Dans un entretien aux Echos, Jan Kujawa, de la Financière de l’Echiquier, estime que «les bancaires ne vont pas forcément surperformer sur toute la durée du cycle, mais ce sont les premières qui donneront le signal. On peut créer la différence en ayant dans son portefeuille des banquières et-ou des assureurs. Je n’imagine pas un redémarrage du marché sans les banques. En mars, le marché italien a violemment rebondi dans le sillage des bancaires».
Selon une étude réalisée par BNY Mellon Asset Servicing, les fonds de pension britanniques ont enregistré un rendement moyen pondéré de -13,6% en 2008. Résultat jamais vu au cours des trente dernières années. A moyen terme, le rendement reste très légèrement positif en s’inscrivant à O,1% par an sur les trois ans à fin 2008. Sur cinq ans, le rendement moyen atteint même 5,6%.Fait historique, l’allocation moyenne en actions est tombée sous la barre des 50%, à un plus bas historique de 48,8%. Evolution également inédite, la poche actions internationales a pour la première fois dépassé celle des actions britanniques, avec une part de 24,8% contre 24%. Parallèlement, la part d’obligations britanniques, à 30% fin 2008, a dépassé l’allocation en actions britanniques (24%). Une première également.
Le rapport annuel de la Swiss Fund Association (SFA) publié jeudi fait ressortir que l’encours des fonds recensés dans la statistique sur le marché suisse des fonds avait chuté fin décembre de 24,7 % en un an à 452 milliards de francs, dont 230,8 milliards pour les fonds de droit suisse (+ 9 %), qui ont pour la première fois dépassé ceux de droit étranger (221,2 milliards). Au total, les remboursements nets ont représenté 6,3 milliards de francs pendant que l’effet de marché a eu un impact négatif de 142,2 milliards. Les deux seules catégories ayant enregistré des souscriptions nettes sont celles des fonds monétaires, avec 30,4 milliards d’euros et des fonds immobiliers, avec 1,9 milliard, alors que les fonds obligataires accusaient les plus fortes sorties nettes (21 milliards).La SFA rapporte qu'à fin 2008, le nombre de fonds et compartiments bénéficiant d’un agrément pour la distribution au public avait augmenté de 628 unités pour atteindre 6.423, dont 1.299 compartiments de droit suisse et 5.124 de droit étranger (dont 3.833 de droit luxembourgeois).
A compter du 1er avril, Manish Bhatia, qui a rejoint Schroders à Hong-Kong en septembre 2008 pour remplacer Millicent Lai et travaillait depuis lors en tandem avec Louisa Lo, directive actions asiatiques hors Japon, prend en titre la responsabilité des compartiments Schroder ISF Indian Equity et Schroder ISF Pacific Equity. Il avait quitté Manulife Asset Management où il gérait des portefeuilles d’actions asiatiques ainsi que les fonds-pays sur l’Inde et Taiwan.
La nouvelle joint venture entre Clessidra et Banca MPS dans le domaine de la gestion d"actifs présentera ses projets d"ici à avril, rapporte Il Sole ? 24 Ore. L"accord a été bouclé officiellement jeudi. Clessidra Sgr a ainsi acquis indirectement 67 % des sociétés de Banca MPS dans la gestion (MPS Asset Managament Sgr et ABN Amro Asset Management Italy Sgr), tandis que les 33 % qui restent sont aux mains de MPS. La nouvelle entité gère 20 milliards d"euros.
Fabrice de Cholet a succédé, le 24 mars 2009, à son frère Philippe de Cholet au poste de vice président directeur général délégué.L’intéressé exerçait le métier de gérant de portefeuille chez Cholet Dupont depuis 1988. Il était également responsable des relations institutionnelles depuis 2000. «Philippe de Cholet continuera à participer activement au développement du groupe familial en prenant la direction du développement et de la communication», précise un communiqué de presse.
VP Finance, dont le groupe Banca Leonardo détient une participation majoritaire depuis avril 2007, devient «Banque Leonardo». Ce changement de dénomination correspond à la volonté du groupe d"harmoniser le nom Leonardo partout où il est implanté, en Italie, en France, en Allemagne et au Benelux. Le groupe Banca Leonardo compte parmi ses actionnaires Eurazeo, Ifil (Groupe Agnelli), CNP (Groupe Albert Frère) et Groupe Allianz et nourrit d"importantes ambitions en Europe continentale, dans les métiers de conseil en fusions acquisitions, de la gestion privée et de l"asset management.
