L"Etat fédéral, qui a déjà accordé 30 milliards d"euros à Hypo Real Estate (HRE) renonce pour l’instant à l"acquisition de 25 % du capital de la banque avec laquelle il était en discussions et veut d"abord clarifier sa politique face à la situation, rapporte la Börsen-Zeitung, selon Die Welt. La banque en difficultés pourrait néanmoins recevoir 10 milliards d"euros supplémentaires de l"Etat.
Lundi, le conseil de surveillance de la Dresdner Bank a approuvé la nomination de Martin Blessing, président du directoire de la Commerzbank, comme président du directoire. Il a aussi nommé Markus Beumer et Achim Kassow membres du directoire, responsables respectivement de la clientèle d’entreprise et de la clientèle de particulier. Les trois hommes conserveront ces fonctions parallèlement à celles, équivalentes, qu’ils exercent au sein de la Commerzbank. Leur nouveau mandat s’achèvera lorsque l’absorption de Dresdner Bank par la Commerzbank sera effective, au printemps de cette année.
La gamme d’ETF à effet de levier et baissiers (inverse) de Direxion Funds connaît un grand succès, note The Wall Street Journal. Le Large Cap Bull 3X Shares, qui vise à générer trois fois la performance quotidienne de l’indice Russell 1000, affiche ainsi 237 millions de dollars d’encours et un volume de transaction journalier moyen de 8,2 millions de titres.Les fonds Direxion concurrencent ceux de ProFunds Group, les ProShares, qui visent une performance double de celle de l’indice et qui ont collecté plus de 20 milliards de dollars depuis leur lancement en 2006. Leur ratio de frais (TER) est cependant élevé pour des ETF, avec 0,95 %. Direxion pratique à peu près le même tarif.
Selon The Wall Street Journal, un sondage récent a montré sur 50 % des présidents d’Universités ou de #colleges# gèlent ou prévoient de geler les recrutements. Près de 7 % ont admis avoir vendu des actifs dans un marché baissier et neuf autres pour cent reconnaissent avoir été obligés d’emprunter de l’argent à des taux #punitifs#. Cela tient à ce que, souvent, ces gestionnaires réputés très intelligents ont voulu faire du rendement supplémentaire et ont abandonné la sacro-sainte règle du 60 % actions/40 % obligations pour investir dans des fonds alternatifs peu liquides avec de longues périodes de lock-up. A titre d’exemple, le journal cite #l’endowment# de 7 milliards de dollars de l’Université de Columbia qui, à fin juin, était investi à 41 % en hedge funds, à 40 % en private equity, à 4 % en actions américaines, à 4 % en cash et seulement à 1 % en obligations.
Selon La Tribune, alors que l"Euribor 3 mois est revenu à 2,41%, soit 3 point de chute depuis les 5,39% atteint lors de la chute de Lehman, « les institutions financières utilisent toujours massivement la liquidité mise à leur disposition par la Banque centrale européenne » et elles ont tendance à thésauriser. Mais, à partir de mercredi, les banques auront accès à la facilité de prêt marginal non plus à 2,5 % mais à 3 %, ce qui permettra de se faire une idée de leur volonté à se prêter des fonds, annonce le quotidien financier.
Interrogé par le Financial Times Fund Management, David Butler, partenaire de Kinetic Partners, un consultant en hedge funds basé à Londres, affirme que 30 nouveaux gestionnaires sont en train de se lancer actuellement, «ce qui est davantage que ces 12 dernières années». Il ajoute que des traders quittent les gros hedge funds et des banques d"investissement pour créer des fonds acheteurs/vendeurs sur les actions, distressed crédit et macro.
Selon La Tribune, l’agence de notation a dégradé la dette souveraine de long terme de la péninsule ibérique de AAA à AA+. « (?) il s’agit là d’un coup rude pour Madrid, qui a vu l'écart de rendement affectant les emprunts d'État espagnol et allemand grimper de 29 points de base depuis le 1er janvier, à 115 pb (?) », observe le quotidien en soulignant qu"un risque de contagion est possible à d"autres pays européens.
Les investisseurs de Madoff doivent faire cause commune s"ils veulent récupérer leur argent, estiment les avocats du Luxembourg interrogés par Ignites Europe. La multiplication des actions en justice isolées contre UBS, notamment en France, est considérée comme une nuisance par certains avocats, qui pensent que cela pourrait en fait aider la banque à retarder les procédures au Luxembourg.
