Selon Ignites Europe, Alain Leclair, président de l"Association française de la gestion financière (AFG), a rencontré mercredi Jean-Pierre Jouyet, le nouveau président de l"Autorité des marchés financiers, pour demander un sommet des régulateurs européens afin de faire pression sur UBS et HSBC pour qu"ils remboursent les investisseurs victimes de Madoff. Colette Neuville participait aussi à la réunion.
Vendredi matin, KanAm Grund a indiqué qu’il reconduit pour neuf mois le gel des remboursements pour ses deux fonds immobiliers offerts au public, le grundinvest et le US-grundinvest. Cependant, le gestionnaire munichois précise qu’il compte rouvrir dans la pratique ces deux fonds aux rachats avant fin octobre.DEGI (Aberdeen Property Investors) a en revanche fait le choix de rouvrir son fonds immobilier DEGI International aux rachats à compter du 30 janvier 2009, mettant ainsi fin au gel qui prévalait depuis fin octobre 2008. Ce produit a enregistré depuis lors des souscriptions nettes de 65 millions d’euros provenant de particuliers. La réserve de liquidités du fonds se situera à environ 25 % au moment de la réouverture. Le taux de remplissage des immeubles en portefeuille se situe à 98 %.Cela posé, DEGI (6 milliards d’euros d’encours) prolonge de neuf mois le gel des rachats sur son autre fonds offert au public, le DEGI Europa, pour lequel il n’a pas encore été possible de dégager suffisamment de liquidités.KanAm et DEGI avaient initialement suspendu les remboursements fin octobre, comme une petite dizaine d’autres gestionnaires. Durant la semaine écoulée, il a été annoncé que les rachats sont également gelés pour neuf mois supplémentaires pour le CS Euroreal, le TMW Pramerica Weltfonds, le Morgan Stanley P2 Value, l’Axa Immoselect et le SEB ImmoInvest.Juridiquement, ces gestionnaires auront la faculté de renouveler encore une fois, pour douze mois, la suspension des remboursements. Au terme de ce dernier délai, ils seraient tenus de liquider les fonds et de rembourser les investisseurs.
Selon Funds People, Gonzalo Lardiés, gérant-star de Banque Privée Edmond de Rothschild après avoir été celui de Metagestión, rejoint au 1er février Interdin Gestión qui appartient à 70 % à Banca Privada de Andorra et qui prendra à cette date le nom de BPA AM. A cette occasion, le fonds géré par Gonzalo Lardiés, le BPERE Fondo Ibérico Acciones, deviendra le BPA Fondo Ibérico Acciones. BPERE était déjà lié pour ce produit à Interdin par un contrat de délégation.
En 2008, le Santander a enregistré une baisse de 18 milliards d’euros de son encours, à 32.95 milliards. Sur ce total, toutefois, précise Expansión, environ 7 milliards d’euros de rachats ont été réinvestis dans des dépôts auprès du réseau de la banque tandis que 3 milliards sont allés de placer dans des contrats d’assurances du groupe.
Suite à la démission de John Thain, Brian Moynihan a été nommé vendredi president of global banking and global wealth and investment management de Bank of America. L’intéressé conserve ses fonctions de general counsel de la banque en attendant qu’il lui soit trouvé un remplaçant. Il avait été president of global wealth and investment management de Bank of America avant l’acquisition par cette dernière de Merrill Lynch.D’autre part, Bank of America a annoncé que Tom Montag continuera de diriger le pôle global markets mais qu’il sera désormais subordonné directement à Ken Lewis, chairman et CEO. Il est également nommé membre de la management executive team, qui détermine la stratégie du groupe.
Selon Les Echos, le cabinet Lartigue-Tournois & Associés poursuit des banques françaises, en l"occurrence BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize, au fond dans le dossier de la sicav luxembourgeoise Luxalpha après les avoir assignées en référé. Les établissements français n’auraient pas rempli leur double mission : l’exécution des ordres et la conservation des titres. Le conseil d’administration de la sicav luxembourgeoise Luxalpha et son promoteur UBS AG sont également visés, indique le quotidien.
