Selon L"Echo, la Financière de l’Echiquier recommande de délaisser les emprunts d'État et le monétaire et de se porter sur les obligations corporate, les grandes valeurs défensives ainsi que sur les valeurs cycliques. «Je crois qu’il y a vraiment moyen d’aller chercher de la sur-rémunération sur 3 ou 5 ans auprès d'émetteurs de dette corporate de type ‘investment grade’», insiste Olivier de Berranger. Le gérant du fonds Echiquier Oblig relève à titre d’exemple le cas de Lafarge (7 %, échéance 2011), Casino (6 %, 2010) ou encore Coca-Cola HBC (7 %, 2014). «Si vous voulez revenir tout doucement sur les entreprises sans vous aventurer sur le marché des actions, c’est la bonne porte d’entrée», avance-t-il.
Concernant le rachat de la Banque Palatine par La Banque Postale, la ministre de l"économie Christine Lagarde a déclaré jeudi à Copenhague : «Je ne suis pas convaincue des vertus de cette opération, mais c’est le rôle des dirigeants de La Banque Postale de l'étudier».
Selon l"Agefi, la Caisse nationale des Caisses d’Epargne s"apprête à émettre du 23 janvier au 12 février entre 500 et 600 millions de titres subordonnés remboursables (TSR) entre le 23 janvier et le 12 février prochain.
Pour Eric Duval de La Guierce, président du directoire d’Aviva, la gestion alternative, qui ne représente que 1 % des encours du groupe, a joué son rôle d"amortisseur en 2008. Et la qualité de la dette souveraine des grands Etats reste solide, même si l"hypertrophie du déficit US est à surveiller.Newsmanagers : Comment s"est déroulé l"exercice 2008 pour Aviva Investors France ? Eric Duval de La Guierce : En 2008, je pense que notre résultat va baisser de 20 %, essentiellement sous le coup de la baisse de la valeur des actifs. En revanche, et c"est à souligner dans un contexte aussi défavorable, notre collecte a progressé de 3 à 6 %. Le groupe gère 74 milliards d"euros, dont 27 milliards en UC. Dans ce dernier compartiment, majoritairement actions, notre encours est revenu de 27 à 23 milliards d"euros. La gestion alternative a-t-elle pesé sur votre exercice ? - Non. J"attire d"abord votre attention sur le fait que la gestion alternative est marginale pour nous. Elle ne représente qu"environ 1 % de nos encours. Evidemment, elle n"a pas apporté une performance décorrélée des marchés, mais elle limite la casse avec un recul de 17 %, alors que les marchés ont perdu 45 %. C"est un résultat honorable. Quelles décisions de gestion avez-vous prises pour 2009 ? - La plupart de nos grandes décisions d"investissement ont été prises en novembre dernier. Depuis, nous avons renforcé nos positions sur les obligations corporate de bonne signature afin de profiter des spreads. Et, en novembre, toujours, nous avons commencé à être légèrement surpondérés sur les actions car il semble que, vers les 3.000 points, le marché a intégré les baisses de résultat qui seront annoncées durant l"exercice. Les obligations d"Etat représentent une grosse partie de votre portefeuille. Redoutez-vous un krach sur le marché de la dette souveraine ? - Certains estiment que le jour où les investisseurs retrouveront le goût du risque, ils sortiront de cette classe d"actifs et que le compartiment pourrait souffrir. Pour ma part, je ne suis pas inquiet. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un contexte déflationniste et que les rendements doivent aussi être appréciés à cette aune. A mon avis, la dette souveraine d"Etats comme la France et l"Allemagne ne sont pas menacées. En revanche, aux Etats-Unis, on attend beaucoup d"Obama et la dette se gonfle. S"il y a un problème, c"est là qu"il pourrait éventuellement se poser.
Le Nikkei a perdu 306,49 points (- 3,81%) à 7.745,25 points le vendredi 23 janvier, sous le coup des mauvaises anticipations financières de Sony et de la hausse du yen.En une semaine, la bourse nippone perd 5,89%.
