Selon une étude récente du Council on Foreign Relations de New York, le portefeuille d’actifs étrangers des Etats du Conseil de coopération du Golfe s’est déprécié de 100 milliards de dollars en 2008, à 1,2 billion, rappelle The Wall Street Journal. Cela incite de nombreux fonds souverains à la prudence. Sameer Al Ansari, CEO de Dubai International Capital, a ainsi indiqué que son fonds a perdu 3 milliards de dollars à cause de la crise financière. Désormais, le fonds, qui a investi dans HSBC et dans Och-Ziff Capital Management, va se focaliser en Amérique du Nord et en Europe sur la protection des actifs existants plutôt que sur l’acquisition de nouveaux actifs.En revanche Talal Al Zain, CEO de Mumtalakat Holding Co, un fonds de 10 milliards de dollars du Bahraïn, estime que la crise mondiale du crédit et le refroidissement du boum économique dans le Golfe n’ont pas changé ses priorités d’investissement. Il est toujours intéressé par les Etats-Unis et l’Europe.
Lors de l’assemblée générale extraordinaire qui a approuvé lundi l’augmentation de capital pour financer l’acquisition du solde de Sovereign Bancorp, le président Emilio Botín a indiqué selon cinco Días que le Santander présentera le 5 février des résultats 2008 «magnifiques». Il n’a pas cité de chiffres, mais les analystes pensent quand même que la banque n’a pas atteint les 10 milliards d’euros de bénéfice net qu’elle prévoyait.Gabriel Jaramillo, ancien responsable de la filiale brésilienne du Santander, a été nommé président et CEO de Sovereign.
Hans-Christoph Hirt, de la société de gestion britannique Hermes, a annoncé dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung que lors de l’assemblée générale de Porsche il réclamera que Wendelin Wiedeking, président du directoire, démissionne de son mandat de membre de la commission gouvernementale corporate governance. Hermes présentera cette résolution au nom de cinq fonds de pension (le néerlandais ABP, le suédois AP2, le fonds de British Telecom BTPS, le fonds des cheminots Railpen et le fonds des enseignants USS). Les reproches des investisseurs portent sur les turbulences provoquées par Porsche sur le marché lors de la prise de contrôle de Volkswagen, l’opacité des rémunérations du directoire et le modèle de gouvernance chez Porsche.
Dans une lettre ouverte aux investisseurs, Marcus Agius et John Varley, respectivement président et directeur général de Barclays, ont souligné que la banque était bien financée et rentable, rapporte le Financial Times. Ils ont ajouté qu"ils avaient avancé la publication des résultats annuels de l"établissement d"une semaine au 9 février.
Le secteur britannique des hedge funds emploie environ 40.000 personnes, selon l"Alternative Investment Managament Association (Aima). C"est la première fois que l"association professionnelle de la gestion alternative fournit une telle estimation.Dans le détail, l"Aima évalue le nombre de personnes directement employées par les hedge funds et les fonds de hedge funds à environ 10.000. A cela s"ajoutent au moins 30.000 emplois indirects, comme les conseillers et les prestataires de services (prime brokers, services juridiques et comptables) qui dépendent du secteur.
