Bank of New York Mellon indique avoir mis au point en interne un service breveté de netting, Derivatives Collateral Net, qui permet aux opérateurs sur dérivés de limiter leurs engagements bruts envers les autres participants du système à leur montant net, ce qui permet de réduire le collatéral nécessaire tout en réduisant le risque et le coût des transactions sur dérivés. Selon Art Certosimo, executive vice-president et head of broker-dealer services de BNY Mellon, ce service correspond à la concrétisation de la #vision stratégique# de l’International Swaps and Derivative Association (ISDA) en matière de diminution des risques opérationnels liés aux processus de marges entre contreparties.
Depuis décembre 2007, Atlas Capital n’avait plus lancé aucun produit. Mais la société de gestion vient de déclarer à la CNMV, le 20 février, l'émission du fonds obligataire de droit espagnol Atlas Capital Renta Fija, qui investira surtout en obligations d’entreprises et dont l’exposition maximale au risque doit être inférieure à 5 %. Le portefeuille sera placé en titres d'émetteurs de la zone euro notés au moins BBB- et la duration moyenne pourra évoluer entre 2 et 7 ans. L’indice de référence du Renta Fija est le Citigroup Eurobig 3-5 years. Atlas Capital facturera une commission de gestion de 0,9 %.
Au titre de 2008, Royal Bank of Scotland (RBS) a déclaré jeudi une perte nette part du groupe de 24,05 milliards de livres contre un bénéfice net de 6,82 milliards pour l’année précédente. Ce montant s’entend après pratiquement 16,2 milliards de livres d’amortissements de survaleurs et sur d’autres actifs immatériels. Avant impôt et ces amortissements de survaleurs, la perte ressort à 8,13 milliards de livres contre un bénéfice de 8,96 milliards. Quant au coefficient d’exploitation, avant exceptionnels, il se détériore à 59,2 % contre 49,5 %. Hors éléments exceptionnels, le PNB a diminué pour sa part à 26,87 milliards contre 33,56 milliards.
Deka Immobilien a annoncé avoir acheté pour un montant non divulgué l’hôtel 4 étoiles nh Hotel Frankfurt City (256 chambres dont 45 de luxe et 8 suites) auprès d’une filiale commune de l’allemand FOM Real Estate et de l’irlandais Quinlan Private. Cet actif situé dans le centre ville de Francfort est affecté au portefeuille du fonds sectoriel WestInvest Target Select Hotel, un produit réservé exclusivement aux investisseurs institutionnels.
Les stratégies d’arbitrage de convertibles, qui avaient enregistré la plus mauvaise performance en 2008 (-31,6 %), ont réalisé en janvier leur plus forte performance mensuelle depuis leur création (+5,72 %), note L’Agefi dans son édition de 7 heures, citant les statistiques de Natixis. «A l’inverse, les CTA (...) avaient constitué la stratégie la plus performante en 2008 (+18,3 %) et se retrouvent en janvier en bas de tableau (-0,56 %)», constate le quotidien électronique.
Harbinger Capital a déclaré à la CNMV que ses hedge funds ont des positions à découvert représentant 0,86 % du capital du BBVA, 0,25 % de celui du Santander et de 1,66 % de celui du Banco Popular, rapporte Cinco Días. En comptant Harbinger, 13 gestionnaires alternatifs contrôlent 7,3 % du capital du Banco Popular sur un flottant (free float) de 55 %.
Le plus grand gestionnaire de fonds de pension au Canada, la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, a déclaré pour 2008 la plus forte perte de son histoire avec 39,8 milliards de dollars canadiens (25 milliards d’euràs), ce qui représente 26 % de son encours de 120,1 milliards de dollars canadiens au 31 décembre, rapporte Cinco Días. L’une des principales erreurs a été l’achat de 30 % des billets de trésorerie (commercial paper) du pays qui ont souffert de l’effondrement de l’immobilier aux Etats-Unis.
