ETF Securities (ETFS) a annoncé lundi que ses deux exchange traded commodities (ETC) sur l’or physique, l’ETFS Physical Gold (PHAU) et God bullion Securities (GBS) affichaient en fin d’année dernière un encours total de 4,8 milliards de dollars, soit 55 % ou 1,75 milliard de plus qu’un an aupravant, alors que l’ensemble des ETF accusait une baisse d’encours de 5 %. Les actifs sous gestion de PHAU ont gonflé de 1,2 milliard de dollars et ceux du GBS de 550 millions. Ces deux ETC sur l’or physique fiurent également parmi les trois premiers ETF/ETC négociés sur le London Stock Exchange, avec un volume de 14,5 milliards de dollars l’an dernier sur cinq places européennes en trois mùonnaies, et des échanges moyens de 58 millions de dollars par jour. En 2007, le volume de transactions était ressorti à 4,3 milliards de dollars.
Ann Steele, qui était head of European equity chez Pictet, a rejoint Threadneedle pour développer la gamme de produits actions européennes destinée aux investisseurs institutionnels.
Le groupe AWD qui appartient désormais à Swiss Life, prévoit une hausse de 5 à 8% de ses ventes en 2009, a indiqué son CEO, Marco Baus dans un entretien au Temps. Un développement rendu possible par l’augmentation des conseillers. Les synergies obtenues avec l’alliance de Swiss Life existent au niveau du holding, selon Marco Baur, par exemple dans le contrôle juridique. II y en a aussi dans l’achat de logiciels, mais pas dans l’informatique. Les plus grandes synergies se situent dans l’exploitation et le développement de produits et services, explique-t-il. Un potentiel apparaît aussi dans la distribution. Swiss Life est fort dans les retraites et AWD l'épargne prévoyance. La combinaison peut s’optimaliser. Des discussions sont en cours.
Selon Les Echos, la Securities and Exchange Commission (SEC) doit faire face depuis plusieurs mois à de nombreuses critiques, qui se sont multipliées depuis la fraude de Bernard Madoff. Malgré cela, l’ancien patron de la SEC David Ruder ne s’attend pas à des changements immédiats. «Mes sources m’indiquent que les grosses réformes n’interviendront pas avant la fin 2009", indique-t-il dans un entretien au quotidien.
L"AFTE persiste et signe. Dans sa dernière livraison de La lettre du trésorier (n° 254, janvier 2009), l"association rappelle qu"elle attend toujours la nouvelle classification des Sicav et FCP, pourtant en gestation depuis l"automne 2007. «Nous souhaitons voir l"émergence de fonds clairement identifiés au sein des gammes de sociétés de gestion : des fonds monétaires purs, très courts (avec valorisation linéaire pour les papiers inférieurs à trois mois) aux fonds monétaires à horizon plus long, de trois à plus de douze mois», indique l"AFTE. Les trésoriers appellent également de leurs v?ux «une meilleure vision des portefeuilles et des risques pris par les gérants, le bannissement des noms d"OPCVM qui peuvent induire en erreur» ou encore des prospectus plus concis et plus précis qui doivent «correspondre mieux à la réalité de l"objectif de gestion et à la nature des investissements potentiels des OPCVM». Et l"AFTE enfonce le clou en remarquant au passage que «les événements récents nous renforcent encore dans cette conviction».Le nouveau président de l"Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a au moins en partie répondu à cette interrogation tout récemment. Dans un entretien au quotidien La Tribune datée du 12 janvier, Jean-Pierre Jouyet indique que «la publication des nouvelles règles issues des réflexions du groupe de travail interviendra prochainement». Nouyelles règles qui de toute façon devraient faire l"objet d"une consultation de quelques semaines avant intégration définitive dans les textes.
