The Wall Street Journal rapporte que la Financial Industry Regulatory Authority (Finra) a réclamé à plusieurs sociétés de courtage des informations sur le nombre de clients qu’ils ont apportés de 2006 à 2008 aux véhicules d’investissements gérés par Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. Le régulateur veut également déterminer si les gérants de fonds ou d’autres qui ont adressé des clients à Madoff ont perçu des commissions supplémentaires.
Même l’actrice de Hollywood Zsa Zsa Gabor (91 ans) fait partie des victimes de l’escroquerie de Bernard Madoff, rapporte Die Welt. Elle aurait investi jusqu'à 10 millions de dollars dans l’opération.
Standard & Poor"s annonce la nomination de Carol Sirou en tant que responsable de ses opérations pour la Zone francophone, soit la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et l"Afrique francophones. Dans ce rôle nouvellement créé, Carol Sirou sera chargée de développer les services à destination des investisseurs pour l"ensemble des activités de Standard & Poor"s : notations, recherche crédit et actions, indices et gestion d"actifs. Carol Sirou représentera également Standard & Poor"s auprès des autorités politiques et de tutelle, ainsi qu"auprès de la communauté financière de la zone. Elle abandonnera donc toute fonction analytique. Ses homologues pour l"Europe du Nord et l"Europe du Sud sont Torsten Hinrichs et Maria Pierdicchi, respectivement basés à Francfort et à Milan. Tous trois sont membres du Comité Exécutif Européen de Standard & Poor"s, présidé par Tony Angel, président de Standard & Poor"s Europe.
Selon Les Echos, le chiffre d’affaires du secteur a reculé de 6,2 % en 2008 à 183,6 milliards d"euros. Le secteur avait déjà enregistré une baisse de son activité en 2007 (- 0,9 %), après cinq années de croissance soutenue. L’assurance-vie plombe les chiffres, avec des cotisations en baisse de 10,6 % en vie et capitalisation à122,6 milliards. La collecte nette d’assurance-vie affiche une baisse de 47,5 % à 28,4 milliards d’euros, soit le plus faible montant d'épargne nouvelle investie depuis dix ans. Ensuite, les encours sont à peine stables, à 1.122,4 milliards d’euros. Autrement dit, « les compagnies ont pu maintenir leur contribution au financement de l'économie, mais elles n’ont pas drainé d'épargne supplémentaire, restée logée sur des comptes à terme ».
Après l’opération de sauvetage lancée par l’Etat fédéral au profit de la Commerzbank, les investisseurs qui ont apporté du capital hybride à cette banque peuvent se faire des soucis quant à la rémunération de leur placement. Le Handelsblatt rapporte que, pour Michael Steinbarth, analyste chez Fitch, le risque est devenu maintenant plus fort de voir la banque suspendre ses paiements d’intérêt sur ce genre d’instruments à cause de la recapitalisation en instance et d’une possible restructuration de l'établissement. Certes, les intérêts pour 2008 ne devraient pas être impactés, parce que le marché attend après tout un bénéfice. Mais la question se pose pour 2009, exercice où la Commerzbank va probablement accuser une perte, souligne Alexander Plenk, analyste crédit chez UniCredit.
Selon les informations du Handelsblatt, des investisseurs haut de gamme songent à porter plainte en particulier contre HSBC en tant que banque dépositaire du fonds Herald (Lux) US Absolute Return de Madoff et contre le gestionnaire de fortune Sauerborn, qui appartient à UBS. Ce dernier aurait investi 34 millions d’euros de son fonds Sauerborn I de 423 millions d’euros dans trois fonds Madoff. Les associations professionnelles recommandent elles aussi à leurs adhérents de porter plainte contre HSBC qui n’a pas fait son travail de due diligence. AmpegaGerling Asset Management a également l’intention de porter plainte contre le dépositaire. Son fonds de fonds Gerling Total Return (72 millions d’euros) a investi en décembre 15 % de son encours dans le fonds irlandais de Madoff Thema International.
