Le groupe Julius Baer a annoncé vendredi avoir accusé une baisse de 25 % de son bénéfice net à 852 millions de francs suisses. Les avoirs de la clientèle en fin d’année se montaient à 338 milliards de francs, avec une contraction de 32 % des actifs gérés à 275 milliards fin décembre, tandis que les actifs en dépôt se montaient à 63 milliards (contre 68 milliards) après 11 milliards de rentrées nettes. La chute de l’encours sous gestion est imputable pour 94 milliards d’euros à la baisse des cours, pour 31 milliards à la hausse du franc suisse et pour 5 milliards à des sorties nettes.Les rentrées nettes de capitaux se sont montrés à 22 milliards de francs, grâce à une contribution record de la banque privée (17 milliards) tandis que le pôle gestion d’actif subissait des sorties nettes de 27 milliards. Le total des actifs gérés par les trois entités spécialisées du pôle Asset Management s'élevait à 116 milliards de francs à fin 2008: 42 milliards auprès de GAM, 48 milliards pour Artio Global, la division Asset Management américaine de Julius Baer, et 26 milliards chez Julius Baer Asset Management Europe. Le pôle Asset Management a enregistré une baisse globale d’encours de 96 milliards de francs, dont 50 milliards imputables aux mauvaises performances des marchés, 27 milliards aux sorties nettes de capitaux enregistrées par GAM et par Julius Baer Asset Management Europe, et 19 milliards à l’effet de change.
Selon La Tribune, c’est Xavier Rolet, 49 ans, ancien chef de Lehman Brothers dans l’Hexagone, qui devrait succéder à Clara Furse à la tête du London Stock Exchange (LSE) qui gère les bourses de Londres et de Milan. Xavier Rolet a fait ses armes chez Goldman Sachs, Credit Suisse et Dresdner Kleinwort Benson avant de rejoindre en février 2000 Lehman Brothers pour diriger l’activité de trading sur actions, précise notamment le quotidien financier.
#Il y a deux ans, nous étions décrits comme une société de gestion d’actifs ennuyeuse. Aujourd’hui, nous sommes très à la mode#, constate Alain Grisay, directeur général de F&C, pour qui #la crise a validé le modèle de gestionnaire d’actifs diversifié et géré raisonnablement#. En 2008, F&C a vu ses encours décliner de 103 milliards de livres à 98,6 milliards, qui se répartissent entre les taux (60,6 milliards de livres), les actions (24,3 milliards), l’immobilier (7,9 milliards), l’alternatif hors immobilier (2,4 milliards) et le monétaire (3,4 milliards).Désormais, selon Alain Grisay, #la solidité, la réputation de la marque, la taille, la robustesse des comptes des sociétés de gestion# deviennent des critères de choix importants pour les investisseurs.La crise pousse par ailleurs le secteur de la gestion d’actifs à se concentrer, analyse Alain Grisay. En effet, #d’un côté, les banques ont besoin de capitaux pour se restructurer. De l’autre, les sociétés de gestion ont besoin de grossir afin de réaliser des économies d'échelle dans un contexte où réduire les coûts devient indispensable#, explique-t-il. F&C n'échappe pas non plus à cette nécessité, ce qui passe inévitablement par des suppressions de postes, note sans détours Alain Grisay. En décembre, F&C Asset Management avait annoncé un programme de réduction de charges de 15 millions de livres ou 10 % de la base de coûts, qui s’ajoute à une vague précédente. D’ailleurs, il est à noter que le bureau français a vu partir Bruno Moneron, directeur F&C France. La société de gestion ne se désengage pas pour autant du marché français, conservant deux personnes sur place, dont Aurélien Lafaye, appuyées par le back-office à Londres. F&C entend en effet poursuivre ses efforts sur les marchés étrangers sur lesquels il s’est développé, selon Cristobal Mendez de Vigo, patron de la distribution et du développement.Pour lui, la priorité cette année dans le secteur de la gestion d’actifs est de retenir les clients, et donc de mettre l’accent sur le service. En termes d’offre, il estime que les investisseurs se tourneront vers les fonds à revenus, les fonds à protection du capital et les produits à rendement absolu, avec comme mots d’ordre la simplicité et la facilité. Pour autant, il faudra être très sélectif quant aux lancements de fonds, d’autant que la tendance est plutôt aux réductions de gammes. Des fusions de fonds sont d’ailleurs prévues chez F&C lorsque les produits sont trop petits. Enfin, en termes de développement, Cristobal Mendez de Vigo voit des perspectives dans des solutions d’externalisation pour des banques de taille moyenne et des solutions #tranquilles# pour les investisseurs ayant été fortement échaudés.
