Avec une louable transparence, Franklin Templeton a publié mardi un communiqué précisant que son encours en Allemagne a chuté de presque moitié à 8 milliards d’euros fin 2008 contre 15,6 milliards douze mois plus tôt. Néanmoins, précise Reinhard Berben, directeur général de Franklin Templeton Investment Services GmbH, cette contraction est imputable pour plus des quatre cinquièmes à l’effet de marché, puisque les remboursements nets se sont chiffrés à 1,3 milliard d’euros ou 17 % de la baisse des actifs sous gestion. Les plus fortes sorties nettes ont affecté le segment actions monde (1,1 milliard d’euros) dont 700 millions pour le fonds vedette de la gamme, le Templeton Growth Fund, qui a manifestement souffert du fait que les investisseurs ont été incités par le changement de réglementation fiscale à opter pour des Sicav actions de capitalisation.Le gestionnaire précise qu’en revanche, dans le segment actions Europe, il a enregistré des souscriptions nettes de 500 millions d’euros, grâce aux 540 millions collectés par le Franklin Mutual European Fund. Reinhard Berben a indiqué que pour 2009, qui a commencé avec la commercialisation en Allemagne de cinq fonds supplémentaires (lire notre article du 30 janvier), l’axe de développement sera de poursuivre les efforts commerciaux sur les stratégies Marathon I (Franklin Templeton Fundamental Strategies Fund) et Marathon II (Franklin Templeton Equity Strategies Fund). D’autre part, l’objectif de long terme consiste à faire accepter la marque Franklin Templeton Investments par les institutionnels en tant qu’experts tant pour les fonds offerts au public que pour les «Spezialfonds». Il faudra dans ce cadre améliorer la notoriété par-delà les actions, et mettre en exergue les compétences dans les domaines obligataire, du private equity et de l’immobilier.
Dans une lettre aux investisseurs, le patron de Fidelity Investments Edward C. Johnson III estime que le climat économique actuel est dû aux «politiques bien intentionnées... qui ont rendu l’argent ridiculeusement facile à obtenir», rapporte le Wall Street Journal. Il a qualifié 2008 d’année de gâchis en termes d’investissement. L’an passé, les encours de Fidelity ont chuté de 25 % à 1.200 milliards de dollars.
Selon Le Figaro, l"assureur AIG, est contraint renégocier les termes de son deuxième plan de sauvetage car le remboursement des intérêts qu’elle doit au Trésor US rend l’assureur exsangue. " AIG proposerait de s"acquitter d"une partie de ses dettes sous la forme de transferts à l"État d"actifs, de nouvelles obligations et de liquidités provenant de la vente de certaines activités», ajoute le quotidien pour qui une faillite de la compagnie américaine est toutefois inenvisageable.
Le gestionnaire indépendant Lupus alpha (4,8 milliards d’euros d’encours fin décembre contre 5,8 milliards un an plus tôt) annonce mardi la nomination d’Egbert Sauer comme associé. Il est gérant de portefeuille senior depuis mars, avec la responsabilité des stratégies obligataires quantitatives ; il gère également depuis avril le fonds de performance absolue (de droit allemand) Lupus alpha LS Duration Invest.La nomination de l’impétrant porte à six le nombre de collaborateurs de Lupus alpha qui sont devenus associés aux côtés des quatre fondateurs restants (tous transfuges d’Invesco). Ralf Lochmüller, le directeur général, a précisé que les dirigeants de la société de gestion ont l’intention de continuer à élargir le cercle des associés, parce que l’on ne peut pas retenir les talents uniquement par des primes.
Selon La Tribune, L’agence S&P a annoncé qu’elle jugeait désormais négative et non plus stable la perspective qui était attachée à la dette à long terme indienne, ce qui signifie que cette dernière risque de se voir reléguer dans la catégorie «spéculative». De son côté, Fitch a laissé entendre qu’elle pourrait abaisser la note (pour l’instant un cran au-dessus de #spéculatif#) de la Lettonie si elle ne se conforme pas aux préconisations du FMI.
La commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 50.000 euros à l’encontre de la société de gestion d’actifs Boussard & Gavaudan Gestion pour avoir effectué «de très nombreuses ventes à découvert d’actions Infogrames Entertainment en sachant qu’elle ne serait pas en mesure de livrer les titres correspondants trois jours ouvrables après la date de transaction». La notification de griefs indique que «la plus-value réalisée à l’occasion des opérations de vente à découvert effectuées entre les 11 et 24 janvier 2007 (...) a été estimée à 777 400 € par les enquêteurs de l"AMF».
Comme prévu, la Financial Industry Regulatory Authority (Finra), qui est le régulateur de Wall Street sous la tutelle de la SEC, a annoncé mardi la nomination de Richard G. Ketchum comme CEO ; il succèdera le 16 mars à Mary Schapiro, qui a été nommée présidente de la Securities and Exchange Commission (SEC), précise The Wall Street Journal. Actuellement, l’impétrant est CEO de NYSE Regulation, le régulateur du New York Stock Exchange.
Selon L"Agefi suisse, les actionnaires de Novartis, réunis hier en assemblée générale à Bâle, ont refusé la résolution présentée par la Fondation Ethos qui demandait que les actionnaires s"expriment de manière consultative sur la rémunération des managers. Les actionnaires du géant pharmaceutique bâlois s"y sont opposés à 66%, contre 31,1% pour.
Selon L"Agefi suisse, le Parti socialiste suisse affirme que la distinction entre évasion fiscale (non punie en Suisse) et fraude fiscale (punie et exposée à l"entraide judiciaire) doit être abandonnée. Le secret bancaire doit uniquement protéger la sphère privée des épargnants contre la curiosité des employeurs, bailleurs et autres assureurs. Mais pas celle de gens fortunés qui veulent échapper au fisc de leur pays. Le PS propose que ce changement radical soit élaboré dans le cadre d"une «task-force». Selon le quotidien, la proposition du PS est loin de faire l"unanimité chez les politiques.
Dans un entretien aux Echos, Bruno Gizard, secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF) à la direction des prestataires de la gestion et de l"épargne, estime que les nouvelles règles relatives aux fonds monétaires vont «apporter de la clarté». «Nous en attendons d’abord plus de discipline de la part des gestionnaires, avec un cadre plus strict quant à la maturité de leurs investissements. Les investisseurs seront mieux informés du couple rendement-risque attaché à chaque produit et ils pourront choisir des produits adaptés à leurs besoins», déclare Bruno Gizard au quotidien.
L’AMF soumet à consultation publique jusqu’au 15 avril une série de mesures qui portent essentiellement sur une classification #plus stricte# des OPCVM monétaires ainsi que sur de nouvelles exigences quant à l’information des investisseurs et aux conditions de commercialisation de ces produits.Sur la question de la classification, l’AMF propose le maintien d’une seule catégorie #OPCVM monétaire# mais en restreignant l’univers des actifs dans lesquels ces fonds peuvent investir. A côté des critères actuels d’appartenance à la classe #monétaire#, seraient ajoutés trois critères : #un OPCVM monétaire ne peut détenir aucun titre d"une maturité supérieure à 2 ans ; la maturité moyenne des titres détenus ne peut être supérieure à un an ; le risque de crédit doit rester compatible avec le faible niveau de risque global d"un OPCVM monétaire#. L’AMF précise qu’elle prévoit un dispositif transitoire d"entrée en vigueur des mesures realtives à la maturité des actifs.L’information des investisseurs doit par ailleurs être renforcée et clarifiée avec un prospectus qui #donne une information normalisée permettant d"identifier facilement les fonds adaptés à un placement court terme et qui en outre #exclut les formulations générales, que ce soit sur les actifs détenus par l"OPCVM ou sur les stratégies mises en oeuvre, qui ne permettent pas de savoir quels sont les réels moteurs deperformance de l"OPCVM et les risques associés#.Enfin, concernant la commercialisation des OPCVM monétaires, il est recommandé de retenir la classification monétaire AMF. Et si une classification maison devait être mise en avant, #elle devrait en tout état de cause éviter les appellations source de confusion pour les investisseurs, et le terme «monétaire» devrait être réservé aux seuls OPCVM répondant aux critères fixés par l"AMF pour cette classe là#, souligne l’AMF. En outre, l’information devant être #claire, exacte et non trompeuse#, un OPCVM monétaire ne doit pas être présenté comme un produit dépourvu de tout risque. #L"acte de commercialisation ne doit pas occulter le fait qu"il n"y a pas de rendement sans risque et doit faire apparaître qu"un fonds qui propose un rendement supérieur au taux du marché monétaire correspondant à la durée de placement recommandée, diminué des frais de gestion, est nécessairement plus risqué qu"un fonds qui s"en tient à un tel rendement#, indique l’AMF.
