Avec la montée des défaillances d"entreprises liées à la crise économique, «nous sommes en train de passer d"une crise financière à une crise bancaire traditionnelle», estime Marie-Pierre Peillon, responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama Asset Management. La banque de financement et d"investissement (BFI), tout particulièrement, va connaître de lourdes difficultés en Europe."Un sombre avenir» se profile pour ce métier. La tendance lourde est celle d"une forte contraction de l"activité, qui se traduira par des disparitions d"acteurs et par la réduction de l"activité en compte propre des banques. En effet, les clients des activités de marché sont pour moitié des institutionnels et pour l"autre des hedge funds. Or les institutionnels sont affectés par la baisse des marchés et leur décollecte est de l"ordre de 30%. Les hedge funds devraient voir leur nombre diminuer de moitié ; la baisse de leurs encours et la disparition de l"effet de levier devraient réduire leurs volumes de 70%. «Ces segments de marché sont aussi les plus confortables en termes de marge», souligne Marie-Pierre Peillon. La responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama AM est plus pessimiste que le consensus au sujet de cette diminution des volumes. «Le marché voit une réduction au niveau de 2004, mais nous pensons que l"on retrouvera plutôt celui de la fin des années 90, soit une activité en diminution de 50% par rapport à 2008 pour la BFI», estime-t-elle. De son côté, la banque de détail sera moins touchée, mais connaîtra «une année morose» en Europe, avec l"accélération de la baisse des volumes de prêts, la montée des risques pour les portefeuilles de prêts et les tensions avec les gouvernements. La reconstruction d"un modèle bancaire passera par la diminution des ambitions stratégiques et par la vente d"actifs, en premier lieu l"assurance et la gestion d"actifs. Pour Marie-Pierre Peillon, la fusion SGAM/CAAM «entre tout à fait dans le cadre de cette redéfinition stratégique». «Une sortie de crise impliquera la création de nouvelles structures de défaisances», indique-t-elle en outre, le redressement de la solvabilité restant un «enjeu majeur». «Il faudra faire attention à la solvabilité des banques très exposées aux actifs à risque», le problème étant particulièrement aigu pour les banques allemandes, indique Marie-Pierre Peillon Toutefois, «en 2009 la question de la liquidité va connaître une amélioration» et ce thème ne sera pas un sujet de préoccupation aussi important que l"an dernier. Autre point positif : «les grandes banques européennes ne feront pas défaut, et ce message est compris par les investisseurs internationaux». Car les Etats restent prêts à prendre toute mesure pour éviter un choc systémique.
Directeur des gestions de Groupama AM, Roland Lescure et son équipe #ne croient pas à un risque de krach obligataire#. Il avance deux raisons essentielles. Fortement accru par les plans de refinancement des banques et par les mesures de relance de l"économie, l"endettement public vient en fait compenser l"épargne privée.Seconde raison : #les Banques centrales vont intervenir sur les marchés des obligations d"Etat. La FED y a déjà été autorisée. La Banque centrale européenne et la Banque centrale du Royaume-Uni n"en sont pas encore là, mais ce n"est pas impossible#, juge le dirigeant de Groupama AM.Roland Lescure note qu"il existe entre les Etats des écarts importants entre les rendements des obligations, par exemple entre ceux de la France et de l"Allemagne d"un côté et ceux de pays plus fragiles, comme l"Irlande ou la Grèce, de l"autre. Mais le risque de défaillance d"un Etat peut aussi renforcer la coopération européenne. #S"il s"agit de sauver un petit Etat, cela peut se traduire par une coordination renforcée des politiques monétaires, économiques, financières de la zone euro#, estime-t-il.#C"est un pari#, reconnaît Roland Lescure, admettant aussi que #le marché n"achète pas# ce scénario pour le moment, comme en témoignent les spreads sur les emprunts d"Etat européens.
Hansainvest a lancé le 2 janvier 2009 le fonds de droit allemand Hansagold qui vient d’obtenir l’agrément de distribution en allemagne. Ce fonds peut investir jusqu'à 30 % en or physique. Le gérant est aussi autorisé à investir en certificats répliquant l'évolution du cours de l’or. Pour assurer la diversification, le Hansagold peut aussi investir en certificats sur l’argent, en obligations d’Etat et le cas échéant en obligations d’Etat indexées sur l’inflation. Le droit d’entrée se situe à 4 % et la commission de gestion à 0,65 %.
