On Thursday morning, UBS announced that its board of directors has appointed Oswald J. Grübel as its new Group Chief Executive Officer, effective immediately. Grübel succeeds Marcel Rohner, who has handed in his resignation. Grübel was previously co-CEO, and then CEO of Credit Suisse, from 2003 until spring 2007.
Selon Le Temps, le président de la Confédération et ministre des Finances Hans-Rudolf Merz a annoncé mercredi la mise sur pied d"une «délégation stratégique» pour défendre les intérêts de la Suisse vis-à-vis des Etats-Unis et de l"UE et sécuriser la place financière suisse. Cet organe se compose des chefs des trois départements concernés, à savoir Hans-Rudolf Merz pour les Finances, et les conseillères fédérales Eveline Widmer-Schlumpf et Micheline Calmy-Rey, en charge respectivement de la Justice et des Affaires étrangères. Cette délégation, a annoncé le président de la Confédération, pourra s"appuyer sur un groupe d"experts dépassant le seul cadre des banques, de la finance ou du droit. Il comportera également des spécialistes de la sécurité et des diplomates. La délégation étudiera notamment la possibilité d"étendre aux personnes morales l"accord sur la fiscalité de l"épargne avec l"UE, qui échoira en 2013. L"opportunité d"étendre ce type d"instruments à «d"autres pays non membres de l"UE», dont les Etats-Unis, sera elle aussi analysée. En revanche, la Suisse ne compte pas en priorité pointer du doigt les paradis fiscaux rattachés à certains pays de l"UE ou aux Etats-Unis, une telle stratégie n"ayant pour l"heure pas porté ses fruits.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Pierre Mirabaud, associé senior de Mirabaud & Cie et président de l’Association suisse des banquiers (ASB), estime que les procédures d’assistance administrative dans les affaires de fraude fiscale durent trop longtemps et devraient être limitées à trois mois, quitte à créer une division spéciale à l'échelon du Tribunal administratif fédéral. Dans l’affaire UBS, aucune décision n’a encore été prise sept mois après la demande américaine. Le banquier, qui se dit par ailleurs très déçu et en colère du mauvais service qu’UBS a rendu aux banques suisses, critique indirectement les deux dirigeants de cet établissement. Il rejette aussi l’idée d’adopter un régime différent pour les Suisses et les étrangers en matière d'évasion fiscale, soulignant que cela nécessiterait une votation et que de toute façon la Suisse n’a pas à sacrifier unilatéralement un avantage compétitif. Enfin, Pierre Mirabaud estime qu’un accord sur l’imposition des revenus de l'épargne entre la Suisse et les Etats-Unis ne serait pas une mauvaise idée.
Mercredi soir, l’UBS a réfuté les accusations portées contre elle dans la journée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) luxembourgeoise au sujet de son manquement au rôle de dépositaire du fonds Luxalpha lié à l’affaire Madoff.La banque suisse souligne qu’il était clair dès le départ pour les investisseurs avertis qui avaient demandé la création du fonds, pour les conseillers ainsi que pour la CSSF, que l’unique objet du Luxalpha était de permettre d’investir chez Madoff. Dans la documentation du fonds, il y avait une mention expresse selon laquelle UBS Luxembourg (UBSL) n’assumait pas la responsabilité des dépôts.La CSSF avait peu auparavant enjoint à UBSL #de mettre en place l"infrastructure nécessaire, c"est-à-dire les moyens humains et techniques suffisants et les règles internes nécessaires, pour accomplir l"ensemble des tâches liées à sa fonction de banque dépositaire d"OPC luxembourgeois# et de lui en fournir les preuves et garanties sous 3 mois.Le régulateur luxembourgeois relève dans le contexte de l’affaire Luxalpha #que la mauvaise exécution de l"obligation de due diligence constitue un manquement grave au