Le ministre de l"économie, Christine Lagarde, a reçu hier le rapport commandé en juillet dernier à Bruno Deletré sur l"organisation et le fonctionnement de la supervision des activités financières en France, «avec comme objectifs l"efficacité et la compétitivité de notre système de supervision et de contrôle, son insertion dans l"organisation européenne et son adéquation aux impératifs de stabilité financière ainsi qu"aux évolutions réglementaires et de marché». Au total 37 propositions, dont 29 propositions d"amélioration «qui pourraient être mises en ?uvre sans apporter de bouleversement à l"architecture de notre système de supervision». Mais c"est à partir de la proposition 30 que le rapport, malgré les précautions d"usage, ouvre véritablement le débat. Tout en reconnaissant que les métiers de la banque et de l"assurance sont «largement distincts et le demeureront», que les risques qu"ils sont le plus souvent «de nature différente» et que par conséquent les méthodes de supervision employées «doivent et devront continuer de tenir de cette réalité», le rapport estime qu""il existe toutefois aux yeux de la mission un faisceau convaincant d"arguments qui plaident en faveur d"un rapprochement entre contrôle bancaire et contrôle d"assurance».La mission recommande donc «le rapprochement du contrôle des banques et des assurances au sein d"une même autorité, adossée à la Banque de France, disposant d"un secrétariat général regroupé». Cette nouvelle Autorité de Contrôle Prudentiel des banques, des assurances et des mutuelles (ACP) aurait pour mission de «veiller à la solidité et à la solvabilité des institutions financières dans tous les secteurs». L"Autorité des Marchés Financiers exercerait, au-delà de ses compétences actuelles en matière de surveillance des marchés financiers et de protection de l"épargne, «le contrôle des obligations professionnelles à l"égard de la clientèle des services financiers et, ceci, pour l"ensemble du secteur financier».Si les propositions relatives au rapprochement des contrôles bancaires et d"assurance sont retenues, «il apparaît à cet égard crucial d"opérer très rapidement les choix de personnes et le regroupement des équipes sur un seul site géographique». Si par ailleurs, l"architecture de supervision par objectifs, qui pourrait s"inspirer des réformes menées à l"étranger, notamment aux Pays-Bas, était suivie, le rapport estime très souhaitable «une approche coordonnée avec plusieurs Etats membres de l"Union européenne susceptibles de modifier leur propre organisation dans une direction similaire. En l"occurrence, l"Espagne et ensuite l"Italie, «mais il serait souhaitable de faire un tour d"horizon large».Le coût d"une telle réforme ? A l"évidence, le rapprochement entre le contrôle prudentiel de la banque et de l"assurance devrait permettre de générer des synergies de coûts. En revanche, l"extension des compétences de l"AMF au contrôle du respect des obligations professionnelles à l"égard de la clientèle pour l"ensemble des services financiers devrait se traduire par «un augmentation des coûts de supervision» puisqu"il s"agit d"une mission aujourd"hui «très imparfaitement remplie». On pourrait donc imaginer un objectif de stabilité du coût global du dispositif, à régulation et ambition en matière de supervision inchangées, les synergies du côté prudentiel étant réinvesties dans la supervision des obligations professionnelles à l"égard de la clientèle. Compte tenu cependant du niveau assez faible des coûts de supervision en France par rapport à ceux de nos principaux partenaires européens, une «augmentation mesurée» des coûts pourrait être envisagée afin d"améliorer le dispositif de supervision.
The Wall Street Journal rapporte qu’Arthur G. Nadel, qui dirigeait le gestionnaire alternatif Scoop Management Inc de Saratosa en Floride, n’a toujours pas refait surface. Il avait été déclaré disparu par sa famille mercredi. Son fonds aurait eu un encours de 350 millions de dollars.
Selon le Financial Times, Bank of America devrait licencier plusieurs milliers de salariés de ses activités de marchés de capitaux. Cette information intervient après l"acquisition il y a trois semaines de Merrill Lynch par BofA. Cette mesure devrait toucher environ 4.000 personnes, principalement à New York. Compte tenu de la puissance historique de Merrill dans les marchés de capitaux, nombre de salariés de BofA se doutent que leurs emplois sont sur la sellette. Mais la publication par Merrill de 21,5 milliards de pertes opérationnelles la semaine dernière a fait naître des interrogations sur les compétences de ses équipes.
Si State Street devrait annoncer ce mardi un bénéfice autour d"1 dollar par action au titre du quatrième trimestre 2008, contre 57 cents au début de l"année dernière, les ennuis ne vont pas tarder à arriver, prévoit le Wall Street Journal. En effet, alors que le gestionnaire avait relativement bien résisté à la crise financière jusqu"ici, State Street commence à souffrir sur ses activités clés. Par exemple, dans sa déclaration à la SEC vendredi, State Street évoque la perte de valeur de ses investissements conservateurs comme le monétaire, précise le quotidien. La société de gestion parle également de la présence de 5,5 milliards de dollars de moins-values latentes au sein de son portefeuille d"investissements, et de 3,6 milliards de dollars sur d"autres véhicules, qui émettent des créances de trésorerie à court terme (Asset- Backed Commercial Paper).