Vendredi, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a annoncé avec beaucoup de précautions que les #side pockets# peuvent également être approuvés dans certains cas pour les FoHF (fonds de hedge funds) suisses. La création de #side pockets# ne peut avoir lieu qu"après approbation par la FINMA et doit être dans l"intérêt de l"ensemble des investisseurs. Les droits des investisseurs doivent par ailleurs être préservés lors de la création de ces #side pockets#, souligne le régulateur. Cela posé, le FINMA avertit aussi que, dans la mesure où la création de #side pockets# ne peut être mise en ?uvre #que dans le cas de FoHF partiellement illiquides# et où #l"émission de nouvelles parts ou la distribution de placements collectifs de capitaux partiellement illiquides contrevient en principe aux règles de conduite telles que prescrites par la loi sur les placements collectifs de capitaux, il convient de manière générale de renoncer à l"émission ou à la distribution des FoHF concernés#, et cela, indépendamment de la création de #side pockets#.
Selon Le Temps, UBS, Credit Suisse et Nestlé soumettront au vote consultatif un rapport sur le système de rémunération des dirigeants à leur assemblée générale. C"est un premier succès pour Dominique Biedermann, directeur de la Fondation Ethos, qui regroupe 80 membres, essentiellement des caisses de pension, et qui avait déposé une résolution en ce sens.
Vendredi soir, la Deutsche Börse a publié les nouvelles dispositions applicable pour le remplacement des titres du Dax qui auraient été radiés selon la procédure d’urgence. Cette règle du «fast exit» demeure inchangée et prévoit qu’un titre ne peut être maintenu dans l’indice s’il tombe plus bas que le 45ème rang des sociétés cotées soit par le volume de transaction soit par la capitalisation boursière. En revanche, il est désormais prévu que la valeur de remplacement doit se classe au pire 35ème en matière de capitalisation boursière et en 45ème position pour le volume de transactions.Cette nouvelle disposition entre en vigueur à compter de ce lundi 26 janvier 2009.
La CNMV a notifié aux sociétés de gestion la conduite à tenir si la note du garant d’un fonds garanti vient à être abaissée, rapporte FundsPeople, relayé par Expansión. Dans ce cas, le gestionnaire doit avertir le régulateur au moyen d’un communiqué boursier puis informer les souscripteurs dès la prochaine communication qui leur est adressée. La CNMV indique avoir détecté que plusieurs instituts de crédit garants de fonds d’investissement affichent à présent une notation inférieure à celle qui était exigée au moment de l’octroi de la garantie.
D’après BarclayHedge, les hedge funds ont perdu en moyenne 24,4 % l’an dernier, et 70 % d’entre eux ont terminé l’année dans le rouge, a déclaré Sol Waksman, président-fondateur de BarclayHedge, à HedgeWeek. Les fonds de hedge funds n’ont perdu en moyenne que 21,69 %, mais 85 % d’entre eux ont été perdants.La seule stratégie gagnante sur l’ensemble de l’an dernier a été celle des vendeurs à découvert, avec une performance de 41,09 % et un bond en avant de 20,83 % durant le plongeon des marchés d’actions en septembre et octobre.
Schelcher Prince Gestion, société de gestion spécialisée sur les taux, lance à son tour un fonds obligataire à échéance, dénommé Schelcher Prince Horizon 2012. Ce FCP sera investi dans des obligations d"entreprises ou convertibles de type taux, dans la zone euro, dont l"échéance ne pourra excéder le 31 mars 2012. Pour 80 % minimum, il s"agira d"obligations notées investment grade.L"intérêt du fonds est de «profiter des spreads actuels qui offrent des rendements très élevés avec des signatures de bonne qualité», explique Bruno Promonet, directeur général délégué de Schelcher Prince. Il a comme objectif de surperformer d"au moins 3 % à l"échéance le BTAN 3,75 janvier 2012. «Une valeur liquidative supérieure à 120 % peut être attendue à l"échéance dans des conditions identiques à celles de la situation actuelle», indique Bruno Promonet.
L’association allemande BVI des sociétés de gestion a indiqué vendredi que les plans d'épargne sous forme de parts de fonds immobiliers offerts au public ont affiché sur les dix ans à fin décembre une performance moyenne de 2,8 % par an, comme les fonds obligataires en euros, alors que les fonds d’obligations-monde enregistraient un gain de 0,7 % et les fonds diversifiés Allemagne produisaient une minime avance de 0,1 %.A cause de l’effondrement des cours entre 2000 et 2003, puis de la crise financière actuelle, les fonds d’actions allemandes ont accusé pour leur part une perte moyenne de 9,7 %, contre 8,1 % pour les fonds d’actions monde et 8 % pour ceux d’actions européennes. Les fonds d’actions allemandes n’ont généré de performance supérieure à celle de toutes les autres catégories que sur 30 ans, avec 6,4 % de moyenne, juste devant les diversifiés Allemagne avec 6,2 %.