Marc Tournier, directeur général délégué de Tocqueville Finance, ne s’est pas embarrassé lundi de circonlocutions pour caractériser l’exercice 2008 de la société de gestion - #difficile# et #gris foncé# -, 2008 ayant démontré #que notre approche de stock picking n’a pas été satisfaisante#. Il est vrai qu’en l’espace de douze mois, l’encours du gestionnaire a chuté de 60 %, à 1,2 milliard d’euros pour les OPCVM et 400 millions pour la gestion privée. La baisse provient pour environ 20 points des remboursements nets et pour 40 points de l’effet de marché, sachant que Tocqueville Finance est #spécialisé essentiellement sur les actions#. Néanmoins, sur le plan financier, le résultat net de l’exercice a été supérieur à 10 millions d’euros en net et s’avère actuellement #très légèrement supérieur à zéro#.Face à cette situation, Tocqueville a réduit tous ses coûts, en diminuant son effectif d’environ 10 % (à 52 personnes équivalent temps plein dont 17 gérants) sans toucher aux parties déterminantes pour l’avenir. En clair, il a été tranché dans la fonction support notamment, avec non-reconduction de CDD, mais l'équipe de gestion collective a été préservée et l'équipe commerciale a été #consolidée# avec l’arrivée d’un nouvel entrant. Selon Marc Tournier, la société de gestion a désormais adapté son point mort et peut tenir même si la tendance négative persistait en 2009. Du reste, Tocqueville a engrangé une trésorerie importante en 2005-2007, de sorte que les dirigeants se veulent #relativement sereins en ce début de 2009#.De plus, insiste le directeur général délégué, Tocqueville s’est aussi adapté à la nouvelle donne en créant de nouveaux fonds, comme Tocqueville Patrimoine, un produit défensif, en se développant à Lyon avec l’acquisition de 34 % dans BMG Asset Management (dans laquelle Tocqueville deviendra majoritaire fin 2010), qui a permis d’ajouter à la gamme le fonds Tocqueville BMG Environnement et, enfin, en consolidant le pôle gestion privée avec le recrutement de trois personnes.Le propos de Marc Tournier se veut plus optimiste pour l’avenir proche : en termes d’allocation d’actifs, la faible rentabilité escomptée pour les placements à court terme, les obligations d’Etat et l’immobilier devrait s’avérer favorable aux investissements actions. Et Tocqueville n’entend pas se départir de son approche #value# et #contrarian#, qui conduit ses gérants #à renforcer progressivement #son exposition au cycle économique#.
Paul Graham, qui était global head of alternative sales, business development & client service chez Baring Asset Management rejoindra le gestionnaire alternatif Gartmore début avril en tant que head of global alternatives. Il sera basé à Londres et subordonné à Phil Wagstaff, global head of distribution. Paul Graham sera notamment chargé de renforcer la gamme de hedge funds et d'élargir la base de clientèle en Europe tout en recrutant de nouveaux clients aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Asie.
Selon La Tribune, BNP Paribas a voulu rassurer les marchés en se montrant transparente. La banque a confirmé lundi qu’elle dégagerait en 2008 un bénéfice annuel de l’ordre de 3 milliards d’euros, soit une baisse de 61,5 % par rapport à 2007. L"établissement bancaire a également annoncé qu"il participerait à la seconde tranche de soutien aux banques françaises «en émettant l'équivalent de 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence sans droit de vote», lui permettant de faire passer ses fonds propres durs de 7,5 % à 8 % pro forma, précise le quotidien.