Fortis Investments a lancé lundi 26 janvier un fonds d"obligations investment grade de la zone euro, maturité 2013, et limité à 20 investisseurs institutionnels en France. Ce fonds, qui affiche déjà plus de 20 millions d"euros d"encours sous gestion, est investi dans une soixantaine de positions et exclut les titres adossés à des actifs (ABS), la dette subordonnée ou l"effet de levier, précise un communiqué.
Selon Le Temps, La Foncière, fonds d"investissement spécialisé dans l"immobilier romand, plus spécifiquement lémanique et urbain, a réalisé en 2008 un rendement du dividende sur le cours de bourse de 3,06%. La valeur vénale de ses immeubles a augmenté de 5,25% au cours de l"exercice et atteint 901 millions de francs. La fortune nette du fonds se monte à 651 millions de francs, contre 625 millions en 2007. Le cours des parts de La Foncière a de son côté reculé de 667 à 643 francs l"an dernier, mais cette baisse de 3,6% doit être mise en regard avec la chute bien plus brutale des marchés boursiers, l"indice SMI perdant un bon tiers de sa valeur pendant la même période. Pour Arnaud de Jamblinne, directeur de la société, l"immobilier suisse confirme ainsi sa «valeur antisismique en période de crise».
En 2009, les valeurs de croissance devraient surperformer les marchés actions, affirme Dirk Enderlein, directeur de la gestion actions européennes #growth# de la société de gestion RCM (groupe Allianz Global Investors). La baisse de 50 % enregistrée sur les marchés actions l"année dernière lui semble en effet exagérée, car #digne d"une très forte récession économique#. Ayant auparavant fait preuve de trop de pessimisme, les marchés pourraient se montrer plus calme en 2009, #qui pourrait être une année moins mauvaise que prévu#, estime le gérant du fonds Allianz RCM Europe Equity Growth, compartiment de la sicav luxembourgeoise Allianz Global Investors Fund.Les valeurs de croissance présentant un #fort pricing power#, elles #souffrent beaucoup moins du ralentissement de l"économie européenne#, affirme par ailleurs Dirk Enderlein.Le fonds est géré selon une approche bottom-up, l"accent étant mis en priorité sur la recherche fondamentale. Il s"agit pour Dirk Enderlein d’identifier les signes annonçant un potentiel de croissance qui ne sont pas pleinement intégrés aux valorisations des différentes valeurs. Pour construire un portefeuille de 65 valeurs en moyenne, le gérant cherche de la valeur #autant dans les bénéfices que dans les cash-flows#. Trois aspects #croissance# sont particulièrement recherchés par Dirk Enderlein : la croissance à long terme, un leadership technologique, et un business model supérieur par rapport aux sociétés concurrentes. #Une valeur doit présenter au moins une de ces trois caractéristiques pour intégrer notre portefeuille#, souligne le gérant d"Allianz RCM Europe Equity Growth. A titre d"exemple, il cite des sociétés comme Saipem, une entreprise italienne de services pétroliers. #Saipem bénéficie des investissements dans la production pétrolière, qui devrait s"intensifier vers la fin de l"année 2009. On a acheté la valeur en octobre dernier, pour son potentiel de croissance#. Autre exemple de valeur présente dans le portefeuille, Roche bénéficie selon le gérant d"un fort avantage technologique, notamment grâce à son médicament contre le cancer, l"Avastin. Parmi les sociétés dont le business model assure une croissance durable, Dirk Enderlein évoque Inditex et H&M #deux sociétés capables de répondre dans des délais très courts aux demandes des consommateurs et dont la chaîne de fabrication de vêtements est très efficace#.Au 31 décembre 2008 pour la part AT, la performance du Allianz RCM Europe Equity Growth sur 1 an est de - 40,27% (contre - 41, 49 % pour le S&P Europe LargeMidCap Growth Net Total Return).
