L'émergence de nouvelles plateformes de fonds permettant de trouver plus vite et à un meilleur prix le produit souhaité, la simulation de portefeuille sans un conseiller bancaire, la baisse des coûts... La gestion d’actifs vit selon certains une évolution comparable à l’arrivée d’Uber dans le secteur du transport de personnes, explique Le Temps. Pour le directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA), Markus Fuchs, «La tendance à l’ubérisation est claire, même si elle est difficile à quantifier». Tout le monde n’est pas convaincu. «A mon avis, nous assistons moins à une ubérisation de la gestion d’actifs qu’à une low-costisation», explique Mathieu Gilbert, responsable de la gestion quantitative & Overlays au sein d’Edmond de Rothschild Asset Management. L’ubérisation renvoie à une faille réglementaire dont l’utilisation permet de baisser fortement les coûts. «Dans la finance, après les dérives de la banque d’investissement, nous assistons plutôt à une augmentation de la densité réglementaire depuis 2008», poursuit le gérant genevois. «Nous assistons effectivement à une ubérisation de la gestion d’actifs», confirme Philippe Ferreira, directeur auprès de Lyxor Asset Management, à Paris. Pour lui, l’émergence des ETF, ces produits indiciels cotés et à bas coût, pousse les fonds de placement semi-actifs vers la sortie.
Plusieurs institutions omanaises et du Golfe se sont associées avec des banques japonaises pour former un fonds d’investissement de 400 millions de dollars, spécialisé dans l’industrie agro-alimentaire, rapporte L’Agefi, faisant référence à une annonce de leurs responsables à Mascate. Gulf Japan Food Fund sera contrôlé à 37,5% par le State General Reserve Fund (le premier fonds souverain omanais), tandis que l’Oman National Investments Development Co et Gulf Investment Corp (détenu par les six Etats membres du Conseil de coopération du Golfe) détiendront à eux deux 12,5%. Les 50% restant seront détenus par deux banques japonaises, Mizuho et Norinchukin. Le rôle de Gulf Japan Food Fund sera de faciliter les investissements directs des entreprises agro-alimentaires japonaises. Une part de 35% de l’argent devra être investie à Oman, le reste dans les Etats membres du CCG
Marcus Chandler, le responsable des actions nord-américaines de Kames Capital, quitte la société pour passer davantage de temps avec sa famille, selon Citywire Wealth Manager. L’intéressé était le gérant du fonds Kames American Equity et co-gérant du Kames Global Equity Income.
AXA Investment Managers - Real Assets a annoncé avoir bouclé l’acquisition d’un immeuble à Londres, au 182-184 High Holborn, pour le compte de ses clients pour un montant d’environ 29 millions de livres, soit quelque 39,4 millions d’euros. AXA IM - Real Assets envisage de rénover l’actif avec l’aide de Morgan Capital Partners. L’immeuble est actuellement occupé par un seul locataire jusqu’au quatrième trimestre 2016. C’est à l’expiration du bail que AXA IM - Real Assets engagera des travaux de rénovation. Les actifs sous gestion d’AXA IM - Real Assets s'élèvent actuellement à 7,3 milliards de livres (9,9 milliards d’euros), dont 1,8 milliard de livres (2,4 milliards d’euros) au Royaume-Uni.
L’ancien directeur de la supervision de la Financial Conduct Authority (FCA), Clive Adamson, vient de rejoindre le conseil d’administration du groupe Ashmore en qualité d’administrateur non exécutif. Son intégration au board est effective depuis le 22 octobre. Clive Adamson travaillait depuis 2007 pour le régulateur britannique. Depuis son départ en début d’année, il a déjà rejoint les conseils de Prudential et de J.P. Morgan International Bank en qualité d’administrateur non exécutif.
Dans le sillage de l’acquisition de la société par Abanca, la société de gestion Ahorro Corporación Gestión change de nom et devient Imantia Capital, rapporte la presse spécialisée espagnole. La société de gestion, entièrement restructurée, démarre ses activités avec 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 39% en provenance d’Abanca et 52% d’Ahorro Corporación.
Standard Life Investments a annoncé la nomination de Peter in de Rijp en tant que directeur des investissements responsable des ventes aux Pays-Bas, rapporte Investment Europe. Basé à Amersfoort, l’intéressé rejoint une équipe commerciale de trois personnes couvrant le Benelux et la France. Cette équipe inclut Johan Langerak (Pays-Bas), Roger de Passe (Belgique, Luxembourg et France) et Jorre Willemse (Benelux). Peter in de Rijp vient de SEI, une société de gestion spécialisée dans la gestion fiduciaire aux Pays-Bas.
Après trois ans au Crédit Agricole Private Banking, Dong Sinh Ngo a quitté son poste de responsable des marchés et des solutions d’investissement à Hong Kong, rapporte Asian Investor, citant Asia Private Banker. Le groupe français a confirmé son départ, mais n’a pas souhaité dire s’il serait remplacé.
