Pour le responsable de la gestion d’actifs de Lazard Frères, l’heure est au recentrage sur les actifs risqués car une correction du marché obligataire devient probable.- Newsmanagers : Quel est le montant des actifs que vous gérez et quelle est leur répartition ? Matthieu Grouès : Au 31 décembre 2008, Lazard gérait 91 milliards de dollars dans le monde pour compte de tiers exclusivement dont 11, soit 8-9 milliards d"euros, en France par Lazard Frères Gestion. Notre clientèle française se répartit à 49 % dans la gestion institutionnelle et 51 % dans la gestion privée. - Quelles ont été les décisions marquantes de votre gestion durant la crise financière ? MG : Nous avons commencé 2008 en étant sous-pondérés sur le marché actions et nous le sommes restés jusqu"au mois d"août. Nous nous sommes progressivement sur-exposés avec la baisse des marchés financiers, position que nous maintenons. A l’inverse, nous étions surexposés sur le marché obligataire dans le courant 2008, surtout le souverain de la zone euro, et nous avons progressivement allégé nos positions jusqu"à nous sous-exposer avec la violente baisse des taux sur les emprunts d"Etat de la fin de l"année 2008. - Pensez-vous que les Etats vont être contraints de se livrer à une guerre des taux pour attirer des investisseurs que le creusement des déficits inquiète ? MG : Notre scénario central est celui d"une première partie d"année très difficile pour l"économie suivie d"une amélioration au milieu de l’année 2009. De là, je pense que les taux longs, actuellement à des niveaux historiquement très bas, vont se tendre, et que le 10 ans US pourrait passer de 3 à 3,5, voire 4 %. Toutefois, je pense que cette tension n’est pas vraiment inquiétante car les taux partent de très bas et que les émissions des Etats bien notés n’auront pas de mal à se placer. - Peut-il y a avoir un krach sur le marché ? MG : Non je ne pense pas mais une correction est probable.
Le groupe UFG lance le premier OPCI dédié à l’immobilier ISR via sa filiale UFG Estate Managers. UFG IMMO SR est un OPCI RFA EL ouvert à destination des investisseurs institutionnels qualifiés. Sa philosophie générale est de développer un fonds immobilier qui délivre la performance de cette classe d’actifs tout en introduisant la dimension environnementale, sociale et sociétale qui en fait un produit ISR affirmé. L’approche ISR ne néglige pas pour autant la performance puisqu’elle devrait en l’occurrence apporter aux investisseurs une bonification des portefeuilles, notamment grâce à un meilleur taux d’occupation des locataires et une optimisation de la valorisation des actifs dans la mesure où la demande locative se concentre désormais sur des locaux moins consommateurs d'énergie et plus respectueux de l’environnement.A côté de son engagement ISR, le véhicule se distingue également par sa volonté d’investir dans des actifs physiques. UFG IMMO SR vise une allocation à trois ans comprenant 90% d’immobilier et 10% d’actifs financiers labellisés ISR. Ses investissements couvrent l’ensemble des typologies d’actifs immobiliers situés en France métropolitaine : entreprise, résidentiel, services et santé, infrastructure immobilière, foncier ou encore actifs dédiés à la production d'énergie. La sélection portera bien entendu sur des actifs immobiliers répondant aux critères ISR mais aussi sur des actifs non ISR avec l’objectif de les faire progresser, entre autres sur le plan environnemental. Donc une approche #value added# qui viendra compléter une stratégie #core#, donnant la préférence aux actifs offrant un couple rendement/risque maîtrisé grâce à des investissements situés dans des zones privilégiées et bénéficiant d’une bonne structure locative.L’UFG souligne que le lancement de ce produit constitue la première illustration concrète du partenariat initié fin 2008 avec la filiale française de la Banque Sarasin. A au moins deux titres. D’une part, l’association avec la Banque Sarasin marque pour l’UFG l’amorce d’une démarche responsable qu’elle souhaite étendre à l’ensemble de ses activités. D’autre part, le processus de gestion appliqué à UFG IMMO SR repose sur la matrice ISR développée conjointement par UFG REM et le Centre de recherche de la Banque Sarasin en Suisse. Une matrice structurée selon trois dimensions principales, l’environnement pour 50%, le social et le sociétal pour 25% chacun.