devoir de surveillance d"une banque dépositaire et peut par conséquent constituer une violation d"une obligation contractuelle substantielle dans le contexte de la responsabilité de UBSL#.Enfin, en réponse à certaines accusations de laxisme qui ont pu être adressées aux autorités du Grand-Duché, la CSSF #tient à rappeler qu’elle continue toujours ses investigations dans l’affaire Madoff et qu’elle ne limite pas ses recherches aux seules banques dépositaires concernées mais vérifie que tous les autres intervenants à l'égard des fonds concernés ont répondu à la conduite diligente à laquelle ils sont tenus par la législation luxembourgeoise.#
Récemment invité à siéger au board de l"ISDA (Association internationale des swaps et dérivés qui regroupe les principaux intervenants sur ces marchés), Pierre-Emmanuel Juillard, responsable de la finance structurée chez AXA Investment Managers, inscrit sa nomination, ainsi que celle de deux autres représentants de la communauté buy side (Ted MacDonald, de D. E. Shaw group, et Bill Powers de Pimco), dans la continuité de son activité au sein de l"association. «C"est effectivement la première fois que l"ISDA convie des investisseurs à siéger au board mais nous sommes représentés depuis longtemps dans l"association, au travers des nombreux comités techniques et groupes de travail. Notre arrivée au board constitue de mon point de vue une reconnaissance de notre contribution à la réflexion de l"industrie», explique Pierre-Emmanuel Juillard. Après les avatars des dernières années, comme l’engorgement des plates-formes opérationnelles, et le discrédit jeté sur les produits dérivés à l’occasion de la crise financière, il conçoit sa mission au sein du board comme celle d"un «facilitateur du développement des dérivés sur des bases saines et efficaces». Dans cette perspective, quatre grands thèmes devraient présider aux réflexions de l"ISDA. Tout d"abord, il convient de favoriser un énorme travail de pédagogie auprès de tous les acteurs qui interviennent sur le marché des dérivés. «Cette nécessité d"un effort d"éducation a été complètement sous-estimée et a pu contribuer aux excès récents. Il faut que tant les acheteurs que les vendeurs de produits dérivés comprennent bien le fonctionnement de ces produits et toutes les implications fiscales, comptables et juridiques qui s"y attachent», souligne Pierre-Emmanuel Juillard.Deuxième grand axe de réflexion, la transparence. « «La transparence des opérations est déjà bien avancée, grâce notamment à la standardisation des contrats. Les contrats ad hoc sont de moins en moins nombreux, la plupart des contrats sont désormais des contrats ISDA. Mais il faut aussi continuer de progresser sur les problèmes de reporting et de netting des opérations afin de mieux encadrer le risque opérationnel». Troisième grand thème générique, la compensation, qui fait l"objet d"intenses débats des deux côtés de l"Atlantique. En Europe, la Commission pousse l’idée d’un clearing centralisé des CDS au niveau européen. «Les utilisateurs buy side sont particulièrement au fait de ces sujets et souhaitent que soit créée au plus vite une structure de contrepartie centrale». Dernier grand thème, la surveillance. «C’est un fait, l’autorégulation ne suffit pas. Mais la bonne réponse ne passe pas forcément par plus de régulation. C’est d’une meilleure régulation dont nous avons besoin, avec davantage de coopération et de coordination».En attendant, le marché devrait continuer de se développer. «La crise n’a fait qu’accélérer la modernisation de l’industrie des dérivés. Les erreurs de jeunesse seront corrigées. Sur tous les nouveaux marchés, comme celui des dérivés catastrophe, la standardisation deviendra la norme dès leur début. Et puis, la liquidité sur les dérivés est meilleure que sur le cash».
