La Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) fait office de poisson-pilote : elle a placé mercredi une émission de Pfandbriefe d’un milliard d’euros à cinq ans et 3,75 %, ce qui est le premier «jumbo-Pfandbrief depuis le 26 août 2008. Le spread se situe à 75 points de base par rapport aux midwaps, alors que Crédit Agricole et BNP Paribas avaient dû payer plus de 100 points de base sur leurs covered bonds lancés depuis le début de l’année. L'émission de la LBBW est adossée à des crédits aux pouvoirs publics alors que celles des deux banques françaises l'étaient à des crédits hypothécaires. L’opération LBBW a été sursouscrite trois fois.
D’après l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les fonds immobiliers offerts au public qui ont dû suspendre leur remboursements fin octobre ont enregistré en novembre et décembre des souscriptions nettes proches d’un demi-milliard d’euros, rapporte la Börsen-Zeitung.
Bankinter espère capter 500 millions d’euros de dépôts avec une offre promotionnelle de 10.000 netbooks Toshiba, rapporte Cinco Días. Ces ordinateurs portables sont promis aux clients qui transféreront d’un autre établissement à Bankinter un portefeuille de titres d’au moins 100.000 euros ou bien qui feront domicilier leur salaire et achèteront un produit de la banque pour 25.000 euros.
Selon les informations de Die Welt que ni la Commerzbank ni la Dresdner Bank n’ont voulu commenter, Stefan Jentzsch, le CEO limogé de la banque d’investissement Dresdner Kleinwort a perçu 8 millions d’euros comme indemnité de licenciement, malgré les mauvais résultats de l'établissement qu’il dirigeait. Cela tient au fait que son contrat Allianz était blindé.
David Rubenstein, co-fondateur de Carlyle, a estimé lors du congrès Super Return de Berlin que de nombreux capital-investisseurs pourraient améliorer leur image cette année en évitant de réagir par des licenciements importants aux problèmes économiques rencontrés par les sociétés figurant dans leur portefeuille, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’autre part, les sociétés de private equity seront obligées de s’appliquer à elles-mêmes les recettes qu’elles imposent aux entreprises qu’elles contrôlent, à savoir de réduire elles-mêmes leur effectif et de diminuer spectaculairement les rémunérations.
Pour Franklin Templeton, les premiers indices de normalisation sur les marchés financiers, la propension accrue des investisseurs à prendre des risques et la perspectives d’un gonflement massif des nouvelles émissions d’obligations remettent en question la hausse récente des cours, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Joost van Lenders, stratégiste chez Fortis Investments, a d’ailleurs déjà commencé à sous-pondérer les obligations d’Etat dans les portefeuilles diversifiés. Il y a en effet déjà eu selon lui plusieurs signaux d’alerte, avec la disparition du spread entre les bunds et les Treasuries à fin octobre (alors qu’il atteignait 60 points de base début septembre), les difficultés de placement du nouveau bund et l’abaissement des notes sur les emprunts d’Etat grecs et espagnols ainsi que l’augmentation du spread des emprunts d’Etat de la zone euro par rapport aux bunds.
Selon La Tribune, La Société française des analystes financiers vient de réaliser un sondage auprès de ses membres d’où il ressort que les analystes souhaitent d’abord être fixés sur la maturité de la dette financière des sociétés qu’ils suivent. " Arrivent ensuite les « covenants » bancaires (clauses de respect de ratios financiers) qui ne sont pas sans provoquer actuellement quelques frayeurs à tous les acteurs boursiers.», précise le quotidien.
Selon La Tribune, suite à la dégradation de leurs résultats, 4 des 6 principales banques françaises ont été dégradées par Fitch sur la perspective de leur note long terme et de leur note intrinsèque. " L’agence de notation financière a placé sous surveillance négative les notes A+ des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires, ainsi que celle de leur filiale commune Natixis» et «elle a, par ailleurs, affecté une perspective négative à celle de Société Générale (AA-) et de BNP Paribas (AA)», indique notamment le quotidien financier.
Selon L"Echo, le fonds luxembourgeois Nobles Crus de la société Elite Advisors affiche un return de +20,39 % pour l’année 2008. Un return réservé à des investisseurs «haut de gamme», prêts à miser 125.000 euros dans ce fonds créé à la fin 2007. Le fonds, mis sur pied par deux anciens dirigeants de Carmignac Gestion Luxembourg, Miriam Mascherin et Michel Tamisier, investit à hauteur de 70 % dans les grands crus et 20 % dans les primeurs, le solde de 10 % étant détenu en cash.