Afin d’apaiser les craintes des investisseurs à l'égard des produits actions et de permettre aux souscripteurs de revenir progressivement sur cette classe d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM, 7,8 milliards d’euros d’encours fin décembre) a lancé le 30 janvier deux FCP diversifiés en euros, Tricolore Rendement Flexible et Europe Rendement Flexible, nourriciers respectivement de Tricolore Rendement et Europe Rendement.Ces produits assortis d’un droit d’entrée maximum de 4,5 % et d’une commission de gestion maximum de 2,15 % ont la possibilité de s"exposer aux marchés actions entre 20% et 80%. Pour EDRAM, ils #peuvent ainsi capter l"essentiel du rebond de marché tout en diminuant le risque actions au moyen de couvertures en cas de baisse#.L"exposition des fonds Tricolore Rendement Flexible et Europe Rendement Flexible aux marchés actions est pilotée, au moyen d’instruments à terme (futures et options), par l"équipe allocation globale (10 personnes), spécialiste de l"allocation tactique.
Le 19 janvier, S&P avait retiré son triple A à l’Espagne, mais pour l’instant ni Moody’s ni Fitch ne lui ont emboîté le pas, note Cinco Días. Moody’s indique que cela ne doit pas être compris comme un avertissement ou une mise sous surveillance avec implication négative, mais considère que l’Espagne est mal armée pour affronter la crise à cause de son manque de compétitivité. Le pays figure en 18ème et dernière position des pays classés par leur capacité à supporter l’ajustement économique, pour la compétitivité et la capacité d’innovation. Il est 13ème pour le profil démographique, 12ème pour la diversification économique. En attendant, le spread des bonos par rapport aux bunds est passé de 15,6 à 100 points de base tandis que celui de la dette souveraine irlandaise bondissait à 200 pb contre 22.
Après avoir levé 24 millions de dollars depuis le lancement le 19 janvier, Deutsche Bank Fund Solutions commercialise désormais au Luxembourg et à Singapour son nouveau DB Platinum CROCI Asia Pacific Fund destiné aux institutionnels. Ce produit est disponible dans d’autres pays européens et asiatiques sous forme de placement privé.Le fonds réplique l’indice Deutsche Bank CROCI Asia Pacific (CROCI est l’abréviation de Cash Return on Capital Invested) qui vise à identifier les actions dont les valorisations sont les plus intéressantes dans la région Asie-Pacifique hors Japon. Le portefeuille se compose de 30 lignes sur un univers de 150 valeurs avec les plus forts flottants. La Deutsche Bank précise que la commission de gestion pour la part institutionnelle se situe à 0,75 % et que le fonds, conforme à la directive OPCVM III, offre une liquidité journalière.
Selon des estimations préliminaires sur la base de 58 % des encours de l'échantillon, l’indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds aurait affiché pour janvier une performance de 0,80 %. Les deux stratégies enregistrant les meilleurs résultats sont celles de l’arbitrage de convertibles (+ 7,43 %) et du global macro (+ 2,54 %) tandis que les plus fortes pertes ont été accusées par les fonds multi-stratégies (-1,59 %) et les long/short equity (-1,17 %).
Près de 700 dirigeants de Merrill Lynch ont obtenu des bonus en cash de plus de 1 million de dollars chacun au titre de 2008, rapporte le Financial Times. Andrew Cuomo, le procureur général de New York, a qualifié la décision de la banque de verser près de 4 milliards de dollars à ses salariés d’"accès surprenant d’irresponsabilité». Une enquête a été ouverte sur les versements effectués par Merrill Lynch.