Fêtant ses vingt ans d"existence, Carmignac Gestion a annoncé une collecte nette de 3 milliards d"euros en 2008, soit sa meilleure collecte historique, en dépit de la crise boursière et financière. #Nous aurions préféré cet anniversaire dans un contexte plus porteur#, a néanmoins concédé le fondateur de la société de gestion indépendante, Edouard Carmignac. Pour le président de Carmignac Gestion, ce succès s"explique avant tout par l"implantation européenne de sa société. Les flux nets de capitaux ont été positifs dans huit pays de distribution : France, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne. Les encours gérés par la société s"élèvent désormais à 12,6 milliards d"euros. Par rapport à 2007, les actifs sont ainsi restés globalement stables, en dépit des pertes de valorisation des fonds dues à la chute des marchés. Edouard Carmignac a souligné que sa société est devenue #une société de gestion internationale basée à Paris#. La France ne représente plus que 10 % des souscriptions et des achats et par ailleurs un tiers des encours, #par un effet historique de stock#. Au total, la structure compte 128 collaborateurs, dont 15 gérants et analystes, une filiale au Luxembourg et deux bureaux de représentation à Madrid et à Milan. Commentant l"annonce de l"alliance entre CAAM et SGAM, Edouard Carmignac a indiqué : #je comprends mal la logique de la fusion#, notamment du fait que les deux sociétés #restent actionnaires d"un monstre par la taille# dans la gestion d"actifs. Il prévoit des difficultés de gestion, si l"idée directrice de la fusion va au-delà de la seule réduction des coûts. Le président de Carmignac Gestion estime toutefois que ce rapprochement va favoriser dans les réseaux la distribution de produits financiers en architecture ouverte, #une idée qui va s"imposer de plus en plus#. Il entend d"ailleurs profiter de cette tendance, dans l"objectif de faire de Carmignac Gestion #un mini Fidelity européen#. Enfin, en réponse à une question sur son éventuelle succession à la tête de la société, Edouard Carmignac a indiqué que toute solution retenue préservera l"indépendance de la société. Il a souligné que les membres de l"équipe de direction sont tous actionnaires, et que sa fille Maxime Carmignac #parfait sa formation aux Etats-Unis# en ce moment.#La formule envisagée est que le meilleur gagne#, a indiqué le fondateur, ajoutant que la #structure capitalistique# mise en place évitera qu"un investisseur extérieur vienne modifier le contrôle de la société.
Efigest Asset Management a recruté Mehdi Benbrik comme responsable du développement des partenariats. Il était précédemment responsable des relations partenaires pour la région Grand Sud chez Financière de Champlain.
En fusionnant leurs activités de gestion d"actifs, Crédit Agricole et Société Générale donnent naissance à un géant de 638 milliards d"euros d"encours (chiffres au 30 septembre 2008). Il réunit l"intégralité de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) - dont CPR AM et Casam ? et SGAM, à l"exception de la gestion alternative (SGAM AI étant rapproché de Lyxor). L"ensemble, dont le nom n"a pas encore été choisi, sera détenu à 70 % par CA, qui représente le gros des actifs avec 460 milliards d"euros, et à 30 % par SG, qui apporte le reste, ainsi que 20 % de TCW, sa filiale américaine. Les deux groupes se sont engagés à conserver leurs participations pendant 5 ans, période au-delà de laquelle une introduction en Bourse est envisageable (lire aussi l’article de Newsmanagers du 26 janvier 2009).Cette opération d"envergure a été dictée par le contexte de crise actuel, selon ses artisans, qui auraient commencé à prendre langue en octobre. #Deux métiers ont été particulièrement touchés par la crise et ont besoin de s"adapter : la banque de financement et d"investissement et la gestion d"actifs. Dans la BFI, la consolidation a déjà eu lieu. En gestion d"actifs, ce n"est pas encore le cas. Nous anticipons donc ce mouvement et préparons ainsi la sortie de crise#, a expliqué Georges Pauget, directeur général du Crédit Agricole lors de la conférence de presse de présentation de la fusion des deux entités.De fait, en mutualisant la gestion d"actifs, Crédit Agricole et Société Générale ne cachent pas qu"ils ont l"intention de réduire leurs coûts de production. #En général, dans la gestion d"actifs, ces coûts sont à 20 points de base (pb). Chez Crédit Agricole AM, ils sont déjà à 14. Nous souhaitons descendre aux environs de 10 pb#, poursuit Georges Pauget. Cela passera bien sûr par des économies d"échelle. Des synergies de coûts de 120 millions d"euros, avant impôt, en année pleine (horizon trois ans), sont ainsi prévues. On peut raisonnablement penser que cela se traduira par des réductions d"effectifs, l"entité nouvellement créée ne comptant pas moins de 3.500 collaborateurs, hors joint ventures internationales. Mais les dirigeants de CAAM et SGAM sont restés discrets sur le sujet, indiquant que cela se ferait en concertation avec les partenaires sociaux. Des fonds vont par ailleurs être fusionnés. Un processus qui a d"ailleurs déjà commencé chez CAAM. L"usine de gestion ainsi créée par Crédit Agricole et Société Générale alimentera les quatre réseaux des deux banques : Crédit Agricole, LCL, Société Générale et Crédit du Nord. Et pourquoi pas, un cinquième ou un sixième réseau ? En effet, le modèle a vocation à attirer d"autres réseaux de taille moyenne. Chacun bénéficiera d"une structure dédiée qui fera l"interface avec les équipes de production.Si le #retail# constitue 70 % de la clientèle de la nouvelle entité, les investisseurs institutionnels, qui représentent 30 % de l"ensemble, ne seront pas négligés. Un pôle de gestion, bâti selon un modèle multi-boutiques, leur sera entièrement dédié.
