Expansión rapporte que Mapfre a accusé l’an dernier des moins-values brutes de 763 millions d’euros sur son portefeuille obligataire et en raison de l’effet de change, rapporte Expansión ; la perte sur l’obligataire s’est située à 647 millions d’euros, et à 494,5 millions en net. L’assureur, dont Fitch a abaissé la note de solidité financière à A+ contre AA- vendredi, a enregistré un bénéfice brut de 995 millions d’euros qui a renforcé des fonds propres qui se situaient en fin d’année à près de 5,72 milliards, soit seulement 1,8 % de plus que fin 2007. Mapfre va d’ailleurs procéder à une nouvelle augmentation de capital de 179,7 millions, après celle de 150 millions réalisée en fin d’année dernière.A fin 2008, les placements en actions et en fonds d’investissement représentait presque 1,47 milliard d’euros, soit 4,7 % du portefeuille total, contre 8,4 % un an plus tôt.
A l’issue de la séance du lundi 23 février, le Dow Jones a terminé en repli de - 3,41% à 7.114,78 points, soit son plus bas niveau de clôture depuis mai 1997.
J.P. Morgan Chase & Co a réduit son dividende trimestriel de 87 % à un nickel (5 cents) par action afin de regonfler son matelas de liquidités et de pouvoir rembourser plus vite le prêt de 25 milliards de dollars reçu du gouvernement dans le cadre du programme TARP, rapporte The Wall Street Journal. Cela a d’autant plus surpris que la banque passe pour la plus saine des établissements américains et que le PDG Jamie Dimon a encore affirmé à la mi-janvier que la banque n’avait aucun problème pour servir son dividende trimestriel de 38 cents par action. Il vient d’ailleurs de dire que l’abaissement annoncé ne reflète aucun problème inattendu et qu’en fait la banque demeure bénéficiaire plus ou moins dans les proportions attendues par Wall Street. En revanche, cela permettra à J.P. Morgan Chase d'économiser 5 milliards de dollars par an.
La dixième étude annuelle mondiale sur la gestion de trésorerie, réalisée par J. P. Morgan Asset Management avec l"Association of Corporate Treasurers (ACT) fait ressortir logiquement que les trésoriers d"entreprise se sont focalisés sur la crise du crédit et ont manifesté une forte aversion au risque. Le risque de change a été cité par 43 % des participants comme la préoccupation principale pour l"année à venir. D’autre part, pour la première fois depuis le lancement de cette étude annuelle, la majorité des participants ont indiqué augmenter ou maintenir le nombre de leurs relations bancaires, ce qui s’explique sans doute par les «retentissantes faillites d"établissements financiers», qui ont amené les trésoriers à accroître leur réseau afin de diversifier le risque, indique JPMAM. En outre, le nombre de trésoriers pouvant investir dans des titres non «investment grade» est revenu à un niveau proche de zéro.Malgré cette forte aversion au risque, les participants à l"étude continuent de rechercher des rendements élevés, et sont près à accepter un risque de duration supplémentaire pour l"obtenir. «Avec la crise du crédit et ses impacts, les trésoriers d"entreprise estiment que la principale tendance sur les 5 prochaines années sera l"augmentation de l"externalisation», conclut JPMAM.
Selon l’Agefi, citant Morgan Stanley, les pertes des fonds souverains s'étagent entre - 18 et - 25% avec un record pour Temasek (- 31% entre mars et septembre). Du coup, ces véhicules se montrent prudents dans leur allocation actions, relève le quotidien numérique.
Selon l’Agefi, le gouvernement britannique a autorisé Bradford & Bingley à différer le paiement des intérêts sur ses dettes subordonnées qui représentent 850 millions de livres sterling (969 millions d’euros), semant le trouble chez les porteurs de ces dettes lower tier two (LT2). # les porteurs craignent de nouvelles initiatives de la part des gouvernements visant à remettre en question les droits des porteurs obligataires, alors même que des nationalisations de grandes banques sont évoquées#, contextualise notamment le quotidien numérique.