«Nous devons tout de suite nous mettre au travail». Une petite phrase qui figure dans l’avant-propos et en conclusion du rapport rédigé par un groupe d’experts sous la houlette de Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France, et présenté mercredi à la Commission européenne. Quatre mois de travail qui ont abouti à la présentation de 31 recommandations pour réformer sans tarder la régulation et la supervision en Europe. Sur le dossier très attendu de la supervision, le rapport suggère qu'#un système européen de superviseurs financiers (European System of Financial Supervisors, ESFS) devrait être mis en place. Cet ESFS devrait être un réseau décentralisé#. Autrement dit, la supervision quotidienne continuerait d'être assurée par les superviseurs nationaux en place qui garderaient l’essentiel de leurs compétences. Mais l’ESFS serait amené à travailler main dans la main avec des comités de niveau 3 renforcés. #Trois nouvelles Autorités européennes seraient constituées# qui remplaceraient les entités existantes, CEBS pour la banque, CEIOPS pour l’assurance et CESR pour les marchés, et dont la mission serait de coordonner l’application des standards de supervision et d’assurer une forte coopération entre superviseurs nationaux. Pour tous les grands établissements transfrontières, des collèges de superviseurs seraient mis en place. Et comme la remise en état est non seulement #nécessaire# mais #urgente#, Jacques de Larosière a décidé d’assortir ses propositions d’un programme de travail à mettre en ?uvre dans les plus brefs délais. Dans un premier temps (2009-2010), les autorités de supervision nationales devraient être renforcées afin d’améliorer la qualité de la supervision dans l’Union et #la Commission européenne devrait immédiatement débuter ses travaux# pour élaborer le cadre juridique des trois nouvelles Autorités. Dans l’intervalle, les comités de niveau 3 devraient de toute façon être renforcés (avec à la clé une augmentation #significative# de leurs ressources) et les collèges de superviseurs devraient être mis sur pied d’ici à la fin de 2009.Le rapport propose par ailleurs la création d’une nouvelle instance, le conseil européen du risque systémique (European Systemic Risk Council, ESRC), qui serait dirigé par le président de la Banque centrale européenne et qui comprendrait des membres du Conseil général de la banque centrale, les présidents des comités de niveau 3 ainsi qu’un représentant de la Commission européenne. Sa mission serait de rassembler et d’analyser toutes les informations pertinentes relatives à la stabilité financière. Et sous l'égide de l’ESRC et de la Commission économique et financière (EFC), un système d’alerte sur les risques devrait être mis en place.A l’occasion de la présentation officielle du rapport, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tout à fait en phase avec Jacques de Larosière, a souligné sa volonté de passer à l’action dès cette année avec des réformes importantes. Dans cette perspective, la Commission devrait présenter, dès le 4 mars, une première évaluation du rapport, les réponses à ses principales conclusions et son calendrier de travail. La Fédération bancaire française (FBF) a pour sa part salué la contribution essentielle du rapport #pour faire progresser la supervision des groupes bancaires transfrontières en Europe#.
Mercredi, Adair Turner, président de la Financial Services Authority, a promis aux membres du Parlement britannique une «révolution» dans le domaine de la régulation financière, rapporte le Financial Times. Les banques seraient ainsi tenues de détenir des réserves en capital correspondant à trois fois leurs actifs de trading. Les hedge funds de grande taille seront soumis aux mêmes règles que les banques en termes de fonds propres et de liquidité.
Selon Les Echos, la société de gestion britannique F&C Investments (F&C) milite pour que les investisseurs soient particulièrement vigilants quant à la rémunération des patrons. «Nous pensons que les manquements des institutions financières en matière de gouvernance sont à l’origine de la crise bancaire. Les événements des derniers mois ont démontré que l’escalade des salaires et des bonus versés aux dirigeants des banques a été générée par une prise de risque extraordinaire plutôt que par la production de bénéfices réels et durables», estime Karina Litvack, responsable de l'équipe gouvernance et investissement socialement responsable (ISR) chez F&C.
Selon Les Echos, l’association européenne du capital-investissement défend la carte de l"autorégulation alors que s’ouvrent aujourd’hui deux jours d’audition à la Commission européenne sur une régulation des «hedge funds» et des sociétés de capital-investissement. L"association se dit prête, dans un délai d’un an, à unifier ses standards et à les rendre obligatoires. Ces standards s’appuieront sur un code de bonne conduite, des recommandations en matière de gouvernance dans les sociétés détenues par des fonds, des règles de remontée de l’information aux investisseurs et d'évaluation, de transparence et de gestion des fonds.
Selon Les Echos, la Commission européenne a publié, à la demande de plusieurs Etats membres, des lignes directrices permettant une évaluation coordonnée et transparente des actifs toxiques détenus par les banques.