Fonds d"actions françaises de 240 millions d"euros, Moneta Multi Caps a limité sa perte à -31,5 % en 2008 et se classe huitième de sa catégorie. De mauvaises surprises sur les résultats de certaines sociétés seront annoncées dans les prochaines semaines, estime Romain Burnand.Fonds de pur «stock-picking», sélectionnant des actions françaises pour leurs valeurs intrinsèques, Moneta Multi Caps a bien résisté en 2008. Sa perte a été limitée à 31,5 %, alors que l"indice CAC 40 décrochait de 42,7 % et l"indice SBF 250 de 43,1 %. Le FCP, qui capitalise 240 millions d"euros, se classe ainsi dans les premiers rangs de sa catégorie : huitième sur 230 fonds actions France en 2008 et quatrième sur deux ans, selon Morningstar. En 2007, sa performance avait atteint 8,6 %. «Même si l"environnement va rester instable, les stock-pickers peuvent tirer leur épingle du jeu, en évitant les sociétés qui décrochent et en misant sur celles disposant d"une capacité de rebond», estime Romain Burnand, gérant et fondateur de la société de gestion indépendante Moneta AM. Pouvant investir sur des sociétés de toutes tailles, le gérant mise surtout sur une sélection très pointue des titres. Pour 400 millions d"actifs gérés, sa société compte sept analystes-gérants rompus à l"exercice dans toutes les phases de marché. Romain Burnand investit actuellement sur deux types de valeurs : des sociétés «défensives et pas surévaluées», comme Sanofi et Teleperformance ; mais aussi sur des titres offrant un caractère plus offensif. Il s"agit de valeurs touchées par la crise économique et financière, mais capables de rebond : «elles présentent des valorisations basses, sans risque de faillite», indique le gérant. Euler Hermes en est un exemple-type. Le titre cote 25 euros, après avoir connu un plus haut de 120 euros en 2007. Assurant des crédits inter-entreprises à court terme, la société est pénalisée par la nature même de son activité. «Si l"optimisme revient, le titre peut monter très vite», estime Romain Burnand. Mais pour gagner ce pari malgré tout risqué, il est prêt à rester investi deux à trois ans. C"est également la règle pour la cinquantaine de valeurs composant le portefeuille. Cap Gemini, cotant 24,50 euros après un plus haut de 45 euros, est un autre choix marqué. «Compte tenu des résultats estimés pour 2008, le PE du titre est de l"ordre de 8, alors que sa trésorerie est excédentaire et que la société déploie une activité importante à l"international», indique le gérant. Longtemps analyste financier, Romain Burnand garde un regard circonspect sur le consensus des analystes au sujet des résultats annuels des sociétés. «Ce consensus me paraît trop optimiste. Nous allons connaître de grosses cassures, surtout dans les secteurs les plus touchés par la crise : cimentiers, construction, banques, assurances, etc.», estime-t-il. Avec la saison des résultats qui commence, ce décalage pourrait conduire à une nouvelle baisse des actions. Mais de leur côté, les gérants stock-pickers peuvent aussi profiter de l"aubaine pour acheter des sociétés gardées en ligne de mire.
Selon l"Agefi, citant Barclays Capital, « les actifs en matières premières sous gestion ont touché un record de 270 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre 2008 pour ensuite plonger à 154 milliards au dernier trimestre ».
Mardi, une commission parlementaire a auditionné les patrons de plusieurs sociétés de gestion alternative pour établir dans quels mesure ils seraient responsables de la crise bancaire ayant secoué le Royaume-Uni, rapporte the Wall Street Journal. Parmi les dirigeants conviés figuraient Chris Hohn (TCI), Paul Marshall (Marshall Wace) et Douglas Shaw (BlackRock). Les intéressés se sont défendus de manière classique, indiquant qu’ils ont cherché à profiter des turbulences mais qu’ils ne sauraient en être tenus pour responsables. D’ailleurs, Chris Hohn et Paul Marshall ont indiqué que l’encours de leurs sociétés est tombé à respectivement 9,5 milliards et 6,6 milliards de dollars, contre environ 15 milliard voici un an.