Selon une étude récente du Council on Foreign Relations de New York, le portefeuille d’actifs étrangers des Etats du Conseil de coopération du Golfe s’est déprécié de 100 milliards de dollars en 2008, à 1,2 billion, rappelle The Wall Street Journal. Cela incite de nombreux fonds souverains à la prudence. Sameer Al Ansari, CEO de Dubai International Capital, a ainsi indiqué que son fonds a perdu 3 milliards de dollars à cause de la crise financière. Désormais, le fonds, qui a investi dans HSBC et dans Och-Ziff Capital Management, va se focaliser en Amérique du Nord et en Europe sur la protection des actifs existants plutôt que sur l’acquisition de nouveaux actifs.En revanche Talal Al Zain, CEO de Mumtalakat Holding Co, un fonds de 10 milliards de dollars du Bahraïn, estime que la crise mondiale du crédit et le refroidissement du boum économique dans le Golfe n’ont pas changé ses priorités d’investissement. Il est toujours intéressé par les Etats-Unis et l’Europe.
Lors de l’assemblée générale extraordinaire qui a approuvé lundi l’augmentation de capital pour financer l’acquisition du solde de Sovereign Bancorp, le président Emilio Botín a indiqué selon cinco Días que le Santander présentera le 5 février des résultats 2008 «magnifiques». Il n’a pas cité de chiffres, mais les analystes pensent quand même que la banque n’a pas atteint les 10 milliards d’euros de bénéfice net qu’elle prévoyait.Gabriel Jaramillo, ancien responsable de la filiale brésilienne du Santander, a été nommé président et CEO de Sovereign.
Hans-Christoph Hirt, de la société de gestion britannique Hermes, a annoncé dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung que lors de l’assemblée générale de Porsche il réclamera que Wendelin Wiedeking, président du directoire, démissionne de son mandat de membre de la commission gouvernementale corporate governance. Hermes présentera cette résolution au nom de cinq fonds de pension (le néerlandais ABP, le suédois AP2, le fonds de British Telecom BTPS, le fonds des cheminots Railpen et le fonds des enseignants USS). Les reproches des investisseurs portent sur les turbulences provoquées par Porsche sur le marché lors de la prise de contrôle de Volkswagen, l’opacité des rémunérations du directoire et le modèle de gouvernance chez Porsche.
Dans une lettre ouverte aux investisseurs, Marcus Agius et John Varley, respectivement président et directeur général de Barclays, ont souligné que la banque était bien financée et rentable, rapporte le Financial Times. Ils ont ajouté qu"ils avaient avancé la publication des résultats annuels de l"établissement d"une semaine au 9 février.
Le secteur britannique des hedge funds emploie environ 40.000 personnes, selon l"Alternative Investment Managament Association (Aima). C"est la première fois que l"association professionnelle de la gestion alternative fournit une telle estimation.Dans le détail, l"Aima évalue le nombre de personnes directement employées par les hedge funds et les fonds de hedge funds à environ 10.000. A cela s"ajoutent au moins 30.000 emplois indirects, comme les conseillers et les prestataires de services (prime brokers, services juridiques et comptables) qui dépendent du secteur.