Selon l’Agefi, la Banque des règlements internationaux (BRI) estime qu’il y a une similitude entre les conditions financières et économiques actuelles dans l’Europe émergente et celles des économies d’Asie du Sud-Est avant la crise de 1997-98. En 8 mois, le rouble s’est dévalué de 54% face au dollar et le Forint hongrois de 61% contre l’euro. Toutefois, pondère notamment la BRI, le contrôle d’une grande partie du système bancaire d’Europe de l’Est par des acteurs étrangers financièrement solides est gage, de meilleures techniques de gestion du risque et de supervision.
Les banquiers d"investissement en Europe devraient voir leurs bonus annuels être réduits d"au moins 50 %, estime le Financial Times. Les employés senior et ceux travaillant dans les dérivés devraient enregistrer les plus fortes baisses.
Selon La Tribune, la Banque Centrale devrait garder son taux directeur à 2 % ce jeudi. De son coté, la Banque d’Angleterre, pourrait, en revanche, réduire son taux directeur d’un demi-point à 1 % dans la journée, estime le quotidien.
Selon le site Boursorama, citant l’AP, Paul Volcker, conseiller du président sur la reprise économique, a déclaré mercredi aux sénateurs qu’il faudrait #de nombreux milliards de dollars supplémentaires# pour résoudre la crise.
Selon l’Agefi, #la baisse du taux de recouvrement et la progression du taux de défaut se traduisent par une augmentation des pertes attendues pour les intervenants sur le marché des CDS#, lesquels, relèvent leurs marges pour compenser ce risque.
Rédigée par le tribunal du commerce de Manhattan, la liste des clients ayant investi chez Bernard Madoff a été publiée ce mercredi. Elle comporte notamment les noms des deux commissaires aux comptes indépendants qui travaillaient pour Madoff, Jerome Horowitz and David Friehling. Y figurent aussi les enfants de Bernard Madoff, ainsi que son actuel avocat Ira Sorkin et des personnalités, ainsi que des banques (HSBC, UBS AG, J.P. Morgan Chase Bank, Bank of America Corp., BNP Paribas et Citigroup). Le Wall Street Journal précise que le document ne mentionne pas le montant des investissements pour chaque client.
Selon Bloomberg relayé par Fondsprofessionell, Irving Picard, le liquidateur de Madoff Investment Securities, aurait retrouvé 946,4 millions de dollars en numéraire et en valeurs mobilières. Ces actifs sont déposés auprès de plusieurs banques dont BNY Mellon et JPMorgan, qui sont disposées à transférer les montants concernés. Mais une partie des titres #sauvés# est très illiquide.
Selon le Financial Times, Goldman Sachs tient à rembourser les 10 milliards de dollars qu"il a reçus du Trésor en octobre dernier pour bénéficier d"un allègement des restrictions imposées quant à son capital. Selon son directeur financier David Viniar, ce remboursement serait un ?très bon signal? et assouplirait la pression et la surveillance renforcée auxquelles la banque est actuellement soumise.
Selon une étude consacrée par l’agence de notation munichoise oekom research sur la responsabilité sociale de 22 grandes entreprises cotées des secteurs pharmaceutique et biotechnologique, le numéro un mondial en fonction de critères environnementaux et sociaux est le français Sanofi-Aventis, noté «B», devant le danois Novo Nordisk, qui obtient également un"B», alors que l’anglo-suédois AstraZeneca se classe troisième avec un «B-".oekom research met toutefois aussi en exergue les efforts environnementaux du suisse Novartis, tout en soulignant qu’aucun des groupes étudiés n’a jusqu'à présent produit de stratégie convaincante pour réduire la pollution de l’environnement à tous les stades du cycle de vie des produits. L’agence munichoise distingue aussi l’américain Eli Lilly, qui a promis récemment de publier les montants versés aux médecins. Sanofi-Aventis et GlaxoSmitKline reçoivent un commentaire élogieux pour leur politique visant à rendre leurs médicaments et leurs procédés accessibles aux pays en voie de développement. Les gérants de quelque 75 fonds utilisent actuellement les analyses produites par oekom research, l’agence estimant à 90 milliards d’euros les encours qu’elle influence.
