Avec un encours de 2.700 milliards de dollars consécutif à l’acquisition de Barclays Global Investors (BGI), BlackRock Global Investors devient, vingt et un ans après sa création, le numéro un mondial de la gestion d’actifs, rapporte le Tribune. Cette fusion symbolise la véritable course à la taille que mènent les sociétés de gestion d’actifs depuis quelques années pour travailler sur de gros volumes et réaliser d’importantes économies d'échelles. La vente de BGI illustre aussi la séparation de plus en plus marquée entre la gestion d’actifs et les banques. «Les gérants d’actifs les plus dynamiques sont ceux qui sont indépendants [c’est-à-dire qui n’appartiennent pas à une banque, Ndlr], explique Bob Diamond, le patron de Barclays Capital, cité par le quotidien. En dix ans, la croissance de leurs encours a été deux fois plus rapide». Selon lui, l’explication vient de la régulation financière, particulièrement aux États-Unis. Dans le cas de Barclays, Barclays Global Investors et Barclays Capital se gênaient mutuellement et le rachat de Lehman Brothers n’a fait qu’accentuer le problème. «La meilleure stratégie était de vendre BGI, conclut Bob Diamond, repris par la Tribune, tout en conservant une participation minoritaire afin de bénéficier d’une partie de ses profits. C’est chose faite avec cet accord, qui donne 19,9 % de BlackRock à Barclays».
Le secteur de la gestion d’actifs est juste au début d’une grosse vague de concentration, estime Laurence Fink, le directeur général de BlackRock, qui commentait l’acquisition de Barclays Global Investors devant des analystes. Par ailleurs, le dirigeant a de grands projets pour les ETF sur le marché des retraites, notamment aux Etats-Unis, rapporte le WSJ.
Selon Les Echos, le baromètre mondial Coller Capital, publié aujourd’hui, indique que les investisseurs sont encore relativement confiants dans les capacités de résistance des fonds. Malgré l’environnement, seul un quart des équipes de gestion ne parviendra pas à lever de capitaux dans les sept ans qui viennent et fermera, d’après les 120 professionnels interrogés au printemps.
Selon Les Echos, la crise est aussi l’occasion pour les sociétés de gestion de réfléchir à leur organisation, à ses améliorations possibles, notamment en matière de recherche. A l’heure actuelle, les analystes buy-side peuvent apparaître comme un luxe pour certains et donc faire aussi les frais de la chasse aux coûts qui sévit. Chez les grands gestionnaires d’actifs, c'était déjà une tendance amorcée auparavant. Les acteurs de taille moyenne ou modeste, comme les boutiques, ont, eux, choisi généralement de ne pas avoir d’analyste, leurs gérants remplissant naturellement cette fonction.
La vente de BGI par Barclays n’est pas un cas isolé chez les banques. L’Agefi rappelle la décision prise par Credit Suisse en décembre 2008 de vendre sa gestion en dehors de la Suisse à Aberdeen Asset Management, et par la Société Générale, qui a fusionné sa filiale Sgam avec Crédit Agricole Asset Management, dans une société commune dont elle ne possèdera que 30 %. La crise a affecté les sociétés de gestion, victime d’importantes décollectes. De quoi pousser les banques à céder ou rapprocher leurs activités de gestion, «surtout lorsque celles-ci n’avaient pas la taille critique comme ce fut le cas pour Sgam», analyse le quotidien. Dans le cas précis de BGI, cette structure avait selon L’Agefi pris une place trop importante pour Barclays, qui pourra se concentrer sur ses métiers bancaires.
EFG Financial Products va coter à la fin du mois un nouveau produit à capital garanti sur le segment des ETF structurés (ETSF) de la bourse suisse. L’EFG FP Bonus Coupon sera investi en majorité en obligations de la Confédération, le reste placé dans des options sur des entreprises suisses, sélectionnées selon les critères de durabilité de Forma Futura, précise Le Temps.