L’association autrichienne des caisses de retraite (FVPK) a estimé vendredi que ses 19 adhérentes ont accusé en moyenne une perte de 13,1 % en 2008, la performance sur cinq ans se situant à 2,62 % par an, contre 6,8 % pour les cinq ans à fin 2007. Les dix-neuf caisses géraient au 31 décembre quelque 11,5 milliards d’euros d’encours contre 13,1 milliards douze mois auparavant.
Selon La Tribune, en Europe, «le marché du LBO (rachat par effet de levier) est en chute libre», notamment en Grande-Bretagne (-93 % entre les troisième et quatrième trimestres 2008), indiquent les données de Candover Capital. En revanche, en Chine, «l’activité des fonds de LBO a bondi de presque 50 % l"an dernier», rapporte le quotidien.
Le gestionnaire alternatif autrichien Salus Alpha est autorisé depuis vendredi à commercialiser auprès du grand public en Allemagne son hedge fund Directional Markets, qui n'était disponible que sous forme de compte géré avec une souscription minimale de 10 millions d’euros. Le fonds réplique l’indice DMX qui a affiché pour 2008 une performance de 59,27 %, ce qui représente selon Fondsprofessionell une surperformance de 99,64 % par rapport au Dax et de 97,76 % par rapport au S&P 500.
Van Eck Global (8,2 milliards de dollars d’encours fin décembre, dont 4,5 milliards pour les ETF de la marque Markets Vector) a annoncé le lancement sur la plate-forme NYSE Arca de ce qu’il indique être le premier ETF américain utilisant le marché indonésien comme sous-jacent. Le Market Vectors Indonesia Index ETF (acronyme : IDX) s’attachera à répliquer le Market Vectors Indonesia Index (acronyme : MVINDO) de l’allemand 4asset-management calculé par S&P. Le taux de frais est de 0,71 %.Au 31 décembre, l’indice de référence comprenait des actions de 25 sociétés, dont 30,1 % de financières, 15,7 % de valeurs de l'énergie et 12,7 % du secteur des télécommunications. Les trois principales lignes étaient à cette date Bank Central Asia (8.8%), Telekomunikasi Indonesia (7.5%) et Bank Rakyat Indonesia (7.0%).
Le DB Platinum Commodity Harvest Fund, qui a obtenu un agrément de commercialisation au Luxembourg, en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Autriche et en Espagne, est selon la Deutsche Bank, son promoteur, le premier fonds de matières premières market neutral conforme à la directive OPCVM III, rapporte HedgeWeek. Ce fonds de performance absolue réplique l'évolution du Deutsche Bank Platinum Commodity Harvest Index lancé en 2007.La stratégie est appliquée à 21 matières premières offrant une bonne liquidité dans les compartiments de l'énergie, des métaux et de l’agriculture avec une position longue et une position courte sur chacune des matières premières sous-jacentes, l’objectif étant d’acheter des contrats bon marché et de vendre des contrats à prix élevés.
La municipalité de Milan assigne en justice la Deutsche Bank, UBS, JP Morgan Chase et Dexia pour lui avoir vendu 1,7 milliard d’euros de dérivés en couverture d’un emprunt en 2005, rapporte le Handelsblatt. Les banques auraient perçu 96 millions d’euros de commissions sur cette opération qui se traduit pour la ville par une perte de 300 millions d’euros en mark to market à fin juin 2008.
Les clauses de modification des notes («rating triggers») n"ont pas d"impact important pour les émetteurs, selon l"étude annuelle réalisée par Moody"s auprès des sociétés de gestion clientes. Même si les révisions à la baisse qui peuvent exercer une pression non négligeable sur la liquidité d"une société restent préoccupantes, «la majorité des clauses de déclenchement dans le secteur de la gestion d"actifs n"ont pas de conséquences financières immédiates significatives», indique Moody"s.
Si leur encours a diminué l’an dernier à 248,71 milliards de francs suisses contre 282,96 milliards fin 2007, les fonds de droit suisse ont affiché des souscriptions nettes de 26,62 milliards de francs alors que ceux de droits luxembourgeois supportaient des rachats nets de 46,76 milliards de francs, rapporte l’Agefi Suisse. Otto Kober, responsable de la recherche en Suisse de Lipper, indique que, jusqu'à présent, il y a eu très peu de rachat de parts de fonds en actions (3,52 milliards de francs en 2008).