Le capital-investisseur 3i Group a décidé d’absorber sa filiale cotée 3i Quoted Private Equity (3i QPE), indique le Handelsblatt. Cela permet à la maison mère de récupérer 240 millions de livres de liquidités.
Selon La Tribune, les banquiers centraux des pays d’Europe centrale et orientale ont récemment dénoncé à voix haute la chute de leur monnaie. Sous l’effet de cette action verbale, qui vient conforter un mouvement de réappréciation de ces devises, la couronne tchèque, le forint hongrois et le zloty polonais ont rebondi hier de 1 %.
Selon une étude de Lipper, les recettes de commissions et autres frais des gestionnaires européens ont triplé entre 2001 et 2007, à 18 milliards d’euros, mais elles sont tombées à 15 milliards en 2008 et risquent de baisser à 11 milliards cette année, rapporte Expansion. L'étude montre aussi que la commission de gestion facturée aux particuliers pour un fonds d’actions européennes est passé de 1,3 % en 1994 à 1,6 % en 2008 tandis que celle payée par les investisseurs institutionnels est revenue de 1,5 % en 1995 à un peu moins de 1 % à la fin de l’an dernier. Lipper prévoit aussi que les fusions de fonds provoquées par la crise se traduira par une baisse des commissions comprise entre 5 et 15 points de base.
La crise ? Pour Philippe Baillot, directeur de la banque privée de la Bred, la bonne stratégie du moment, c’est de se constituer des liquidités, et d’attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.Agefi/Newsmanagers.com : Quel est le poids du département banque privée de la Bred ? Philippe Baillot : Notre département gère 3 milliards d"actifs pour le compte de 5.000 familles dont la mise de départ initiale est supérieure à 300.000 euros. - Vos rémunérations ont-elles baissé avec la crise de 2008 ?PB : Nous exerçons quatre métiers : le «coaching», consistant à mettre à jour les besoins de nos clients, dans une forme de maïeutique patrimoniale ; une assistance juridique et fiscale. Ces deux premiers services ne sont pas facturés par la BRED Banque Populaire. La crise actuelle est donc sans conséquence !En revanche, nous percevons des frais pour les services bancaires (cartes, crédits, ?) et, là encore, rien ne change. Enfin, notre quatrième métier est l"allocation et la gestion des actifs.Pour cette activité, nous percevons environ 1 % de commissions. Naturellement, la crise actuelle induit une contraction des actifs mobiliers, doublée d"arbitrages vers des actifs moins rémunérateurs (SICAV monétaires, ?). Pour la banque privée, la crise se traduit donc (temporairement !) par des effets de volume et de marge négatifs. - Pratiquez-vous toujours l"architecture ouverte ? PB : Plus que jamais. Nous ne saurions prétendre exceller sur tous les marchés et modes de gestion. Au demeurant, si nous ne proposions pas, nous-mêmes, des OPCVM de nos concurrents, nos clients pleinement informés iraient souscrire directement.Leur «infidélité» serait encore plus dommageable. Naturellement, la majorité de nos clients détiennent des OPCVM fabriqués par le Groupe, l"idée étant de ne faire appel à l"extérieur que lorsque nous ne disposons pas des meilleures compétences. - Est-ce que la crise de 2008 va changer quelque chose à votre gestion d"actifs ?PB : La crise a provoqué un profond bouleversement. Nos clients sont exceptionnellement dans l"expectative. En premier lieu, nous devons leur apporter du sens et de la transparence. Surtout, nous devons multiplier les contacts proactifs pour les rasséréner. Les clients sont devenus prudents, très prudents.A l"automne dernier, lors de la chute de Lehman Brothers, un sentiment de panique a pu apparaître. Certains nous ont demandé de sortir un à plusieurs millions d"euros en liquide.Dans le même temps, toujours dans une approche exacerbée