Le Comité technique de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou IOSCO) publie un rapport soumis à consultation jusqu’au 20 mai relatif à l’accès électronique direct (DEA), qu’il s’agisse de routage automatique des ordres, d’accès sponsorisé ou encore d’accès direct par des membres du marché non-intermédiaires/sans nom de domaine.Le rapport présente les dispositifs actuels de DEA pour ensuite identifier et discuter les avantages, risques et problèmes associés à l’utilisation d’accords de DEA. Pour régler les problèmes liés à l’utilisation croissante de l’accès électronique direct, le Comité technique propose de mettre en place une série de principes dans trois domaines clés: les préalables à un recours au DEA, les flux et l’accès à l’information, et enfin les contrôles et systèmes appropriés pour bien gérer les risques de marché et l’exposition des clients.
L’Alternative Investment Management Association (AIMA), qui représente le secteur des hedge funds, a annoncé mardi une #offensive majeure en matière de transparence#. Elle indique qu’elle soutient le principe de pleine transparence et de déclaration à leur régulateur national par les gérants de hedge funds de toutes les positions significatives d’un point de vue systémique ainsi que de toutes les expositions au risque.D’autre part, l’AIMA recommande une déclaration agrégée de toutes les positions à découvert au régulateur national. Elle apportera aussi son soutien à des mesures qui permettront de réduire l'échec du règlement des transactions, y compris dans le domaine des ventes à découvert #naked#. L’association se prononce pour un système mondial d’autorisation et de surveillance des gérants fondé sur le modèle de la FSA britannique ; enfin, elle recommande l’adoption de normes mondiales unifiées pour le secteur.
Les gouvernements de Hambourg et du Schleswig-Holstein ont décidé mardi d’octroyer 3 milliards d’euros de fonds propres et 10 milliards d’euros de garanties pour assurer la survie de la HSH Nordbank, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela tient compte des pertes prévues pour 2009 et 2010, le quotient de fonds propres de premier rang se trouvant ainsi remonté à 9 %. La banque devra réduire de moitié son total de bilan à 100 milliards d’euros et se séparer d’un salarié sur quatre d’ici à 2012. Comme les caisses d'épargne du Schleswig-Holstein et le capital-investisseur Christopher Flowers ne suivront pas l’augmentation de capital, les deux gouvernements régionaux, qui détiennent respectivement 30 % et 29 % du capital, monteront au total à 80 %.
Citigroup est en pourparlers avec les autorités fédérales pour que l’Etat convertisse ses 7,8 % sous forme d’actions préférentielles en une participation en actions ordinaires qui pourrait atteindre 40 %, rapporte The Wall Street Journal. Cela apporterait certainement une aide dont la banque a désespérément besoin pour son capital, mais l'établissement y perdrait une partie du contrôle sur son propre destin. D’autre part, cela pourrait augmenter les pressions politiques en faveur d’un démantèlement de ce titan financier. Le point central de cette confusion tient au fait qu’aucune personne ou entité n’est véritablement chargé de la tutelle fédérale sur Citigroup. Car l'établissement est régulé par la Fed, l’Office du contrôleur de la monnaie, la FDIC, le Département du Trésor et même les parlementaires.
Les stress tests des grandes banques US qui commencent cette semaine ne devraient pas conduire à la nationalisation de l’une d’elles, a affirmé Ben Bernanke, président de la Federal Reserve, devant le Congrès.