Dans les jours qui viennent, plusieurs sociétés de gestion allemandes vont devoir indiquer si elles sont en mesure de mettre fin au gel des remboursements de leurs fonds immobiliers décidé fin octobre. DekaBank, qui n’a pas fermé les siens, a pris ses précautions pour le cas où ses concurrents maintiendraient l’embargo sur les rachat, et elle a distribué dans tout le réseau des caisses d'épargne un argumentaire en faveur du produit «fonds immobilier», rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De plus, le gestionnaire rappelle aussi que durant la crise de confiance d’il y a quatre ans, elle a racheté en compte propre pour des milliards d’euros les parts de ses fonds dont les investisseurs voulaient se défaire.
Robeco Deutschland a annoncé la nomination au comité de direction de Götz Feldmann comme directeur des ventes institutionnelles (assurances, caisses de retraite et corporates). Il sera subordonné à Ingo Ahrens, directeur général de Robeco Deutschland, qui a rejoint l'établissement début 2008 en provenance de Goldman Sachs. Götz Feldmann était depuis 2000 chez Merrill Lynch, en dernier lieu comme co-head de l’activité institutionnelle obligataire en Allemagne.
Kepler-Fonds KAG indique avoir terminé 2008 avec un encours de 7,4 milliards d’euros répartis sur 140 fonds. Ses actifs sous gestion ont donc diminué de 5,74 % en 2008, alors que ceux du secteur ont plongé de 23 % ou de 38 milliards d’euros pour revenir à quelque 126 milliards. Kepler a ainsi conforté son cinquième rang parmi les 24 sociétés de gestion autrichiennes.
Frank Scheunert, directeur général du gestionnaire néerlandais de hedge funds Exchange Investors, a indiqué dans un entretien au Handelsblatt qu’il espère réunir rapidement les 5 % du capital pour obtenir la convocation d’une assemblée générale chez Continental et faire limoger tous les dirigeants de la société. Pour l’instant, Exchange Investors, qui opère à partir de Dubai, détient encore moins de 3 % de Conti. Mais son initiative pourrait rendre service à Schaeffler qui ne veut apparemment pas se contenter de quatre sièges d’administrateur, comme convenu, mais remplacer tous les représentants du capital au conseil de surveillance.
Selon un sondage réalisé par NFO Infrastest pour le compte du Deutsches Aktieninstitut (DAI) auprès de 30.000 personnes de plus de 14 ans, le nombre d’Allemands possédant des parts de fonds d’investissement a chuté au second semestre 2008 à 6,6 millions contre 7,66 millions au premier et environ 7,95 millions pour 2007 comme pour 2006. En ce qui concerne les investisseurs en fonds qui détiennent uniquement des parts de fonds d’actions, leur nombre est revenu à 3,2 millions en juillet-décembre contre 3,68 millions au premier semestre et en moyenne 4,51 millions pour 2007.
L"Etat fédéral, qui a déjà accordé 30 milliards d"euros à Hypo Real Estate (HRE) renonce pour l’instant à l"acquisition de 25 % du capital de la banque avec laquelle il était en discussions et veut d"abord clarifier sa politique face à la situation, rapporte la Börsen-Zeitung, selon Die Welt. La banque en difficultés pourrait néanmoins recevoir 10 milliards d"euros supplémentaires de l"Etat.
Lundi, le conseil de surveillance de la Dresdner Bank a approuvé la nomination de Martin Blessing, président du directoire de la Commerzbank, comme président du directoire. Il a aussi nommé Markus Beumer et Achim Kassow membres du directoire, responsables respectivement de la clientèle d’entreprise et de la clientèle de particulier. Les trois hommes conserveront ces fonctions parallèlement à celles, équivalentes, qu’ils exercent au sein de la Commerzbank. Leur nouveau mandat s’achèvera lorsque l’absorption de Dresdner Bank par la Commerzbank sera effective, au printemps de cette année.
La gamme d’ETF à effet de levier et baissiers (inverse) de Direxion Funds connaît un grand succès, note The Wall Street Journal. Le Large Cap Bull 3X Shares, qui vise à générer trois fois la performance quotidienne de l’indice Russell 1000, affiche ainsi 237 millions de dollars d’encours et un volume de transaction journalier moyen de 8,2 millions de titres.Les fonds Direxion concurrencent ceux de ProFunds Group, les ProShares, qui visent une performance double de celle de l’indice et qui ont collecté plus de 20 milliards de dollars depuis leur lancement en 2006. Leur ratio de frais (TER) est cependant élevé pour des ETF, avec 0,95 %. Direxion pratique à peu près le même tarif.