The entity born of the merger of Crédit Agricole Asset Management and Société Générale Asset Management will undertake ?a substantial rationalisation and revision of its existing ranges of funds, which include a large number of French-registered OPCVM funds, two Luxembourg Sicavs with multiple sub-funds (SGAM Funsd and CAAM Funds), and local funds in other jurisdictions, particularly in Asia and the United States,? says Ftich Ratings, which has analysed plans for a merger between the two firms in a study.The rationalisations will bring savings in most asset classes, particularly money markets, fixed income, and equities, the agency notes.The reorganisation of the product range will be among the five most significant challenges which the structure born of the merger between CAAM and SGAM will need to confront. The other challenges, says Fitch, will be strengthening alpha management processes and offerings in asset allocation and long-term investment, setting up a robust corporate governance, strengthening market risk management, and the integration of the two IT and operational platforms.
In 2008, wealth management at Credit Suisse posted pre-tax profits of CHF2.44bn, 37% less than the previous year, with a 9% increase in operating expenses, reflecting net provisions of CHF407m for auction rate securities (ARS). Wealth management was strengthened with the recruitment of 340 new client relationship managers.In asset management, the group has posted pre-tax losses of CHF1.13bn, compared with net profits of CHF197m. Losses of CHF670m in Q4 (compared with CHF302m) reflect unrealised losses in private equity and other investments of CHF599m, compared with profits of CHF305m in Q4 2007, and losses of CHF164m related to buybacks of shares in Credit Suisse money market funds, compared with CHF774m for the corresponding period of 2007.Credit Suisse also reports that wealth management has posted net redemptions of CHF42.2bn in 2008, of which CHF13.8bn were in Q4. Asset management, however, suffered net outflows of CHF21.1bn in Q4. At the end of December, assets under management at the group from ongoing activities totalled CHF1.1061trn (-24.4%).
The alternative management firm Swiss Alpha (EUR100m in assets) has recruited Werner Schuenemann as head of marketing and sales. Schuenemann previously served in the same role at Pamplona Capital, and in his new position replaces Dominic von Eynern, who has left the firm to become a partner at Contrarian Asset Management, Das Investment reports.
The ?vice? sector has always been a place of refuge and has historically promised good returns in periods of economic crisis. In the six recessions on record since 1970, shares in companies active in alcohol, tobacco and gambling have posted average returns of 11% compared with losses of 1.5% for the S&P 500. The current recession seems to be different, the Wall Street Journal notes. The vice sectors are suffering, while socially responsible investment (SRI) are performing relatively well. The Vice Fund from USA Mutual has lost 42% in the past twelve months, compared with -45% for the S&P 500.
If Bernard Madoff had been Italian, he would be a free man today, Il Sole - 24 Ore says. ?The authorities would not have been able to arrest him before the fraud had been discovered. For crimes of undue appropriation and fraud in Italy, judges cannot take preventative measures, since the maximal sentence is three years, and the law has no provision for preventative arrests for crimes that carry three-year prison sentences,? the Italian economic newspaper explains.
Thirteen major private equity firms have signed the United Nations Principles for Responsible Investment (PRI), the Financial Times reports, in what the newspaper calls an effort on the part of these firms to restore their reputation. The firms are Apax Partners, Apollo, Bain Capital, Hellman & Friedman, KKR, Blackstone, Carlyle, Permira, Madison Dearborn, Providence Equity Partners, THL Partners, Silver Lake and TPG, all members of the Private Equity Council.
On 1st March, DWS will launch the DWS Renta Trimestral 2013 fund in Spain. The fund will invest in an equally weighted manner in Euro-denominated investment-grade bonds from 25 companies, and will mature in December 2013, Funds People reports. Subscriptions will be open until 27 February, and DWS has set a performance objective of 5%, with a quarterly dividend payment of 5%.
Royal Bank of Scotland has announced that it will cut 2,300 jobs, which represents about 2% of British staff at RBS (who total 106,000), the Financial Times reports.