Selon The Wall Street Journal, HSBC Holdings et Axa ont jeté l'éponge et il se pourrait bien que, vendredi, personne ne soumissionne pour acheter le joyau de la couronne d’AIG, 49 % de sa filiale asiatique AIA, le plus gros assureur vie d’Asie avec des activités dans dix pays. Entre-temps, AIG a indiqué qu’elle est prête à vendre AIA en totalité. C’est l'échec apparent de cet appel d’offre qui explique pourquoi AIG a demandé au gouvernement américain de restructurer les modalités de son plan de sauvetage.
Au quatrième trimestre, Merrill Lynch & Co a accuse une perte de 15,84 milliards de dollars, alors que le nouveau propriétaire de l'établissement, Bank of America (BofA) avait initialement estimé que le trou était de 15,31 milliards, rapporte The Wall Street Journal. Cela oblige BofA à accepter une aide publique supplémentaire de 20 milliards de dollars, à 45 milliards.
La Deutsche Börse a déclaré mardi soir pour 2008 un bénéfice net en augmentation de 13 % à un peu plus de 1,03 milliard d’euros pour un chiffre d’affaires de 2,45 milliards (+ 12 %). L’accroissement du bénéfice net reflète entre autres une baisse de la charge fiscale liée au déménagement du siège à Eschborn, dans la banlieue de Francfort tandis que celui du CA tient en partie à la consolidation de l’International Securities Exchange (ISE) à compter du quatrième trimestre.Le directoire propose le versement d’un dividende inchangé de 2,10 euros par action, soit un taux de distribution de 38 %. Avec les rachats d’actions pour 380 millions d’euros dans le courant de 2008, le montant versé aux actionnaires atteint ainsi 770 millions d’euros. A noter que la baisse du volume de transactions a provoqué une baisse de 12 % de l’ebita de la division Xetra à 219,4 millions d’euros tandis que les ebita d’Eurex (marché à terme) et de Clearstream (post-marché) gonflaient de respectivement 35 % à 597,5 millions et 29 % à 489,6 millions d’euros.
Comme ils ne font plus partie des 45 premières capitalisations allemandes, le comité des indices de la Deutsche Börse devrait décider le 4 mars de sortir Deutsche Postbank et Infineon du Dax, rapporte Die Welt. Les candidats les mieux placés pour les remplacer sont Fresenius et Gea, mais d’aucuns citent aussi Hannover Rück (Hanovre Ré) et Solarworld.
Le spread des emprunts d’Etat autrichiens par rapport aux bunds allemands (10 ans) atteint 130 points de base et le différentiel est encore plus élevé pour les CDS, bien que les fondamentaux de l'économie autrichienne soient meilleurs que ceux de la zone euro en matière de PIB et de taux de chômage, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Pourtant, l’agence Moody’s, qui a identifié un risque potentiel élevé du fait de l’exposition aux pays de l’Est, reconnaît elle-même que l’Autriche sera probablement l’un des pays qui résisteront le mieux à la crise actuelle. Mais les marchés retiennent que les banques autrichiennes (Erste Bank, Raiffeisen International et Bank Austria) ont octroyé 230 milliards d’euros de crédits aux pays de l’Est, soit un cinquième du total des concours financiers distribués dans la région et 50 % du volume de leurs créances.
Siemens a décidé de créer une instance centralisée coiffant la recherche et le développement, la commercialisation et le développement de son portefeuille de produits permettant d'économiser l'énergie et de préserver l’environnement, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ce «sustainability board» sera présidé par Barbara Kux, responsable au sein du directoire des achats et du développement durable. Il comprendra un représentant de chacune des divisions (industrie, énergie, matériel médical) ainsi que des fonctions d'état-major (personnel, technologie et conformité). L’objectif n’est pas seulement d’accroître le chiffre d’affaires «écologique» (qui a été de 19 milliards d’euros pour l’exercice au 30 septembre 2008), mais également de satisfaire les sociétés de gestion qui attachent de plus en plus de prix au développement durable.