Selon L’Agefi suisse, la Suisse va jouer un rôle capital, notamment par le biais des acquisitions, dans le développement de Morgan Stanley à l’international. Sur le marché domestique, Morgan Stanley veut développer ses activités au-delà de la gestion de fortune, son seul métier en Suisse jusqu’à maintenant. Grâce à son nouveau statut de banque que le groupe a dû adopter pour bénéficier du soutien du gouvernement américains à travers le TARP, le groupe veut élargir la palette de services bancaires offerte en Suisse, qui devrait inclure dans un avenir proche la traditionnelle intermédiation financière.
Selon L’Agefi suisse, la banque genevoise reprend la clientèle du broker en liquidation ACH Securities. Elle met la priorité sur la clientèle affluente des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient
Selon les informations de The Sunday Times, Theo Paphitis aurait démissionné du board de la chaîne de lingerie La Senza à la suite de divergences sur la stratégie avec les autres administrateurs et notamment avec le capital-investisseur Lion Capital auquel il avait vendu la société en 2006 pour 100 millions de livres. Il avait repris la barre en février après le limogeage de Rose Foster, la CEO. Deux mois après, il avait entamé des négociations avec Lion Capital en vue de lui racheter une participation majoritaire dans La Senza et il semble que les négociations aient échoué.
Selon la Tribune, Barclays va embaucher 800 personnes pour compléter le rachat de Lehman Brothers. La banque qui vient de céder l’ensemble de sa gestion d’actifs à BlackRock se développe dans la banque d’investissement. Après avoir racheté les activités américaines de Lehman Brothers et dégagé 1 milliard de livres de bénéfice avant impôt au premier trimestre – la banque doit compléter son dispositif en Europe. Outre les 350 personnes recrutées à Londres pour les activités de marchés, Barclays cherche à embaucher 350 personnes supplémentaires pour la vente et la recherche de ses activités de marchés actions. Ensuite, Barclays s’attellera à mettre en place son équipe de banque d’affaires. D’abord dans le «primaire actions» - augmentation de capital, introduction en Bourse - qui comptera quelques dizaines de personnes, note encore la Tribune, puis dans le conseil en fusions-acquisitions dont les équipes européennes compteront 65 banquiers, dont une dizaine en France en phase de recrutement. La banque britannique procède ainsi à un rééquilibrage, ajoute le quotidien, la banque étant déjà présente dans les activités de marché de crédit et taux («fixed income») ainsi que dans les émissions obligataires. Il lui manquait toutes les activités de banque d’investissement liées aux marchés actions.
Irish Life & Permanent will leave the index ASPI Eurozone on 19 June, according the the Comité ASPI which has just revised the index. TUI will also leave the index. BAM GRP and SOLVAY will join the index.
Selon Les Echos, le retour au mieux s’est confirmé au mois de mai pour la gestion collective française dans un contexte de marchés plus porteurs. Ainsi, après des mois de disette, la collecte est redevenue significative pour les fonds investis en actions et les produits diversifiés, avec des souscriptions mensuelles respectives de 1,63 milliard et de 1,81 milliard d’euros, selon les statistiques établies par Europerformance-SIX Telekurs. Depuis le début de l’année, les produits investis en actions affichent des gains compris entre 4 % (fonds investis en actions nord-américaines) et 12 % (fonds Asie-Pacifique).
Selon Les Echos, Markit indique que nombre de sociétés du CAC 40, pas moins de 14, et de valeurs moyennes proposent cette année un choix entre dividende en numéraire ou en titres. Une façon de préserver la liquidité en cette période tourmentée. Pour 2010, Markit attend une baisse des dividendes de l’ordre de 20 % à 30 % en Europe, avec des replis marqués dans les secteurs automobile et financier. L’observation des contrats à terme sur les dividendes pour le DJ Stoxx 50 va dans ce sens, suggérant un recul de 29 % en 2010, après 28 % en 2009.