Michael Arone, qui était gérant de portefeuille senior à Boston dans l'équipe de gestion quantitative et active actions à Boston, a été nommé à Londres aux fonctions de vice president et head of product engineering pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique de State Street Global Advisors (SSgA). Brett Collins a quitté Boston pour Londres où il exerce les responsabilités de vice president et product engineer dans le groupe des produits actions dynamiques (enhanced). Ces deux responsables seront secondés par trois nouvelles recrues. Il s’agit de Philip Barleggs (ex Insight Investment), de Jennifer Hole (ex BGI) et de Monica Fan (RBC Capital Markets).L'équipe de product engineering a pour mission d’aider les équipes au contact des clients et prospects et de collaborer avec l’Advanced Research Center ainsi qu’avec les spécialistes du développement afin d’améliorer les stratégies d’investissement et les solutions pour la clientèle.
D’ici à juin 2009, Atisreal aura adopté la marque unique BNP Paribas Real Estate dans l’ensemble des pays où l’entreprise est présente. Cette décision vise à soutenir la stratégie de l’entreprise afin de «répondre au mieux aux besoins des clients dans le respect du code de déontologie qui régit nos activités et à rendre le positionnement de BNP Paribas Real Estate plus lisible à l’international», souligne Atisreal dans un communiqué. Le passage à la marque unique se fera en deux temps : Belgique, Irlande, Italie, Jersey, Luxembourg, Roumanie, Etats-Unis au premier trimestre; France, Royaume-Uni, Allemagne, et Espagne au deuxième trimestre.
La société d"investissement immobilière F&C Commercial Property Trust (681 millions de livres d"encours) a été obligée de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour envisager son avenir, ses actions se négociant avec une décote de 28 % par rapport à la valeur d"actif nette, rapporte le Financial Times.
S’il s’est refusé à tout pronostic sur l’ensemble de 2009 et même sur le premier trimestre bien que le chiffre d’affaires ait presque atteint en janvier le niveau record de janvier 2007, Josef Ackermann a souligné que dans des conditions normales, la Deutsche Bank n’aura pas besoin d’argent de l’Etat, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les fonds propres de premier rang représentent 10,1 % des actifs à risque et l'établissement pas n’a pas besoin non plus d’une structure de défaisance. Le portefeuille de valeurs illiquides se montait fin 2008 à 89 milliards d’euros, mais le président estime que ces actifs «level 3" ont été valorisés au plus près de prix de marché réalistes. Les dépréciations d’actifs ont totalisé 7 milliards d’euros pour 2008 contre 2,3 milliards pour 2007.
La Deutsche Bank a entamé un redéploiement de sa division banque d’investissement avec pour objectif de réduire les risques et de renforcer ponctuellement les activités de marché à forte teneur en conseil, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant qu'à l’avenir le total de bilan ne devra pas dépasser 25 fois les fonds propres alors que ce ratio d’endettement est de 28 actuellement.
Josef Ackermann, directeur général de Deutsche Bank, pense que la proposition de Barack Obama de plafonner à 500.000 dollars la rémunération des dirigeants des banques américaines qui acceptent l"aide de l"Etat est une aubaine, puisqu"elle lui permettra de l"aider à recruter les talents américains, rapporte le Financial Times. « Si les banques US ne peuvent payer qu"un bonus de 500.000 dollars, je pense que les talents seront contents de travailler pour nous », affirme-t-il.
Selon les informations du Handelsblatt, la Commerzbank a créé en interne une bad bank pour ses titres toxiques sur le modèle de la structure de défaisance adopté par la Dresdner Bank en 2002. Le patron de cette unité est Vijay Radhakishun, un spécialiste des restructurations et des ABS. La bad bank sera logée dans le pôple corporates & markets, donc dans la banque d’investissement. La Commerzbank a refusé de commenter.Cette information donne à penser que la Coba va se focaliser d’abord sur la cession de produits complexes et non sur la division des crédits aux pouvoir publics de la filiale Eurohypo.