Selon le Financial Times, Cremades & Calvo-Sotelo, un cabinet d"avocat espagnol travaillant avec des centaines d"investisseurs ayant perdu de l"argent dans le scandale Madoff, tente de monter un groupement international d"avocats pour demander des dommages et intérêts aux banques qui ont vendu des fonds Madoff dans au moins 17 pays. «Nous choisissons des cabinets d"avocats dans chaque juridiction afin de pouvoir fournir une réponse mondiale à cette fraude mondiale», affirme Javier Cremades, de Cremades & Calvo-Sotelo, dans un entretien au FT.
Le gestionnaire de fonds de hedge funds Tremont Capital Management a suspendu à titre permanent l’activité de sa filiale de single-manager hedge funds Rye Investment Management qui avait investi la totalité de ses 3,1 milliards de dollars d’encours dans un fonds nourricier (feeder fund) géré par Bernard L. Madoff Investment Securities, rapporte Pensions & Investments.
Selon Les Echos, Allianz Alternative Asset Management a décidé de liquider ses OPCVM AGF Trésodyn et W Finance Capital +, détenant des actions de la sicav luxembourgeoise Luxalpha, à leur valeur liquidatives du 11 décembre. «Les conditions actuelles de marché, la taille fortement réduite de ces fonds, ainsi que la faible liquidité des fonds alternatifs sous-jacents ne permettant plus de respecter les objectifs d’allocation stratégique initialement fixés, AAAM a estimé nécessaire, dans le souci de préservation de l’intérêt des porteurs de parts, de procéder à leur dissolution, après agrément de l’AMF», explique le groupe qui se propose de verser aux clients un acompte sur le produit de la liquidation, à hauteur de 90 % de la dernière valeur liquidative, datant du 11 décembre
Cinco Días rapporte que le gestionnaire américain BlackRock a commencé à acheter des obligations d’Etat espagnoles (bonos) depuis que le spread par rapport aux titres allemands (bunds) a atteint son niveau le plus élevé depuis une décennie. Il s’intéresse aussi aux dettes italienne et grecque, vu que les cours actuels reflètent une probabilité de 10-20 % d’une désintégration de la zone euro.
L’ancien président du comité de gestion de Merck KGaA, Hans Joachim Langmann, qui a déjà pris une participation à l'été 2008, va porter "à moyen terme"sa participation dans le capital de la banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) à 10 %.Parallèlement, la banque indique que deux membres du comité de direction vont quitter leurs fonctions pour prendre leur retraite. Il s’agit d’Alfred Junker et de Peter Gatti, tous deux associés-gérants, qui quitteront H&A respectivement fin mai et fin juin.
Les activités de la BHF-Bank (groupe Sal. Oppenhiem) dans les domaines de la banque dépositaire, de la conservation et de services financiers liés aux valeurs mobilières ont été regroupée dans une banque indépendante qui porte le nom de BHF Asset Servicing, rapporte la Börsen-Zeitung. Cette démarche doit permettre à la BHF de mieux servir sa clientèle institutionnelle.