Les sociétés de gestion internationales sont doublement pénalisées par la chute des prix du pétrole qui pousse les fonds souverains à récupérer des milliards pour soutenir leurs économies et internaliser leur gestion d’actifs, rapporte le Financial Times. Sur 50 fonds souverains dans le monde, représentant collectivement 6.500 milliards de dollars, un tiers a annoncé une baisse des actifs investis. Parmi ceux concernés, la moitié tire ses capitaux du pétrole, selon Preqin. Mais cette perte d’activité est exacerbée par le souhait des fonds souverains de réduire le coût des investissements et en conséquence de couper leurs liens avec les sociétés de gestion externe. Selon une étude de Moody’s, l’impact sur les revenus des sociétés de gestion va durer. State Street et BlackRock ont notamment été pénalisés, indique le FT.
Sept des principales sociétés de gestion ont perdu collectivement plus de 500 milliards de dollars d’actifs au troisième trimestre, alors qu’elles luttent pour faire face aux conséquences du Lundi Noir d’août, rapporte le Financial Times fund management. Les actifs de BlackRock, T Rowe Price, Franklin Templeton et des filiales de gestion de BNY Mellon, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et State Street ont chuté entre 4 % et 11 % sur les trois mois à fin septembre, faisant partir en fumée 727,7 milliards de dollars de leurs actifs globaux. Cette baisse contraste fortement avec le premier semestre.
Aviva Investors Real Estate France a acquis auprès d’Affine, pour le compte d’entités du groupe Avive, une seconde plateforme logistique construite dans le parc logistique de l’Aube à Buchères, près de Troyes (10), entièrement louée avec un bail longue durée à SOLODI (Société Logistique de Distribution), filiale de Devanlay, licencié mondial de la marque Lacoste pour le textile et la maroquinerie. La plateforme, livrée en avril 2014, occupe 18.770 m², avec un potentiel d’extension à 24.770 m².
Aberdeen Asset Management aurait commencé à sonder des acquéreurs potentiels, alors que la société de gestion lutte pour enrayer la chute de sa rentabilité, du cours de ses actions et de ses encours sous gestion, rapporte le Financial Times. Des sources proches du dossier affirment que Martin Gilbert, le co-fondateur et directeur général d’Aberdeen, a approché de manière informelle un certain nombre de concurrents ces derniers mois. La maison de gestion souffre des turbulences sur les marchés émergents. Selon un expert des fusions acquisitions dans la gestion d’actifs, le groupe peine à retenir ses talents, la chute des actifs ayant un effet négatif sur les bonus. Cela intervient à un moment où Martin Gilbert , âgé de 60 ans, doit trouver un successeur. Un certain nombre de sociétés de gestion britanniques, américaines et asiatiques seraient intéressées par Aberdeen. Des sociétés de private equity pourraient l’être aussi. Enfin, Credit Suisse et Deutsche Bank ont récemment manifesté leur intérêt pour la gestion d’actifs, mais des acquisitions à court terme semblent peu probable, écrit encore le FT.
Pour la première fois depuis février, les fonds investis en actions, en obligations et en matières premières ont tous enregistré des souscriptions nettes sur la semaine au 21 octobre, indiquent les analystes de Bank of America Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Ce regain d’appétit pour le risque devrait se confirmer sur la semaine en cours avec les déclarations de la BCE jeudi sur un éventuel QE2 et la baisse des taux chinois vendredi dernier. Les fonds actions ont bénéficié de 5,1 milliards de dollars d’entrées nettes. Dans l’obligataire, les fonds high yield ont collecté 3,9 milliards, les flux les plus élevés depuis huit mois. Les fonds matières premières ont récolté 300 millions.
Pour Standard & Poor’s, le Japon doit consacrer le produit de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue en 2017 à la réduction de la dette publique. Exempter certains produits alimentaires de la hausse pourrait la rendre plus acceptable par l’opinion publique japonaise, a précisé KimEng Tan, responsable de la notation souveraine pour l’Asie de S&P, dans un entretien à Reuters.
Le gouvernement grec a repoussé au 3 décembre la date limite pour le dépôt des offres de reprise de la majorité du capital du port du Pirée, le premier du pays, a fait savoir vendredi le président de l’agence des privatisations. Le groupe chinois Cosco, le danois APM Terminals et le philippin International Container Terminals Services devaient initialement soumettre au plus tard le 30 octobre leurs offres de rachat de 51% du capital du port.
Fitch a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait les notes de l’Italie et de l’Espagne, les deux pays étant notés BBB+, notes toutes deux assorties d’une perspective stable. La qualité de la signature de l’Italie s’appuie sur une économie importante et diversifiée et à haute valeur ajoutée, avec un endettement raisonnable du secteur privé et un régime des retraites gérable, explique Fitch. Pour ce qui concerne l’Espagne, Fitch observe que le pays est sorti de la récession par le biais d’une solide reprise économique, portée par la demande intérieure et prend acte de son excédent de ses comptes courants et de sa vigueur institutionnelle.