Selon La Tribune, citant la Cnuced, du fait de la crise économique, en 2008, les flux mondiaux d’investissements étrangers directs ont baissé de 21% à 1.400 milliards de dollars en 2008. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2009, avertit le quotidien économique.
On dénombre selon Cinco Días au moins quatre consortiums candidats à l’acquisition de l’aéroport londonien de Gatwick (34,2 millions de passagers en 2008) que BAA (groupe Ferrovial) est obligé par les autorités de la concurrence de revendre. Le premier groupe est Global Infrastructure Partners (General Electric et Credit Suisse), mais il y aussi Hochtief (ACS) allié au gestionnaire de fonds immobiliers RREEF (Deutsche Bank) et par ailleurs l’australien Babcock & Brown. Le dernier à se déclarer a été Citigroup, qui fait équipe avec Vancouver Airport Services et John Hancock.
Lundi soir, le gouvernement britannique luttait pour éviter une nationalisation totale de Royal Bank of Scotland, après la chute de 67 % du cours de l"action, rapporte le Financial Times. La banque a annoncé une perte de 22-28 milliards de livres sur 2008 compte tenu de pertes sur des instruments de dette complexes et des dépréciations d"actifs liées à des acquisitions dont celle d"ABN Amro.
Kim Hee-seok, chief of global investments du fonds de pension sud-coréen National Pension Service (166 milliards de dollars sous gestion) rejoint l"avis négatif d"autres investisseurs sur les bons du trésor américain, rapporte le Wall Street Journal. Il estime qu"il est temps de vendre les Treasuries en raison de l"importance des stimuli fiscaux aux Etats-Unis, qui mèneront à une hausse de l"inflation.
Selon Les Echos, stratégistes et gérants prévoient des baisses marquées des dividendes versés en 2009 (au titre de 2008) en Europe. Par exemple, ING IM s’attend à une chute de 25 % à 30 %. AXA IM anticipe plus de 30 % de recul. Les valeurs financières seront particulièrement touchées.
La Banque du Russie commencera bientôt à ralentir le rythme de la dépréciation du rouble, estime Mark Mobius, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le gérant vedette de Franklin Templeton considère qu'à présent la monnaie russe n’est plus aussi surévaluée par rapport au pouvoir d’achat qu’avant le début du processus. Depuis août, le rouble s’est déprécié de 29 % par rapport au dollar, dont 7,3 % depuis le début de 2009. Lundi, il est tombé à 33,1510 pour un dollar, son niveau le plus bas depuis début 1998.
Dans le cadre de son approche multi-boutiques, Nordea a choisi récemment le brésilien Itaú Asset Management pour gérer le compartiment latino-américain de sa Sicav luxembourgeoise Nordea 1 (lire notre article du 5 décembre 2008). Ce produit, qui pèse pour l’instant environ 20 millions d’euros, se focalise sur les trois pays que Mauricio Gutemberg, économiste et spécialiste produit chez Banco Itaú, crédite d’une «gestion macro-économique responsable», c’est-à-dire le Brésil, le Mexique et le Chili, par opposition aux «populistes» (Venezuela, Argentine, Bolivie, Equateur, notamment).Roberto Nemr, responsable de la gestion actions chez Itaú Asset Management et gérant du Nordea 1 ? Latin American Equity Fund, s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle le Brésil serait «avant tout une histoire de matières premières» : les exportations de «commodities» ne représentent en effet que 6 points de PIB. Et le Brésil, qui pèse 63 % du portefeuille (contre 60 % dans l’indice MSCI EM Latin America 10/40 NR), est le pays dont le marché devrait se rétablir plus rapidement que les autres quand la stabilisation viendra. «Les multiples 2009 sont très bas : 7,5 pour le Brésil, 11 pour le Mexique, 12 pour le Chili. Ils peuvent effectivement baisser encore, au gré de la crise, mais ils finiront par remonter fortement et nous sommes des investisseurs de long terme», insiste Roberto Nemr, soulignant que la Bourse brésilienne a certainement souffert aussi beaucoup de sa surperformance passée, d’autant plus que c’est le marché émergent le plus liquide. Miser sur la consommation des ménages Dans l’ensemble, le gérant surpondère légèrement le Brésil et le Chili (8 % du portefeuille contre 7 % dans l’indice, pour ce dernier) pendant qu’il sous-pondère le Mexique (21 % contre 23 % dans l’indice), nettement plus impacté par le ralentissement aux Etats-Unis, à la fois par l’intensité de ses échanges commerciaux avec les Etats-Unis et par la baisse du flux des transferts des salariés mexicains vers leur pays d’origine. Selon Roberto Nemr, qui gère au total 150 millions de dollars selon la même stratégie (pour Itaú, pour Nordea, pour Daiwa, pour KDB et pour une banque canadienne), l’avantage compétitif d’Itaú AM est de disposer d’une équipe de recherche «buy-side» de douze personnes avec une présence sur les trois marchés, ce qui lui permet d’identifier des sociétés prometteuses qui viennent compléter des noms incontournables comme Petrobras (9,18 % du portefeuille fin décembre) ou CRVD (8,05 %). D’une manière générale, le gérant est enclin à surpondérer les valeurs de consommation, les sociétés de distribution (Wal-Mart Mexique, 2,67 %), les télécoms (America Móvil, 8,80 %) et les banques, dont les bilans sont «propres» (Itaú avec 8,05 %, Bradesco, 4,65 %, Unibanco, 3,57 %), parce que la consommation des ménages a désormais inexorablement décollé. Le portefeuille comporte entre 40 et 60 valeurs sur un univers de 221 actions, et l’objectif de Roberto Nemr est de générer une performance de 300 points de base supérieure à celle de l’indice, avec un écart de suivi de 6 %.