Si le capital-investisseur américain TPG revend sa participation de 17 % dans Shenzen Development Bank (SDB) pour 1,68 milliard de dollars à l’assureur Ping An, il réalisera une plus-value de 154 %. Ce qui suscite une controverse entre réformateurs et conservateurs chinois, souligne le Financial Times. La solution la plus probable est que TPG échange ses parts dans SDP initialement achetées par sa filiale Newbridge contre une participation dans Ping An. Dans ce cas, sa plus-value serait de 250 %, mais l’argent resterait en Chine.
Selon Les Echos qui cite Dow Jones Newswire, Citigroup serait sur le point de vendre Nikko Asset Management, sa filiale japonaise de gestion d’actifs. Selon Dow Jones Newswire, la banque américaine ne devrait pas obtenir le 1,2 milliard de dollars initialement espéré. Parmi les acquéreurs potentiels figureraient plusieurs institutions financières nippones, dont l’assureur T&D Holdings, la maison de courtage Nomura et Sumitomo Trust & Banking.
Alfredo Sáenz, administrateur délégué du Santander, a indiqué lors d’une conférence à Barcelone devant un parterre de patrons américains que la banque espagnole a l’intention de répliquer aux Etats-Unis la même stratégie qu’il a mise en œuvre au Royaume-Uni en matière d’intégration de banques, rapporte Expansión. Les zones prioritaires pour le Santander sont les Etats du Massachussets, de New York et de Pennsylvanie. Si le banquier se défend de vouloir profiter de la crise économique, il reconnaît que la situation actuelle «offre des opportunités».
Joanne Jensen, Pat Janco, Becky Creavin et Jennifer Shaw rejoignent la division gestion de fortune de la Deutsche Bank à New York, où elles seront subordonnées à Chip Packard, head, US private bank - Eastern region, rapporte Hedge Week. Ces quatre nouveaux «managing directors» viennent de The Citi Private Bank.
La Finra aux Etats-Unis a approuvé l’acquisition de Bernard L. Madoff Investment Securities par la société de private equity Castor Pollux Securities, rapporte Il Sole – 24 Ore. Casto Pollux Securities avait remporté la vente aux enchères le 25 avril avec 25,5 millions de dollars. L’activité du pôle vente de titres de la société de Bernard Madoff a été considérée comme légitime par les autorités.
En 2008, les fonds d’actions américains ont perdu 38,9 % en moyenne alors que le S&P 500 chutait de 37 %. Six des dix plus grands fonds gérés activement ont perdu plus que le S&P 500, rappelle The Wall Street Journal. Cette année, le mutual fund d’actions américaines moyen affiche au 10 juin une performance de 9,9 % contre 5,3 % pour l’indice et huit des dix plus grands fonds le battent aussi, le Growth Fund of America d’American Funds (131 milliards de dollars), gagnant 15 % et le Magellan de Fidelity opérant un bond en avant de 19,7 %.Ce n’est pas que les gérants soient devenus futés, cela tient simplement à la préférence pour les actions «growth», qui ont gagné près de 11 % depuis le début de l’année, contre 1 % pour les actions ‘value».Le journal souligne que ces bons résultats n’ont pas pour autant immunisé les fonds contre les retraits : chacun des dix plus grands fonds d’actions gérés activement a subi des remboursement nettes, d’après Lipper.
La Tribune reports that Barclays will hire 800 people to complete its acquisition of Lehman Brothers. The bank, which has just sold all of its asset management activities to BlackRock, is planning to focus on investment banking. After acquiting the US activities of Lehman Brothers and earning GBP1bn in pre-tax profits in first quarter, the bank is planning to add to its personnel in Europe. In addition to 350 people recruited in London for market trading activities, Barclays is planning to hire a further 350 for sales and research for its equities markets activities. Then, Barclays will concentrate on putting its business banking activities in order, beginning with “primary actions” - rights issues and IPOs, among others - for which the bank will hire several dozen people, La Tribune reports. The bank will then add to its staff in mergers and acquisitions, where European teams will grow to include 65 bankers, of whom 10 will be based in France, at the conclusion of the recruitment phase. This represents a rebalancing of the activities for the British bank, the newspaper observes. It was already present in credit and fixed income markets, as well as in bond issues, but it had no activities in investment banking related to equities markets.