Marc Tournier, directeur général délégué de Tocqueville Finance, ne s’est pas embarrassé lundi de circonlocutions pour caractériser l’exercice 2008 de la société de gestion - #difficile# et #gris foncé# -, 2008 ayant démontré #que notre approche de stock picking n’a pas été satisfaisante#. Il est vrai qu’en l’espace de douze mois, l’encours du gestionnaire a chuté de 60 %, à 1,2 milliard d’euros pour les OPCVM et 400 millions pour la gestion privée. La baisse provient pour environ 20 points des remboursements nets et pour 40 points de l’effet de marché, sachant que Tocqueville Finance est #spécialisé essentiellement sur les actions#. Néanmoins, sur le plan financier, le résultat net de l’exercice a été supérieur à 10 millions d’euros en net et s’avère actuellement #très légèrement supérieur à zéro#.Face à cette situation, Tocqueville a réduit tous ses coûts, en diminuant son effectif d’environ 10 % (à 52 personnes équivalent temps plein dont 17 gérants) sans toucher aux parties déterminantes pour l’avenir. En clair, il a été tranché dans la fonction support notamment, avec non-reconduction de CDD, mais l'équipe de gestion collective a été préservée et l'équipe commerciale a été #consolidée# avec l’arrivée d’un nouvel entrant. Selon Marc Tournier, la société de gestion a désormais adapté son point mort et peut tenir même si la tendance négative persistait en 2009. Du reste, Tocqueville a engrangé une trésorerie importante en 2005-2007, de sorte que les dirigeants se veulent #relativement sereins en ce début de 2009#.De plus, insiste le directeur général délégué, Tocqueville s’est aussi adapté à la nouvelle donne en créant de nouveaux fonds, comme Tocqueville Patrimoine, un produit défensif, en se développant à Lyon avec l’acquisition de 34 % dans BMG Asset Management (dans laquelle Tocqueville deviendra majoritaire fin 2010), qui a permis d’ajouter à la gamme le fonds Tocqueville BMG Environnement et, enfin, en consolidant le pôle gestion privée avec le recrutement de trois personnes.Le propos de Marc Tournier se veut plus optimiste pour l’avenir proche : en termes d’allocation d’actifs, la faible rentabilité escomptée pour les placements à court terme, les obligations d’Etat et l’immobilier devrait s’avérer favorable aux investissements actions. Et Tocqueville n’entend pas se départir de son approche #value# et #contrarian#, qui conduit ses gérants #à renforcer progressivement #son exposition au cycle économique#.
Paul Graham, qui était global head of alternative sales, business development & client service chez Baring Asset Management rejoindra le gestionnaire alternatif Gartmore début avril en tant que head of global alternatives. Il sera basé à Londres et subordonné à Phil Wagstaff, global head of distribution. Paul Graham sera notamment chargé de renforcer la gamme de hedge funds et d'élargir la base de clientèle en Europe tout en recrutant de nouveaux clients aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Asie.
Selon La Tribune, BNP Paribas a voulu rassurer les marchés en se montrant transparente. La banque a confirmé lundi qu’elle dégagerait en 2008 un bénéfice annuel de l’ordre de 3 milliards d’euros, soit une baisse de 61,5 % par rapport à 2007. L"établissement bancaire a également annoncé qu"il participerait à la seconde tranche de soutien aux banques françaises «en émettant l'équivalent de 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence sans droit de vote», lui permettant de faire passer ses fonds propres durs de 7,5 % à 8 % pro forma, précise le quotidien.
Fêtant ses vingt ans d"existence, Carmignac Gestion a annoncé une collecte nette de 3 milliards d"euros en 2008, soit sa meilleure collecte historique, en dépit de la crise boursière et financière. #Nous aurions préféré cet anniversaire dans un contexte plus porteur#, a néanmoins concédé le fondateur de la société de gestion indépendante, Edouard Carmignac. Pour le président de Carmignac Gestion, ce succès s"explique avant tout par l"implantation européenne de sa société. Les flux nets de capitaux ont été positifs dans huit pays de distribution : France, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne. Les encours gérés par la société s"élèvent désormais à 12,6 milliards d"euros. Par rapport à 2007, les actifs sont ainsi restés globalement stables, en dépit des pertes de valorisation des fonds dues à la chute des marchés. Edouard Carmignac a souligné que sa société est devenue #une société de gestion internationale basée à Paris#. La France ne représente plus que 10 % des souscriptions et des achats et par ailleurs un tiers des encours, #par un effet historique de stock#. Au total, la structure compte 128 collaborateurs, dont 15 gérants et analystes, une filiale au Luxembourg et deux bureaux de représentation à Madrid et à Milan. Commentant l"annonce de l"alliance entre CAAM et SGAM, Edouard Carmignac a indiqué : #je comprends mal la logique de la fusion#, notamment du fait que les deux sociétés #restent actionnaires d"un monstre par la taille# dans la gestion d"actifs. Il prévoit des difficultés de gestion, si l"idée directrice de la fusion va au-delà de la seule réduction des coûts. Le président de Carmignac Gestion estime toutefois que ce rapprochement va favoriser dans les réseaux la distribution de produits financiers en architecture ouverte, #une idée qui va s"imposer de plus en plus#. Il entend d"ailleurs profiter de cette tendance, dans l"objectif de faire de Carmignac Gestion #un mini Fidelity européen#. Enfin, en réponse à une question sur son éventuelle succession à la tête de la société, Edouard Carmignac a indiqué que toute solution retenue préservera l"indépendance de la société. Il a souligné que les membres de l"équipe de direction sont tous actionnaires, et que sa fille Maxime Carmignac #parfait sa formation aux Etats-Unis# en ce moment.#La formule envisagée est que le meilleur gagne#, a indiqué le fondateur, ajoutant que la #structure capitalistique# mise en place évitera qu"un investisseur extérieur vienne modifier le contrôle de la société.