Selon L"Echo qui reprend des informations de La Libre Belgique, l’association de défense des investisseurs Deminor a décidé d’intenter une action contre Citibank et Deutsche Bank devant le tribunal civil de Bruxelles, dans le cadre de l’affaire des produits Lehman Brothers. Cette procédure débutera dans les deux à trois semaines. Dans les deux dossiers, Deminor représente entre 600 et 800 personnes. Les investisseurs estiment qu’ils ont reçu une information trompeuse ou inexacte lorsqu’ils ont acheté des produits financiers, soit auprès de Deutsche Bank, soit auprès de Citibank. Deminor affirme que la mise en cause de la responsabilité des distributeurs de ces produits «a trait à l’information diffusée par le biais des brochures commerciales que les clients reçoivent en agence». «Ces dernières contiennent des informations trompeuses ou inexactes en ne plaçant pas suffisamment l’accent sur le risque de crédit», explique Deminor.
Emettre pour 1,38 milliard d’euros de titres préférentiels au profit des clients de sa banque privée victimes de la fraude Madoff au travers du fonds Optimal Strategic US Equity a pour le Santander un impact de seulement 500 millions d’euros, entièrement pris en charge au titre de l’exercice 2008, indique Cinco Días.
Selon L"Echo qui reprend des informations de La Libre Belgique, l’association de défense des investisseurs Deminor a décidé d’intenter une action contre Citibank et Deutsche Bank devant le tribunal civil de Bruxelles, dans le cadre de l’affaire des produits Lehman Brothers. Cette procédure débutera dans les deux à trois semaines. Dans les deux dossiers, Deminor représente entre 600 et 800 personnes. Les investisseurs estiment qu’ils ont reçu une information trompeuse ou inexacte lorsqu’ils ont acheté des produits financiers, soit auprès de Deutsche Bank, soit auprès de Citibank. Deminor affirme que la mise en cause de la responsabilité des distributeurs de ces produits «a trait à l’information diffusée par le biais des brochures commerciales que les clients reçoivent en agence». «Ces dernières contiennent des informations trompeuses ou inexactes en ne plaçant pas suffisamment l’accent sur le risque de crédit», explique Deminor.
Linda Thomsen, responsable de la division application des textes de la Securities and Exchange Commission, a laissé entendre que les procureurs fédéraux pourraient porter plainte contre Bernard Madoff pour mensonges aux représentants de la SEC, lors de l"audition au Comité bancaire du Sénat, rapporte le Wall Street Journal.
Sur les trois derniers mois de 2008, F&C Asset Management a vu ses encours augmenter de 6 % à 98,6 milliards de livres. La société a notamment bénéficié de la vigueur de l"euro.
Trevor Matthews, directeur général de Friends Provident, a déclaré qu"il n"y avait aucunes négociations «substantielles» concernant la vente de la participation majoritaire de Friends dans F&C, et que Friends poursuivait le processus de vente de cette participation.
Threadneedle a annoncé mardi le recrutement d’Andrew Bristow (ex Goldman Sachs) comme executive director responsable de l’investissement en actifs titrisés (ABS) au sein de sa division obligataire (fixed income) à Londres. De plus, le gestionnaire britannique a embauché une équipe de cinq personnes chez Babcock and Brown en Australie auprès duquel il reprend aussi la gestion d’un portefeuille de 1,8 milliard de dollars sur une base de conseil (advisory). L'équipe, composée de professionnels ayant en moyenne dix ans d’expérience, sera dirigée conjointement par Steven Fleming et Ashley Burtenshaw.
T. Rowe Price Global Investment Services Limited a ouvert à Zurcih son cinquième bureau européen depuis 2001. Il s’agit d’une antenne de la filiale londonienne. Le bureau sera dirigé par Josef Bossi, senior business development executive. L’intéressé a quitté State Street Global Advisors en décembre 2008.