Nordinvest, un hedge fund géré par NordKapp Inversiones sera ce mardi le premier a été coté sur le Mercado Alternativo Bursátil (MAB), rapporte Cinco Días. Son capital initial est de 3 millions d’euros et le maximum est fixé à 30 millions. La souscription minimum est fixée à 50.000 euros et le fonds est réservé aux investisseurs qualifiés.
La crise financière qui impacte le monde développé n’affecte pas les pays émergents, où l'évolution reste déterminée par les grandes tendances de fond que sont l’exode rural/urbanisation et l’avènement d’une classe moyenne de plus en plus consommatrice de biens, estime Paul Malpas, #product specialist# de Nordea au Luxembourg. Selon lui, le phénomène d’urbanisation s’avère particulièrement prononcé au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine (les pays #BRIC#) et chez les #next eleven# (?). Quant aux exigences croissantes des consommateurs, elles s’expliquent par l’accession chaque année de 70 millions de personnes au statut de classe moyenne. Ces nouveaux consommateurs sont demandeurs de nourritures et de boissons transformées, mais il faut aussi se préparer dès maintenant à leur fournir des produits de luxe dans quelque temps, sachant que certains ont d’ores et déjà accès à ce créneau.En novembre, Nordea a d’ailleurs lancé à son tour un compartiment luxembourgeois dédié à cette thématique porteuse, le Nordea 1 - Emerging Consumer Fund. Le ressort est simple, explique Paul Malpas : il y a dans le portefeuille beaucoup de grands noms occidentaux comme Coca-Cola, qui vient d’investir massivement dans les jus de fruits en Chine et dont 44 % des recettes proviennent des pays émergents. On oublie aussi trop souvent que Danone, Pernod ou L’Oréal réalisent respectivement 36 %, 31 % et 26 % de leur activité dans ces pays à forte croissance.Le fonds est géré conformément aux principes de l’investissement socialement responsable des Nations-Unies par une équipe #mondiale# selon une approche à la fois macro-économique et micro-économique. Il compte actuellement 34 lignes et se focalise surtout sur les producteurs de biens de consommation courante. Au fur et à mesure que le temps passera, l'équipe de gestion fera monter en gamme le portefeuille vers les biens de consommation #discrétionnaires# et les produits de luxe. Les dix premières valeurs pesaient fin décembre 49,18 % de l’encours, avec 5,27 % pour Colgate; 5,01 % pour Coca-Cola, 4,97 % pour L’Oréal et 4,96 % pour Unilever. La seule société émergente du groupe de tête (avec 4,91 % de l’encours) est Want Want China Holdings, une société de Shanghaï spécialiste de l’agroalimentaire et cotée aussi à Hong-Kong.
Selon l’association Inverco des sociétés de gestion, les plans d'épargne retraite individuels ont perdu en moyenne 6,44 % sur un an et 0,82 % sur trois ans en 2008. Seuls ceux spécialistes de l’obligataire ont généré une performance sur un an, respectivement 2,12 % pour le court terme et 2,03 % pour le long terme. En revanche, ceux spécialistes des actions ont perdu 38,50 % sur un an et 8,37 % sur trois ans.Sur dix ans, la performance moyenne se limite à 0,63 %, sachant que les plans spécialistes des actions ont perdu 2,49 %. Inverco estime qu'à fin 2008 les plans d'épargne retraite individuel affichaient un encours de 47,06 milliards d’euros répartis sur 8,35 millions de comptes.