Efigest Asset Management a recruté Mehdi Benbrik comme responsable du développement des partenariats. Il était précédemment responsable des relations partenaires pour la région Grand Sud chez Financière de Champlain.
En fusionnant leurs activités de gestion d"actifs, Crédit Agricole et Société Générale donnent naissance à un géant de 638 milliards d"euros d"encours (chiffres au 30 septembre 2008). Il réunit l"intégralité de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) - dont CPR AM et Casam ? et SGAM, à l"exception de la gestion alternative (SGAM AI étant rapproché de Lyxor). L"ensemble, dont le nom n"a pas encore été choisi, sera détenu à 70 % par CA, qui représente le gros des actifs avec 460 milliards d"euros, et à 30 % par SG, qui apporte le reste, ainsi que 20 % de TCW, sa filiale américaine. Les deux groupes se sont engagés à conserver leurs participations pendant 5 ans, période au-delà de laquelle une introduction en Bourse est envisageable (lire aussi l’article de Newsmanagers du 26 janvier 2009).Cette opération d"envergure a été dictée par le contexte de crise actuel, selon ses artisans, qui auraient commencé à prendre langue en octobre. #Deux métiers ont été particulièrement touchés par la crise et ont besoin de s"adapter : la banque de financement et d"investissement et la gestion d"actifs. Dans la BFI, la consolidation a déjà eu lieu. En gestion d"actifs, ce n"est pas encore le cas. Nous anticipons donc ce mouvement et préparons ainsi la sortie de crise#, a expliqué Georges Pauget, directeur général du Crédit Agricole lors de la conférence de presse de présentation de la fusion des deux entités.De fait, en mutualisant la gestion d"actifs, Crédit Agricole et Société Générale ne cachent pas qu"ils ont l"intention de réduire leurs coûts de production. #En général, dans la gestion d"actifs, ces coûts sont à 20 points de base (pb). Chez Crédit Agricole AM, ils sont déjà à 14. Nous souhaitons descendre aux environs de 10 pb#, poursuit Georges Pauget. Cela passera bien sûr par des économies d"échelle. Des synergies de coûts de 120 millions d"euros, avant impôt, en année pleine (horizon trois ans), sont ainsi prévues. On peut raisonnablement penser que cela se traduira par des réductions d"effectifs, l"entité nouvellement créée ne comptant pas moins de 3.500 collaborateurs, hors joint ventures internationales. Mais les dirigeants de CAAM et SGAM sont restés discrets sur le sujet, indiquant que cela se ferait en concertation avec les partenaires sociaux. Des fonds vont par ailleurs être fusionnés. Un processus qui a d"ailleurs déjà commencé chez CAAM. L"usine de gestion ainsi créée par Crédit Agricole et Société Générale alimentera les quatre réseaux des deux banques : Crédit Agricole, LCL, Société Générale et Crédit du Nord. Et pourquoi pas, un cinquième ou un sixième réseau ? En effet, le modèle a vocation à attirer d"autres réseaux de taille moyenne. Chacun bénéficiera d"une structure dédiée qui fera l"interface avec les équipes de production.Si le #retail# constitue 70 % de la clientèle de la nouvelle entité, les investisseurs institutionnels, qui représentent 30 % de l"ensemble, ne seront pas négligés. Un pôle de gestion, bâti selon un modèle multi-boutiques, leur sera entièrement dédié.
