Devant les parlementaires britanniques, Sir Tom McKillop, l’ancien président de Royal Bank of Scotland, a qualifié l’acquisition d’ABN Amro au sommet de la bulle des marchés financiers de «mauvaise erreur», rapporte le Financial Times. Il a convenu, avec Sir Fred Goodwin, l’ancien directeur général de la banque, qu’il avait surpayé l'établissement néerlandais. «Nous sommes désolés d’avoir acquis ABN», a renchéri Sir Tom.
Paul Moore, l’ancien patron des risques de HBOS, accuse les administrateurs de la banque d’avoir ignoré les signaux d’alarme montrant que l'établissement se développait trop rapidement et avait une culture commerciale trop agressive, rapporte le Financial Times. Andy Hornby, ancien directeur général de HBOS, et Lord Stevenson, ex-président, ont nié ces accusations lors de l’audition du comité du Trésor.
Selon l’Agefi, suite à des rumeurs autour d’un plan russe unifié visant à restructurer 400 milliards de dollars de dettes corporates la parité de l’euro contre le dollar a décroché de 1,5% à 1,28, mardi 10 février au matin.Bien que ces rumeurs aient été officiellement démenties les besoins de refinancement de la dette privée russe restent toutefois un vrai problème : " (?.) La question d’aujourd’hui est de savoir jusqu'à quelle hauteur le gouvernement est prêt à aider les établissements à couvrir leurs dettes», résume notamment Thomas Fallon, gérant pays émergents à La Française des placements, dans les colonnes du quotidien numérique.
Royal Bank of Scotland a annoncé qu’elle supprimait 2.300 emplois, ce qui représente environ 2 % des effectifs britanniques de RBS (totalisant 106.000 personnes), rapporte le Financial Times.
Credit Suisse Group déclare mercredi une perte nette de 8,2 milliards de francs pour l’exercice 2008, la perte provenant des activités poursuivies se montant à 7,7 milliards de francs et 7,1 milliards #hors coûts liés à la mise en oeuvre accélérée du plan stratégique#. La banque fait état d"une perte nette de 6 milliards de francs pour le T4 dont 4,9 milliards pour les activités poursuivies. Cette perte nette du quatrième du T4 se compare à un bénéfice net de 540 millions de francs au T4 2007. Elle inclut une perte de 538 millions de francs provenant d’activités abandonnées liées à la cession d’une partie des activités de gestion d’actifs.Fin 2008, les actifs illiquides liés au leveraged finance et aux produits structurés avaient baissé de 53% par rapport à la fin du troisième trimestre 2008 et de 87% par rapport à la fin du troisième trimestre 2007. Les actifs pondérés en fonction des risques ont baissé de 31% par rapport à la fin 2007 et de 15% par rapport à la fin du troisième trimestre 2008, atteignant 163 milliards de dollars fin décembre; ils devraient continuer à baisser jusqu'à 135 milliards de dollars d’ici à la fin de cette année.Enfin, Credit Suisse précise avoir connu un très bon début d’année 2009; #toutes les divisions ont été rentables depuis le début de l’année en cours#.
Lim Hwee Hwa, vice-ministre des Finances de Singapour, a indiqué que l"encours de Temasek Holdings, l"un des deux fonds souverains de la ville-Etat (l"autre étant GIC), avait chuté à fin novembre à 127 milliards de dollars locaux contre 185 milliards fin mars. Temasek était fortement investi dans le secteur bancaire.
Dans un entretien au Temps, Peng Chen, président de la société de conseil en stratégie d"investissement Ibbotson Associates, estime que les actions, de même que les autres actifs risqués comme les obligations d"entreprises, ont atteint une valorisation qui les rend attrayantes sur le long terme. Il reste toutefois prudent. «Certes, les actions sont légèrement sous-évaluées. Cependant, dans le mouvement de balancier actuel, il est possible que cette sous-valorisation se creuse un peu plus.», déclare-t-il au quotidien. La volatilité est importante, la tendance est baissière et le niveau d"incertitudes reste très élevé. «Il faut tenir compte de la psychologie des investisseurs. Ceux-ci sont très prudents et conservent leurs fonds en cash. Pour qui veut de la stabilité, les actions ne sont pour l"heure pas le meilleur placement», observe Peng Chen.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Philippe d’Arvisenet, Directeur des études économiques chez BNP Paribas, estime notamment que l’ampleur du plan de relance US est trop limité pour relancer la machine économique américaine : " Il y a de nombreuses voix aux États-Unis, dont le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, pour penser qu’il faudrait un plan beaucoup plus important si l’on veut éviter que l'économie américaine s’enfonce plus que prévu», relève-t-il notamment.