Professional Pensions rapporte que Brevan Howard Asset Management (BHAM) vient de lancer le Brevan Howard Absolute Return Bond Plus Fund, un produit obligataire de performance absolue géré de manière active et destiné aux investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension. L’objectif est de générer une performance nette de 350 points de base au-dessus du cash en veillant à une liquidité élevée et en minimisant le risque de crédit. C’est le premier fonds de BHAM conforme à la directive OPCVM III.La société de gestion verse un amorçage de 250 millions de dollars. Le portefeuille, diversifié, comprendra des obligations d’Etat et appliquera des stratégies de taux pour les principaux marché les plus liquides ; l'équipe de gestion pratiquera aussi des stratégies #opportunistes# en matière de taux de change.
La gamme EasyETF commune à Axa Investment Managers et à BNP Paribas Asset Management comporte désormais 56 produits dont 54 cotés sur NextTrack à Paris. En effet, les deux sociétés de gestion et Euronext ont annoncé mercredi le lancement de cinq nouveaux trackers synthétiques, dont un produit double dans la catégorie géographique, l’EasyETF Topix, qui sera coté en euros et en dollars. Les trois autres ETF sont des #double-shorts# (EasyETF CAC 40 Double Short, EasyETF DJ Euro Stoxx 50 Double Short et EasyETF Stoxx 600 Double Short) qui sont censés fournir deux fois la performance inverse de trois grands indices de marché.Les frais de gestion annuels se situent à 0,50 % pour chacun de ces produits, sauf celui répliquant en double-short le Stoxx 600, qui est facturé à 0,60 %. Ces cinq ETF, tous des FCP de droit français, sont gérés par BNPP AM.L’encours total de la gamme EasyETF représentait fin janvier près de 3,15 milliards d’euros.
L’agence Fitch a indiqué mercredi qu’elle place sous surveillance avec implication négative la note de Sal. Oppenheim et de sa filiale BHF-Bank, rapporte le Handelsblatt. Cette mesure est justifiée par l’incertitude persistante sur les marchés financiers mondiaux qui risque de pénaliser les revenus et des actifs importants du groupe.
OFI Asset Management (17 milliards d’euros d’encours fin janvier) a adjugé sur appels d’offres des mandats de conservation, de dépositaire, d’administrateur de fonds et de compensateur de dérivés cotés liés à son activité de gestion d’actifs à BNP Paribas Securities Services et à Société Générale Securities Services.La part dévolue à BNP Paribas Securities Services, qui était par ailleurs déjà le conservateur de quelque 25 mandats gérés par OFI Mandats (filiale du Groupe OFI), est portée de 6 milliards à 8 milliards d’euros, représentant au total 18 OPCVM actions/convertibles et 50 mandats. Pour sa part, SG Securities Services a été adjudicataire d’une enveloppe de 4,2 milliards d’euros représentant 60 OPCVM de taux/monétaires, crédit, multigestion traditionnelle et alternative.
En 2008, le pôle gestion d’actifs de Natixis a vu ses encours reculer de 24 % à 447 milliards d’euros (590 milliards fin 2007). Cette baisse s’explique notamment par un effet de marché fortement négatif (-79,4 milliards d’euros), mais aussi par la sortie programmée des encours de La Poste (-72,2 milliards d’euros). Les rachats nets se limitent à 2,5 milliards d’euros sur l’année.En Europe, les encours sous gestion s"élèvent à 294 milliards d"euros (contre 392 milliards d"euros au 31 décembre 2007) avec l"impact de la sortie des encours de La Poste et une décollecte de 2,6 milliards d"euros. Aux Etats-Unis, les encours gérés s"établissent à 214 milliards de dollars (contre 291 milliards de dollars au 31 décembre 2007). Dans ce contexte de baisse des encours, le PNB du pôle gestion d’actifs de Natixis recule de 17 % à change constant à 1.358 millions d’euros. Les charges sont en baisse de 21 % à change constant «grâce à la baisse des frais de personnel (- 32 %) due à la forte diminution des rémunérations variables», explique Natixis. Le résultat brut d"exploitation ressort ainsi à 393 millions d"euros, en baisse de 4 % à change constant. Le coefficient d"exploitation s"améliore de 4 points à 71 %. Le résultat net courant part du groupe s"établit ainsi à 208 millions d"euros en retrait de 15 % à change constant. «Les mesures d"adaptation à la crise prévoient notamment des réorganisations ciblées, la maîtrise des effectifs et des coûts, une action commerciale vigoureuse auprès des clients, une rationalisation des gammes de produits, et des innovations produits (Gateway, Alpha Simplex)», indique enfin Natixis. Au niveau du groupe, Natixis annonce une perte de près de 2,8 milliards d’'euros en 2008, au delà des dernières attentes. Au quatrième trimestre, le déficit s’est creusé à 1,61 milliard. Natixis ne versera pas de dividende.