Selon La Tribune, Emilio Botín, le patron du Banco Santander (BS), a été la cible de vives critiques lors de l"AG des actionnaires qui s"est tenue lundi. Regroupés en association, 600 investisseurs de la filiale de gestion de fonds alternatifs, Optimal, réclament des indemnités pour avoir perdu leur argents suite au scandale Madoff. «Les pertes subies par les investisseurs d"Optimal atteignent 2,33 milliards de dollars, que le BS se refuse à couvrir en arguant être lui-même victime de la malversation», précise le quotidien.
Selon les proches du dossier, rapporte Cinco Días, le Santander a décidé de reporter la cession de sa filiale Santander Asset Management, dont l’encours a chuté de 36 % l’an dernier, à moins de 32,95 milliards d’euros. A l’heure actuelle et compte tenu du profil conservateur du portefeuille, qui ne génère donc pas des recettes de commissions très importantes, le Santander ne pourrait tirer que 800 millions-1,2 milliard d’euros de sa filiale, alors qu’il voulait la vendre pour 3 milliards d’euros.
Pierre Leconte est gérant de fortune et président du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement, une institution qui propose de réformer le système monétaire. Dans un entretien au Temps, il affirme que «les actions devraient se reprendre en 2009, même si la récession freinera le mouvement». Il souligne que «2009 sera surtout l"année du krach obligataire», car les énormes efforts de relance, qu"ils fonctionnent ou non, sont très négatifs pour les obligations, selon l"économiste. Pierre Leconte se dit très haussier sur l"or.
Old Mutual Asset Managers (OMAM) a lancé en décembre Old Mutual Currency Fund, un hedge fund devises, géré selon un modèle quantitatif multi-signaux.Il est investi dans 11 devises majeures (G10 et dollar singapourien) par le biais de contrats à terme. Le fonds était géré en incubation depuis mars 2007 et a dégagé une performance de 11,5 % en 2008. L"équipe de gestion est dirigée par Jinhui Luo, spécialiste des devises, qui a rejoint OMAM en 2005.
Old Mutual Asset Managers (OMAM) a lancé en décembre Old Mutual Currency Fund, un hedge fund devises, géré selon un modèle quantitatif multi-signaux. Il est investi dans 11 devises majeures (G10 et dollar singapourien) par le biais de contrats à terme. Le fonds était géré en incubation depuis mars 2007 et a dégagé une performance de 11,5 % en 2008. L"équipe de gestion est dirigée par Jinhui Luo, spécialiste des devises, qui a rejoint OMAM en 2005.
Les filiales allemandes de Crédit Agricole Asset Management (7 personnes) et de Société Générale Asset Management (10 personnes) affichent actuellement des encours respectifs de 2,2 milliards et plus d’un milliard d’euros, dont une moitié dans les deux cas pour la gestion institutionnelle.
Si Carmignac Gestion est une des sociétés de gestion qui traverse le mieux la crise financière, la gestion de ses fonds a été profondément modifiée l"an dernier, dans un sens nettement plus défensif.Avec un encours de plus de 5 milliards d"euros sous gestion, le fonds Carmignac Patrimoine est ainsi désormais exposé quasiment en totalité aux produits de taux. Grâce à ce recentrage, le fonds patrimonial a offert une certaine résistance, avec un gain de +0,01 % en 2008.Si la société d"Edouard Carmignac maintient son type de gestion à performance absolue, avec une gamme large et complémentaire, les fonds doivent #être capables de se décorréler des marchés#, a indiqué Eric Le Coz, directeur du développement produits. Les moyens utilisés étant l"allocation d"actifs, la construction du portefeuille et des #stratégies d"immunisation#. Carmignac Gestion a renforcé sa gestion dans le domaine monétaire et obligataire, notamment avec l"arrivée de Laurent Chebanier, venu de Dexia AM et expert en taux et devises mondiaux. Les fonds axés sur les emprunts d"Etat ont ainsi élargi leur univers d"investissement au monde entier, permettant des paris directionnels mais aussi des #stratégies de valeurs relatives#, par exemple forint contre couronne tchèque.#Il existe des opportunités sur le marché des crédits, sans aller jusqu"au high yield#, a par ailleurs souligné Edouard Carmignac, citant Fiat en exemple. #On trouve toujours de l"argent à gagner, avec de bonnes signatures#, comme les obligations de Pernod Ricard qui procurent un rendement d"environ 8 %. Du côté des actions, les experts de Carmignac Gestion constatent le marasme actuel. Frédéric Leroux, directeur de la gestion des risques décèle toutefois des facteurs positifs : #un début d"amélioration dans l"immobilier aux Etats-Unis# et la résistance économique de la Chine, qui a lancé un plan massif de relance représentant 14 % de son PIB. Outre les actions chinoises, le thème de l"or peut redevenir porteur, en raison de la fragilisation internationale des monnaies. Et les gérants de Carmignac misent aussi sur les valeurs défensives.Par ailleurs, Carmignac Gestion commercialisera d"ici un mois un fonds long-short, dans le cadre réglementaire UCITS III, #un produit décorrelé par excellence, résultat de notre expérience en gestion alternative#, a indiqué Eric Le Coz.