According to the ratings agency Moody’s, default rates on high-yield bonds and junk bonds is in danger of increasing from 4.8% at the end of January to 16.4% in November. The rate stood at 4.1% at the end of 2008 and 1.1% at the end of 2007, Cinco Días reports.This translates to 300 defaults this year, compared with 104 in 2008 and only 18 in 2007.The most critical period will be in November. After that, defaults rates may fall back to 15.5% in January 2010. In fourth quarter 2009, default rates will total 19.6% in Europe, and 16.4% in the United States, while the most vulnerable sector will be consumer goods in Europe, where the default rate may rise as high as 35%, says Kenneth Emery, director of research for payment defaults.
Last year overall, open-ended securities funds saw net redemptions of EUR28.41bn. But a new phenomenon was also observed on the market, as ETFs came into their own. The three major actors in this asset class alone took in EUR20.2bn in subscriptions. db x-trackers (Deutsche Bank) took on EUR13.42bn, while BGI registered net subscriptions of EUR4.79bn, and ETFlab (Deka) posted net inflows of EUR2.53bn. In addition, EUR2.1bn went to Comstage, the new affiliate of Commerzbank dedicated to ETFs.In equities funds, which saw net redemptions overall of EUR2.27bn in 2008, only DWS/DB and BGI posted net subscriptions, for EUR3.15bn and EUR2.63bn, respectively, while Deka (savings banks), Union Investment (co-operative banks), Allianz Global Investors (AGI) and Cominvest (Commerzbank) saw net redemptions of EUR2.14bn, EUR2.25bn, EUR470m and EUR420m. For all open-ended securities funds, the heaviest net outflows were at AGI (EUR9.9bn), DWS/DB (EUR7.57bn), and Pioneer (EUR5.91bn). Deka and Union have seen net redemptions of EUR4.79bn and EUR4.3bn, respectively. These five management firms between them have cumulative net outflows of nearly EUR32.5bn, or EUR4bn more than the sector as a whole.
The German government commission charged with submitting proposals for reforms to the global financial system has recommended, ahead of a meeting of the G20 in London on 2 April, that hedge funds should be regulated more strictly, and should be required to provide information about their structure and balance sheet, the Frankfurter Allgemeine Zeitung reports. In addition, the surveillance authorities should monitor risks which banks that work with these funds are assuming.
In 2008, assets in German investment funds fell by EUR205.2bn, or 14.4%, but open-ended securities funds plunged 24.1%, or EUR156.1bn. At the end of the year, according to statistics from the German BVI association of management firms, assets totalled EUR1.21748trn, compared with EUR1.42268trn one year previously. This is not down to market effects: in total, institutional funds brought in a net inflow of EUR19.93bn last year, compared with EUR28.2bn in 2007, and EUR48.38bn in 2006, while open-ended securities funds saw net outflows of EUR28.4bn, compared with net subscriptions of EUR24.1bn in 2007, EUR25.1bn in 2006, and EUR50.8bn in 2005.For open-ended funds, bonds and money markets saw respective net redemptions of EUR17.8bn and EUR26.5bn, while net outflows from equities and hedge funds totalled EUR2.3bn and EUR0.5bn. However, guaranteed funds and funds of funds registered net subscriptions of EUR6.1bn and EUR9.3bn (Real estate funds brought in EUR0.6bn).
Funds People relays reports in Cotizalia that Bestinver, the management firm of the Acciona group, will officially open its Shanghai office, which has been in operation since December 2008. The new office will be directed by the Taiwanese Herman Chan.
The management firm Lacuna, based in Regensburg, has opened the Global MedTech sub-fund of its Luxembourg Sicav for sales to German retail investors. The fund, like the APO BioTech and the Asia Pacific, is advised by the Swiss firm Adamant Biomedical Investments, a management firm based in Basel, specialised exclusively in health, whose largest shareholder has been the cantonal bank of Zurich since July 2006.The portfolio of the fund, launched on 15 September 2008, includes 50 positions; these include shares in companies specialised in medical equipment such as dialysis machines, analytical equipment, dental equipment, and artificial respirators, the Financial Times Deutschland reports.Front-end fees and management commission are 5% and 1.75%, respectively, in addition to which there is a commission of 15% on performance exceeding 1% per quarter.