L’association BdB des banques du secteur privé a annoncé que le fonds de garantie des dépôts a entamé mardi la procédure d’indemnisation des investisseurs sinistrés par la faillite du francfortois Lehman Brothers Bankhaus Aktiengesellschaft. Pour l’instant, cela se traduit par l’envoi d’un courrier aux personnes et sociétés concernées. Les dépôts, y compris les bons d'épargne nominatifs, sont garantis jusqu'à hauteu de 285,1 millions d’euros par investisseur.
Le flottant de Repower Systems étant tombé sous le plancher des 10 %, l’action de cette société va être radiée du TecDax à compter du 9 février, indique la Deutsche Börse. Le titre de Medigene remplacera Repower dans cet indice.
En 2008, la Swiss Funds Association (SFA) a enregistré une augmentation de 11 % du nombre de ses membres, pour arriver à un total de 145. Sur les cinq dernières années, le nombre des adhérents de cette association créée en 1992 a ainsi gonflé de 65 %. Parmi les nouveaux membres actifs, tous basés en Suisse, figurent Axa IM Morgan Stanleu, la Bance cantonale vaudoise, Caceis Fastnet, EIM, FundStreet, Gottex Wealth Management, Saint George Capital management et Union Investment.
Bernard Aybran, directeur de la multigestion d’Invesco, maintient actuellement au sein de ses portefeuilles une supondération sur la santé et l'énergie. «En revanche, après des progressions impressionnantes, les positions en valeurs technologiques ont été progressivement arbitrées en faveur de biens de consommation noncycliques», ajoute-t-il. D’un point de vue géographique, la société de gestion indique que les positions en actions japonaises demeurent relativement élevées «malgré le ralentissement tout à fait prononcé de l"économie et sa probable entrée en déflation».Bernard Aybran souligne par ailleurs que pour les semaines à venir, «il sera vain de guetter le point d"inflexion du cycle économique». Un repositionnement «pro-cyclique» des portefeuilles serait selon lui donc prématuré.
La banque suédoise SEB et la danoise Danske Bank ont annoncé jeudi des augmentations de capital, rapporte le Financial Times, pour qui cela reflète l"impact croissant de la crise financière sur la Scandinavie. SEB prévoit une augmentation de capital de 15 milliards de couronnes suédoises, et envisage de faire appel au fonds de sauvetage des banques gouvernemental. Danske Bank va se porter candidat pour un prêt de 26 milliards de couronnes danoises dans le cadre du programme gouvernemental.
La banque suédoise SEB et la danoise Danske Bank ont annoncé jeudi des augmentations de capital, rapporte le Financial Times, pour qui cela reflète l"impact croissant de la crise financière sur la Scandinavie. SEB prévoit une augmentation de capital de 15 milliards de couronnes suédoises, et envisage de faire appel au fonds de sauvetage des banques gouvernemental. Danske Bank va se porter candidat pour un prêt de 26 milliards de couronnes danoises dans le cadre du programme gouvernemental.
Selon les statistiques de l’Investment Management Association, l’encours des fonds britanniques ressortait fin décembre à 360,7 milliards de livres contre 379,6 milliards fin septembre et 467,9 milliards douze mois auparavant, ce qui correspond à une fonte de 22,9 %. Durant le dernier trimestre de l’an dernier, les souscriptions nettes du retail sont ressorties à 2,05 milliards contre des sorties nettes de 528,2 millions pour le troisième trimestre et des rentrées nettes de 207,5 millions pour octobre-décembre 2007, tandis que les sorties nettes des ISA se situaient à 145,7 millions de livres contre 992,7 millions en juillet-septembre et 826 millions pour la période correspondante de l’année précédente.En ce qui concerne les fonds de fonds, qui affichaient des actifs sous gestion de 30,3 milliards de livres en fin d’année contre 31,5 milliards et 34,4 milliards respectivement trois et douze mois auparavant, les souscriptions nettes du T4 de 2008 sont ressorties à 304 millions contre 527,8 millions le trimestre précédent et 839,1 millions pour octobre-décembre 2007.
Sur un an, l’encours des fonds éthiques au Royaume-Uni a chuté de 25 % à 4,4 milliards de livres alors que celui de l’ensemble des fonds ne baissait que de 22,9 %. D’après les chiffres de l’Investment Management Association, les souscriptions nettes du dernier trimestre se sont sidtées à 54,8 millions de livres contre 20,5 millions au troisième trimestre et 99,7 millions pour la période correspondante de 2007.