de diversification des risques, les ventes d"or physique se sont envolées et des lingots sont partis se ranger dans nos coffres.Depuis, cette inquiétude est (pour l"essentiel) retombée mais les «familles» restent prudentes. Elles placent l"essentiel de leurs liquidités en fonds en euros dans le cadre de l"assurance vie, et également, en SICAV monétaires sans risques, en livrets bancaires, certificats de dépôt?Je pense aussi que la gestion d"actifs sera bouleversée par un constat simple: sur quinze ans, qui est généralement l"horizon de définition d"un placement à long terme, les actions n"ont pas produit de valeur ajoutée.Le placement actions va souffrir des mouvements, par trop erratiques des marchés transformés en montagnes russes.De plus, la finance comportementale américaine a démontré ce que nous ressentions de manière intuitive : le premier motif d"aversion au risque est la périodicité de l"information.La communication continue au grand public des cours boursiers s"avère donc, à cet égard, particulièrement dommageable. Il faudra donc du temps et beaucoup de pédagogie pour que les actions redeviennent à la mode chez nos clients. - Quel est l"avenir du département banque privée dans un ensemble vraisemblablement élargi des Banques Populaires, votre Groupe, à l"Ecureuil ? PB : En termes de produits financiers tout d"abord, il n"y aura pas de changement puisque l"essentiel de nos OPCVM sont fabriqués par Natixis AM, maison déjà commune aux deux entités.Pour le reste, je pense que la carte que nous devons jouer consiste, dans une Approche Patrimoniale Globale, à proposer à nos clients une allocation globale d"actifs intégrant : d"une part, leurs caractéristiques personnelles (en termes d"horizons de placement, d"aversion au risque, de complémentarité aux autres actifs détenus) ; d"autre part, toutes les classes d"actifs (actions, taux, private equity, immobilier, ?).Avec, surtout, un nombre toujours croissant de contacts. Plus les occasions de rencontres sont nombreuses, plus BRED Banque Privée se portera bien. - Comment voyez-vous les besoins patrimoniaux de vos clients évoluer sur le long terme?PB : Chaque client exprime un besoin spécifique et il est difficile de faire des généralités. Nous devons industrialiser le «sur mesure».Ce que j"observe, c"est que depuis les 20 dernières années, le ratio travail/capital a favorisé le capital.Rien ne prouve que ce paradigme ne change pas et c"est en fonction de cette problématique qu"il faut se placer. De même, nos clients prenant conscience que les actions n"offrent pas toujours de la valeur ajoutée sur le long terme, il faudra leur proposer des alternatives dont l"immobilier peut aussi faire partie. - Sur quel type de placement l"épargne a-t-elle tendance à se canaliser actuellement ? PB : La mode est aux obligations corporate, mais personne ne se soucie du sous-jacent, du risque, du taux de défaillance des entreprises. Gare, certaines modes peuvent être dangereuses.La bonne idée, à l"heure actuelle ? même si, clairement, les actions sont à des prix «soldés» mais sans que je puisse exclure une «seconde remise» ?, c"est de se constituer des liquidités, et d"attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.
Selon La Tribune, les mid caps, après avoir mangé leur pain noir en 2007, résistent mieux depuis le début de l’année que les grandes valeurs du du CAC 40 avec un recul du CAC Mid & Small 190 limité à - 6 % depuis le début de l’année, contre - 14 %. pour l’indice vedette du palais Brongniart."Les investisseurs en valeurs moyennes ne sont plus prêts à brader leurs actifs à n’importe quel prix, ce qui réduit la pression baissière. (?)», explique notamment Pascal Mathieu, directeur général de Gilbert Dupont, dans les colonnes du quotidien financier.