Le gestionnaire Lacuna de Ratisbonne (Regensburg) a entamé la commercialisation auprès des particuliers allemands du compartiment Global Med’Tech de sa Sicav luxembourgeoise. Ce fonds, comme l’APO BioTech et l’Asia Pacific, est conseillé par le suisse Adamant Biomedical Investments, une société de gestion bâloise exclusivement spécialisée sur la santé et dont l’actionnaire principal est depuis juillet 2006 la Banque cantonale de Zurich.Le portefeuille de ce fonds lancé le 15 septembre 2008 se compose de 50 lignes ; il s’agit d’actions de sociétés spécialistes des équipements médicaux dans les domaines de la dialyse, des équipements d’analyse, des appareils pour la dentisterie et des respirateurs artificiels, indique le Financial Times Deutschland.Le droit d’entrée et la commission de gestion se situent respectivement à 5 % et 1,75 %, ce à quoi s’ajoute une commission de 15 % sur la partie de la performance dépassant 1 % par trimestre.
L’entité issue de la fusion entre Crédit Agricole Asset Management et Société Générale Asset Management devra entreprendre «une rationalisation et révision substantielle des gammes de fonds existantes qui incluent un grand nombre d’OPCVM de droit français, deux Sicav luxembourgeoise à compartiments multiples (SGAM Funds et CAAM Funds) et des fonds de droit local dans d’autres juridictions, notammenet en Asie et aux Etats-Unis», estime Fitch Ratings, qui a analysé dans une étude le projet de rapprochement des sociétés de gestion.Et ce, d’autant qu’il existe des recoupements dans la plupart des classes d’actifs, et notamment dans le monétaire, les taux et les actions, souligne l’agence. Le remaniement de l’offre figure parmi les cinq défis qu’aura à relever la structure née du rapprochement entre CAAM et SGAM. Les autres enjeux sont, pour Fitch, le renforcement des processus de gestion à valeur ajoutée (alpha) ainsi que l"offre d"allocation d"actifs et d"investissement à long terme, la mise en place d’une gouvernance d"entreprise robuste, le renforcement de la gestion des risques de marché et l’intégration des deux plateformes technologiques et opérationnelles.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Philippe d’Arvisenet, Directeur des études économiques chez BNP Paribas, estime notamment que l’ampleur du plan de relance US est trop limité pour relancer la machine économique américaine : " Il y a de nombreuses voix aux États-Unis, dont le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, pour penser qu’il faudrait un plan beaucoup plus important si l’on veut éviter que l'économie américaine s’enfonce plus que prévu», relève-t-il notamment.
L’activité de l’Union Financière de France (UFF) demeure affectée par la situation des marchés financiers et immobiliers. La banque spécialisée dans le conseil en création et gestion de patrimoine a ainsi enregistré en 2008 des souscriptions de 945 millions d’euros, en baisse de 25 % par rapport à 2007. Ce recul a touché tous les secteurs d"activité de la banque mais est plus marqué sur les valeurs mobilières, #alors que l"assurance vie a été soutenue par des offres attractives sur le fonds en euros#, précise un communiqué. Quant à l’immobilier, la souscription de parts de SCPI a mieux résisté que la vente de lots immobiliers en direct, #les investisseurs délaissant quelque peu l"immobilier locatif après plusieurs années d"euphorie#, note UFF. La collecte nette s'élève à 56 millions d"euros pour un taux de fidélisation des actifs de 92 %, en hausse de 0,3 point par rapport à celui de 2007.Au total, les actifs sous gestion s'établissent à 5,9 milliards d"euros au 31 décembre 2008, contre 7,5 milliards d"euros au 31 décembre 2007. #Cette baisse de 21% est due à la chute des valorisations des supports sous-jacents#, explique le communiqué. En 2008, le résultat net d’UFF a atteint 30,9 millions d’euros, contre 48,3 millions en 2007.