Dans une année 2008 «de dislocation de presque toutes les classes d’actifs», La Compagnie Financière Edmond de Rotschild Bank a souffert de l’effet de marché, responsable de 21,5 points de la baisse de son encours sous gestion qui a fondu au total de 23,5 % à 22,6 milliards d’euros fin décembre. Ses sorties nettes de capitaux n’ont représenté qu’environ 600 millions d’euros du fait que la gestion privée -en «très forte synergie avec la gestion d’actifs, insiste Samuel Pinto, directeur général adjoint- a affiché une collecte nette de l’ordre de 800 millions d’euros, à près de 9 milliards en fin d’année. La gestion actions et diversifiée est tombée pour sa part à 7 milliards d’euros contre 12 milliards fin 2007, avec des retraits de seulement 5 % des actifs gérés pour les fonds actions. Pour la multigestion, les actifs en fin d’année ressortaient à 2,74 milliards contre 4,01 milliards douze mois plus tôt, dont 2,09 milliards contre 2,73 milliards pour la multigestion alternative.Samuel Pinto a également mis en avant la stabilité de l’encours de la gestion structurée, qui s’est accru de 10 millions d’euros sur l’année, à 2.926 millions. Dans ce domaine, LCF Rothschild a été très active avec la production de 100 supports utilisant des scénarios simples, liquides et transparents», avec «une sélection rigoureuse des émetteurs externes». Quant à la gestion taux et crédit, l’encours a diminué à 4,5 milliards d’euros en un an, contre 5,4 milliards fin 2007. Pour le private equity, enfin, le groupe gérait en fin d’année près de 1,5 milliard d’euros sur les LBO midcaps, le capital-développement, les sciences de la vie, l’immobilier en Europe de l’Est et les fonds de fonds. Un accroissement de l’effectif de 12 % Concernant l’affaire Madoff, Michel Cicurel, président du directoire, a rappelé que LCF Rothschild est exposé au total pour 40 millions d’euros sur 22,6 milliards d’euros d’encours. Pour l’instant, l'établissement prospecte pour déterminer quel cabinet d’avocats sera le mieux à même de défendre ses intérêts, l’idée étant de suivre les class actions ayant les meilleures chances d’aboutir. LCF Rothschild se joindra aux procédures pour défendre ses clients. Sur les 40 millions, une partie était détenue en direct et une autre dans un fonds réservé à la clientèle privée représentant 27 millions sur les 9 milliards de la gestion privée. A ce niveau, une partie provient de lignes que certains clients détenaient en direct dans des fonds Madoff depuis 1999-2000. Cela posé, ni la banque, ni Rothschild Multi-Management n’avaient du Madoff en portefeuille, a-t-il été précisé. Samuel Pinto a pour sa part indiqué que l’effectif du groupe a été augmenté malgré la crise d’une centaine de personnes ou de 12 % à quelque 900 collaborateurs. Ces recrutements ont concerné la France pour les deux tiers et l’international pour le tiers restant. Les embauches ont porté sur du personnel de gestion et commercial à Hong-Kong et un déploiement commercial en Chine, même si le bouclage de la prise de participation de 20 % de LCF Rothschild par Bank of China (lire notre article du 19 septembre) a été retardé au 31 mars faute d’accord définitif de la part des autorités de Pékin. Il y a aussi eu des recrutements de commerciaux à Bruxelles, en Espagne et au Chili (pour servir les fonds de pension d’Amérique latine).
Selon les Echos, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a vu la valeur de ses actifs reculer de près de 20 % au cours de l’année 2008, de 34,5 milliards d’euros le 1er janvier à 27,7 milliards fin décembre. L"établissement a souffert de sa forte exposition aux actions.
Selon Le Figaro, alors que l"opération de démantèlement au profit de BNP Paribas doit être validée d"ici quinze jours, « un rapport d"experts plaide pour une renégociation, certes marginale, des accords conclus en octobre », une hypothèse a priori rejetée par BNP Paribas. Parmi les négociations souhaitées par les experts, figure le transfert des 25 % du capital de Fortis Banque que conservera l"État belge à Fortis Holding, c"est-à-dire aux actionnaires du groupe, relève notamment le quotidien. De son côté, la banque française a indiqué s"en tenir au protocole du 6 octobre tout en refusant d"allonger le calendrier judiciaire afin de clarifier rapidement la situation.
Skandia Global Funds annonce le recrutement de Céline Claudel au poste de sales & marketing officer. Elle rejoint le bureau parisien en provenance d"East Capital, où elle occupait des fonctions de support commercial (animation clientèle).