Deutsche Börse doit renoncer au rachat de Neonet. La société suédoise a indiqué ne plus mener de discussion pour une éventuelle coopération avec la société de bourse allemande, rapporte le Handelsblatt.
The Wall Street Journal rapporte qu’Arthur G. Nadel, qui dirigeait le gestionnaire alternatif Scoop Management Inc de Saratosa en Floride, n’a toujours pas refait surface. Il avait été déclaré disparu par sa famille mercredi. Son fonds aurait eu un encours de 350 millions de dollars.
Selon le Financial Times, Bank of America devrait licencier plusieurs milliers de salariés de ses activités de marchés de capitaux. Cette information intervient après l"acquisition il y a trois semaines de Merrill Lynch par BofA. Cette mesure devrait toucher environ 4.000 personnes, principalement à New York. Compte tenu de la puissance historique de Merrill dans les marchés de capitaux, nombre de salariés de BofA se doutent que leurs emplois sont sur la sellette. Mais la publication par Merrill de 21,5 milliards de pertes opérationnelles la semaine dernière a fait naître des interrogations sur les compétences de ses équipes.
Dans les jours qui viennent, plusieurs sociétés de gestion allemandes vont devoir indiquer si elles sont en mesure de mettre fin au gel des remboursements de leurs fonds immobiliers décidé fin octobre. DekaBank, qui n’a pas fermé les siens, a pris ses précautions pour le cas où ses concurrents maintiendraient l’embargo sur les rachat, et elle a distribué dans tout le réseau des caisses d'épargne un argumentaire en faveur du produit «fonds immobilier», rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De plus, le gestionnaire rappelle aussi que durant la crise de confiance d’il y a quatre ans, elle a racheté en compte propre pour des milliards d’euros les parts de ses fonds dont les investisseurs voulaient se défaire.
Robeco Deutschland a annoncé la nomination au comité de direction de Götz Feldmann comme directeur des ventes institutionnelles (assurances, caisses de retraite et corporates). Il sera subordonné à Ingo Ahrens, directeur général de Robeco Deutschland, qui a rejoint l'établissement début 2008 en provenance de Goldman Sachs. Götz Feldmann était depuis 2000 chez Merrill Lynch, en dernier lieu comme co-head de l’activité institutionnelle obligataire en Allemagne.
Kepler-Fonds KAG indique avoir terminé 2008 avec un encours de 7,4 milliards d’euros répartis sur 140 fonds. Ses actifs sous gestion ont donc diminué de 5,74 % en 2008, alors que ceux du secteur ont plongé de 23 % ou de 38 milliards d’euros pour revenir à quelque 126 milliards. Kepler a ainsi conforté son cinquième rang parmi les 24 sociétés de gestion autrichiennes.
Si State Street devrait annoncer ce mardi un bénéfice autour d"1 dollar par action au titre du quatrième trimestre 2008, contre 57 cents au début de l"année dernière, les ennuis ne vont pas tarder à arriver, prévoit le Wall Street Journal. En effet, alors que le gestionnaire avait relativement bien résisté à la crise financière jusqu"ici, State Street commence à souffrir sur ses activités clés. Par exemple, dans sa déclaration à la SEC vendredi, State Street évoque la perte de valeur de ses investissements conservateurs comme le monétaire, précise le quotidien. La société de gestion parle également de la présence de 5,5 milliards de dollars de moins-values latentes au sein de son portefeuille d"investissements, et de 3,6 milliards de dollars sur d"autres véhicules, qui émettent des créances de trésorerie à court terme (Asset- Backed Commercial Paper).
Selon La Tribune, bien que cours de BNP Paribas ait de nouveau atteint lundi un plus-bas historique de 25,85 euros, la banque veut séduire et elle compte sur le plan français de recapitalisation des banques et sur la baisse du dividende versé pour soutenir ses fonds propres. Le 18 février prochain, BNP Paribas pourrait toutefois annoncer un bénéfice 2008 de 3 milliards d"euros, en recul de 60% par rapport à 2007, estime le quotidien financier.
Selon l"Agefi, L’Ecureuil devrait afficher, au bas mot une perte consolidée de l’ordre du milliard d’euros en 2008 sans, toutefois que les ratios de solvabilité tier one du groupe et de la CNCE passent sous les 8 %."Un premier budget examiné en comité d’audit et en conseil de surveillance table sur un bénéfice net consolidé de 600 millions d’euros cette année», précise le quotidien numérique.