HDF Finance vient de faire évoluer son mode d"administration et de direction en adoptant une structure à directoire et conseil de surveillance en lieu et place d"une structure à conseil d"administration.Ce nouveau mode d"administration de la société, qui repose sur une séparation des fonctions de direction (dévolues au directoire) et de contrôle de cette direction (dévolue au conseil de surveillance), «s"inscrit dans la volonté de la société de renforcer sa gouvernance tout en bénéficiant de l"expérience et de la compétence des membres du conseil de surveillance». A cet égard, les personnalités indépendantes suivantes ont notamment été intégrées au conseil de surveillance : Christian de Juniac, en tant que président (ex associé Boston Consulting Group - responsable mondial gestion d"actifs et Private Banking), Melchior de Metz en tant que vice président (conseiller stratégique AGESCA, groupe Albert Frère) et Pierre Danon (ex CEO de British Telecom Retail et senior advisor du président de JP Morgan Europe, président de Eircom et président de Numéricable). D"autres membres, susceptibles d"apporter une contribution positive, pourront être accueillis ultérieurement. Le conseil de surveillance a nommé quant à lui les membres du directoire suivants, tous déjà en poste dans l"entreprise : en qualité de président du directoire, Gilles du Fretay, en qualité de directeur général, Christophe Chouard, ainsi que Christophe Jaubert et Erwan Duquoc.
Très mauvaise fin d’année pour le secteur du high yield. Selon le dernier rapport sectoriel publié par Standard & Poor’s (Février 2009), les fonds high yield ont été étrillés au quatrième trimestre, avec des écartements de spreads spectaculaires, par exemple de 4.075 points de base pour la dette en euro notée CCC, 703 pb pour les émissions en euro notées B ou 748 pb pour la dette en euro notée BB.Les performances, toutes négatives, sont néanmoins contrastées, de -5,5% pour les fonds obligataires stratégiques en sterling (-10,9% sur l’ensemble de l’année) à -26,4% pour le global high yield en dollar (-18,2% sur l’année) en passant par -21,4% pour le global high yield en euro. La résistance relative du fonds obligataire en sterling est à mettre sur le compte de la flexibilité de son mandat, qui prévoit une exposition au high yield de 0% à 100%. Les autres catégories doivent avoir un minimum de 50% de dette spéculative et certaines d’entre elles excluent toute exposition majeure à la dette des pays émergents. Même tableau du côté des obligations d’entreprise classées en catégorie d’investissement. Aux Etats-Unis, les spreads de dette corporate notée BBB ont atteint leur plus haut niveau historique à la mi-décembre. L'émission corporate américaine notée BBB a ainsi affiché un rendement moyen de 8,04%, davantage qu’une émission du gouvernement de maturité similaire, et que le record de 7,24% enregistré en juin 1932. Fin décembre, l'émission corporate britannique BBB marquait un rendement moyen de 10,5%. De leur côté, les gilts, très recherchés, ont affiché un rendement de 5,2% pour le seul mois de décembre, leur meilleure performance depuis octobre 1992. Ils ont dégagé un rendement de 12,8% sur l’ensemble de l’année (10,8% au quatrième trimestre). Les gilts à échéance supérieure à 15 ans ont produit la meilleure performance du mois de décembre, avec un rendement de 7,9%. Parmi les 42 fonds notés par Standard & Poor’s, un seul a produit une performance positive au quatrième trimestre, le Legal & General Dynamic Bond Trust noté A, dans la catégorie des fonds obligataires stratégiques en sterling. Il affiche un rendement de 4,4% au quatrième trimestre et de 0,7% sur l’ensemble de l’année. La stratégie du fonds au quatrième trimestre a été de parier sur des réductions de taux significatives outre-Manche, aux Etats-Unis et en Europe par le biais de futures de taux d’intérêt. A l’inverse, le Old Mutual Dynamic Bond Fund noté A figure parmi les fonds les moins performants du trimestre, avec une perte de 28% au quatrième trimestre et de 41,6% sur l’année. Une contre-performance attribuée à l’exposition relativement élevée au secteur bancaire et à une exposition relativement modérée (45%) au high yield. Pour 2009, Richard Hodges, de Legal & General parie sur la dette en catégorie d’investissement qui devrait de son point de vue surperformer cette année la dette publique et les actions. Il privilégie le marché primaire mais évite le secondaire. Il a par ailleurs réduit son exposition aux financières.