Lors d’une intervention devant la convention annuelle de Tocqueville Finance, Alain Bokobza, responsable de la stratégie Europe et multi-actifs chez Société Générale Corporate & Investment Banking (SG CIB), a estimé que l’on peut escompter de moindres mouvements en 2009 sur les changes, parce que des politiques de taux très bas sont mises en ?uvre partout dans le monde. Il conviendra selon lui de préférer le dollar au yen, de même que, dans les marchés développés, les Etats-Unis et le Japon à l’Europe. Le stratégiste préconise aux investisseurs, dans la zone émergente, de privilégier l’Asie par rapport à l’Amérique latine et, en Europe, le Royaume-Uni à l’Allemagne. #Jamais les actions n’ont été aussi peu chères contre les obligations d’Etat#, ajoute Alain Bokobza, soulignant que les T Bonds sont actuellement l’actif le plus dangereux du monde, avec un rendement très proche du plus bas record de 1,98 % constaté en octobre 1941. La valorisation des marchés d’actions est historiquement faible, et la prime de risque sur cette classe d’actifs dépasse les 7 %. Cela offre donc une opportunité pour les investisseurs qui ont une optique de long terme.Alain Bokobza recommande aussi de donner la préférence aux secteurs défensifs comme celui de la consommation et d’augmenter l’exposition aux secteurs sensibles au dollar, comme la pharmacie, le luxe, l’aérospatial et les services aux collectivités. Dans les financières, Alain Bokobza préfère les assureurs aux banques.Enfin, le spécialiste considère que le marché du crédit est désormais très attrayant ; il met notamment en exergue la forte rémunération des obligations privées des entreprises.
In the wake of the controversy about the responsibilities of depositories which has arisen due to the Madoff affair, as French Minister of Finance, Christine Lagarde on 12 January sent a letter to the European Commissioner for the Internal Market and Services which drew attention to the divergent approaches adopted by various member states to the question of the role and responsibilities of OPCVM fund depositories. Brussels says it is ready to dot its ?i?s and take the necessary measures to remedy any possible inadequacies. ?The Commission considers that the directive clearly establishes, for the depository, a fundamental responsibility,? says a statement, which claims that the directive ?clearly gives the depository responsibility for oversight of assets and makes them responsible if there is a fault or negligence in the exercise of these functions. The determination of the responsibilities and their extent must be done in a way that complies with the applicable national law.?Although the principle of the responsibility of the depository is clear, its application in national law seems much less assured. The Commission considers that it would be premature to conclude that within the national frameworks, investors in the mutual funds concerned will definitely be reimbursed for their losses. With that said, in light of the central role played by the depository in the regulatory system for mutual funds, ?the Commission is determined to ensure that the applicable national laws and national practices transpose the principle of the responsibility of the depository as set forth in the directive, without diluting it.?From this point of view, the Commission will determine, in collaboration with the Committee of European Securities Regulators (CESR or CERVM), a set of guidelines ?relative to the enactment of the dispositions relevant to the directive, and will evaluate the way in which the responsbility of depositories in national civil laws is defined,? with a triple objective: to eradicate any proactices or laws which dilute the fundamental responsibilities set out in the directive; to clarify the responsibilities of mutual fund depositories in terms of the oversight of assets; and to clarify the means by which these responsibilities may be exercised, including, says the statement, the possibility of outsourcing depository functions.If this examination results in the identification of practices or findings which are incompatible with the guiding principles of the directive, ?the necessary measures will be taken to remedy the shortfalls.? All options are left open, which will, the statement says, extend to ?legally binding clarification as to the responsibility undertaken by the guardian of assets? and ?a more thorough legal harmonisation.?