Mardi, lors d’une audition de Michael Masters, fondateur du fonds d’investissement alternatif Masters Capital Management, par le comité de l’Agriculture de la Chambre des représentants, Michael Masters et Adam White ont présenté un document de 11 pages «qui estime à plus de 110 milliards de dollars le coût pour l'économie des Etats-Unis de l’activité spéculative en 2008 sur les marchés des ressources naturelles». Les deux experts, auteurs d’un blog sur le sujet, accusent les Bourses américaines de commerce, des entreprises de marché et les législateurs «d’avoir favorisé en 2008 la création d’une énorme bulle spéculative sur les dérivés des matières premières», indique les Echos.
Vu qu"il semble de plus probable que la société et les biens personnels de Bernard Madoff ne suffiront pas à dédommager les investisseurs, les avocats des plaignants se tournent vers les cabinets d"audit, constate le Financial Times. Sur la vingtaine de plaintes déposées depuis l"arrestation de Madoff, au moins 11 désignent les entités nationales de PwC, Ernst & Young, KPMG ou BDO comme co-défenseurs. Seul Deloitte semble avoir y échappé. Aucun de ces cabinets n"a directement audité l"activité de Madoff, mais ils ont examiné nombre de hedge funds ayant investi chez lui.
Selon Le Figaro, un homme d"affaires japonais de 75 ans a été arrêté jeudi pour une fraude pyramidale à plus d"un milliard d"euros. L’escroc, qui aurait abusé 37 000 épargnants, prétendait convertir l'épargne qu’on lui confiait dans sa propre monnaie - «le yen divin» - et promettait un rendement annuel de 36% à ses clients, raconte le Figaro, en s’appuyant sur une dépêche de l’AFP.
Qu’ont en commun l’architecte du World Trade Center Larry Silverstein, Bank Austria et l’American Jewish Congress? Ils figurent, parmi des milliers d’autres noms, sur la liste de 162 pages des clients de Bernard Madoff, rendue publique mercredi soir aux Etats-Unis par un tribunal de New York. Y sont cités, avec noms complets et adresse postale, des clients majoritairement domiciliés aux Etats-Unis. Parmi eux, on retrouve les propres enfants et le frère de Bernard Madoff, accusé d’avoir organisé une escroquerie mondiale portant sur plus de 50 milliards de dollars. Son actuel avocat Ira Sorkin et les deux anciens commissaires aux comptes Jerome Horowitz et David Friehling engagés par son entreprise sont également parmi les clients. Apparaissent sur la liste bien sûr des grandes banques comme Citigroup, Citibank ou Bank of America, mais également des organismes caritatifs, comme la Fondation Wunderkinder du réalisateur Steven Spielberg, ou l’Université de Columbia. Le monde des célébrités américaines n’est pas épargné, puisque représenté par le présentateur Larry King ou la star du baseball Sandy Koufax. De l’autre côté de l’Atlantique, on trouve parmi les clients basés en France le Groupement Financier Français, BNP Paribas ainsi que Oddo, ou encore l"entreprise Access International Advisors, dont le cofondateur Thierry de la Villehuchet s"était suicidé en décembre. La famille Halley, propriétaire de 13 % du groupe Carrefour, est mentionnée à travers la structure Halley Invest. Enfin, on trouve parmi les clients de Bernard Madoff la Financière Agache, le holding de Bernard Arnault.
BNP Paribas vient d’obtenir la certification environnementale ISO 14 001 de son modèle d"agence Accueil & Services. La norme internationale ISO 14 001 vise à aider les entreprises à maîtriser leurs impacts environnementaux dans une logique industrielle d"amélioration continue. Lors d’une présentation où elle a évoqué plus largement son engagement en faveur du développement durable, la banque a souligné qu’elle était la première banque française à faire ainsi certifier son modèle d’agences. Actuellement, près de 1.150 points de vente (sur un total de 2.200) sont déjà conformes à ce modèle. Lancé en 2004, le programme Accueil & Services de rénovation et de modernisation des agences en France se poursuivra jusqu’en 2014.Avec cette certification, BNP Paribas s"engage à piloter l"impact environnemental de son réseau d"agences dans les quatre domaines suivants : la consommation d"énergie (chauffage, climatisation, éclairage,?), l"impact des travaux (déchets, nuisances?), la consommation de papier et la gestion des déchets (électroniques et électriques, papier, tri sélectif?). Jean Clamon, délégué général, en charge de la responsabilité sociale et environnementale pour le groupe, a souligné que l’approche RSE est déclinée depuis des années par la banque au travers de multiples initiatives, dont entre autres la promotion de l’ISR auprès de la clientèle, la gestion du parc immobilier du groupe, le projet Banlieues pour la solidarité en milieu urbain, la promotion de la diversité au sein du groupe, la micro-finance et bientôt le private equity solidaire? «Notre approche RSE n’est pas un concept technocratique, c’est un concept opérationnel que nous mettons en ?uvre de façon décentralisée, en étant proche du terrain», a indiqué Jean Clamon qui estime que «le rôle de la banque en matière de développement durable n’est peut-être pas suffisamment perçu.» La banque a manifestement la volonté de combler ce déficit de communication?