Présentant son processus de certification éthique des entreprises lancée en novembre dernier, Pascal Borel, le P-DG d"ETHICS, a indiqué que 25 sociétés étaient certifiées ou en cours de certification, notamment dans la finance et l"asset management, mais aussi dans des secteurs comme la restauration collective. La société de gestion d"actifs Dorval Finance a notamment entamé ce processus de certification.Plus contraignante que les labels ou chartes éthiques existantes, la norme ETHICS est un standard privé, validé par un Comité scientifique et accréditée par un Groupe de Certification international, ISAS Group. Elle suit le modèle administratif ISO."Accréditée à l"échelle internationale», cette certification présente, selon Pascal Borel, trois avantages pour les entreprises : leur protection contre les activités illégales ; la production d"un outil permettant à l"entreprise de connaître «les zones à risque» ; et aussi un avantage en termes de notoriété éthique, un facteur de «crédibilisation» en période de crise économique."Dans un contexte où la gestion d"actifs se trouve discréditée par des affaires comme Madoff ou Kerviel, une norme éthique obtenue par un contrôle externe et validée internationalement nous paraît importante», a témoigné Louis Bert, président de la société de gestion Dorval Finance. Selon lui, l"implantation de cette norme éthique a permis à sa société de «développer en interne une culture de valeurs éthiques», mais aussi de la «protéger contre des malversations».De son côté, François Coulanges, CGIP à Lyon, a indiqué que cette démarche lui permet «de voir avec qui (son) cabinet travaille», tant du côté de la clientèle que des partenaires financiers. Le processus intègre quatre étapes : l"implémentation par l"auditeur de l"entreprise ; l"investigation stratégique effectuée par ETHICS ; l"organisation de la norme accréditée par ISAS ; enfin un contrôle des flux financiers et administratifs. Elle a pour but de proposer un dépistage «dans les zones d"ombre éthiques» de l"entreprise, comme les flux financiers illégaux, la corruption et les malversations. Mais elle peut aussi intégrer des «périmètres de certification spécifiques» ou encore des critères d"ordre social ou environnemental, à la demande.Créée en Suisse, ETHICS dispose de bureaux à Paris, Londres et New York. Elle en ouvrira prochainement à Dubaï et au Brésil. La société dispose également de 300 correspondants dans le monde chargés des investigations stratégiques.
Selon Les Echos, les dirigeants du Fonds stratégique d’investissement mis en place en janvier ont précisé hier leur doctrine. Ils entendent être très sélectifs dans leur aide aux entreprises et ne joueront les pompiers ni chez Caterpillar France, qui vient d"annoncer des suppressions d"emplois ni chez Bénéteau, dont les carnets ont fondu de moitié.
Selon Les Echos, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild a enregistré l"an dernier un bénéfice net de 51 millions d’euros, en repli de près de moitié, avec des actifs sous gestion de 22,6 milliards d’euros, en recul de près d’un quart.
Crystal Finance, conseil en gestion de patrimoine indépendant spécialisé sur le segment des expatriés (330 millions d’euros d’encours, 90 conseillers dans le monde, 9.000 clients, 6,7 millions d’euros de Ca en 2008), a annoncé jeudi avoir l’intention de lancer cette année une plate-forme dédiée aux CGPI #pour un segment de clientèle ayant un profil de #mondiopolitains#, des Français qui résident en métropole, qu"ils soient d"anciens expatriés ou non, et qui ont une dimension internationale dans leur vie professionnelle ou privée#. Par ailleurs, les dirigeants de Crystal Finance, Bruno Narchal et Yves Martin, ont indiqué qu’ils comptent ouvrir des bureaux dans de nouveaux pays, ce qui devrait coïncider avec les projets de #développement dans certains pays ou zones économiques notamment le Moyen-Orient, l"Afrique ou l"Amérique du Nord#. Enfin, le cabinet se propose de créer cette année un département crédit spécifique et de développer la filiale Assinter, structure de distribution de produits de prévoyance et de retraite à l"international.
Dans son rapport annuel 2008, le Conseil éthique des fonds de pension publics AP indique que treize enterprises demeurent sur sa liste de surveillance, rapporte IPE. Six d’entre elles y figurent uniquement pour des problèmes environnementaux : Chevron Corporation (en Equateur), Duke Energy Corporation (aux Etats-Unis), Freeport-McMorran Copper & Gold (en Indonésie), Grupo Ferrovial (en Pologne), PetroChina (en Chine) et Rio Tinto (en Indonésie). Vedanta Resources est mis en cause à la fois pour des questions environnementales et de droits de l’homme en Inde. AES Corp et Yahoo! se voient reprocher des manquements aux droits de l’homme respectivement au Panama et en Chine. Trois sociétés sont mises en cause pour des questions de droit du travail : Bridgestone au Libéria, Toyota Motor aux Philippines et Wal-mart Stores aux Etats-Unis. Enfin, Thales figure sur la liste à cause de la corruption en Afrique du Sud.L’an dernier, le Conseil d'éthique a radié de la liste Sodexo, BHP Billiton et la filiale nigériane de Chevron grâce aux améliorations intervenues depuis 2007. L3 Communications a été sorti de la liste parce que les fonds AP ont décidé de liquider leurs participations en raison des violations des droits de l’homme dans une prison irakienne et du fait que deux filiales du groupe participent à la fabrication de bombes à sous-munitions (cluster bombs).