L’enquête trimestrielle de la BCE réalisée auprès des prévisionnistes montre que ceux-ci maintiennent leurs anticipations d’inflation à long terme. La progression de l’indice des prix en zone euro est toujours attendue à 1,9% après 2017, non loin de l’objectif de 2% de la banque centrale. Les prévisionnistes ont en revanche abaissé leurs projections pour 2016 et 2017, à 1% et 1,5% respectivement contre 1,3% et 1,6% prévus lors de la précédente enquête trimestrielle.
L’indice composite PMI Markit flash pour la zone euro au mois d’octobre a surpris à la hausse, passant de 53,6 à 54, avec un stagnation du sous-indice manufacturier et une progression dans les services. En France, le PMU composite a progressé à 52,3 contre 51,9 un mois plus tôt, là aussi au-dessus des attentes des économistes. L’indice du secteur manufacturier a progressé à 50,7 contre 50,6 en septembre pour s’inscrire à un plus haut de quatre mois, tandis que celui des services s’est élevé à 52,3 contre 51,9 en septembre. En Allemagne, malgré le ralentissement chinois et le scandale Volkswagen, l’indice PMI composite flash s’est établi à 54,5 en octobre, contre 54,1 le mois dernier. Les derniers chiffres suggèrent que l’économie allemande a progressé de 0,4% au troisième trimestre et devrait afficher une performance comparable au quatrième trimestre, a observé Chris Williamson, économiste de Markit.
A l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, State Street a comptabilisé une charge de restructuration de 75 millions de dollars liée à un plan de réduction d’emploi. La banque américaine envisage de supprimer 600 postes dans le monde en brut, et 200 en net, d’ici à fin 2016, ce qui lui permettrait d’économiser 50 millions de dollars par an. Joseph Hooley, le patron de State Street, a prévenu qu’il lui serait difficile d’atteindre cette année son objectif d’une croissance de 4% à 7% des commissions, en raison de l’impact de la baissedes marchés sur lesencours gérés et conservés. Au troisième trimestre, le pôle gestion d’actifs a connu une décollecte de 29 milliards de dollars et une baisse de 7,2% de ses encours, à 2.200 milliards. Le montant des actifs sous administration et conservation a quant à lui fondu de 4,8% en trois mois, à 27.265 milliards.
Moody’s a réduit vendredi la perspective de l’Autriche de «stable» à «négative». L’agence de notation estime que la croissance du pays restera sans doute faible à moyen terme. Cette situation ne l’aidera pas à réduire une dette publique relativement élevée, observe Moody’s: son ratio culminera à 87% du PIB cette année et ne diminuera que lentement par la suite. L’Autriche conserve toutefois la note maximale (Aaa).
La Grande-Bretagne n’organisera pas un deuxième vote sur son maintien dans l’Union européenne si la population se prononçait en faveur d’une sortie lors du référendum qui doit avoir lieu d’ici la fin 2017, a déclaré hier un proche du Premier ministre David Cameron. Certains, au sein du camp en faveur d’une sortie, laissent entendre qu’une victoire du Oui pourrait servir à obtenir davantage de concessions de Bruxelles avant la tenue d’un second référendum.
La Chine n’a jamais énoncé comme objectif une croissance de 7% cette année, a déclaré le Premier ministre Li Keqiang à quelques heures de l’ouverture du plénum du comité central du Parti communiste chinois (PCC), qui fixera la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années. S’exprimant vendredi devant l’Ecole centrale du Parti, Li a souligné qu’il ne fallait pas sous-évaluer les difficultés économiques actuelles. Au troisième trimestre, la croissance chinoise est ressortie à 6,9% en rythme annuel, sous les 7% pour la première fois depuis la crise financière mondiale.
Les représentants du Fonds monétaire international (FMI) auraient indiqué à la Chine que le yuan devrait rejoindre le panier de devises de l’institution, indique Bloomberg, qui cite trois officiels chinois sous couvert d’anonymat. Le yuan entrerait ainsi dans la composition du Droit de tirage spécial (DTS), l’unité de compte du FMI. Cette décision accroîtrait la légitimité internationale de la devise chinoise. Pékin aurait déjà préparé des déclarations célébrant l’événement.
Le parti Droit et justice (PiS, opposition conservatrice) arriverait en tête des élections législatives en Pologne et devrait pouvoir s’appuyer sur une majorité absolue au Parlement. Le dernier sondage Ipsos disponible prévoit pour le PiS 242 sièges au parlement, sur un total de 460. Le PiS remporterait environ 39% des suffrages. La Première ministre Ewa Kopacz a déclaré que la Plate-forme civique (PO, centre droit au pouvoir) reconnaissait sa défaite.
L’opérateur boursier lance aujourd’hui AtomX, un nouveau service d’enregistrement et de compensation des dérivés échangés de gré à gré, non standardisés.