Selon une récapitulation effectuée par bfinance UK, les 133 fonds de pension britanniques à prestations définies ont accusé une perte moyenne de 16,5 % en 2008, d’après State Street WM All fund Universe, tandis que leurs homologues canadiens perdaient 15,9 % selon RBC Dexia Universe. Les quelque 1.200 fonds de pension américains suivis par le Trust Universe Comparison Service de Wilshire Analytics ont accusé une perte moyenne de 22,1 % tandis que, d’après Rubicon, leurs homologues irlandais plongeaient de 34,8 %. Quant aux fonds de pension japonais, ils ont perdu 20,1 %.
Selon l’Agefi, le marché marche sur la tête et #la prime payée pour s’assurer contre la défaillance d’un Etat peut (?) coûter plus cher que celle nécessaire pour se protéger contre la faillite d’un émetteur corporate#.La forte hausse des principaux CDS souverains résultant des craintes liées à l’augmentation des déficits publics a en effet fait monter la perception du risque de crédit sur les Etats, explique notamment l’Agefi. D’où l’amenuisement de la différence entre le prix du crédit et le risque souverain en Europe.
Standard & Poor’s (S&P) annonce avoir abaissé la note de contrepartie de crédit long terme du capital investisseur 3i Group PLC, de «A-" à «BBB+". L’abaissement est justifié par des perspectives bénéficiaires incertaines et un profil financier «qui n’est pas suffisamment solide pour une société notée en catégorie A», constate l’agence de notation.
Selon Hedge Fund Research (HFR), les hedge funds investissant dans les pays émergents ont accusé l’an dernier leur plus mauvais résultat depuis le début de la série statistique, avec une perte de presque 37 %, rapporte Hedge Week. Quant à l’encours, il a chuté de 43 % sur fin 2007, à 67 milliards de dollars, notamment à cause de remboursements nets de 6,7 milliards durant le dernier trimestre. Toutefois, HFR précise que sur la période 1990-2008, les hedge funds spécialistes des marchés émergents ont affiché une performance annuelle de 13 % avec une volatilité similaire à celle de l’indice S&P 500 qui n’a pour sa part gagné que 7,3 % par an sur la même période.
Selon le bulletin statistique mensuel de la Banque nationale suisse (BNS) pour février, les dépôts de titulaires étrangers de comptes auprès des banques suisses ont diminué l’an dernier de 29 % à 2,19 billions de francs suisses, ceux des particuliers se contractant d’environ un tiers à 671 milliards de francs.
Selon la site Boursorama, reprenant une dépêche de l’AP, la banque centrale helvétique a indiqué l’argent déposé dans les banques suisses a diminué de plus d’un quart l’an en 2008, notamment parce que les investisseurs, inquiets à propos des enquêtes afférentes aux places off shore, ont procédé au retrait de #grosses sommes#.
#L'économie américaine devrait atteindre son point bas à l’automne 2009#, estime Robert Wescott, président de Keybridge Research, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence organisée par Pioneer. La Bourse étant censée anticiper cela de six mois, elle devrait repartir au printemps. Pour ce conseiller économique de l’ancien président Bill Clinton et partisan de Barack Obama, en effet, les mesures de soutien à l'économie sont trop importantes pour que l'économie y reste insensible. Il cite les stimulus monétaires et fiscaux, auxquels s’ajoute le coup de pouce de la baisse du prix du pétrole.Pour lui, l’enjeu du #package Obama#, de près de 800 milliards de dollars, est surtout de restaurer la confiance des Américains. #44 % des Américains pensent qu’ils pourraient perdre leur emploi. En conséquence, ils réduisent leur consommation et agissent comme s’ils avaient déjà perdu cet emploi, alors qu’il y a des chances pour qu’ils le gardent. L’objectif de ces mesures de soutien est justement de redonner confiance à ces 44 %#, estime Robert Wescott.Parmi les secteurs qu’il conseille en Bourse figurent les cycliques qui ont été totalement massacrées ces derniers temps, comme la construction immobilière.Il affirme aussi que le thème environnemental sera primordial dans l'économie des prochaines années, notamment dans les transports, avec une #électrification# du secteur.