Selon Watson Wyatt, les fonds de pension britanniques ont poursuivi en 2008 leur diversification au profit des investissements directs en hedge funds (avec une augmentation de 30 % du nombre de recherches sur 2007) alors que la part des mandats pour des fonds de hedge funds diminuait à 35 % du total contre 44 %. Les catégories préférées des gestionnaires de fonds de pension parmi les single hedge funds sont celles du long/short et du multi-stratégies. D’autre part, Watson Wyatt a constaté un intérêt croissant des fonds de pension pour le private equity, avec une augmentation de 40 % du nombre de mandats. En revanche, le nombre de mandats de recherche de gestionnaires immobiliers a diminué l’an dernier de plus de 40 % par rapport à 2007.
Selon La Tribune, les banques financent moins facilement les montages LBO comme en témoigne un volume de prêts en chute de 80% entre 2007 et 2008. Les leaders levant le pied, #ce sont les banques qui ont relativement moins réduit que les autres leur voilure qui ont fait un bond dans le classement#, Royal Bank of Scotland, passant ainsi en en tête du palmarès 2008, avec 10,56 milliards de dollars prêtés. En France, seule Calyon, a prêté plus de 1 milliard en 2008, la BNP reculant fortement.
«Historiquement, dans les périodes de ralentissement économique comme celle que nous vivons actuellement, les dividendes baissent moins que les bénéfices. En effet, supprimer le dividende est la dernière chose que les entreprises vont faire, car cela donne un signal très négatif aux actionnaires concernant la rentabilité future de la société», affirme Manu Vandenbulck, spécialisé dans la stratégie «high dividend» chez ING IM.Cette année, le gérant anticipe des baisses de dividendes limitées à 20 % à 30 % en moyenne, alors que le marché intègre dans les cours une chute allant jusqu'à 60 %. «Même dans la grande dépression des années 30, la baisse des dividendes était ressortie à 45-55 %», justifie-t-il. Autre argument en faveur de l’investissement dans les entreprises versant des dividendes dans le contexte actuel de crise : dans les années qui viennent, la contribution du dividende dans le rendement total des actions va augmenter. «Nous sommes convaincus que la contribution du dividende représentera plus des deux tiers du rendement total des actions», déclare Manu Vandenbulck. Si le processus du ING (L) Invest Euro High Dividend, fonds investi dans des actions de la zone euro offrant des dividendes supérieurs à la moyenne du marché, est resté stable dans le temps depuis son lancement en 1999, le portefeuille a beaucoup changé ces derniers temps compte tenu de l’environnement économique dégradé et de la chute des marchés. Ainsi, le gérant a fortement réduit la surexposition aux financières, un secteur auparavant privilégié. «Nous avons vendu BNP Paribas, IntesaSanpaolo et UniCredit en 2008", précise Manu Vandenbulck. «BNP Paribas n’avait pas annoncé de coupure du dividende, mais nous n'étions pas à l’aise avec le bilan et les réserves de capital. Nous avons anticipé la vente et a posteriori c'était une bonne décision», poursuit-il. L’exposition du fonds au secteur bancaire reste limitée à quelques valeurs qui offrent encore des dividendes dans le futur. Le gérant a ainsi récemment entré Société Générale, la banque ayant annoncé qu’elle allait payer un dividende de 1,5 %. «La valorisation à long terme est attractive. Nous avons vendu à 70 euros au premier trimestre 2008 et nous avons racheté autour de 20 euros par action», détaille-t-il. Parallèlement, le gérant est entré progressivement dans les cycliques, avec par exemple Inditex dans la consommation ou LVMH. «Ce sont des entreprises qui ont toujours eu un niveau de rétribution assez faible, car préférant conserver des capitaux pour croître. Ces valeurs étaient donc exclues de notre univers car les rendements étaient trop faibles. Mais les titres ayant fortement baissé en Bourse, ils sont par conséquent automatiquement entré dans notre univers», indique Manu Vandenbulck. Ces valeurs sont d’autant plus intéressantes qu’elles offrent un dividende bien couvert par les bénéfices. «Nous investissons aussi progressivement les matériaux de base et les industrielles, car les valorisations actuelles sont attractives. Parmi elles figure notamment ThyssenKrupp». Bien qu’il porte le nom de «high dividend», le fonds ne recherche pas forcément les rendements du dividende les plus élevés. «Nous cherchons plutôt des rendements dont nous estimons qu’ils sont durables dans le temps», souligne Manu Vandenbulck. Néanmoins, ING cherche à avoir un portefeuille affichant un rendement du dividende supérieur de 1 % à celui du marché actions. C’est d’ailleurs le cas en ce moment, puisque «le rendement actuel est de 5 % et nous sommes à 6 % environ». En 2008, le fonds ING (L) Invest Euro High Dividend a perdu 36,26 % alors que le MSCI EMU Net abandonnait 44,85 %.