La division Asset & Wealth Management (AWM) de la Deutsche Bank affiche pour le quatrième trimestre 2008 une perte avant impôt 860 millions d’euros contre un bénéfice de 169 millions un an auparavant. Sur l’ensemble de l’an dernier, la perte avant impôt ressort à 525 millions d’euros contre un bénéfice de 913 millions pour 2007.Les «invested assets» représentaient fin décembre 628 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 73 milliards par rapport à fin septembre et de 121 milliards en un an. La chute des marchés a provoqué à elle seule une baisse de 44 milliards d’euros sur le T4 et de 109 milliards pour l’ensemble de l’année. Pour 2008, les remboursements nets ont porté sur 22 milliards d’euros dans la gestion d’actifs alors que la gestion de fortune affichait des rentrées nettes de 10 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de la division AWM a chuté de 47 % au T4 à 588 millions d’euros et de 25 % à 3,3 milliards pour l’ensemble de l’année. La diminution pour octobre-décembre est due à une baisse des recettes de commissions du fait de la chute des marchés d’actions, du ralentissement de l’activité de la clientèle et de RREEF ainsi que d’amortissements de 164 millions d’euros sur Seed Capital et d’autres investissement. De plus, la banque a versé 92 millions d’euros pour «subventionner» certains fonds monétaires.
Actuellement, les obligations d’entreprise ont la cote auprès des investisseurs en raison des spreads élevés même pour les émetteurs en euros notés #investment grade#. Universal Investment (UI) a donc décidé d’ouvrir cette classe d’actifs aux investisseurs institutionnels en leur proposant des #Spezialfonds# passifs en trois variantes, avec des frais plus bas que des ETF et la possibilité d’adapter individuellement le produit au cahier des charges de chaque client. En moyenne, les frais des ETF d’obligations d’entreprise se paient 20 points de base, et UI #sera nettement moins cher#, précise le porte-parole du gestionnaire, Bernd Obergfell.Les UI Core Corporate Bonds sont disponibles avec trois stratégies. Le processus de réplication est le plus proche de la méthodologie des ETF et reproduit un indice liquide en totalité sous forme d’obligations physiques. Pour la formule #priorité au spread# (Spread-Orientierung), UI utilise le spread de crédit en combinant des CDS sur des indices d’obligations d’entreprise et des obligations physiques comme les jumbo-Pfandbriefe, ce qui permet une diversification raisonnable même pour des volumes restreints. Comme le risque de défaut reste limité et que le produit peut être aisément couvert, cette stratégie convient pour des concepts de produits garantis. Enfin, avec la stratégie de #stratified sampling#, UI réduit le risque par rapport à des indices très larges avec un filtrage progressif et méthodique pour limiter l’univers à 100-150 titres, de sorte que le souscripteur obtient sans utiliser des dérivés un portefeuille d’obligations physiques avec une forte corrélation au benchmark.
Dans une récente étude de Thomson Reuters Lipper, un panel de gérants de hedge funds et de fonds de fonds alternatifs (33 gérants basés dans le monde entier) estime que les stratégies alternatives qui ont le mieux tirées leur épingle du jeu en 2008 sont les stratégies de managed futures, dedicated short-bias, global macro et l’arbitrage d’options. Au sujet des résultats 2008, les gérants interrogés s’attendent à des performances négatives pour l’ensemble du secteur, en accord avec les résultats publiés au titre des neuf premiers mois de l’année, indique le sondage.Pour 2009, les gérants alternatifs du panel ne s’attendent pas à d’importants changements dans l’environnement de leur secteur. Ils prévoient que les stratégies les plus prometteuses pour l’an prochain sont le distressed securities, le global macro, le managed futures et le long/short equity, indique Lipper.
La banque suédoise SEB a annoncé ce jeudi matin une augmentation de capital de 15 milliards de couronnes suédoises et propose de ne pas verser de dividendes au titre de 2008 afin d"améliorer les fonds propres de 19,5 milliards de couronnes.SEB a annoncé un bénéfice d"exploitation au titre du quatrième trimestre 2008 de 4,038 milliards de couronnes suédoises, en hausse de 59 % par rapport au précédent trimestre et en baisse de 12 % sur le dernier trimestre 2007. Le bénéfice net est ressorti à 3,507 milliards de couronnes sur 2008.
Dans un entretien aux Echos, le spécialiste changes de Deutsche Bank Bilal Hafeez s’attend à une progression de l’euro face au dollar dans les prochains mois, tablant sur un euro à 1,50 dollar d’ici à la fin du premier semestre.
