l"écart avec notre univers d"investissement», admet-il.Petite pondération à ce mea culpa, ce fonds de 259 millions d"euros affichait, fin 2008, un recul de 48,5% contre 52,4% pour l"indice de référence, le FTSE Global Small Cap Europe."Nous sommes un fonds long traditionnel», rappelle Pierre Puybasset.Echiquier Agenor pratique la sélection de titres de petites et moyennes entreprises européennes, dont la capitalisation est inférieure à 2 milliards d"euros, sélectionnées pour leurs qualités intrinsèques.Avec une pondération importante sur l"Europe continentale, dont la zone germanophone (40%), la France représentant traditionnellement autour de 20%."Grâce à une sélection de stock-picking, nous privilégions les valeurs de croissance à prix raisonnable (Garp)», souligne le gérant.Le fonds, concentré, compte autour de 50 à 60 lignes, sur une base équi-pondérée."Traditionnellement, aucune ligne ne dépasse les 3% et la capitalisation moyenne des sociétés sélectionnées s"établit autour de 460 millions d"euros», précise Pierre PuybassetL"an dernier, dans un marché chahuté, le fonds a cédé une vingtaine de lignes."Durant la première partie de l"année, nous avons bien vendu des valeurs comme Ilog ou encore Corporate Express à l"occasion d"une OPA», précise le gérant.Corollaire de ces cessions, le fonds se repositionne progressivement ,et sept nouvelles valeurs ont intégré le fonds, dont le spécialiste de la signalisation ferroviaire Ansaldo STS."Nous allons poursuivre notre repositionnement dans un marché qui n"est pas cher et qui offre un choix beaucoup plus large», indique Pierre Puybasset en se félicitant du rétablisssment progressif du marché du crédit.Toutefois, «la période restera compliquée pour les sociétés de taille moyenne, qui continueront à être pénalisées par des spreads de taux élevés. Le marché est traumatisé et reste en convalescence», constate Pierre Puybasset.
Selon La Tribune, citant le cabinet spécialisé Dow Jones VentureSource, «les investissements des sociétés de capital-risque dans les entreprises américaines accusent au quatrième trimestre 2008 un repli de 30% sur un an». Sur l"ensemble de l"année, la baisse est de 8 %, soit un total de transactions de 28,8 milliards de dollars contre 31,4 milliards en 2007.
Après l’effondrement de Bernard Madoff Investment Securities, la SEC et le Département de la Justice commencent à s’intéresser au directeur financier Frank DiPascali jr; qui a travaillé 33 ans pour Madoff, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cependant aucune plainte n’a pour l’instant été déposée contre ce collaborateur, même s’il paraissait jouer un rôle central dans la société.
Selon La Tribune, citant l"édition de samedi du «Sarasota Herald», le patron du fonds d’investissement Scoop Management Inc., Arthur Nadel aurait disparu avec les 350 millions de dollars dont il avait la gestion.les clients du Scoop Management Inc. sont aussi bien des particuliers que des institutions, précise la Tribune.
Les fonds de fonds sont dans la ligne de mire d"Irving Picard, l"administrateur nommé par le Securities Investor Protection Corp pour récupérer l"argent des investisseurs actuels de Bernard Madoff, rapporte le Financial Times. L"intéressé étudierait le précédent créé par la fraude Bayou. Dans ce cas, les autorités avaient récupéré les gains réalisés par les investisseurs sur six ans, car ils étaient illusoires.
Vendredi, Bank of America Corp (BofA) a fait état d’une perte de 1,79 milliard de dollars pour le quatrième trimestre contre un bénéfice de 268 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Elle a aussi annoncé que le Trésor va lui fournir 20 milliards de dollars d’aides fédérales supplémentaires ainsi qu’une protection sur les pertes concernant un portefeuille d’actifs toxiques de 118 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. BofA maintient qu’elle a dû se représenter au guichet à cause des pertes de Merrill Lynch. Cependant le directeur financier Joe Price a reconnu que 25 % du portefeuille d’actifs protégés appartenaient à BofA. Merrill Lynch a pour sa part annoncé qu’il va payer 550 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des procédures engagées par des actionnaires qui lui reprochent de ne pas avoir averti les investisseurs des risques liés à son activité sur le marché des subprime.
Alors qu"elles se remettent à peine de l"affaire Madoff, les sociétés de gestion font face à de nouvelles déconvenues avec la fraude orchestrée par l"Indien B. Ramalinga Raju, fondateur et président de Satyam, rapporte Ignites Europe du 16 janvier. Cette société, rebaptisée le #Enron indien#, est présente dans les paniers d"indices de nombreux gérants. Par exemple, le pôle Pioneer Cim de Pioneer était exposé à Satyam à hauteur de 1,36 million d"euros à fin juin 2008, selon Finanza&Mercati, cité par Ignites.
Selon l"Agefi, faute d’accord sur le prix, les arbitrages prévus en 2007 par les propriétaires de certaines tours, dont Opus12, propriété d’Axa, et Pacific, détenue par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, n’ont pu aboutir et elles ont été retirées de la vente. Certains investisseurs estiment qu"il faut que les prix baisse d"un tiers pour que les ventes redémarrent dans ce quartier d"affaires, relate le quotidien numérique.
Selon La Tribune, citant une étude l"Edhec réalisée auprès de 214 gérants de hedge funds, de fonds de fonds de hedge et d’investisseurs (institutionnels et privés) avant que l"affaire Madoff n"éclate, il ressort que #les investisseurs ne sont donc pas satisfaits, du moins sur certains points, de la qualité des reporting qu’on leur communique# et qu"ils #aimeraient disposer de plus d"informations sur les sur les risques de liquidité, les risques opérationnels (fraudes, faillites), l’exposition aux différents risques financiers (crédit, volatilité) et sur la composition des portefeuilles#.De leur côté, #les gérants de hedge funds surestiment la qualité de leur reporting. 59 % pensent qu’ils fournissent suffisamment d’informations mais seulement 18 % des investisseurs pensent la même chose#, précise notamment la Tribune.