Le rapport remis mercredi à la Commission européenne par le groupe d’experts présidé par Jacques de Larosière insiste sur la nécessité de continuer à développer des règles communes pour les fonds d’investissement en Europe, notamment en ce qui concerne les définitions, la classification des actifs et les modalités de délégation.Suite à l’affaire Madoff, le rapport estime que plusieurs mesures semblent #appropriées#. Tout d’abord, les délégations de gestion ne devraient intervenir qu’après une due diligence en bonne et due forme et une surveillance continue de la part de l’entité qui délègue. Ensuite, un dépositaire indépendant devrait être désigné, de préférence une entité tierce. Troisième point, le dépositaire devrait garder la responsabilité de la conservation de tous les fonds à tout moment afin de pouvoir réaliser efficacement ses fonctions de conformité. Autrement dit, la délégation de fonctions dépositaires à une entité tierce devrait être interdite. Le recours à un sous-conservateur, complètement indépendant du fonds ou du gérant, ne modifie en rien les responsabilités du dépositaire. Enfin, les délégations à des institutions hors de l’Union européenne ne devraient pas être utilisées pour #pervertir# la législation européenne Ucits qui prévoit des murailles de Chine entre les fonctions de gestion d’actifs et les fonctions de dépositaire-conservateur.
Le Comité européen des régulateurs a dévoilé lundi, lors d’une conférence à Paris, les contours que pourrait avoir le futur document d’informations des OPCVM pour les particuliers (Key Information Document ou KID). Ce document, qui à terme doit remplacer le prospectus simplifié, vise à simplifier et souligner les éléments décisifs qu’un particulier doit prendre en compte lorsqu’il investit dans des fonds UCITS.Cela fait suite à la publication, le 15 février, des recommandations à la Commission européenne concernant le contenu et la présentation du KID. Un premier document soumis à consultation sera publié en mars 2009, et une version finale sera diffusée cet été. L’idée est que le CESR soumette ses conseils finaux à la Commission européenne d’ici au 30 octobre. Ce nouveau document devra notamment présenter le profil de risque, la performance et les frais de l’OPCVM en question. S’agissant du profil de risque, il est envisagé d’introduire un indicateur synthétique. Dans cette perspective, une méthodologie a été mise au point en coopération étroite avec un groupe d’experts du secteur de la gestion d’actifs. Cet indicateur serait fondé sur la volatilité historique et serait présenté sous la forme d’une échelle numérique allant de 1 à 7. Il s’accompagnerait d’une explication écrite qui décrirait les limites et les raccourcis de la méthodologie. La méthodologie distingue trois grandes catégories d’OPCVM : les fonds de marché (investis dans des segments fixes des marchés de capitaux), les fonds de stratégie (dont la performance résulte principalement de l’allocation d’actifs et qui incluent notamment les fonds à rendement absolu) et les fonds structurés (y compris les fonds garantis). Hubert Reynier secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a participé aux travaux sur le KID, estime que la méthodologie présente plusieurs avantages, et notamment celui que la volatilité est un concept bien connu, facile à saisir et constitue une mesure objective du profil de risque d’un fonds. De plus, elle couvre les produits les plus sophistiqués. Enfin, la méthodologie pourra être facilement mise en place par le secteur, et permettra des comparaisons. En revanche, cela pourrait coûter cher au secteur. Autre inconvénient : un tel indicateur pourrait conduire à de mauvaises perceptions. Enfin, la question reste de savoir comment gérer les innovations financières. Concernant la performance, le CESR a travaillé sur une présentation sous forme d’histogrammes, avec des pourcentages plutôt que des montants. Enfin, sur la question des frais, il est envisagé de mettre au point un chiffre récapitulant l’ensemble des charges supportées par un fonds, qui soit plus complet que le Total des frais sur encours (TFR ou TER).
Dans un entretien à L"Agefi suisse, le fiscaliste Jaap Zwaan (Loyens & Loeff) estime que «la Suisse devrait réfléchir à d"éventuels amendements du secret bancaire. Et ce d"autant plus que la pression ne va cesser de s"accroître. L"idée n"est pas de modifier les principes du secret bancaire, mais les dirigeants suisses devraient essayer de mieux faire comprendre aux gouvernements étrangers pourquoi la Suisse différencie la fraude fiscale de l"évasion fiscale. C"est une notion difficile que tout le monde n"arrive pas à comprendre». De son point de vue, la Suisse devrait pouvoir résister aux pressions européennes sur des sujets de concurrence fiscale ou d"évasion fiscale car «le pays a toujours su défendre correctement sa vision des choses, et en matière de négociation elle s"en est toujours bien sortie. Si la Confédération a parfois cédé sur certains points, elle a toujours su en tirer parti. Comme par exemple, avec la mise en place d"un système qui permette d"exonérer d"impôt les dividendes distribuées par une société suisse à une société européenne ou vice versa».