Lors d’une présentation à Paris mardi soir, Jon Little, vice-président de BNY Mellon Asset Management, a indiqué s’attendre à une poursuite du processus de concentration dans la gestion d’actifs, dans le monde entier. Cependant, à son avis, les prix n’ont pas encore suffisamment baissé pour que la maison américaine s’intéresse vraiment à certains dossiers. Le problème tient selon Jon Little au fait que les banques européennes, et d’autres, croient que les valorisations sont demeurées figées à leur niveau de 2007. Souvent, les gestionnaires d’actifs qui ont été vendus jusqu'à présent, notamment à la faveur de deals transfrontaliers, sont des établissements qui ont été bradés par ce qu’ils n’auraient, sinon, pas passé le cap de la fin de l’année. Comme les maisons à vendre sont encore trop chères, BNY Mellon AM attend encore.
Selon La Tribune, Des experts mandatés par la justice belge ont estimé «raisonnable» le processus de démantèlement de Fortis, ce qui est, a priori, une bonne nouvelle pour la banque française. Les auteurs du rapport concluent que la cession à BNP Paribas des actifs belges de Fortis est l’option «la plus appropriée», précise La Tribune. Du coté des salariés de Fortis, favorables au rapprochement avec BNP Paribas, c"est la satisfaction, notamment chez les cadres, termine le quotidien.
Selon les Echos, malgré une baisse de l’activité en assurance-vie, l’assureur s’en sort mieux que le marché sur l’ensemble de ses métiers. En 2009, en épargne, le groupe compte augmenter sa collecte en développant sa présence commerciale avec ses agents généraux. Mais il mise aussi sur sa présence en direct sur Internet, via la vente d’assurance-vie par Direct Assurance.
BNY Mellon a sollicité de l’AMF et des autres autorités françaises les autorisations nécessaires pour s’implanter à Paris et attend le feu vert du régulateur. A priori, l'établissement américain souhaite obtenir une licence bancaire complète. Le moment venu, explique Paul Feeney, directeur de la distribution internationale de BNY Mellon Asset Management, le groupe pourrait installer une équipe de neuf personnes, dont quatre dédiées à l’activité gestion d’actifs, à savoir trois en poste sur place et une itinérante entre Londres et Paris.
Selon La Tribune, citant l"AFP, Le groupe bancaire espagnol Santander a annoncé mardi qu’il allait consacrer 1,38 milliard d’euros afin de rembourser leur mise de départ à ses clients affectés par la fraude Madoff. La solution retenue par Santander pour rembourser ses clients consiste en une substitution d’actifs, grâce à laquelle les clients de banque privée échangeront leurs investissements dans le fonds de Santander exposé à la fraude (Optimal Strategic avec des actions préférentielles du groupe, précise La Tribune en citant un communiqué de Santander.
Selon les Echos, l’activité de Standard & Poor’s (filiale du conglomérat américain McGraw-Hill) en 2008 s"affiche en baisse de près de 13 %. « De 736,7 millions de dollars en 2007, son chiffre d’affaires sur les trois derniers mois de 2008 est tombé à 623 millions de dollars », précise le quotidien. S&P souffre de l’assèchement du crédit les émissions de dette des entreprises privées, le c?ur de son activité de notation financière, étant en forte baisse.
Arthur G. Nadel, le gérant de fonds qui avait disparu, a été arrêté par les agents du FBI en Floride mardi, rapporte le WSJ. Il fait l"objet d"une plainte au pénal. Il est accusé de fraude boursière et d"avoir trompé les investisseurs.
Nicholas Cosmo, qui dirige la société de gestion Agape World, s’est livré aux autorités à New York auprès desquelles il s’est accusé d’avoir monté une escroquerie pyramidale semblable à celle de Bernard Madoff, mais pour un montant de 380 millions de dollars, rapporte la presse américaine relayée par Die Welt. Agape World, qui promettait aux investisseurs un rendement de 14 % du deux mois et demi, avait été fondée par Nicholas Cosmo en 2000, peu après sa sortie de prison pour escroquerie.