La filiale irlandaise de HSBC, dépositaire des fonds Thema et Herald USA, a remboursé sans commentaires 6 millions d’euros à des banques chargées de tenir les portefeuilles de parts, indique Das Investment. La Frankfurter Fondsbank a ainsi perçu 1,2 million d’euros. Il s’agit d’argent versé le 10 décembre pour être investi dans les fonds Madoff le 15 décembre, mais l’escroquerie a été découverte le 12 décembre et les virements ont pu être annulés.
Le prestataire zurichois de due diligence en matière d’investissement alternatif SwissAnalytics a annoncé mercredi avoir conclu un partenariat exclusif de distribution de ses produits concernant les hedge funds au travers de la plate-forme BarclayHedge, rapporte Hedgeweek. L’objectif consiste à fournir aux cleints des rapports de due diligence totalement indépendante ainsi que des services de suivi (monitoring) actifs couvrant la palette complète des stratégies de hedge funds dans le monde entier, rapidement et à un coût raisonnable, a indiqué Marc Enzler, CEI de SwissAnalytics.
Selon La Tribune, l'établissement a accusé une chute de 98 % de son bénéfice net, à 3,13 millions de dollars., mais sans exceptionnel, le bénéfice serait ressorti seulement en repli de 28 %., assure la banque.Afin de tamiser les effets de la crise, Lazard a décidé de « redéployer » son personnel vers les activités les plus rémunératrices. Au final, les effectifs de la banque seront ramenés à leur niveau de 2006.
Selon Les Echos, la banque suisse a décidé de faire appel de la décision du tribunal concernant le dossier Oddo & Cie, jugement la condamnant à verser 30.072.217,90 euros à la société française pour la vente de ses actions Luxalpha début novembre, c’est-à-dire avant que n'éclate l’affaire Madoff.
Selon La Tribune, à la demande des 600 investisseurs européens qu’il représente, le cabinet Deminor compte porter plainte contre Luxalpha, Lux Invest et Herald, après avoir eu communication des contrats de dépositaire et de gestion mentionnés dans les prospectus de ces fonds.Deminor cherche à savoir comment UBS et HSBC ont pu transférer à Madoff toutes les fonctions de ces OPCVM, «afin d’avoir la confirmation qu’aucun contrat avec Madoff n’avait été formalisé ou dans le cas contraire pour en connaître la teneur», explique le quotidien.
Dans un communiqué en date du mercredi 4 février, le gendarme des marchés indique que Thierry Francq est nommé secrétaire général de l"Autorité des marchés financiers à compter du 1er mars 2009. CV : Né en avril 1964, Diplômé de l"École polytechnique et de l"École nationale de statistiques et d"administration économique (ENSAE), Thierry Francq a débuté sa carrière en 1988 au sein de la Direction de la Prévision (ministère de l"Économie, des Finances et de l"Industrie) comme adjoint au chef du Bureau extérieur puis opérations financières. En 1992, il rejoint la Direction du Trésor où il a occupé les fonctions d"adjoint au chef du Bureau financement du logement et, à partir de 1995, de chef du Bureau en charge de la politique de la France vis-à-vis du Fond monétaire international (FMI) et du système financier international et de la préparation des sommets G7. De mars 2000 à mai 2002, il exerce les fonctions de sous-directeur en charge de la régulation des entreprises, des produits et des marchés d"assurances puis, de 2002 à mai 2004, celles de sous- directeur du Service des participations avant d"être nommé Chef du Service du financement de l"économie à la Direction générale du Trésor et de la politique économique (ministère de l"Économie, des Finances et de l"Industrie).
La crise financière n’a pas épargné le premier réassureur du monde, mais Munich Ré affiche encore pour 2008 un bénéfice net de 1,5 milliard d’euros contre 3,9 milliards pour l’année précédente et le dividende va être maintenu inchangé à 5,50 euros par action, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Pour le quatrième trimestre, Munich Ré a passé une dépréciation d’actifs de 400 millions d’euros sur son portefeuille de valeurs mobilières. Le directeur financier Jörg Schneider a indiqué que la poche actions a été réduite à moins de 2 % des 175 milliards d’euros investis, tandis que l’allocation aux obligations d’Etat et aux obligations d’entreprises de la plus haute qualité a été renforcée. Pour éviter toute surprise face aux fortes fluctuations des taux d’intérêt, Munich Ré a aussi passé par anticipation des provisions sur son portefeuille obligataire.