Dans un entretien au Temps, Bruno Gurtner, qui préside Tax Justice Network (TJN), un réseau international d"organisations non gouvernementales, de professionnels de la finance et de juristes, militant contre la concurrence fiscale sans règle, la corruption et la fuite des capitaux, estime que «la Suisse a eu tort ces dernières années de croire que le secret bancaire était inébranlable, et parfois même de refuser de participer aux forums qui prônent la transparence dans la finance internationale». En revanche, la place financière suisse ne sera pas menacée si elle s"appuie sur ses vrais atouts: son expertise, son expérience ainsi que la stabilité financière et politique de la Suisse.
L’agence d'évaluation des gérants Inalytics a annoncé mercredi le recrutement de Graham Dixon comme directeur responsable de la gestion de transition. L’intéressé, qui était managing director et head of European transition services chez Credit Suisse, compte parmi les principaux promoteurs du T-Charter, le code des meilleures pratiques pour les gestionnaires de transition.Inalytics, qui compte une quarantaine de clients parmi les fonds de pension et les gestionnaires d’actifs, a récemment ouvert un bureau à New York, antenne placée sous la direction de Lisa Manuele, qui était précédemment global division head, transition management, chez BNY Convergex.
Henderson Horizon Fund a annoncé la fermeture de deux de ses compartiments, qui ont accusé de fortes pertes liée en partie au faible volume (12,4 millions et 0,8 million) de ces produits, rapporte Das Investment. Il s’agit du Pan European Bond Fund qui doit être fermé le 24 mars et du Pan European Property Equities Alpha Plus Fund, qui sera fermé le 27 mars.
Les autorités américaines ont déposé plainte dans quatre affaires de fraude à l’investissement, rapporte le Financial Times. Dans un cas, deux gérants de WG Trading Investors, Paul Greenwood et Stephen Walsh, ont été arrêtés et accusés de fraude boursière. L’escroquerie, de 550 millions de dollars, remonte à 1996. Les autres affaires concernent Mark Bloom, James Nicholson et Michele LaBruce.
Selon L"Echo, le dossier de fraude autour de la Kredietbank (aujourd’hui KBC) et de sa filiale luxembourgeoise KB Lux (devenue KBC European Private Banking) arrivera devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 3 avril prochain, soit 13 ans après l’ouverture de l’instruction judiciaire.
Dans un entretien aux Echos, le financier milliardaire Wilbur Ross, PDG de WL Ross & Co, ne pense pas qu’on ait besoin de nouvelles règles. «Il faut déjà appliquer celles qui existent. La plupart des excès qui ont eu lieu, étaient, de fait, hors la loi. La SEC devrait avoir de meilleurs éléments et mieux les payer. Aucune législation ne peut éviter un escroc et aucune législation ne peut empêcher quelqu’un de faire un mauvais investissement», estime-t-il. Il veut construire une grande banque régionale dans la «Sun Belt», les Etats du sud des Etats-Unis les plus touchés par la crise, mais se dit également prêt à racheter, aux côtés du gouvernement, certains actifs toxiques des banques. «Nous détenons un portefeuille de 115 milliards de dollars de crédits immobiliers et sommes le plus important prestataire privé de crédits immobiliers de basse qualité, de niveau «subprime». Nous ne détenons pas le crédit en propre mais nous assurons le service autour : nous collectons les sommes dues, nous renégocions les prêts - nous avons d’ailleurs renégocié 15 % de notre portefeuille l’an passé», explique-t-il au quotidien.