IG Markets, spécialiste des dérivés de type «contracts for difference» ou CFD, a obtenu de la CSSF (Commission de la Surveillance du Secteur Financier) l’autorisation d’opérer à partir du territoire luxembourgeois et ouvre une succursale dans le Grand-Duché.IG Markets Luxembourg vise une clientèle locale et internationale et offre la même gamme de produits et de services qu"en France. Gwénaël Moy, directeur général d"IG Markets France, prend la responsabilité de cette nouvelle structure en qualité de directeur régional tandis qu’Arnaud Poutier, directeur général adjoint d"IG Markets France, est chargé de superviser également les fonctions marketing et vente à l'échelon régional. Une équipe implantée localement assure le suivi opérationnel de l"activité.
Selon Eurekahedge, rapporte la Börsen-Zeitung, l’encours des hedge funds s’est contracté de 21 % l’an dernier à 1,5 billion de dollars, soit légèrement en-dessous de son niveau de fin 2006. Les moins-values ont représenté 185 milliards et les remboursements nets, 198 milliards, dont 67 milliards en décembre (affaire Madoff).
Au quatrième trimestre 2008, l’indice Morningstar 1000 des hedge funds a enregistré une baisse de 10,3 %, malgré une performance de 2,1 % en décembre, de sorte qu’il accuse pour l’ensemble de 2008 une chute de 22,2 %, inférieure de 20 points à celle du MSCI World.Les remboursements nets ont atteint un record en octobre avec 21 milliards de dollars, suivi de sorties de 19,4 milliards pour novembre. Pour l’ensemble de 2008 et sur la base des résultats disponibles au 19 janvier, les remboursements nets se seraient situés à plus de 44 milliards de dollars. Par ailleurs, l’agence indique avoir enregistré l’an dernier un nombre record de sorties de hedge funds et de fonds de hedge funds de sa base de données (qui en compte au total environ 8.400). Au total, ces sorties ont porté sur 1.158 «single-manager funds» et 490 fonds de hedge funds, contre respectivement 434 et 208 en 2007. Les fonds ne sont radiés de la base que si le fonds est liquidé, si le gérant souhaite arrêter de communiqué ses performances ou si le fonds n’a pas communiqué de performances pendant six mois.
Thami Kabbaj, chercheur et professeur d"économie à Université Paris-Dauphine, est spécialiste de finance comportementale et ancien trader. Dans un entretien aux Echos, il rappelle que depuis la crise, l"opinion publique voit les traders comme des joueurs de poker, s’amusant avec des millions au détriment des autres. Les affaires Société Générale puis Caisse d'épargne ont selon lui «pointé les défaillances qui existent dans les établissements financiers». Dans les deux cas, «l’aspect humain n’a pas été pris en compte», souligne Thami Kabbaj.
The Wall Street Journal rapporte qu’après avoir renégocié son financement avec les banques, Fortress Investment Group remboursera en fin de mois 2,2 milliards de dollars aux investisseurs qui avaient demandé à sortir 3,1 milliards de dollars en fin d’année dernière du hedge fund Drawbridge Global Macro, en perte de 20 %. Le reliquat de 27 % sera remboursé sur les dix-huit prochains mois.
BlueBay Asset Management, qui a pourtant mis en place des «gates» l'été dernier, affichait fin décembre un encours de 16,7 milliards de dollars, soit 1,8 % de plus que douze mois plus tôt, mais 18 % de moins que fin septembre, indique The Wall Street Journal. La contraction en octobre-décembre est imputable à des remboursements nets de 800 millions, à une baisse des marchés de 2,8 milliards et à un effet de change négatif de 200 millions.
Le cabinet de conseil allemand Kommalpha, spécialiste du secteur financier et de la gestion d’actifs, annonce jeudi avoir crré une filiale suisse et ouvert un bureau à Zoug le 1er janvier 2009, sous la direction de Remo Leuppi. La nouvelle société démarre avec un portefeuille de clients et va se spécialiser dans le conseil pour l’entrée sur de nouveaux marchés dans le cadre d’activités transnationales, dans les relations publiques et le marketing, l’assistance dans le domaine judiciaire et la gestion de projets.
La façon inhabituelle dont l"affaire Bernard Madoff a fait surface (avec une confession du personnage principal en personne) complique l"enquête de la Securities and Exchange Commission, analyse le WSJ. Le régulateur s"apprête à émettre une deuxième citation à comparaître à un autre associé de Madoff.
Selon La Tribune, l’intersyndicale de la filiale française de la Bourse transatlantique a appelé à la grève le 29 janvier afin de protester contre des suppressions d’emplois, une centaine dans l"hexagone.