According to reports in Handelsblatt, high net worth investors are hoping to file lawsuits against HSBC in particular as depository bank for the Herald (Lux) US Absolute Return fund from Madoff, and against the wealth management firm Sauerborn, which is owned by UBS. The latter firm had invested EUR34m from its EUR423m Sauerborn I fund in three Madoff funds. Professional organisations are also recommending to their members that they file suits against HSBC, which did not fulfil its due diligence responsibilities. AmpegaGerling Asset Management is also planning to sue the depository. Its fund of funds Gerling Total Return (EUR72m) in December invested 15% of its assets in the Irish fund Madoff Thema International.
In merging their asset management activities, Crédit Agricole and Société Générale are creating an asset management giant with EUR638bn in assets (data as of 30 September 2008). It will include all of Crédit Agricole Asset Management (CAAM) - including CPR AM and Casam ? and SGAM, excepting alternative management (as SGAM AI will be merged with Lyxor). The ensemble, whose name has not yet been determined, will be 70% owned by CA, which represents the majority of assets, with EUR460bn under management, and 30% controlled by SG, which accounts for the remainder, and TCW, its US affiliate. The two groups have pledged to retain their stakes for five years, after which time an IPO is planned (see Newsmanagers of 26 January 2009).The merger has largely been dictated by the current crisis, according to professionals, and negotiations are said to have begun in October. ?Two professions have been particularly hard-hit by the crisis and need to adapt: finance and investment banking, and asset management. We are thus anticipating this movement and are preparing for the situation at the end of the crisis,? explained George Pauget, CEO of Crédit Agricole, at a press conference to present the merger of the two entities.In practice, by combining their asset management operations, Crédit Agricole and Société Générale make no secret of the fact that they are planning to reduce their production costs. ?In general, in asset management, these costs are 20 basis points (bp). At Crédit Agricole AM, they are already 14. We would like to bring them down to about 10 bp,? Pauget continues.This naturally involves economies of scale. Synergies are projected to save EUR120m, before taxes, over three years. It may reasonably be expected that these will involve staff reductions, as the newly-created entity will have no less than 3,500 employees, excluding international joint ventures. But the management of CAAM and SGAM have remained discreet on this subject, indicating that layoffs will be undertaken in consultation with social partners. Funds will also be merged, a process which has already begun at CAAM. The management fund factory created by Crédit Agricole and Société Générale will supply the four networks of the two banks, Crédit Agricole, LCL, Société Générale and Crédit du Nord - and why not a fifth or sixth network? The model is likely to attract other mid-sized networks. Each of them will benefit from a dedicated structure which will serve as an interface with production teams.Though retail clients represent 70% of the new entity’s business, institutional investors, who represent 30% overall, will not be overlooked. A management unit, organised according to a multi-boutique model, will be wholly dedicated to them.
The German affiliates of Crédit Agricole Asset Management (7 employees) and Société Générale Asset Management (10 employees) currently have assets of EUR2.2bn and more than EUR1bn, respectively, of which half is in institutional management in each case.