Norbert Walter, chef économiste de la Deutsche Bank, a révisé ses prévisions pour 2008. Au lieu d’une baisse du PIB allemand de 4 %, il escompte désormais un plongeon de 5 %, voire davantage si une reprise ne se manifestait pas à partir de cet été, rapporte Die Welt. Pour Norbert Walter, il faut pour sortir de la crise un programme de relance coordonné à l'échelon mondial, sous la direction du président américain Obama, pour générer une augmentation des dépenses publiques et privées.
Le gestionnaire espagnol de fonds alternatifs Valorica (Valorica Global, Valorica Macro et Valorica Alfa) se prépare à faire son entrée dans le monde de la gestion traditionnelle et va enregistrer ses produits en Irlande, rapporte Funds People. D’autre part, il a recruté Carlos Oses, qui a quitté BNY Mellon Asset Management depuis quelques mois et qui sera le nouveau responsable des relations avec la clientèle. Apparemment, il remplace à ce poste Andrés Lantero Moreno.
Selon le Financial Times, Lord Skidelsky, historien et biographe de John Maynard Keynes, prévoit de quitter le conseil d’administration de Greater Europe, un hedge fund géré par la société allemande Wermuth Assset Management et qui a perdu plus de 90 % l’an dernier après avoir investi dans des actifs russes. Une autre personnalité compte aussi partir : Garret FitzGerald.
La branche de capital risque de Lehman Brothers Holdings va devenir une société indépendante, rapporte le Wall Street Journal. L’entité va abandonner le nom de Lehman Brothers Venture Partners pour celui de Tenaya Capital. Elle aura 750 millions de dollars sous gestion.
Les grandes maisons de hedge funds développent de manière agressive leurs gammes Ucits, une structure censée offrir une protection élevée aux investisseurs, constate le Financial Times Fund Management du 23 février. Brevan Howard, qui gère 25 milliards de dollars, devait lancer lundi son premier fonds Ucits III. GLG Partners et Odey Asset Management ont de leur côté attiré des souscriptions dans leurs gammes Ucits au quatrième trimestre.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Milan Patel, spécialiste du droit fiscal chez Withers Worldwide LLP à Genève et qui a travaillé pour le fisc américain (l"IRS ou Internal Revenu Service) de 2001 à 2004, déclare que « dans le passé, des décisions de justice ont tantôt donné raison à l"IRS et tantôt aux banques soupçonnées. UBS ayant reconnu que certains de ses employés ont effectivement facilité la fraude fiscale effectuée par des clients américains, cela n"augure rien de bon quant au verdict à attendre ». De son point vue, « il est certain que le fisc fera tout son possible pour convaincre le tribunal qu"UBS doit fournir les informations demandées. Surtout que l"IRS ne peut trouver les noms des 52.000 titulaires de comptes qu"à travers UBS, qui elle seule connaît ces noms ». Dans ce contexte, estime Milan Patel, la banque doit « se défendre avec toute son énergie! Et coopérer. L"IRS a d"ailleurs souligné sa coopération et sa volonté de reconnaître sa responsabilité dans ses actions et ses omissions. Le document interne d"UBS datant de 2004 sur lequel s"appuie l"IRS pour réclamer les noms de 52.000 titulaires de comptes a d"ailleurs peut-être été fourni par la banque dans le cadre de sa coopération, on ne sait pas ».
Le gouvernement de Singapour a adopté un nouveau régime de fiscalité allégée qui s’appliquera du 1er avril 2009 au 31 mars 2014 aux gestionnaires de fortune, aux hedge funds et aux fonds de private equity gérant plus de 50 millions de dollars locaux (25 millions d’euros), rapporte Wealth Bulletin. De plus, les limitations des souscriptions par les citoyens de Singapour à des fonds gérés dans la ville-Etat seront levées. En plus des exemptions fiscales pour les fonds d’investissement, Singapour pratique un taux d’imposition préférentiel de 10 % pour les gestionnaires de fonds agréés, taux qui est même limité à 5 % pour les produits conformes à la charia.