Barack Obama a prévenu mercredi que les groupes financiers qui feront peser des risques sérieux sur les marchés devront être soumis à une supervision étroite des pouvoirs publics, rapporte L’Agefi dans son édition de 7 heures. Parallèlement, "(...) les autorités américaines de régulation ont lancé hier un programme d’examen des banques pour s’assurer des capacités de ces dernières à surmonter une récession plus aiguë et plus longue que prévu et un taux de chômage supérieur à 10 %», indique encore le quotidien.
La banque privée genevoise Pictet & Cie renforce ses activités de gestion de fortune pour clients privés à Zurich. Elle a engagé six collaborateurs supplémentaires et nommé un directeur pour cette division. Victor Aerni, qui a travaillé plus de seize ans auprès de Boston Consulting Group S.A, chapeautera, dès le 1er avril 2009, la division Wealth management de Pictet à Zurich. Par ailleurs, quatre spécialistes de la gestion privée, venus de HSBC Guyerzeller, vont renforcer l'équipe Wealth management, qui compte aujourd’hui vingt-six membres. L'équipe de gestion de portefeuille, placée sous la responsabilité de Christian Rutschmann, sera quant à elle étoffée par deux gérants seniors de la banque Julius Baer.
Jeudi matin, l’UBS a annoncé que son conseil d’administration a nommé Oswald J. Grübel comme nouveau Group Chief Executive Officer avec effet immédiat. Il succède à Marcel Rohner qui a donné sa démission. Oswald Grübel a été co-CEO puis CEO du Credit Suisse de 2003 au printemps 2007.
Didier Reynders a annoncé mardi que la Belgique est disposée à un surcroît de transparence dans la lutte contre l'évasion fiscale et qu’elle envisage d’améliorer sa coopération avec ses partenaires de l’UE, selon Reuters relayé par Fondsprofessionell. Le ministre des Finances semble disposé à assouplir les dispositions régissant le secret bancaire et indique que ce ne sera pas un problème pour son pays que de fournir davantage d’informations aux autres pays de l’UE sur les investisseurs étrangers.
Pour la Banque Sarasin, les apports nets de fonds se sont accrus l"an dernier de 30% par rapport à 2007 pour atteindre le niveau record de 14,5 milliards de francs suisses. Toutefois, les actifs gérés par le groupe Sarasin s"élevaient fin décembre à 69,7 milliards de francs suisses, un montant inférieur de 16% au chiffre de l"exercice précédent. Ce recul résulte de moins-values de 19 milliards imputables à la mauvaise performance des marchés et d"effets change de 8,8 milliards dus à la fermeté du franc suisse. Le bénéfice consolidé de l"exercice s"élève à 114,4 millions de francs suisses contre 173,5 millions l"année précédente.Durant l"exercice écoulé, la croissance du groupe Sarasin a été soutenue par l"engagement de 122 nouveaux conseillers clientèle de haut niveau. En l"espace d"un an, le nombre de conseillers s"est ainsi accru de 41% à 416 collaborateurs (2007: 294). Ces investissements dans la croissance future de la banque ont déjà porté des fruits en 2008: le résultat d"acquisition moyen par conseiller a encore progressé de 3% pour s"établir à 40,8 millions de francs. Avec le renforcement de ses équipes de conseillers en 2008, la Banque Sarasin compte à nouveau avec une croissance de 10% en 2009 et un afflux d"argent frais correspondant en dépit de l"environnement toujours difficile. L"évolution bénéficiaire à court et à moyen terme est difficilement prévisible dans la situation actuelle des marchés. Sur la base du volume actuel des affaires et dans l"hypothèse d"une stabilisation des marchés, la Banque Sarasin table pour 2009 sur un bénéfice opérationnel ajusté de l"ordre de celui réalisé en 2008, des mesures de réduction des coûts sont inévitables dans le contexte actuel. La direction a déjà ouvert la voie en renonçant volontairement au versement d"un bonus pour l"exercice 2008. S"agissant du développement de l"organisation, la Banque Sarasin se concentrera en 2009 sur un nombre ciblé de projets d"expansion ? notamment l"implantation en Autriche, en Pologne et en Inde ? et agira avec retenue en ce qui concerne l"engagement de nouveaux chargés de clientèle, le but étant d"obtenir une amélioration qualitative des équipes de conseillers au gré des fluctuations naturelles, sans augmentation de leur effectif. Au lieu de verser l"habituel dividende prélevé sur le bénéfice résultant du bilan, le conseil d"administration proposera à l"assemblée générale du 22 avril 2009 d"émettre des options sur cash ou sur titres (COTO) en combinaison avec une réduction de la valeur nominale des actions. Les actionnaires auront ainsi la possibilité de choisir entre le retrait de nouvelles actions nominatives, la vente en Bourse des options sur cash ou sur titres ou l"encaissement d"une distribution en espèces de 0,65 franc par action nominative B. Sous cette forme, les options sur cash ou sur titres ne sont soumises ni à l"impôt fédéral anticipé, ni à l"impôt sur le revenu frappant les personnes physiques domiciliées en Suisse.