Henderson Horizon Fund a annoncé la fermeture de deux de ses compartiments, qui ont accusé de fortes pertes liée en partie au faible volume (12,4 millions et 0,8 million) de ces produits, rapporte Das Investment. Il s’agit du Pan European Bond Fund qui doit être fermé le 24 mars et du Pan European Property Equities Alpha Plus Fund, qui sera fermé le 27 mars.
Hedge Week a confirmé mardi une information publiée fin janvier par Pensions & Investments selon laquelle Stephen Thurer, head of the listed options trading desk chez Citigroup, a été recruté par le gestionnaire alternatif AM Investment Partners (800 millions de’ dollars d’encours) comme gérant de portefeuille senior pour la stratégie d’arbitrage de volatilité, avec une spécialisation sur les dérivés d’actions dans le domaines de l'énergie, des matières premières, des infrastructures et de l’industrie aux Etats-Unis. Il s’agit d’une création de poste chez AM IP et l’intéressé rejoint une équipe de six gérants de portefeuille (dont trois recrutés en 2008) qui ont tous auparavant dirigé des activités en compte propre d'établissements de taille internationale.
Expansión rapporte que les conseillers clientèle du Santander, et surtout de sa banque privée Banif, ont recommandé aux souscripteurs de sortir du fonds immobilier Santander Banif Inmobiliario durant le mois qui a précédé le gel des remboursements. Ils pourraient ainsi avoir précipité les demandes de rachats massives qui ont provoqué l’arrêt des remboursements pour au moins deux ans. Ces conseillers avaient mis en garde contre les risques de perte patrimoniale mais non contre celui d’un gel des remboursements alors qu'à fin décembre le fonds n’avait plus que 5 millions d’euros de cash, soit 0,15 % de son encours, au lieu des 10 % réglementaires.
Selon Les Echos, l’assureur a enregistré l"an dernier une baisse de 40,2 % de son bénéfice net, à 731 millions d’euros. Malgré une baisse de 7,7 % de son chiffre d’affaires en France sur 2008, la CNP a néanmoins conforté sa place de premier assureur de personnes sur un marché en repli de 10,6 %. Selon le quotidien, le directeur général du groupe, Gilles Benoît se dit optimiste sur le projet de partenariat sur les retraites supplémentaires avec Malakoff-Médéric.
#Les activités de gestion d"actifs ont été fortement impactées par la crise financière#, affirme Dexia dans le communiqué de presse relatif à ses résultats 2008. Les actifs sous gestion ont ainsi fléchi de 28 % par rapport à fin 2007 et de 15 % par rapport à fin septembre 2008 pour s"établir à 79 milliards d’euros. #La moitié de cette baisse annuelle s"explique par des flux de sortie nets, essentiellement dans les fonds fixed income et monétaires#, précise l'établissement.#Dans ce contexte, la maîtrise des coûts a constitué une priorité, ceux-ci ayant baissé de 21 % au 4T 2008 par rapport au 4T 2007 et de 10 % en 2008#, poursuit-il.Le résultat net part du groupe s"élève à 7 millions d’euros au 4T 2008 et 69 millions d’euros en 2008 (contre EUR 26 millions au 4T 2007 et EUR 114 millions en 2007), #en excluant l"impact négatif d"une action commerciale exceptionnelle liée à la crise financière#. Sur une base comptable, l’activité de gestion d"actifs a enregistré une perte nette de 34 millions d’euros au 4T 2008 et un résultat net part du groupe de EUR 11 millions en 2008.Au niveau global, le groupe bancaire franco-belge a accusé l’an passé une perte nette de 3,326 milliards d’euros, dont 2,6 milliards au quatrième trimestre.