Selon L’Agefi suisse, a Banque Privée Edmond de Rothschild a publié hier un bénéfice net consolidé de 201 millions de francs pour 2008, en repli de 18% par rapport à l"année précédente. Les actifs sous gestion ont diminué de 17,9 %, à 82,3 milliards de francs, avec des afflux net de 5,4 milliards. La banque, qui a recruté 142 nouveaux employés l"an dernier, faisant passer ses effectifs à 1517 personnes, se veut résolument optimiste concernant l"année en cours. Près de 1,7 milliard de francs d"argent frais a rejoint la banque depuis janvier et cette tendance devrait se poursuivre.
Dans un entretien au Temps, l"universitaire Rajna Gibson, pressentie pour accéder au directoire de la Banque nationale suisse, estime que «les établissements financiers doivent créer une vraie culture de la gestion du risque. Ils ne doivent pas considérer cette dernière comme une gêne, mais comme une opportunité de gagner de l"argent. C"est la gestion du risque qui permet de réduire les pertes.»
#Les actionnaires du gestionnaire de fonds britannique Henderson ont approuvé jeudi à une majorité écrasante l’acquisition de son concurrent New Star Asset Management, dont le prix a par ailleurs été revu en baisse#, indique une dépêche de l"AFP.
Legg Mason a annoncé avoir remboursé sa dette et modifié les accords avec ses créanciers, ce qui lui a permis de vendre les 49 millions de dollars de SIV qui restait sur son bilan depuis qu’il avait sorti tous les SIV de ses fonds monétaires le 5 mars 2009. Le gestionnaire compte du fait de ces opérations bénéficier d’un crédit d’impôt d’environ 520 millions de dollars. Au bouclage de ces transactions, la liquidité de Legg Mason serait de 1,5 milliard de dollars, dont 600 millions de fonds de roulement (working capital). En outre, le gestionnaire reportera à nouveau 450 millions de dollars de remboursements fiscaux.
Dans le cadre du passage à la marque unique BNP Paribas Real Estate d"ici à la fin du 1er semestre 2009, l"activité de gestion d"actifs immobiliers s"organise à l"échelle européenne au sein de la ligne de métier Investment Management de BNP Paribas Real Estate. Sous la responsabilité de François Benfeghoul, directeur général délégué de BNP Paribas Immobilier, cette ligne de métier compte aujourd"hui 185 collaborateurs dans 4 pays européens : France (BNP Paribas REIM, BNP Paribas REIS), Italie (BNP Paribas REIM Italy SGR), Royaume-Uni (BNP Paribas REIM UK et BNP Paribas Real Estate Investment Services UK) et Belgique (BNP Paribas Real Estate Investment Management Belgium). La ligne de métier Investment Management de BNP Paribas Real Estate comporte 50 véhicules d’investissement, réglementés ou non, représentant 8 milliards d’euros d’actifs, gérés tant pour le compte d’institutionnels que pour le compte de particuliers.
AllianceBernstein Holding LP et AllianceBernstein LP (dont Axa détient environ 65,1 %) ont annoncé jeudi que ses mesures d'économies se sont traduites par une réduction de son effectif mondial à environ 4.760 personnes fin mars contre 4.997 fin décembre, ce qui correspond à une baisse de 4,7 %. Le nombre de professionnels de l’investissement (analystes, gérants de portefeuilles, directeurs de l’investissement, directeurs de la recherche et traders) a diminué à 540 contre 571. Pour le deuxième trimestre, l’effectif total devrait encore diminuer de 75 personnes, pour l’essentiel des collaborateurs qui ne sont pas des professionnels de l’investissement.L’an dernier, l’encours du gestionnaire a plongé de 42 % à 462 milliards de dollars fin décembre. Sur les 338 milliards de cette baisse, 294,2 milliards ont été imputables à l’effet de marché et 44,2 milliards à des remboursements nets.
A fin 2008, les actifs sous gestion du Church Pension Group (CPG) avaient baissé à 7,45 milliards de dollars contre 8,89 milliards douze mois plus tôt, essentiellement en raison de la baisse des marchés d’actions. L’allocation de 33 % aux obligations a permis au fonds de pension de l’Eglise épiscopalienne.de limiter quelque peu la baisse, indique Global Pensions. Sur les dix dernières années, le fonds affiche néanmoins une performance moyenne de 9,3 %.