Bank of New York Mellon indique avoir mis au point en interne un service breveté de netting, Derivatives Collateral Net, qui permet aux opérateurs sur dérivés de limiter leurs engagements bruts envers les autres participants du système à leur montant net, ce qui permet de réduire le collatéral nécessaire tout en réduisant le risque et le coût des transactions sur dérivés. Selon Art Certosimo, executive vice-president et head of broker-dealer services de BNY Mellon, ce service correspond à la concrétisation de la #vision stratégique# de l’International Swaps and Derivative Association (ISDA) en matière de diminution des risques opérationnels liés aux processus de marges entre contreparties.
Depuis décembre 2007, Atlas Capital n’avait plus lancé aucun produit. Mais la société de gestion vient de déclarer à la CNMV, le 20 février, l'émission du fonds obligataire de droit espagnol Atlas Capital Renta Fija, qui investira surtout en obligations d’entreprises et dont l’exposition maximale au risque doit être inférieure à 5 %. Le portefeuille sera placé en titres d'émetteurs de la zone euro notés au moins BBB- et la duration moyenne pourra évoluer entre 2 et 7 ans. L’indice de référence du Renta Fija est le Citigroup Eurobig 3-5 years. Atlas Capital facturera une commission de gestion de 0,9 %.
Au titre de 2008, Royal Bank of Scotland (RBS) a déclaré jeudi une perte nette part du groupe de 24,05 milliards de livres contre un bénéfice net de 6,82 milliards pour l’année précédente. Ce montant s’entend après pratiquement 16,2 milliards de livres d’amortissements de survaleurs et sur d’autres actifs immatériels. Avant impôt et ces amortissements de survaleurs, la perte ressort à 8,13 milliards de livres contre un bénéfice de 8,96 milliards. Quant au coefficient d’exploitation, avant exceptionnels, il se détériore à 59,2 % contre 49,5 %. Hors éléments exceptionnels, le PNB a diminué pour sa part à 26,87 milliards contre 33,56 milliards.
Selon le Financial Times, Royal Bank of Scotland s’apprêtait mercredi soir à injecter des prêts et autres crédits pour plus de 300 milliards de livres dans un plan d’assurances soutenu par le gouvernement. L’objectif de l’opération, qui devrait être annoncée jeudi, est de stabiliser la banque sans la nationaliser. Lloyds Banking Group devrait dévoiler une transaction similaire.
Deka Immobilien a annoncé avoir acheté pour un montant non divulgué l’hôtel 4 étoiles nh Hotel Frankfurt City (256 chambres dont 45 de luxe et 8 suites) auprès d’une filiale commune de l’allemand FOM Real Estate et de l’irlandais Quinlan Private. Cet actif situé dans le centre ville de Francfort est affecté au portefeuille du fonds sectoriel WestInvest Target Select Hotel, un produit réservé exclusivement aux investisseurs institutionnels.
Les stratégies d’arbitrage de convertibles, qui avaient enregistré la plus mauvaise performance en 2008 (-31,6 %), ont réalisé en janvier leur plus forte performance mensuelle depuis leur création (+5,72 %), note L’Agefi dans son édition de 7 heures, citant les statistiques de Natixis. «A l’inverse, les CTA (...) avaient constitué la stratégie la plus performante en 2008 (+18,3 %) et se retrouvent en janvier en bas de tableau (-0,56 %)», constate le quotidien électronique.