Selon La Tribune, le cabinet Gide Loyrette Nouel a engagé une procédure en référé au Luxembourg contre UBS et les administrateurs de la Sicav Luxalpha. Ce cabinet défend les intérêts des institutionnels victimes de l’affaire Madoff. Le jugement sera rendu le 19 février prochain.
Selon Les Echos, lors de leur présentation des résultats, #les dirigeants d’UBS ont passé sous silence le dossier Luxalpha#. #Il semble qu’UBS n’a pas encore pris la dimension des risques commerciaux qu’il encourt à l’avenir et que le régulateur luxembourgeois n’a pas encore sauté le pas auquel toute l’Europe financière s’attend#, analyse Alain Leclair, président de l’Association française de la gestion financière.
Pour 2008, la gestion de fortune de Credit Suisse a affiché un bénéfice avant impôt de 2,44 milliards de francs suisses, soit 37 % de moins que l"année précédente, avec notamment une hausse de 9 % des charges d"exploitations reflétant des provisions nettes de 407 millions pour les auctions rate securities (ARS). La gestion de fortune a été renforcée par le recrutement de 340 nouveaux chargés de clientèle (relationship managers).Pour la gestion d"actifs, le groupe affiche une perte avant impôt de 1,13 milliard de francs contre un bénéfice de 197 millions. La perte de 670 millions au T4 (contre 302 millions) reflète surtout des pertes non réalisées de private equity et d’autres investissements de 599 millions de francs, à comparer avec des bénéfices de 305 millions au T4 2007, ainsi que des pertes de 164 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 774 millions pour la période correspondante de 2007. Credit Suisse rapporte aussi que la gestion de fortune a affiché pour 2008 des rentrées nettes de 42,2 milliards de francs, dont 13,8 milliards au T4. La gestion d"actifs a en revanche accusé des sorties nettes de 21,1 milliards de francs au T4. A fin décembre, l"encours géré par le groupe provenant des activités poursuivies ressortait à 1.106,1 milliards de francs (- 24,4 %)
Le gestionnaire alternatif Swiss Alpha (100 millions d’euros d’encours) a embauché comme directeur de la distribution et du marketing Werner Schuenemann, qui exerçait les mêmes fonctions chez Pamplona Capital et qui remplace Dominic von Eynern parti comme associé chez Contrarian Asset Management, rapporte Das Investment.
Selon Les Echos, «la banque d’investissement a fait figure de tonneau des Danaïdes pour UBS, alors que la gestion de fortune et la gestion d’actifs sont bénéficiaires». Le groupe a annoncé encore 2.000 suppressions d’emplois, avec objectif de repasser à 15.000 salariés en 2009. Côté rémunération, UBS «a présenté les grandes lignes d’un nouveau système différenciant les personnels d’encadrement et les employés clefs (5 % à 10 % du total). Dans les deux cas, des périodes de blocage des rémunérations sont prévus», explique le quotidien. «Nous pourrons verser des rémunérations de marché et être compétitifs vis-à-vis des grandes banques d’investissement», a promis le directeur financier, John Cryan.
Lors de la présentation des résultats 2008 de la gestion d"actifs allemande, Wolfgang Mansfeld, président de l"association BVI du secteur, a suggéré mardi trois mesures pour mieux piloter la liquidité des fonds immobiliers offerts au public. Il préconise d"abord pour les fonds qui sont ouverts tant aux particuliers qu"aux institutionnels de fixer par la loi un délai de préavis de 12 mois applicable à la sortie pour les nouveaux investissements effectués par les investisseurs institutionnels. En deuxième lieu, la société de gestion (KAG) doit être habilitée à décider, lorsque les retraits atteignent 5 % de l"encours en l"espace de 30 jours, que les retraits suivants ne pourront avoir lieu qu"en respectant un préavis de 90 jours. Enfin, le BVI souhaite que les sociétés de gestion aient la faculté d"appliquer des délais de préavis plus sévères encore. D"autre part, l"association demande au législateur d"autoriser les fonds fermés aux remboursements de continuer à servir les sorties en rente dans la limite de 3.000 euros par plan d"épargne et par mois.A fin décembre, l"encours des fonds immobiliers offerts au public représentait 84,25 milliards d"euros ; les souscriptions nettes de l"année 2008 ont totalisé presque 627 millions d"euros. Pour décembre, ces rentrées nettes ont représenté 861 milions d"euros, dont 337 millions pour les fonds fermés aux remboursements depuis fin octobre.