C"est en 2003 que Sigma Gestion a vu le jour. Cette société de gestion a été créée par le groupe Sigma, acteur du capital investissement fondé en 1993 par Philippe Cholet. La vocation de ce dernier était à l"origine uniquement patrimoniale. Mais à la faveur de la loi qui a donné naissance aux fonds d"investissement de proximité (FIP), Sigma a décidé de s"ouvrir à la gestion pour compte de tiers. Et son premier FIP a été lancé en 2004.Aujourd"hui, cinq ans après sa création, Sigma Gestion gère environ 55 millions d"euros, dont une vingtaine de millions en compte propre. Elle gère cinq FIP et trois FCPI, dont trois sont encore en cours de commercialisation (FIP Croissance Grand Est, FIP Sigma Gestion Fortuna et FCPI Croissance Pouvoir d"Achat). «Nous avons deux grandes spécificités», souligne Emmanuel Simonneau, président du directoire et directeur des participations de Sigma. La première est que la société de gestion s"est spécialisée dans les investissements dans le Grand Est de la France, autrement dit l"Ile-de-France, la Champagne-Ardenne, l"Alsace et la Lorraine. Un moyen de se différencier des confrères, souvent focalisés sur l"axe Paris-Rhône Alpes. L"autre particularité est «que nous avons mis en place des clauses de hurdle, qui signifient que si nos fonds n"obtiennent pas un mimimum de 25 % de plus-value au terme, hors avantage fiscal et net de frais, le souscripteur conserve la totalité des plus-values réalisées. Cette pratique est répandue pour les fonds gérés pour le compte des institutionnels, mais peu pour les FIP et les FCPI», explique Emmanuel Simonneau. Les produits de Sigma sont principalement vendus par le biais de CGPI, qui assurent 90 % des encours gérés pour compte de tiers. Après une collecte de 9 millions en 2007 et de 17 millions en 2008, Sigma se montre confiant pour 2009, malgré la baisse de moral des CGPI, et vise 20 millions de souscriptions, avec un véhicule supplémentaire sous forme de holding ISF. «Il faut souligner que nos produits présentent une certaine décorrélation par rapport au marché boursier», indique Emmanuel Simonneau, en insistant sur le fait que les FIP de Sigma ont toujours pour vocation d"être investis à 80 % dans les PME non cotées, ce qui n"est pas le cas de tous les produits de ce genre, souvent placés sur les marchés boursiers. Par ailleurs, Emmanuel Simonneau ne craint pas trop non plus les éventuels problèmes de sorties que pourraient connaître certains fonds dans le capital investissement. «Nos fonds étant jeunes, nous n"avons pas à sortir avant 2011. D"ici là, on peut espérer que la crise sera passée. Quoi qu"il en soit, nous sommes très prudents dans nos investissements, et réfléchissons toujours à la sortie dès le moment d"investir». En attendant, les fonds sont légèrement en négatif, «ce qui est classique les premières années, car le portefeuille non coté ne se revalorise pratiquement pas en cours de vie du fonds. En contrepartie, les frais de gestion, administratifs et juridiques viennent s"imputer annuellement sur la courbe de l"actif et donc contribuent à diminuer la valeur liquidative», détaille Emmanuel Simonneau. Sigma peut aussi tabler sur l"effet «avantage fiscal».
Selon Les Echos, les fonds gérés par la société de capital-développement Turenne Capital Partenaires viennent d’investir 4,3 millions d’euros dans la société Solem Finance, holding du groupe Solem basé à Montpellier. Ils prennent le relais de XAnge Private Equity et de CIC Capital Privé.
Selon L"Echo, la fonte de l’industrie devrait se poursuivre cette année. « Le nombre de fonds (10.000) devrait être divisé par deux d’ici la fin de l’année. L’industrie va subir un véritable carnage », estime Patrick Young, président de Derivatives Vision. « Les hedge funds se sont développés trop rapidement et on s’est retrouvé avec une série de gestionnaires incapables, bien éloignés des gérants du début. L’industrie doit se contracter », ajoute-t-il. On devrait observer un retour aux sources, la priorité étant donnée aux actifs les plus liquides comme les devises ou les indices sur actions. Les hedge funds devront aussi tourner avec moins d"effet de levier et s"attendre à une réglementation plus contraignante.