Direct Assurance, filiale du groupe AXA spécialisée dans l"assurance en direct, élargit son offre à l"assurance vie. Elle vient de lancer Direct Assurance Vie, un contrat d"assurance vie individuel, multisupports et multigestionnaires. Le souscripteur expérimenté peut choisir et gérer son contrat lui-même sur Internet. Il a accès à 31 fonds gérés par 9 sociétés de gestion. Pour les investisseurs moins avertis, il existe deux formules : la formule 100% sécurité pour épargner exclusivement sur le support en euros, ou la formule «Sécurité et Performance», qui permet d’investir très majoritairement sur le support en euros mais aussi sur fonds diversifié actions Direct Intégral. Le minimum de souscription s'élève à 250 euros. Les frais de gestion sont de 0,60 % sur le support en euros et de 0,75 % sur les unités de compte.
DWS va lancer en Espagne le 1er mars le fonds DWS Renta Trimestral 2013 qui sera investi de manière équipondérée dans les obligations en euros de 25 sociétés #investment grade# et aura une échéance à décembre 2013, selon Funds People. Les souscriptions seront reçues jusqu’au 27 février et DWS s’est fixé comme objectif de performance 5 % et le versement d’une rente trimestrielle de 5 %.
Selon Les Echos, Credit Suisse se classe premier du palmarès annuel de StarMine sur la qualité des recommandations des bureaux d’analyse sur les valeurs du CAC 40. L'établissement devance Bank of America-Merrill Lynch et Landesbank Baden-Württemberg. UBS s’illustre pour ses prévisions de résultats, alors que SG Securities et HSBC sont en tête du classement des valeurs moyennes.
Les secteurs du «vice» ont toujours fait figure de refuge et promettaient historiquement un bon rendement en période de crise économique. Au cours des six récessions enregistrées depuis 1970, les valeurs de sociétés actives dans l’alcool, le tabac et les casinos ont enregistré une performance moyenne de 11 %, contre une perte de 1,5 % pour le S&P 500. La récession actuelle semble différente, note le Wall Street Journal. Les secteurs du vice souffrent, alors que les fonds investissement socialement responsables (ISR) s’en sortent relativement bien. Le Vice Fund d’USA Mutual a ainsi cédé 42 % au cours des douze derniers mois, contre ?45 % pour le S&P 500.
Selon l"agence Moody"s, le taux de défaut sur les obligations à haut rendement du type junk bonds risque de passer de 4,8 % fin janvier à 16,4 % en novembre alors qu"il était de 4,1 % fin 2008 et de 1,1 % fin 2007, rapporte Cinco Días. Cela correspondrait à 300 défauts cette année contre 104 en 2008 et seulement 18 en 2007.La période la plus critique sera novembre. Ensuite, le taux de défaut pourrait revenir à 15,5 % pour janvier 2010. Au dernier trimestre 2009, le taux de défaut atteindrait 19,6 % en Europe et 16,4 % aux Etats-Unis, le secteur le plus vulnérable étant celui des biens de consommation en Europe, où le taux de défaut risque d"atteindre les 35 %, précise Kenneth Emery, directeur de la recherche sur les défauts de paiement.
Selon l’Agefi, avec Ferretti, un constructeur de bateau italien, le secteur des LBO européens va connaître sa troisième enchère sur la dette d’un émetteur en difficulté en quelques jours. " Dette élevée, récession, fermeture des marchés aux émetteurs notés en catégorie spéculative: tout concourt à fragiliser les sociétés reprises avec effet de levier», observe notamment le quotidien numérique.