Selon The Wall Street Journal, un sondage récent a montré sur 50 % des présidents d’Universités ou de #colleges# gèlent ou prévoient de geler les recrutements. Près de 7 % ont admis avoir vendu des actifs dans un marché baissier et neuf autres pour cent reconnaissent avoir été obligés d’emprunter de l’argent à des taux #punitifs#. Cela tient à ce que, souvent, ces gestionnaires réputés très intelligents ont voulu faire du rendement supplémentaire et ont abandonné la sacro-sainte règle du 60 % actions/40 % obligations pour investir dans des fonds alternatifs peu liquides avec de longues périodes de lock-up. A titre d’exemple, le journal cite #l’endowment# de 7 milliards de dollars de l’Université de Columbia qui, à fin juin, était investi à 41 % en hedge funds, à 40 % en private equity, à 4 % en actions américaines, à 4 % en cash et seulement à 1 % en obligations.
Selon La Tribune, alors que l"Euribor 3 mois est revenu à 2,41%, soit 3 point de chute depuis les 5,39% atteint lors de la chute de Lehman, « les institutions financières utilisent toujours massivement la liquidité mise à leur disposition par la Banque centrale européenne » et elles ont tendance à thésauriser. Mais, à partir de mercredi, les banques auront accès à la facilité de prêt marginal non plus à 2,5 % mais à 3 %, ce qui permettra de se faire une idée de leur volonté à se prêter des fonds, annonce le quotidien financier.
Interrogé par le Financial Times Fund Management, David Butler, partenaire de Kinetic Partners, un consultant en hedge funds basé à Londres, affirme que 30 nouveaux gestionnaires sont en train de se lancer actuellement, «ce qui est davantage que ces 12 dernières années». Il ajoute que des traders quittent les gros hedge funds et des banques d"investissement pour créer des fonds acheteurs/vendeurs sur les actions, distressed crédit et macro.
Selon La Tribune, l’agence de notation a dégradé la dette souveraine de long terme de la péninsule ibérique de AAA à AA+. « (?) il s’agit là d’un coup rude pour Madrid, qui a vu l'écart de rendement affectant les emprunts d'État espagnol et allemand grimper de 29 points de base depuis le 1er janvier, à 115 pb (?) », observe le quotidien en soulignant qu"un risque de contagion est possible à d"autres pays européens.
Les investisseurs de Madoff doivent faire cause commune s"ils veulent récupérer leur argent, estiment les avocats du Luxembourg interrogés par Ignites Europe. La multiplication des actions en justice isolées contre UBS, notamment en France, est considérée comme une nuisance par certains avocats, qui pensent que cela pourrait en fait aider la banque à retarder les procédures au Luxembourg.
Selon La Tribune, citant la Cnuced, du fait de la crise économique, en 2008, les flux mondiaux d’investissements étrangers directs ont baissé de 21% à 1.400 milliards de dollars en 2008. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2009, avertit le quotidien économique.
On dénombre selon Cinco Días au moins quatre consortiums candidats à l’acquisition de l’aéroport londonien de Gatwick (34,2 millions de passagers en 2008) que BAA (groupe Ferrovial) est obligé par les autorités de la concurrence de revendre. Le premier groupe est Global Infrastructure Partners (General Electric et Credit Suisse), mais il y aussi Hochtief (ACS) allié au gestionnaire de fonds immobiliers RREEF (Deutsche Bank) et par ailleurs l’australien Babcock & Brown. Le dernier à se déclarer a été Citigroup, qui fait équipe avec Vancouver Airport Services et John Hancock.
Lundi soir, le gouvernement britannique luttait pour éviter une nationalisation totale de Royal Bank of Scotland, après la chute de 67 % du cours de l"action, rapporte le Financial Times. La banque a annoncé une perte de 22-28 milliards de livres sur 2008 compte tenu de pertes sur des instruments de dette complexes et des dépréciations d"actifs liées à des acquisitions dont celle d"ABN Amro.
Kim Hee-seok, chief of global investments du fonds de pension sud-coréen National Pension Service (166 milliards de dollars sous gestion) rejoint l"avis négatif d"autres investisseurs sur les bons du trésor américain, rapporte le Wall Street Journal. Il estime qu"il est temps de vendre les Treasuries en raison de l"importance des stimuli fiscaux aux Etats-Unis, qui mèneront à une hausse de l"inflation.