Selon le Financial Times, Cremades & Calvo-Sotelo, un cabinet d"avocat espagnol travaillant avec des centaines d"investisseurs ayant perdu de l"argent dans le scandale Madoff, tente de monter un groupement international d"avocats pour demander des dommages et intérêts aux banques qui ont vendu des fonds Madoff dans au moins 17 pays. «Nous choisissons des cabinets d"avocats dans chaque juridiction afin de pouvoir fournir une réponse mondiale à cette fraude mondiale», affirme Javier Cremades, de Cremades & Calvo-Sotelo, dans un entretien au FT.
Le gestionnaire de fonds de hedge funds Tremont Capital Management a suspendu à titre permanent l’activité de sa filiale de single-manager hedge funds Rye Investment Management qui avait investi la totalité de ses 3,1 milliards de dollars d’encours dans un fonds nourricier (feeder fund) géré par Bernard L. Madoff Investment Securities, rapporte Pensions & Investments.
Selon Les Echos, Allianz Alternative Asset Management a décidé de liquider ses OPCVM AGF Trésodyn et W Finance Capital +, détenant des actions de la sicav luxembourgeoise Luxalpha, à leur valeur liquidatives du 11 décembre. «Les conditions actuelles de marché, la taille fortement réduite de ces fonds, ainsi que la faible liquidité des fonds alternatifs sous-jacents ne permettant plus de respecter les objectifs d’allocation stratégique initialement fixés, AAAM a estimé nécessaire, dans le souci de préservation de l’intérêt des porteurs de parts, de procéder à leur dissolution, après agrément de l’AMF», explique le groupe qui se propose de verser aux clients un acompte sur le produit de la liquidation, à hauteur de 90 % de la dernière valeur liquidative, datant du 11 décembre
Cinco Días rapporte que le gestionnaire américain BlackRock a commencé à acheter des obligations d’Etat espagnoles (bonos) depuis que le spread par rapport aux titres allemands (bunds) a atteint son niveau le plus élevé depuis une décennie. Il s’intéresse aussi aux dettes italienne et grecque, vu que les cours actuels reflètent une probabilité de 10-20 % d’une désintégration de la zone euro.
L’ancien président du comité de gestion de Merck KGaA, Hans Joachim Langmann, qui a déjà pris une participation à l'été 2008, va porter "à moyen terme"sa participation dans le capital de la banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) à 10 %.Parallèlement, la banque indique que deux membres du comité de direction vont quitter leurs fonctions pour prendre leur retraite. Il s’agit d’Alfred Junker et de Peter Gatti, tous deux associés-gérants, qui quitteront H&A respectivement fin mai et fin juin.
Les activités de la BHF-Bank (groupe Sal. Oppenhiem) dans les domaines de la banque dépositaire, de la conservation et de services financiers liés aux valeurs mobilières ont été regroupée dans une banque indépendante qui porte le nom de BHF Asset Servicing, rapporte la Börsen-Zeitung. Cette démarche doit permettre à la BHF de mieux servir sa clientèle institutionnelle.
Selon La Tribune, Emilio Botín, le patron du Banco Santander (BS), a été la cible de vives critiques lors de l"AG des actionnaires qui s"est tenue lundi. Regroupés en association, 600 investisseurs de la filiale de gestion de fonds alternatifs, Optimal, réclament des indemnités pour avoir perdu leur argents suite au scandale Madoff. «Les pertes subies par les investisseurs d"Optimal atteignent 2,33 milliards de dollars, que le BS se refuse à couvrir en arguant être lui-même victime de la malversation», précise le quotidien.
Selon les proches du dossier, rapporte Cinco Días, le Santander a décidé de reporter la cession de sa filiale Santander Asset Management, dont l’encours a chuté de 36 % l’an dernier, à moins de 32,95 milliards d’euros. A l’heure actuelle et compte tenu du profil conservateur du portefeuille, qui ne génère donc pas des recettes de commissions très importantes, le Santander ne pourrait tirer que 800 millions-1,2 milliard d’euros de sa filiale, alors qu’il voulait la vendre pour 3 milliards d’euros.