Jean-Baptiste de Franssu, directeur général (DG) de Invesco Europe et à l"initiative d"un think tank européen sur la gestion d"actifs. Pour promouvoir l"épargne de long terme, le think tank nomme neuf recommandations : créer et financer une fondation éducative à destination des épargnants, définir une charte de bonne conduite pour les distributeurs de produits et services financiers, renforcer le lien avec le client final par une meilleure diffusion de l"information , améliorer la communication sur les objectifs de l"industrie de la gestion d"actifs, développer des produits d"épargne à long terme labellisés, réduire les coûts de gestion des fonds, initier des actions pour établir un cadre paneuropéen de l"épargne retraite, évoluer vers une approche réglementaire unifiée et promouvoir rapidement et de manière effective la transposition en droit national de la directive UCITS 4.
Alors que les marchés financiers sont à la merci de la chute d"un corporate, les problèmes de liquidité se reportent sur le marché de la dette souveraine de certains Etats de la zone euro, comme l"Italie ou la Grèce, souligne Patrick Artus. Quant aux prix des CDS, il flambe?Newsmanagers : Comment voyez vous les marchés évoluer en 2009 ?P. A. : Le problème auquel nous sommes confrontés, c"est que la baisse des marchés s"autojustifie. Tout a été provoqué par la faillite de Lehman Brothers. Si ce n"avait pas été le cas, nous n"en serions pas là. Maintenant, la crise financière a débordé sur l"économie réelle et nous aurons une baisse de PIB de 1,5 à 2% en 2009 dans la plupart des grands pays industrialisés, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Relance publique, expansionnisme monétaire, mesures de soutien ponctuelles, les Etats font tout ce qui est en leur pouvoir pour relancer la machine économique. Cette situation est favorable aux corporates qui, peu à peu, retrouvent la faveur des investisseurs, ce qui réduit les spreads avec la dette souveraine. En France, les spreads sur le marché interbancaire sont revenus à la normale. Donc nous sommes sur la voie de la guérison, mais attention !Le marché est à la merci de la faillite d"un corporate. Que l"un d"eux se mette sous la protection du chapitre 11 où qu"une nouvelle affaire Madoff éclate, et ce sera un nouveau krach.- Craignez-vous un krach obligataire ?P. A. : Beaucoup de commentateurs craignent que les émissions de papier souverain ne finissent par peser sur le marché où les taux sont très bas. Ils oublient un détail d"importance : la dette publique ne s"ajoute pas à la dette privée car celle-ci n"est plus émise. Elle prend simplement sa place, en tout cas pour un temps. Je pense donc que les grands investisseurs continueront à acheter de la dette souveraine de bonne signature et que les taux resteront bas. Ainsi, au Japon, la dette publique représente 180% du PIB mais, comme il y a peu de dette privée, les taux sont voisins de 0 malgré le gonflement du marché primaire. Bien sûr, me direz-vous, le jour ou l"aversion au risque va diminuer, les investisseurs se tourneront vers d"autres classes d"actifs, comme les actions. Mais je pense que le processus de repentification de la courbe des taux se fera progressivement et que la confiance mettra du temps à revenir.- Y a-il un risque spécifique imminent pour la dette souveraine de la zone euro ?P. A. : Oui et un risque sérieux. La crise de liquidité se reporte maintenant sur la dette de certains Etats de la zone euro. L"Irlande, l"Italie, le Portugal ou encore la Grèce ont été dégradés ou placés sous surveillance négative par certaines agences de notation, dont S&P. Le spread de ces pays avec des Etats comme l"Allemagne peu aller de 150 à 300 points de base et le prix des CDS flambe. Ce scénario me fait penser à ce qui est arrivé après la disparition de Lehman. Il ne faudrait pas qu"une crise de liquidité s"installe sur le marché des dettes publiques européennes et qu"un Etat, comme la Grèce soit mis en faillite. Ce serait le déclenchement d"une asphyxie générale. Qu"un seul Etat européen soit, faute de marché, mis en faillite, et c"est la catastrophe.- La Chine va-t-elle provoquer un cycle de dévaluation compétitive ?P. A. : Depuis juin 2008, la Chine a lié l"évolution du renminbi au dollar après l"avoir laissé filé durant près de 3 ans. Je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis crient à la dévaluation compétitive.Du reste ce qui se passe est très favorable puisque les Chinois vont continuer à acheter la dette publique US en dollar. Cela est positif pour le financement du déficit américain. Mais il est vrai que les Etats-Unis ont besoin de trouver un bouc émissaire pour justifier la longueur de la récession?