Selon Les Echos, stratégistes et gérants prévoient des baisses marquées des dividendes versés en 2009 (au titre de 2008) en Europe. Par exemple, ING IM s’attend à une chute de 25 % à 30 %. AXA IM anticipe plus de 30 % de recul. Les valeurs financières seront particulièrement touchées.
La Banque du Russie commencera bientôt à ralentir le rythme de la dépréciation du rouble, estime Mark Mobius, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le gérant vedette de Franklin Templeton considère qu'à présent la monnaie russe n’est plus aussi surévaluée par rapport au pouvoir d’achat qu’avant le début du processus. Depuis août, le rouble s’est déprécié de 29 % par rapport au dollar, dont 7,3 % depuis le début de 2009. Lundi, il est tombé à 33,1510 pour un dollar, son niveau le plus bas depuis début 1998.
Dans le cadre de son approche multi-boutiques, Nordea a choisi récemment le brésilien Itaú Asset Management pour gérer le compartiment latino-américain de sa Sicav luxembourgeoise Nordea 1 (lire notre article du 5 décembre 2008). Ce produit, qui pèse pour l’instant environ 20 millions d’euros, se focalise sur les trois pays que Mauricio Gutemberg, économiste et spécialiste produit chez Banco Itaú, crédite d’une «gestion macro-économique responsable», c’est-à-dire le Brésil, le Mexique et le Chili, par opposition aux «populistes» (Venezuela, Argentine, Bolivie, Equateur, notamment).Roberto Nemr, responsable de la gestion actions chez Itaú Asset Management et gérant du Nordea 1 ? Latin American Equity Fund, s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle le Brésil serait «avant tout une histoire de matières premières» : les exportations de «commodities» ne représentent en effet que 6 points de PIB. Et le Brésil, qui pèse 63 % du portefeuille (contre 60 % dans l’indice MSCI EM Latin America 10/40 NR), est le pays dont le marché devrait se rétablir plus rapidement que les autres quand la stabilisation viendra. «Les multiples 2009 sont très bas : 7,5 pour le Brésil, 11 pour le Mexique, 12 pour le Chili. Ils peuvent effectivement baisser encore, au gré de la crise, mais ils finiront par remonter fortement et nous sommes des investisseurs de long terme», insiste Roberto Nemr, soulignant que la Bourse brésilienne a certainement souffert aussi beaucoup de sa surperformance passée, d’autant plus que c’est le marché émergent le plus liquide. Miser sur la consommation des ménages Dans l’ensemble, le gérant surpondère légèrement le Brésil et le Chili (8 % du portefeuille contre 7 % dans l’indice, pour ce dernier) pendant qu’il sous-pondère le Mexique (21 % contre 23 % dans l’indice), nettement plus impacté par le ralentissement aux Etats-Unis, à la fois par l’intensité de ses échanges commerciaux avec les Etats-Unis et par la baisse du flux des transferts des salariés mexicains vers leur pays d’origine. Selon Roberto Nemr, qui gère au total 150 millions de dollars selon la même stratégie (pour Itaú, pour Nordea, pour Daiwa, pour KDB et pour une banque canadienne), l’avantage compétitif d’Itaú AM est de disposer d’une équipe de recherche «buy-side» de douze personnes avec une présence sur les trois marchés, ce qui lui permet d’identifier des sociétés prometteuses qui viennent compléter des noms incontournables comme Petrobras (9,18 % du portefeuille fin décembre) ou CRVD (8,05 %). D’une manière générale, le gérant est enclin à surpondérer les valeurs de consommation, les sociétés de distribution (Wal-Mart Mexique, 2,67 %), les télécoms (America Móvil, 8,80 %) et les banques, dont les bilans sont «propres» (Itaú avec 8,05 %, Bradesco, 4,65 %, Unibanco, 3,57 %), parce que la consommation des ménages a désormais inexorablement décollé. Le portefeuille comporte entre 40 et 60 valeurs sur un univers de 221 actions, et l’objectif de Roberto Nemr est de générer une performance de 300 points de base supérieure à celle de l’indice, avec un écart de suivi de 6 %.
Nordinvest, un hedge fund géré par NordKapp Inversiones sera ce mardi le premier a été coté sur le Mercado Alternativo Bursátil (MAB), rapporte Cinco Días. Son capital initial est de 3 millions d’euros et le maximum est fixé à 30 millions. La souscription minimum est fixée à 50.000 euros et le fonds est réservé aux investisseurs qualifiés.