The Reyl Asian Equities fund, which has recently moved to internal management within the firm, is changing its investment strategy. Reyl Asset Management has developed internal expertise in Asian equities, and is reorienting the fund to Asia ex-Japan; it was previously geographically exposed to all of Asia. With its new management strategy, the fund will gradually be more exposed to emerging markets, says Reyl Asset Management.
Standard Life Investments (SLI) has announced the launch of an OEIC, UK Equity Recovery Fund, which will invest in UK equities with potential for mid to long-term recovery. The fund will be managed by David Cumming, head of UK equities. Front-end fee and management commission are 4% and 1.6%, respectively, while the TER for the fund is 1.8% and minimal subscription for retail shares is GBP500. The sub-fund of the SLIC II Umbrella fund uses the FTSE All Share Index as its benchmark.
France and Switzerland on Friday, 12 June signed signed the Franco-Swiss fiscal convention, which ends banking confidentiality and provides for exchanges of information between the tax authorities of the two countries. According to a statement from the French government, discussions between France and Switzerland “resulted in a new draft penned by the administrations of the two states, including an article which complies with the most recent OECD standards, by the terms of which Swiss legislation can no longer present obstacles to the transmission of banking information.” the French tax authorities will thus be able to obtain information, including details of bank accounts, from the Swiss authorities without restriction from 1 January 2010.
Criterium Capital Funds Bv, Bbf Trust, Wall Street Securities, Banca Arner and Alvaro Castillo have sued Kingate Management, which was invested in Madoff, Il Sole – 24 Ore reports. The case was filed in the US.
Joanne Jensen, Pat Janco, Beacky Creavin and Jennifer Shaw will be joining the wealth management division of Deutsche Bank in New York, where they will report to Chip Packard, head, US private bank - Eastern region, Hedge Week reports. The four new managing directors come from The Citi Private Bank.
The Financial regulatory authorities in the United States have approved the acquisition of Bernard L. Madoff Investment Securities by the private equity firm Castor Pollux Securities, Il Sole - 24 Ore reports. Castro Pollux Securities submitted a winning bid at auction for the firm of USD25.5m. The activities of the securities sales firm formerly owned by Bernard Madoff were deemed legitimate by the authorities.
Commonwealth Bank of Australia (CBA) is understood to be interested in an acquisition of fund management for third parties at Insight Investment Management, an affiliate of Lloyds Banking Group. The vendor is said to have also approached Schroders, Hellman & Friedman and Advent International as potential buyers, the Sunday Times reports. Since its acquisition of HBOS last year, Lloyds has two life insurance brands and two asset management brands. The activities up for sale represent about GBP75bn in assets, and primarily manage bond funds and specialised liability-driven products. Insight also manages GBP80bn in life insurance funds for Clerical Medical.
Les Echos reports that the recovery phase began in May for French fund managers, in a context of a more positive market environment. After months of bad news, inflows returned to meaningful levels for funds invested in equities and diversified products, with respective monthly subscriptions of EUR1.63bn and EUR1.81bn, according to statistics from Europreformance-SIX Telekurs. Since the beginning of the year, products invested in equities have posted total gains of between 4% (funds invested in North American equities) and 12% (Asia-Pacific funds).
In 2008, US equities funds lost an average of 38.9%, while the S&P 500 fell by 37%. Six of the largest ten actively-managed funds lost more than the S&P 500, The Wall Street Journal reports. YTD the average US equities fund as of 10 June shows performance of 9.9%, compared with 5.3% for the index, and eight of the ten largest funds are also outperforming the index. The Growth Fund of America from American Funds (USD131bn) is up 15%, and the Magellan fund from Fidelity has gained 19.7%.These results don’t mean fund managers have become more savvy; it is merely due to a preference for growth shares, which have gained nearly 11% since the beginning of the year, compared with 1% for value shares.The Journal points out that these good results have not immunised funds against redemptions: all of the ten largest actively-managed equities funds have seen net redemptions, according to Lipper.