Fiducée Gestion Privée crée un réseau franchisé spécialisé dans le conseil et la gestion de patrimoine des professionnels de la santé. #Les professionnels de la santé souffrent d"une sursollicitation, et ne sachant que choisir, se tournent le plus souvent vers les groupes mutualistes#, analyse Thierry Borde, président de Fiducée Gestion Privée. Il existe donc selon lui un réel besoin en matière de gestion de patrimoine spécialisée pour cette catégorie professionnelle, qui a des besoins bien spécifiques liés à son statut libéral et peu favorable en matière de retraite. Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) qui viendraient rejoindre le réseau en tant que franchisés ont tout à y gagner, estime Thierry Borde. #La spécialisation est le meilleur moyen de développer sa notoriété et donc son activité#, souligne-t-il. Pour mettre en confiance ses prospects, le CGPI bénéficie d"une recommandation de la part de l"association LAMPER, (Association des professions Médicales pour la Prévoyance et la Retraite), qui défend les intérêts des professionnels de la santé dans les domaines de la retraite et de la prévoyance et qui a signé un partenariat avec Fiducée. Pour la franchise, les candidats ciblés par Fiducée Gestion Privée sont les CGPI récemment installés, les salariés d"établissements financiers, les professionnels envisageant une reconversion et présentant les qualités nécessaires à la gestion patrimoniale, et les financiers et professionnels de l"immobilier songeant à changer de métier. L"objectif à cinq ans est de rallier 100 à 120 franchisés.Côté offre, les CGPI pourront proposer une centaine de produits à leurs clients. Si BNP Paribas Assurance et AGF Holding détiennent une partie minoritaire du capital de Fiducée Gestion Privée, le cabinet précise que les fonds de l"offre seront issus des plus importantes sociétés de gestion du secteur, et non uniquement de ces deux groupes. Pour rejoindre le réseau de franchisés, le CGPI devra s"acquitter d"un droit d"enseigne unique de 15.000 euros. Sa redevance annuelle est fixée à 10 % du chiffre d"affaires hors taxes, avec une réduction de 50 % la première année et de 30 % les deux années suivantes.
Petit à petit la rumeur prend forme. Et l’annonce d’un rapprochement du pôle gestion d’actifs de la Société Générale et du Crédit Agricole - hors gestion alternative - se précise : La data room a commencé, confirme-t-on de plusieurs sources et l’on a notamment demandé au Crédit Agricole Asset management (CAAM) de produire tous les contrats afférents à son activité, notamment pour ce qui concerne les asset managers, les dépositaires et le l’aspect juridique de ses OPCVM. A priori le rapprochement des deux structures est logique au moins d’un point de vue financier. En effet, avec la crise de 2008, le PNB des sociétés de gestion, en raccourci le produit des commissions encaissées sur les capitaux gérés, a fondu. Alors que les charges, dont la plus grande partie est constituée par la masse salariale, n’ont pas bougé. D’où un effet de ciseau négatif.#En total de gestion, CAAM affichait 4,3 milliards de commissions (CAAM + Private Banking + assurances) pour 1,8 milliard d’euros de charge en 2007 alors que le périmètre SGAM (+ private banking + Boursorama) totalisait 3,7 milliards de CA pour environ 2,7 milliards d’euros de charges#, indique Christophe J. Nidjam, analyste chez AlphaValue.Toutefois, la fraction d’actifs concernée par le deal serait plus réduite. Pour CAAM, ING estime qu’elle concernera essentiellement la gestion institutionnelle soit environ 1,1 milliard d’euros à mettre au regard de 840 millions de charges. Pour sa part, SGAM apporterait 1,9 milliard d’euros de PNB pour un montant de charge de l’ordre du milliard d’euros.#Brasser les deux sociétés de gestion et fusionner leurs chaînes de production de produits financiers permettrait de diminuer les coûts de production par deux#, estime Alain Tchibozo, analyste financier chez ING.Reste à savoir quel sera le contour du périmètre consolidé par la future structure commune. Ainsi que la valeur et la rentabilité des activités respectives.Si on estime uniquement la gestion pour le compte des institutionnels incluse dans le rapprochement, on obtient environ 200 milliards pour le CA contre environ 300 milliards pour la Société Générale, calcule ING. Sur la base d’une valorisation équivalente à 0,5 % des actifs gérés, SGAM vaudrait donc environ 1,5 milliard et le pôle équivalent du CA de l’ordre du milliard d’euros. Dans un premier temps, les deux enseignes pourraient détenir 50 % de la joint venture, rien n’interdisant à SGAM de vendre ses parts dans un second temps.