Selon Le Temps, les banques privées suisses ont perdu 17% en Bourse en moyenne, tirant l"ensemble du marché suisse à la baisse. C"est la décote d"un modèle suisse attaqué, depuis que le groupe UBS a livré 250 noms au fisc américain. La valeur de la place financière et de ses acteurs, qui gèrent 1.100 milliards de francs d"avoirs privés étrangers, dépend en large part de la distinction entre fraude et évasion fiscales, la dernière étant protégée par le secret professionnel du banquier. Les concessions faites aux Etats-Unis par UBS éveillent le doute quant à l"avenir de cette distinction.
Selon le Wall Street Journal, l’Alternative Investment Management Association (Aima) va proposer mardi des mesures visant à obliger les sociétés de gestion de hedge funds à s’ouvrir. Les dispositions incluent notamment l’enregistrement auprès des régulateurs et des contacts réguliers avec les autorités. Ces mesures interviennent alors que la tendance est à un renforcement de la régulation des hedge funds.
#Le modèle du hedge fund devrait demeurer très puissant#, a déclaré hier le président du Hedge Funds Standards Board, Antonio Borges. A l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés financiers, Antonio Borges a rappelé que les hedge funds, souvent considérés comme le #maillon faible# du système financier avant l'éclatement de la crise, ont prouvé depuis leur résistance. #Les hedge funds sont des organisations très prudentes. On oublie trop souvent que leur effet de levier est de 1,5 ?jusqu'à 2 il y a deux ans- alors que les banques se sont permis des leviers de 30, 40, voire plus#, a souligné Antonio Borges. #Les investisseurs qui prennent des risques doivent être encouragés, c’est fondamental pour la prospérité économique#, a-t-il insisté en rappelant que les hedge funds sont régulés en Europe. Il a toutefois admis qu’il était peut-être possible d’aller plus loin en mettant en place une charte internationale de dispositions basées sur des principes. #Il me semble que les propositions de Madame Lagarde vont dans ce sens#, a-t-il indiqué.
Le ministère des Affaires sociales a décidé d’octroyer cinq ans au lieu de trois pour se mettre en règle aux fonds de pension dont le taux de couverture est inférieur à 105 %, rapporte Global Pensions. Cette mesure a été prise pour éviter que les fonds concernés n’adoptent des solutions douloureuses comme une réduction des prestations. Selon les statistiques de la Banque centrale (DNB), environ la moitié des quelque 650 fonds de pension du pays sont sous-financés.
Dans un point de vue publié par L"Agefi suisse, Philippe Braillard, professeur à la Faculté des sciences économiques et sociales et à l"Institut européen de l"Université de Genève, et Henri Schwamm, Professeur honoraire de l"Université de Genève, estiment que la Suisse ne peut céder du terrain sur le secret bancaire sans contrepartie. #Si la Suisse devait un jour se résoudre à faire des concessions pour ce qui est de sa pratique du secret bancaire, elle ne saurait s"engager dans cette voie sans contrepartie et sans exiger une réciprocité totale de la part de toutes les autres places financières importantes dans le monde, à commencer par les Etats-Unis avec leurs innombrables sociétés offshore du Delaware ou le Royaume-Uni avec ses trusts. Si elle veut ainsi avoir une chance de parvenir à défendre ses intérêts légitimes face à ses concurrents, la Suisse doit abandonner sans plus attendre son attitude défensive et attentiste (qui confine à une politique de #réduit#) pour adopter une stratégie proactive. Elle doit prendre l"initiative de négociations conduisant à des décisions acceptées par tous et se traduisant par l"adoption de règles d"effet équivalent par tous et permettant de respecter les principes d"une saine concurrence entre places financières#, écrivent les deux universitaires.