La commission gouvernementale allemande chargée de soumettre des propositions pour la réforme du système financier mondial préconise entre autres dans l"optique de la réunion du G20 à Londres le 2 avril de réglementer plus strictement les hedge funds, qui seraient obligés de fournir des données sur leur structure et leur bilan, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De plus, les autorités de surveillance devraient contrôler les risques que prennent les banques qui travaillent avec ces fonds.
Si Bernard Madoff avait été italien, il serait libre aujourd’hui, regrette Il Sole - 24 Ore. «Les autorités judiciaires n’auraient pas pu l’arrêter après la découverte de la fraude. Parce que pour les délits d’appropriation indue et de fraude en Italie, les magistrats ne peuvent prendre de mesures de prévention vu que la peine maximale prévue est de trois ans. Et la loi ne prévoit pas l’arrestation préventive pour les délits passibles de trois ans d’emprisonnement», explique le quotidien économique italien.
Comme promis et conformément aux engagements pris dans la cadre de sa démarche pour une meilleure régulation, l’AMF poursuit la diffusion de doctrine sur le chapitre des OPCVM en actualisant trois textes publiés pour la première fois l’an dernier. Ces trois documents portent sur l’agrément des prospectus des OPCVM, le suivi effectué en cours de vie des OPCVM ainsi que l’analyse des documents publicitaires relatifs à des produits financiers.C’est ainsi que sur la question de la dénomination de l’OPCVM, le document souligne que cette dénomination ne doit pas utiliser des termes inadaptés au profil du fonds. «L’utilisation du terme «garanti» dans le nom d’un OPCVM qui présente un risque de perte en capital n’est pas adaptée», indique le texte qui ajoute qu’"il en est de même pour l’utilisation du terme «prudent» pour un OPCVM susceptible d’exposer plus de 30% de son actif net en actifs risqués de type actions». Concernant le risque de liquidité, l’AMF relève qu’il ne doit pas être confondu avec le risque que la société de gestion ne soit pas en mesure d"honorer les rachats sans rompre l"égalité des porteurs. Le code monétaire et financier oblige de toute façon la société de gestion à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser ce risque. «L"affichage du risque de liquidité ne modifie donc pas la responsabilité de la société de gestion, qui doit s"assurer que la nature et l"ampleur des positions détenues au sein du portefeuille ne sont pas de nature à remettre en cause sa capacité à céder ces positions dans des conditions satisfaisantes pour les porteurs», souligne l’AMF. Beaucoup de précisions utiles donc. Toutefois, sur le dossier de la classification, sur lequel les trésoriers d’entreprise avaient formulé un certain nombre de propositions, il n’est question que de la classification «diversifié» et non des OPCVM monétaires qui devraient faire l’objet d’une communication spécifique dans un avenir proche. Le groupe de travail sur le sujet a rendu ses conclusions mais le texte de l’AMF n’est pas encore finalisé.
Selon Le Temps, l"autorité de surveillance helvétique, la Finma (qui a succédé à la Commission fédérale des banques au 1er janvier), pourrait soumettre à son regard tous les hedge funds dont les gérants sont installés en Suisse, suivant une recommandation internationale. La recommandation en question, qui émane du G30, stipule de soumettre les fonds alternatifs à l"autorité de surveillance du pays de résidence du gérant. Elle marque une rupture radicale par rapport au régime actuellement appliqué sur les places financières, celui d"une régulation par l"autorité de surveillance du pays (ou du territoire) dans lequel la structure juridique du fonds est domiciliée.
D"après le Financial Times Deutschland relayé par Die Welt, l"International Petroleum Investment Company (IPIC), fonds souverain d"Abou Dhabi, envisagerait de prendre des participations d"au moins 20 % et probablement de plus de 25 % soit dans Schaeffler soit dans Continental, tous deux actuellement en grandes difficultés financières.
Selon La Tribune, ce plan est articulé en trois points : «relancer le crédit», «nettoyer et renforcer les banques» et «fournir une aide vitale pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises». Dotée de 500 milliards de dollars, une «bad bank». associant fonds publics et capitaux privés va être mise en place pour reprendre les actifs toxiques des banques alors que 50 millliards de dollars seront consacrés à l’aide des emprunteurs en difficulté. " Enfin, le Réserve fédérale va consacrer jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour soutenir le crédit à la consommation et le crédit hypothécaire (?)», complète La Tribune.