C’est aujourd’hui à Bruxelles que se joue le destin de la banque belge, souligne La Tribune, toute la question étant de savoir si les actionnaires minoritaires , dont une part (environ 15 %) conteste le schéma proposé, voteront en faveur de la reprise par la banque française.En cas de vote négatif, un nouveau scénario dans le cadre duquel , Fortis Holding, pourrait reprendre les 25 % de l'état belge dans Fortis Banque, serait envisagé, assure le quotidien économique et financier.
Siemens Financial Services a annoncé le lancement du fonds de fonds Siemens Global Innovation Partners I qui pourra investir aussi bien en fonds que directement dans de jeunes pousses. Le fonds géré par Siemens Venture Capital a déjà levé la moitié des 200 millions d"euros prévus tant auprès du fonds de pension de Siemens que de deux assureurs européens de renom, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les deux tiers du fonds doivent aller au capital-risque aux Etats-Unis, notamment dans des growth capital funds, le restant se répartissant entre l"Europe, Israël et l"Asie.
Actuellement, la conjoncture ne milite pas précisément pour une prise de risque inconsidérée. Mais l’assainissement des bilans des entreprises induit par le contexte économique et le rationnement du crédit est un phénomène positif pour les créanciers que sont les porteurs d’obligations, alors qu’il est défavorable aux actionnaires, note Axel Botte, stratégiste d’Axa IM. Dans un contexte de taux d’intérêt faibles (la fameuse ZIRP ou zero interest rate policy), le crédit offre une rémunération attrayante, notamment pour l’investment grade, et Axel Botte recommande de privilégier les titres vifs par rapport aux synthétiques. D’une manière générale, Axa IM sous-pondère actuellement les actions et surpondère le cash tout en étant neutre sur l’obligataire.Cet environnement de «récession globale synchronisée» incite le gestionnaire à s’efforcer de capturer, tant qu’il est encore temps, les rendements élevés qu’offrent les obligations de qualité, qui présentent de surcroît ce paradoxe d'être plus rémunératrices à long qu'à moyen terme. Le crédit est en effet une classe d’actifs qui offre pour l’instant des rendements similaires à ceux des actions (7 % pour l’investment grade, 20 % pour le high yield), avec des spreads (différentiels de rendement) inégalés depuis 1929, mais beaucoup moins de volatilité. Axa IM privilégie clairement dans ce contexte les titres investment grade par rapport aux émissions à haut rendement, précise Philippe Berthelot, responsable de la gestion monétaire et crédit Europe continentale, soulignant que sa maison est clairement défensive à court terme. Cela se traduit par une méfiance envers les titres subordonnés des financières non datés ainsi que par une sous-pondération des cycliques. En revanche, les titres non-cycliques (tabac, alcools, agroalimentaire, télécommunications) figurent en bonne place dans les portefeuilles. Le crédit en vitrine La période est si favorable au crédit qu’Axa IM place actuellement en tête de gondole deux fonds luxembourgeois d’obligations d’entreprises, l’Axa WF Euro Credit Investment Grade (lancé en août dernier), qui pèse 27 millions d’euros et devrait très rapidement monter à 70 millions, et le Axa WF Euro Credit Plus (qui ajoute une portion de high yield à l’investment grade) dont l’encours se situe à 90 millions d’euros contre 40 millions en novembre ; ce fonds a été créé début septembre 2005. L’objectif de ces deux produits est de battre respectivement les indices Merrill Lynch EMU Corporate 1-7 et 1-10, avec des écarts de suivi de 1,5 % et 2 %. Les rendements escomptés seraient de l’ordre de 6-7 % pour cette année, avec l’espoir d’un résultat bien supérieur. Dans ce même ordre d’idées, Axa IM prépare le lancement en avril d’un «target maturity fund», un fonds à échéance sur le marché retail britannique. Cette formule est idéale dans la mesure où il s’agit de produits fermés sur lesquels les investisseurs ne sont pas tentés de faire des allers et retours rapides, ce qui a le mérite d'être confortable pour une équipe de gestion.