Récemment invité à siéger au board de l"ISDA (Association internationale des swaps et dérivés qui regroupe les principaux intervenants sur ces marchés), Pierre-Emmanuel Juillard, responsable de la finance structurée chez AXA Investment Managers, inscrit sa nomination, ainsi que celle de deux autres représentants de la communauté buy side (Ted MacDonald, de D. E. Shaw group, et Bill Powers de Pimco), dans la continuité de son activité au sein de l"association. «C"est effectivement la première fois que l"ISDA convie des investisseurs à siéger au board mais nous sommes représentés depuis longtemps dans l"association, au travers des nombreux comités techniques et groupes de travail. Notre arrivée au board constitue de mon point de vue une reconnaissance de notre contribution à la réflexion de l"industrie», explique Pierre-Emmanuel Juillard. Après les avatars des dernières années, comme l’engorgement des plates-formes opérationnelles, et le discrédit jeté sur les produits dérivés à l’occasion de la crise financière, il conçoit sa mission au sein du board comme celle d"un «facilitateur du développement des dérivés sur des bases saines et efficaces». Dans cette perspective, quatre grands thèmes devraient présider aux réflexions de l"ISDA. Tout d"abord, il convient de favoriser un énorme travail de pédagogie auprès de tous les acteurs qui interviennent sur le marché des dérivés. «Cette nécessité d"un effort d"éducation a été complètement sous-estimée et a pu contribuer aux excès récents. Il faut que tant les acheteurs que les vendeurs de produits dérivés comprennent bien le fonctionnement de ces produits et toutes les implications fiscales, comptables et juridiques qui s"y attachent», souligne Pierre-Emmanuel Juillard.Deuxième grand axe de réflexion, la transparence. « «La transparence des opérations est déjà bien avancée, grâce notamment à la standardisation des contrats. Les contrats ad hoc sont de moins en moins nombreux, la plupart des contrats sont désormais des contrats ISDA. Mais il faut aussi continuer de progresser sur les problèmes de reporting et de netting des opérations afin de mieux encadrer le risque opérationnel». Troisième grand thème générique, la compensation, qui fait l"objet d"intenses débats des deux côtés de l"Atlantique. En Europe, la Commission pousse l’idée d’un clearing centralisé des CDS au niveau européen. «Les utilisateurs buy side sont particulièrement au fait de ces sujets et souhaitent que soit créée au plus vite une structure de contrepartie centrale». Dernier grand thème, la surveillance. «C’est un fait, l’autorégulation ne suffit pas. Mais la bonne réponse ne passe pas forcément par plus de régulation. C’est d’une meilleure régulation dont nous avons besoin, avec davantage de coopération et de coordination».En attendant, le marché devrait continuer de se développer. «La crise n’a fait qu’accélérer la modernisation de l’industrie des dérivés. Les erreurs de jeunesse seront corrigées. Sur tous les nouveaux marchés, comme celui des dérivés catastrophe, la standardisation deviendra la norme dès leur début. Et puis, la liquidité sur les dérivés est meilleure que sur le cash».