Malgré un environnement économique déprimé, le Perco a poursuivi sa progression. A la fin du troisième trimestre 2008, près de 70.000 entreprises (69.706 exactement) proposaient à leurs salariés l"accès à ce véhicule d"épargne retraite, soit une augmentation de 45% sur douze mois glissants, selon les statistiques communiquées par l"AFG. Le nombre de salariés adhérents s"est pour sa part accru de 33% à 413 333. L"encours total géré à l"intérieur des Perco s"inscrivait au 30 septembre à près de 1,8 milliard d"euros, en hausse de plus de 28% par rapport au 31 décembre 2007.
Selon une étude de Santander Asset Management, l’encours des fonds ISR en Espagne était tombé fin décembre à 883,04 millions d’euros contre 1.164,97 millions douze mois plus tôt, soit une baisse de 24,3 %, rapporte Cinco Días. Le leader reste de loin le BBVA avec 717,74 millions d’euros, devant le Santander (90,57 millions) et La Caixa (13,24 millions).
S&P ayant dégradé l’Espagne à AA+ contre AAA, cela ne renchérira pas seulement le coût de la dette, mais beaucoup d’investisseurs n’auront statutairement plus le droit d’acheter des bonos et certains seront même obligés de revendre ceux qu’ils ont en portefeuille, rapporte Expansión. Le gérant du Pictet Funds (LUX) (EUR) Sovereign Liquidity a décidé ainsi de ne plus investir en titres souverains espagnols tandis que celui du Dexia Money Market Euro AAA va liquider cette position et que celui du Dexia Bonds Euro Goverment ne revendra pas ses bonos, mais les sous-pondérera. Le DWS Dinero Gobierno AAA continuera d’investir en bonos parce que les deux autres agences, Fitch et Moody’s, n’ont pas abaissé la note de l’Espagne.
En 2008, sur un marché où il était difficile de capter des volumes nouveaux, les gestionnaires de plans d'épargne-retraite individuels se sont surtout efforcés de #voler# des clients à leurs concurrents, note Expansión. Les cinq principales maisons dans ce secteur, le BBVA, le Santander, La Caixa, Caja Madrid et le Popular, avaient ainsi augmenté fin décembre leur part de marché à 56,21 % soit 2,86 points de plus qu’un an plus tôt, alors que les sociétés de gestion moyenne perdaient 3,42 points à 27,26 %, d’après VDOS Stochastics. Plus de la moitié de la progression des grandes gestions a été générée par Vidacaixa, dont la part de marché atteint 13,39 % contre 11,63 %. Les deux plus grands acteurs du secteur sont le BBVA, avec 16,33 % contre 15,26 %, et le Santander, avec 15,85 % contre 15,81 %.
Il est désormais moins cher pour les investisseurs de s"assurer via les credit default swaps contre le défaut de paiement de Campbell Soup, McDonald’s ou Johnson & Johnson que contre celui des Etats-Unis, note le Handelsblatt. La prime sur Campbell Soup est de 0,42 % celle sur la dette publique de 0,75 %. Au Royaume-Uni, s’assurer contre une faillite de Diageo ou de GlaxoSmithkline est moins cher que de se prémunir contre le défaut de l’Etat britannique.Les analystes ne tablent certes pas sur une réelle faillite des Etats, mais ils s"inquiètent du poids des plans de sauvetage pour les budgets.
Vendredi soir, le comité directeur du fonds public de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a décidé que l’Etat fédéral doit prendre une participation #nettement supérieure à 50 %# dans Hypo Real Estate (HRE) et injecter 9-10 milliards d’euros supplémentaires pour stabiliser l'établissement, rapporte le Handelsblatt. Il est d’ailleurs prévu d’amender la loi sur le SoFFin, qui plafonne actuellement la participation de l’Etat à 33 %. Le Handelsblatt croit savoir aussi que le capital investisseur JC Flowers, qui détient 25 % de HRE, n’est pas disposé à suivre et qu’il accepte d'être dilué.