Grâce à l’effet de marché positif de 5,28 milliards de livres qui a surcompensé les remboursements nets de 4,99 milliards de livres, Aberdeen Asset Management est parvenu à limiter au premier trimestre de son exercice au 30 septembre la baisse de son encours à 0,9 milliard. Cette diminution ne représente que 18 % des sorties nettes. Les actifs sous gestion ont diminué à 110,2 milliards de livres. Les sorties brutes ont atteint 7,6 milliards de livres et ont impacté tout particulièrement les fonds obligataires. Aberdeen affichait fin décembre des encours de 83,15 milliards de livres pour les fonds actions, obligataires et multiclasses d’actifs contre 85,74 milliards trois mois plus tôt tandis que les actifs gérés par le pôle immobilier ressortaient à 27,04 milliards de livres contre 25,38 milliards.
Pour le quatrième trimestre 2008, le bénéfice net de Janus Capital Group a chuté de 60 % à 7,8 millions de dollars ou 5 cents par action pour un chiffre d’affaires en baisse de 43 % à 177,1 millions, ce qui est imputable à une contraction des recettes de commissions de même ordre, rapporte The Wall Street Journal. L’encours à fin décembre a chuté de 40 % sur un an et de 23 % sur fin septembre, ce qui a impacté les marges. Janus s’attend que la baisse se poursuive en 2009.
Selon l"Agefi, le cas du rehausseur de crédit CIFG, racheté à Natixis fin 2007 est réglé. Un accord de commutation portant sur 12 milliards de dollars de produits dérivés a été signé et il permettra même aux deux enseignes, en plein rapprochement, d’enregistrer un léger profit en 2008. «Une trentaine de clients dont les actifs étaient garantis par CIFG ont ainsi accepté de renoncer à cette couverture contre une part du capital», explique notamment le quotidien numérique et ajoutant que l"accord concerne 98 % des contreparties (en valeur).
Selon La Tribune, le projet de rapprochement des organes centraux des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne piétine et faute d’un accord sur les valorisations, les deux mutualistes envisagent un rapprochement a minima, assure le quotidien.
Jeudi, KBC indique avoir entièrement liquidé la valeur des CDO (mezzanine) dans lesquelles il avait investi (ne retenant plus que les tranches super-senior). L'établissement estime actuellement que sa perte pour 2008 s’est montée à environ 2,5 milliards d’euros et que, abstraction faite de l’impact exceptionnel de la crise financière, le bénéfice sous-jacent s’inscrit à 2,2 milliards d’euros environ sur l’ensemble de l’exercice.KBC fait aussi état de 2.6 milliards d’euros en net de réductions de valeur sur investissements, dont 1,7 milliard sur le portefeuille de crédits structurés, 700 millions sur le portefeuille d’investissement, principalement dans le pôle assurance, par suite de l'érosion de quelque 20% du cours des actions au cours du 4e trimestre et enfin 200 millions imputables à la liquidation de l’exposition aux banques islandaises. En outre, la base du capital sera encore renforcée par une émission de capital de base non dilutive d’un montant de 2 milliards d’euros entièrement souscrite par le gouvernement flamand, avec une possibilité d’injection supplémentaire de capital de base de 1,5 milliard d’euros.
Dick Parsons, ancien directeur général de Times Warner, va remplacer Sir Win Bischoff en tant que président de Citigroup, alors que la banque ne parvient pas à se redresser malgré le plan de sauvetage gouvernemental de 300 milliards de dollars accordé en novembre, relève le Financial Times. Certains directeurs et investisseurs s"étaient plaints du manque de supervision et d"orientation de Sir Win Bischoff à l"égard du directeur général Vikram Pandit. Dick Parsons a aussitôt demandé à l"administration Obama de ne pas nationaliser les banques en difficultés et a demandé la création d"une ?bad banque? contrôlée par l"Etat qui achèterait les actifs toxiques.