«Nous devons tout de suite nous mettre au travail». Une petite phrase qui figure dans l’avant-propos et en conclusion du rapport rédigé par un groupe d’experts sous la houlette de Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France, et présenté mercredi à la Commission européenne. Quatre mois de travail qui ont abouti à la présentation de 31 recommandations pour réformer sans tarder la régulation et la supervision en Europe. Sur le dossier très attendu de la supervision, le rapport suggère qu'#un système européen de superviseurs financiers (European System of Financial Supervisors, ESFS) devrait être mis en place. Cet ESFS devrait être un réseau décentralisé#. Autrement dit, la supervision quotidienne continuerait d'être assurée par les superviseurs nationaux en place qui garderaient l’essentiel de leurs compétences. Mais l’ESFS serait amené à travailler main dans la main avec des comités de niveau 3 renforcés. #Trois nouvelles Autorités européennes seraient constituées# qui remplaceraient les entités existantes, CEBS pour la banque, CEIOPS pour l’assurance et CESR pour les marchés, et dont la mission serait de coordonner l’application des standards de supervision et d’assurer une forte coopération entre superviseurs nationaux. Pour tous les grands établissements transfrontières, des collèges de superviseurs seraient mis en place. Et comme la remise en état est non seulement #nécessaire# mais #urgente#, Jacques de Larosière a décidé d’assortir ses propositions d’un programme de travail à mettre en ?uvre dans les plus brefs délais. Dans un premier temps (2009-2010), les autorités de supervision nationales devraient être renforcées afin d’améliorer la qualité de la supervision dans l’Union et #la Commission européenne devrait immédiatement débuter ses travaux# pour élaborer le cadre juridique des trois nouvelles Autorités. Dans l’intervalle, les comités de niveau 3 devraient de toute façon être renforcés (avec à la clé une augmentation #significative# de leurs ressources) et les collèges de superviseurs devraient être mis sur pied d’ici à la fin de 2009.Le rapport propose par ailleurs la création d’une nouvelle instance, le conseil européen du risque systémique (European Systemic Risk Council, ESRC), qui serait dirigé par le président de la Banque centrale européenne et qui comprendrait des membres du Conseil général de la banque centrale, les présidents des comités de niveau 3 ainsi qu’un représentant de la Commission européenne. Sa mission serait de rassembler et d’analyser toutes les informations pertinentes relatives à la stabilité financière. Et sous l'égide de l’ESRC et de la Commission économique et financière (EFC), un système d’alerte sur les risques devrait être mis en place.A l’occasion de la présentation officielle du rapport, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tout à fait en phase avec Jacques de Larosière, a souligné sa volonté de passer à l’action dès cette année avec des réformes importantes. Dans cette perspective, la Commission devrait présenter, dès le 4 mars, une première évaluation du rapport, les réponses à ses principales conclusions et son calendrier de travail. La Fédération bancaire française (FBF) a pour sa part salué la contribution essentielle du rapport #pour faire progresser la supervision des groupes bancaires transfrontières en Europe#.
Mercredi, Adair Turner, président de la Financial Services Authority, a promis aux membres du Parlement britannique une «révolution» dans le domaine de la régulation financière, rapporte le Financial Times. Les banques seraient ainsi tenues de détenir des réserves en capital correspondant à trois fois leurs actifs de trading. Les hedge funds de grande taille seront soumis aux mêmes règles que les banques en termes de fonds propres et de liquidité.
Selon Les Echos, la société de gestion britannique F&C Investments (F&C) milite pour que les investisseurs soient particulièrement vigilants quant à la rémunération des patrons. «Nous pensons que les manquements des institutions financières en matière de gouvernance sont à l’origine de la crise bancaire. Les événements des derniers mois ont démontré que l’escalade des salaires et des bonus versés aux dirigeants des banques a été générée par une prise de risque extraordinaire plutôt que par la production de bénéfices réels et durables», estime Karina Litvack, responsable de l'équipe gouvernance et investissement socialement responsable (ISR) chez F&C.
Selon Les Echos, l’association européenne du capital-investissement défend la carte de l"autorégulation alors que s’ouvrent aujourd’hui deux jours d’audition à la Commission européenne sur une régulation des «hedge funds» et des sociétés de capital-investissement. L"association se dit prête, dans un délai d’un an, à unifier ses standards et à les rendre obligatoires. Ces standards s’appuieront sur un code de bonne conduite, des recommandations en matière de gouvernance dans les sociétés détenues par des fonds, des règles de remontée de l’information aux investisseurs et d'évaluation, de transparence et de gestion des fonds.