Selon Le Temps, la masse sous gestion des quatre principales banques privées genevoises, Bordier, Lombard Odier Darier Hentsch (LODH), Mirabaud et Pictet, qui constituent le Groupement des banquiers privés du bout du lac, a baissé entre 18% et 28,2% entre le 31 décembre 2007 et le 31 décembre 2008. En montants cumulés, les quatre établissements ont vu la masse sous gestion totale reculer de 24,9% à 362,2 milliards de francs au lieu de 482 milliards de francs une année plus tôt. En comparaison, le montant total des dépôts de titres déposés auprès des banques suisses a reculé de 27% durant la même période, à 3822,2 milliards de francs, selon les statistiques de la Banque nationale. Ces baisses résultent d"effets de marché essentiellement. Cependant, les apports nets de nouveaux fonds sont demeurés dans le vert malgré la crise. Cumulés, Pictet, Mirabaud et Bordier ont recueilli 19,41 milliards de francs. Ce chiffre s"affiche néanmoins en baisse de 53,5% par rapport au total des apports nets de fonds recueillis en 2007.Selon le quotidien, ce recul est avant tout imputable à Pictet, dont les apports nets de nouveaux fonds ont baissé de 39,8 milliards de francs en 2007 à 17 milliards l"an dernier.
Selon l’Agefi, la taille du marché des émissions de dettes garanties a dépassé 300 milliards d’euros depuis l’automne dernier, dont 50% depuis le début 2009. Après les USA, c’est le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne qui sont les plus grands émetteurs. Toutefois, précise le quotidien numérique, citant Natixis, le marché commence à montrer des signes d’essoufflement.
Après avoir touché un plus bas depuis 12 ans en début de semaine, Wall Street a rebondi mardi, le Dow Jones reprenant 3,32% à 7.351 points. Le rebond des valeurs financières, la FED ayant notamment déclaré qu’elle écarte un scénario de nationalisation des banques US, a largement contribué à cette note positive.
Selon les calculs de Bloomberg relayés par le Handelsblatt, le nombre de titres illiquides dans l’indice MSCI Europe Small Caps (1.122 valeurs) a augmenté en janvier de 85 % à 724 et cela représente un volume de plus de 50 milliards d’euros. D’après le londonien Marwyn Investment Management, 90 % de la capitalisation boursière des small caps (moins de 100 millions de livres) n’ont pas pu être négociés durant les douze derniers mois, et cette proportion va augmenter. En moyenne, les fonds de petites capitalisations en Europe ont perdu 37 % l’année dernière contre 31 % pour les plus grandes capitalisations.
Sur la base des CDS, les primes de risque retrouvent des niveaux voisins de ceux qui prévalaient juste après la faillite de Lehman Brothers. Les économistes estiment relativement faible le risque de faillite d’un Etat, à l’exception peut-être du cas de l’Ukraine. Moody’s vient d’ailleurs d’abaisser encore la note B1 du pays et les spreads sur les CDS atteignent le record de 3.800 points de base, ce qui signifie, rappelle le Handelsblatt, que les investisseurs doivent payer une prime de 38 % pour se couvrir contre le risque de défaut de l’Ukraine.La prime de risque est également très forte pour la Lettonie, avec 940 points de base, l’agence S&P ayant abaissé la note de cette république balte à BB+, donc au niveau #junk bond#.