ING a destitué Ángel Rodríguez Campos, le patron de l’activité immobilière en Espagne (ING Real Estate Development), officiellement pour des motifs de réorganisation mais probablement aussi pour des raisons de mauvaise gestion, croit savoir Cinco Días. Le groupe néerlandais, qui conserve des activités de financement et de gestion d’actifs dans le domaine immobilier, avait déjà fermé voici trois semaines l’activité actions au sein de la banque de gros en Espagne.
Le néerlandais Robeco a musclé sa distribution tierces parties avec le recrutement au 1er avril de Bernd Riedel comme directeur Third Party Distribution Key Accounts ainsi que directeur de la région sud de l’Allemagne. L’intéressé, qui est subordonné à Kai Röhrl, head of third party distribution pour l’Allemagne de Robeco Deutschland, vient d’UBS Global Asset Management, où il avait entre autres la responsabilité de la clientèle des banques et des fonds de fonds dans le cadre de la distribution tierces parties.
Dans un communiqué boursier, The Children’s Investment Fund (TCI) de Christopher Hohn a annoncé jeudi avoir ramené le 1er avril sa participation dans la Deutsche Börse de 10,06 % à 0,96 %.
La société de gestion de fortune suisse United European Bank (UEB), 11 milliards de francs suisses sous gestion, s’est effacée, mardi, devant sa maison mère, BNP Paribas Suisse. Georges Chodron de Courcel, président de la filiale de l'établissement français, a présenté «une nouvelle organisation plus compacte». Dès le 1er octobre, les activités de gestion de fortune seront regroupées sous la seule étiquette, BNP Paribas Suisse. En fait, UEB s’appuyait déjà beaucoup sur sa maison mère. Parmi les employés, seule une dizaine de personnes devraient être touchées et probablement réintégrées dans les quelque 1300 employés que compte BNP Paribas à Genève, selon Louis Bazire, directeur général pour la Suisse.Marcel Gaillard, actuel patron de UEB, rejoindra la direction générale de BNP Paribas en octobre pour s’occuper des acquisitions.
Mercredi, la compagnie pétrolière autrichienne a annoncé le lancement d’un emprunt obligataire international de 750 millions d’euros sur 5 ans assorti d’un coupon de 6,25 %. L'émission a été plusieurs fois sursouscrite et le spread par rapport aux midswaps s’inscrit à 370 points de base. Cette opération permet d’optimiser la structure des financements externes et d’augmenter l'échéance moyenne de la dette.
Le sauvetage par la Banque d’Espagne de la Caja Castilla-La Mancha (CCM) est une bonne nouvelle pour les quelque 60 fonds d’investissement espagnols qui détenaient fin décembre des titres participatifs de cette caisse d'épargne pour environ 325 millions d’euros, selon des chiffres de la CNMV relayés par Expansión. Beaucoup de ces fonds sont réputés être gérés de manière conservatrice, des produits obligataires et monétaires, notamment de la gamme BBVA Dinero. Expansión rappelle que, pour les affaires Lehman et Madoff, le nombre de fonds concernés a été de respectivement 129 et 39.
La Banque d’Espagne a trouvé un moyen préventif de sauver les établissements financiers solvables qui rencontrent des difficultés imputables à la crise. Le projet a été transmis au gouvernement, qui cherche à son tour un consensus avec le Partido Popular d’opposition. L’objectif consiste à créer un Fonds de restructuration, une structure dans laquelle les Pouvoirs publics détiendraient 50 % et les fonds de garantie des dépôts du système bancaire (banques, caisses d'épargne et crédit coopératif), le reliquat.
Bank of New York Mellon vient d"annoncer le lancement de Liquidity Direct, un portail d"investissement sur le marché monétaire destiné à aider les investisseurs institutionnels à optimiser l"utilisation de leurs liquidités et à réduire le risque de contrepartie. Liquidity Direct est issu de la fusion des deux plates-formes MoneyFunds Direct et Liquidity Management Services.
Après un exercice 2008 noir où l’encours a chuté de 30 %, les remboursements nets du premier trimestre pour les fonds distribués en Espagne se sont limité à 4,33 milliards d’euros (dont 1,59 milliard pour mars) contre 13,1 milliards pour janvier-mars de l’an dernier, souligne Cinco Días. Cela ne s’explique pas que par la remontée de la Bourse : les banques mettent moins de pression commerciale pour capter des dépôts au détriment des fonds. Selon Ahorro Corporación, la diminution de l’encours pourrait se limiter cette année à 15-20 %, à moins de 150 milliards d’euros fin décembre, contre 161,89 milliards fin mars.