Pour l"ensemble de l"an dernier, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont accusé des remboursements nets de 28,41 milliards d"euros. Il faut remarquer un phénomène nouveau, avec l"envol des ETF, puisque les trois grands acteurs de cette classe d"actifs ont en revanche drainé à eux seuls 20,2 milliards d"euros. Ainsi, db x-trackers (groupe Deutsche Bank) a-t-il attiré 13,42 milliards d"euros tandis que BGI enregistrait des souscriptions nettes de de 4,79 milliards d"euros et qu"ETFlab (Deka) affichait des rentées nettes de 2,53 milliards d"euros. Il faudrait ajouter aussi les 2,1 milliards de Comstage, la nouvelle filiale de la Commerzbank dédiée aux ETF.En ce qui concerne les seuls fonds d"actions, qui ont subi des rachats nets de 2,27 milliards d"euros en 2008, seuls DWS/DB et BGI affichent des souscriptions nettes de respectivement 3,15 milliards de 2,63 milliards, alors que Deka (caisses d"épargne), Union Investment (banques populaires), Allianz Global Investors (AGI) et Cominvest (Commerzbank) supportaient des retraits nets de 2,14 milliards, 2,25 milliards, 470 millions et 420 millions.Pour l"ensemble des fonds de valeurs mobilières offerts au public, les plus fortes sorties nettes ont été affichées par AGI (9,9 milliards, DWS/DB (7,57 milliards) et Pioneer (5,91 milliards). Deka et Union ont accusé des remboursements nets de 4,79 milliards et 4,3 milliards respectivement. A elles seules, ces cinq sociétés de gestion ont cumulé des sorties nettes de presque 32,5 milliards d"euros, soit 4 milliards de plus que l"ensemble du secteur.
En 2008, l’encours des fonds allemands a chuté de 205,2 milliards d’euros ou de 14,4 %, mais celui des fonds de valeurs mobilières offerts au public a plongé de 24,1 % ou de 156,1 milliards. En fin d’année, d’après les statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les actifs totaux se montaient à 1.217,48 milliards contre 1.422,68 milliards un an auparavant. Cela ne tient pas qu'à l’effet de marché : au total, en effet, les fonds institutionnels ont collecté en net 19,93 milliards l’an dernier contre 28,2 milliards en 2007 et 48,38 milliards en 2006, alors que les fonds de valeurs mobilières offerts au public subissaient des sorties nettes de 28,4 milliards contre des souscriptions nettes de 24,1 milliards en 2007, 25,1 milliards en 2006 et même 50,8 milliards pour 2005.Parmi les fonds offerts au public, les obligataires et les monétaires ont accusé des remboursements nets respectifs de 17,8 milliards et 26,5 milliards d’euros, les sorties nettes des fonds d’actions et des hedege funds ressortant à 2,3 milliards et 0,5 milliard. En revanche, les fonds garantis et les fonds de fonds ont enregistré des souscriptions nettes de 6,1 milliards et 9,3 milliards.(les fonds immobiliers ont collecté 0,6 milliard).
Selon Le Figaro, si les 27 ont timidement ouvert la voie à des mécanismes permettant de délester les banques de leurs actifs toxiques le mardi 10 février , des divergences se confirment néanmoins sur la méthode. " La Grande-Bretagne privilégie la piste d"une assurance publique payante, les actifs toxiques demeurant dans le bilan des banques», alors que la Suède propose une institution de recueil commune.La commission devra faire des propositions précises avant le G20 de Londres, programmé pour le 2 avril prochain, souligne le Figaro.
Les places américaines se sont écroulées, mardi 10 février, après l’annonce des modalités du plan de soutien au secteur financier par T. Geithner, nouveau secrétaire au Trésor, le DJ perdant 4,62% à 7.888 points et le Nasdaq 4,20% à 1.525 points, rapporte La Tribune. # Les investisseurs regrettent notamment l’absence d’assouplissement des règles imposant l'évaluation des actifs des banques à leur valeur de marché, règles qui plombent leur bilan#, explique notamment le quotidien financier.