En janvier, les OPCVM commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 4,9 milliards d"euros, selon les dernières statistiques d"Assogestioni (association italienne des professionnels de la gestion). L"hémorragie se poursuit donc pour le secteur italien de la gestion d"actifs, même si le solde de ce début d"année est un peu mieux que les 8,9 milliards d"euros de sorties nettes enregistrées en décembre.Les plus fortes demandes de remboursement concernent les OPCVM obligataires avec -2,3 milliards d"euros, ainsi que les hedge funds avec -1,2 milliard. Les OPCVM actions ne voient sortir que 108 millions d"euros. A fin janvier, les encours des OPCVM commercialisés en Italie ressortent à 404 milliards d"euros, en retrait par rapport aux 408 milliards de la fin décembre. A la fin de l"année 2007, les encours étaient à 618 milliards d"euros. Parmi les sociétés de gestion ayant le plus souffert en janvier figure notamment Pioneer Investments, deuxième gestionnaire en Italie en termes d"encours, qui accuse des rachats nets de 2,8 milliards d"euros. A contrario, Mediolanum, BNP Paribas ou encore Generali se distinguent avec des souscriptions nettes.
Selon La Tribune, les conditions de financement des pays de la zone euro ont cessé de diverger et les «spreads intra-zone» entre les taux d’intérêt des différents pays de l’UEM et ceux de l’Allemagne, se resserre. #En ce qui concerne la Grèce, l’Irlande, l’Italie ou l’Espagne, les marchés ont arrêté de jouer le scénario catastrophe#, indique Patrick Jacq, chargé de la stratégie taux d’intérêt chez BNP Paribas, dans les colonnes de La Tribune.
Dans un entretien accordé au Figaro du 6 février, Edouard Carmignac estime que #le système financier mondial est en banqueroute# et que #les gouvernements (?) font penser aux Shadoks, les fameux personnages des années 1960 auxquels Claude Piéplu prêtait sa voix, et qui pompaient, pompaient, pompaient?# afin de colmater les brèches. Côté actifs, il considère que l"or reste une valeur refuge, que les obligations d'état ne rapportent pas grand chose et que, avec à des taux de croissance de 1 % par an aux États-Unis et en Europe, #il faut s"attendre à une progression du CAC de 2 à 3 % par an#.
Emilio Botín, le président de Santander, prédit un bénéfice et des dividendes stables en 2009 malgré la crise, rapport le Financial Times. Reconnaissant que l"année serait difficile, il estime que la banque est bien placée pour réaliser un bénéfice net de 2,2 milliards d"euros chaque trimestre, comme en 2008.
Selon le Financial Times, les dirigeants américains étudient des moyens de convertir progressivement les participations du gouvernement dans les banques en des actions ordinaires, alors que les établissements accumulent des pertes.
D’après VDOS Stochastics, rapporte Funds People, l’encours des plans d'épargne-retraite individuels a diminué en janvier de 562 millions d’euros ou de 1,16 % pour revenir à 47,88 milliards d’euros. Pour 481 millions d’euros, cette baisse est imputable à l’effet de marché. Les principaux acteurs sont BBVA Pensiones avec 16,49 % de part de marché, devant Santander Pensiones (15,84 %) et Vida Caixa (13,37 %).
Dans son avis, la CNMV met en exergue que les titres préférentiels proposés par le Santander à ses clients sinistrés par la fraude Madoff auront une liquidité limitée faute d’un véritable marché, rapporte Cinco Días. Le régulateur rappelle aussi que si le Santander ne génère pas des bénéfices suffisants, il peut opter pour le non-paiement ou pour une réduction du coupon annuel de 2 % qui a été promis. De plus, les clients concernés doivent accepter de ne pas intenter d’action en justice contre la banque.