Pour le T4, U.S. Bancorp a déclaré selon The Wall Street Journal une chute de 65 % de son bénéfice net à 330 millions de dollars ou 15 cents par action, après 253 millions de dépréciations sur le portefeuille de valeurs mobilières ainsi qu’un quintuplement des provisions pour pertes sur crédits à 1,27 milliard de dollars.
Selon une étude publiée jeudi par Riskdata, et citée par le Financial Times, les rendements du hedge fund géré par Bernard Madoff auraient dû être remis en question par le «bias ratio», une technique mathématique qui identifie les anomalies dans la distribution d"une série de rendements. Par ailleurs, l"étude avance que la comparaison du profil de risque de Madoff avec celui de ses pairs aurait dû montrer que le style qu"il revendiquait n"était pas celui qu"il pratiquait.
D’après Lipper FMI, les sociétés de gestion en Europe ont enregistré des souscriptions nettes de 10,5 milliards d’euros après des remboursements nets de 153 milliards en octobre, dans le sillage de la faillite de Lehman Brothers, souligne le Handelsblatt. Toutefois, la situation reste critique à cause de la possibilité de nouvelles mauvaises nouvelles et du scandale Madoff, souligne Diana Mackay, directrice de Lipper FMI. Le renversement de tendance observé en novembre est surtout attribuable aux fonds monétaires qui ont collecté en net 32 milliards d’euros après avoir enregistré des sorties nettes de 40 milliards en octobre. Les remboursements ont fortement baissé pour les fonds obligataires et les fonds d’actions ont enregistré de légères souscriptions nettes.
Selon l"Agefi, le marché des obligations sécurisées (covered bonds) repart doucement mais au prix fort. Ainsi, « l'émission inaugurale à sept ans du Crédit Agricole s’est faite hier avec une marge de 135 points de base, un record », souligne le quotidien numérique. Outre les spreads, la crise du crédit provoque aussi un renchérissement au niveau de la structure, constate également le quotidien numérique.
Selon La Tribune, après avoir fait mine à l’automne de ne pas être intéressées par l’aide de l'État, toutes les banques françaises affichent leur intérêt pour la seconde tranche de 10,5 milliards d’euros que l"Etat va débloquer.Dans ce cadre, les banques pourront notamment émettre des actions de préférence sans droits de vote auxquelles la puissance publique souscrira via la Société de prise de participation de l'État (SPPE) ou transformer leurs TSS de la première tranche en actions de préférence sans droits de vote, précise le quotidien en soulignant que ces titres sont éligibles au « core Tier 1 ».
La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que pour éviter l'éffondrement d’Hypo Real Estate (HRE), il est maintenant envisagé de dépecer le groupe et de se séparer de la filiale irlandaise Depfa, qui souffre de très graves problèmes de refinancement. Le Fonds de stabilisation (SoFFin) de l’Etat fédéral accorde 12 milliards d’euros de garanties supplémentaires pour les titres de dette à court terme qu'émet HRE. De ce fait, les aides accordées à l'établissement atteignent 92 milliards d’euros dont 42 milliards de garanties et un crédit d’urgence de 50 milliards, mais de nouvelles mesures de soutien paraissent inévitables parce que HRE a d’urgence besoin d’une augmentation de capital pour éviter la fermeture.
Trois fonds immobiliers offerts au public (CS Euroreal, Morgan Stanley P2 Value et TMW Immobilien Weltfonds) ont déjà annoncé qu’ils prorogent de neuf mois maximum la suspension des remboursements, mais cela ne provoque aucune nouvelle crise de confiance, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. On attend pour les jours prochains les décisions de DEGI (Aberdeen), SEB Immobilien et KanAm, mais les milieux financiers prévoient une reconduction du gel des rachats. Les fonds qui sont restés ouverts, chez Deutsche Bank, Deka, Union et Commerz Real, font état de ratios de liquidité compris entre 15 et 31 %, pour un minimum légal de 5 %.
Comme dans le reste de l’Europe, les entreprises allemandes calibrent de plus en plus leurs émissions obligataires en fonction de la demande des particuliers, avec des coupures de 1.000 euros plutôt que des 50.000 euros habituels et destinées aux institutionnels, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela a été le cas récemment pour Daimler, Volkswagen et Bertelsmann.