Pierre Leconte est gérant de fortune et président du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement, une institution qui propose de réformer le système monétaire. Dans un entretien au Temps, il affirme que «les actions devraient se reprendre en 2009, même si la récession freinera le mouvement». Il souligne que «2009 sera surtout l"année du krach obligataire», car les énormes efforts de relance, qu"ils fonctionnent ou non, sont très négatifs pour les obligations, selon l"économiste. Pierre Leconte se dit très haussier sur l"or.
Old Mutual Asset Managers (OMAM) a lancé en décembre Old Mutual Currency Fund, un hedge fund devises, géré selon un modèle quantitatif multi-signaux.Il est investi dans 11 devises majeures (G10 et dollar singapourien) par le biais de contrats à terme. Le fonds était géré en incubation depuis mars 2007 et a dégagé une performance de 11,5 % en 2008. L"équipe de gestion est dirigée par Jinhui Luo, spécialiste des devises, qui a rejoint OMAM en 2005.
Old Mutual Asset Managers (OMAM) a lancé en décembre Old Mutual Currency Fund, un hedge fund devises, géré selon un modèle quantitatif multi-signaux. Il est investi dans 11 devises majeures (G10 et dollar singapourien) par le biais de contrats à terme. Le fonds était géré en incubation depuis mars 2007 et a dégagé une performance de 11,5 % en 2008. L"équipe de gestion est dirigée par Jinhui Luo, spécialiste des devises, qui a rejoint OMAM en 2005.
Les filiales allemandes de Crédit Agricole Asset Management (7 personnes) et de Société Générale Asset Management (10 personnes) affichent actuellement des encours respectifs de 2,2 milliards et plus d’un milliard d’euros, dont une moitié dans les deux cas pour la gestion institutionnelle.
Si Carmignac Gestion est une des sociétés de gestion qui traverse le mieux la crise financière, la gestion de ses fonds a été profondément modifiée l"an dernier, dans un sens nettement plus défensif.Avec un encours de plus de 5 milliards d"euros sous gestion, le fonds Carmignac Patrimoine est ainsi désormais exposé quasiment en totalité aux produits de taux. Grâce à ce recentrage, le fonds patrimonial a offert une certaine résistance, avec un gain de +0,01 % en 2008.Si la société d"Edouard Carmignac maintient son type de gestion à performance absolue, avec une gamme large et complémentaire, les fonds doivent #être capables de se décorréler des marchés#, a indiqué Eric Le Coz, directeur du développement produits. Les moyens utilisés étant l"allocation d"actifs, la construction du portefeuille et des #stratégies d"immunisation#. Carmignac Gestion a renforcé sa gestion dans le domaine monétaire et obligataire, notamment avec l"arrivée de Laurent Chebanier, venu de Dexia AM et expert en taux et devises mondiaux. Les fonds axés sur les emprunts d"Etat ont ainsi élargi leur univers d"investissement au monde entier, permettant des paris directionnels mais aussi des #stratégies de valeurs relatives#, par exemple forint contre couronne tchèque.#Il existe des opportunités sur le marché des crédits, sans aller jusqu"au high yield#, a par ailleurs souligné Edouard Carmignac, citant Fiat en exemple. #On trouve toujours de l"argent à gagner, avec de bonnes signatures#, comme les obligations de Pernod Ricard qui procurent un rendement d"environ 8 %. Du côté des actions, les experts de Carmignac Gestion constatent le marasme actuel. Frédéric Leroux, directeur de la gestion des risques décèle toutefois des facteurs positifs : #un début d"amélioration dans l"immobilier aux Etats-Unis# et la résistance économique de la Chine, qui a lancé un plan massif de relance représentant 14 % de son PIB. Outre les actions chinoises, le thème de l"or peut redevenir porteur, en raison de la fragilisation internationale des monnaies. Et les gérants de Carmignac misent aussi sur les valeurs défensives.Par ailleurs, Carmignac Gestion commercialisera d"ici un mois un fonds long-short, dans le cadre réglementaire UCITS III, #un produit décorrelé par excellence, résultat de notre expérience en gestion alternative#, a indiqué Eric Le Coz.