Selon Les Echos, la Commission européenne a publié, à la demande de plusieurs Etats membres, des lignes directrices permettant une évaluation coordonnée et transparente des actifs toxiques détenus par les banques.
Le rapport remis mercredi à la Commission européenne par le groupe d’experts présidé par Jacques de Larosière insiste sur la nécessité de continuer à développer des règles communes pour les fonds d’investissement en Europe, notamment en ce qui concerne les définitions, la classification des actifs et les modalités de délégation.Suite à l’affaire Madoff, le rapport estime que plusieurs mesures semblent #appropriées#. Tout d’abord, les délégations de gestion ne devraient intervenir qu’après une due diligence en bonne et due forme et une surveillance continue de la part de l’entité qui délègue. Ensuite, un dépositaire indépendant devrait être désigné, de préférence une entité tierce. Troisième point, le dépositaire devrait garder la responsabilité de la conservation de tous les fonds à tout moment afin de pouvoir réaliser efficacement ses fonctions de conformité. Autrement dit, la délégation de fonctions dépositaires à une entité tierce devrait être interdite. Le recours à un sous-conservateur, complètement indépendant du fonds ou du gérant, ne modifie en rien les responsabilités du dépositaire. Enfin, les délégations à des institutions hors de l’Union européenne ne devraient pas être utilisées pour #pervertir# la législation européenne Ucits qui prévoit des murailles de Chine entre les fonctions de gestion d’actifs et les fonctions de dépositaire-conservateur.
Le Comité européen des régulateurs a dévoilé lundi, lors d’une conférence à Paris, les contours que pourrait avoir le futur document d’informations des OPCVM pour les particuliers (Key Information Document ou KID). Ce document, qui à terme doit remplacer le prospectus simplifié, vise à simplifier et souligner les éléments décisifs qu’un particulier doit prendre en compte lorsqu’il investit dans des fonds UCITS.Cela fait suite à la publication, le 15 février, des recommandations à la Commission européenne concernant le contenu et la présentation du KID. Un premier document soumis à consultation sera publié en mars 2009, et une version finale sera diffusée cet été. L’idée est que le CESR soumette ses conseils finaux à la Commission européenne d’ici au 30 octobre. Ce nouveau document devra notamment présenter le profil de risque, la performance et les frais de l’OPCVM en question. S’agissant du profil de risque, il est envisagé d’introduire un indicateur synthétique. Dans cette perspective, une méthodologie a été mise au point en coopération étroite avec un groupe d’experts du secteur de la gestion d’actifs. Cet indicateur serait fondé sur la volatilité historique et serait présenté sous la forme d’une échelle numérique allant de 1 à 7. Il s’accompagnerait d’une explication écrite qui décrirait les limites et les raccourcis de la méthodologie. La méthodologie distingue trois grandes catégories d’OPCVM : les fonds de marché (investis dans des segments fixes des marchés de capitaux), les fonds de stratégie (dont la performance résulte principalement de l’allocation d’actifs et qui incluent notamment les fonds à rendement absolu) et les fonds structurés (y compris les fonds garantis). Hubert Reynier secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a participé aux travaux sur le KID, estime que la méthodologie présente plusieurs avantages, et notamment celui que la volatilité est un concept bien connu, facile à saisir et constitue une mesure objective du profil de risque d’un fonds. De plus, elle couvre les produits les plus sophistiqués. Enfin, la méthodologie pourra être facilement mise en place par le secteur, et permettra des comparaisons. En revanche, cela pourrait coûter cher au secteur. Autre inconvénient : un tel indicateur pourrait conduire à de mauvaises perceptions. Enfin, la question reste de savoir comment gérer les innovations financières. Concernant la performance, le CESR a travaillé sur une présentation sous forme d’histogrammes, avec des pourcentages plutôt que des montants. Enfin, sur la question des frais, il est envisagé de mettre au point un chiffre récapitulant l’ensemble des charges supportées par un fonds, qui soit plus complet que le Total des frais sur encours (TFR ou TER).
Dans un entretien à L"Agefi suisse, le fiscaliste Jaap Zwaan (Loyens & Loeff) estime que «la Suisse devrait réfléchir à d"éventuels amendements du secret bancaire. Et ce d"autant plus que la pression ne va cesser de s"accroître. L"idée n"est pas de modifier les principes du secret bancaire, mais les dirigeants suisses devraient essayer de mieux faire comprendre aux gouvernements étrangers pourquoi la Suisse différencie la fraude fiscale de l"évasion fiscale. C"est une notion difficile que tout le monde n"arrive pas à comprendre». De son point de vue, la Suisse devrait pouvoir résister aux pressions européennes sur des sujets de concurrence fiscale ou d"évasion fiscale car «le pays a toujours su défendre correctement sa vision des choses, et en matière de négociation elle s"en est toujours bien sortie. Si la Confédération a parfois cédé sur certains points, elle a toujours su en tirer parti. Comme par exemple, avec la mise en place d"un système qui permette d"exonérer d"impôt les dividendes distribuées par une société suisse à une société européenne ou vice versa».
Dans un entretien au Temps, Bruno Gurtner, qui préside Tax Justice Network (TJN), un réseau international d"organisations non gouvernementales, de professionnels de la finance et de juristes, militant contre la concurrence fiscale sans règle, la corruption et la fuite des capitaux, estime que «la Suisse a eu tort ces dernières années de croire que le secret bancaire était inébranlable, et parfois même de refuser de participer aux forums qui prônent la transparence dans la finance internationale». En revanche, la place financière suisse ne sera pas menacée si elle s"appuie sur ses vrais atouts: son expertise, son expérience ainsi que la stabilité financière et politique de la Suisse.
Mercredi soir, l’UBS a réfuté les accusations portées contre elle dans la journée par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) luxembourgeoise au sujet de son manquement au rôle de dépositaire du fonds Luxalpha lié à l’affaire Madoff.La banque suisse souligne qu’il était clair dès le départ pour les investisseurs avertis qui avaient demandé la création du fonds, pour les conseillers ainsi que pour la CSSF, que l’unique objet du Luxalpha était de permettre d’investir chez Madoff. Dans la documentation du fonds, il y avait une mention expresse selon laquelle UBS Luxembourg (UBSL) n’assumait pas la responsabilité des dépôts.La CSSF avait peu auparavant enjoint à UBSL #de mettre en place l"infrastructure nécessaire, c"est-à-dire les moyens humains et techniques suffisants et les règles internes nécessaires, pour accomplir l"ensemble des tâches liées à sa fonction de banque dépositaire d"OPC luxembourgeois# et de lui en fournir les preuves et garanties sous 3 mois.Le régulateur luxembourgeois relève dans le contexte de l’affaire Luxalpha #que la mauvaise exécution de l"obligation de due diligence constitue un manquement grave au devoir de surveillance d"une banque dépositaire et peut par conséquent constituer une violation d"une obligation contractuelle substantielle dans le contexte de la responsabilité de UBSL#.Enfin, en réponse à certaines accusations de laxisme qui ont pu être adressées aux autorités du Grand-Duché, la CSSF #tient à rappeler qu’elle continue toujours ses investigations dans l’affaire Madoff et qu’elle ne limite pas ses recherches aux seules banques dépositaires concernées mais vérifie que tous les autres intervenants à l'égard des fonds concernés ont répondu à la conduite diligente à laquelle ils sont tenus par la législation luxembourgeoise.#
L’agence d'évaluation des gérants Inalytics a annoncé mercredi le recrutement de Graham Dixon comme directeur responsable de la gestion de transition. L’intéressé, qui était managing director et head of European transition services chez Credit Suisse, compte parmi les principaux promoteurs du T-Charter, le code des meilleures pratiques pour les gestionnaires de transition.Inalytics, qui compte une quarantaine de clients parmi les fonds de pension et les gestionnaires d’actifs, a récemment ouvert un bureau à New York, antenne placée sous la direction de Lisa Manuele, qui était précédemment global division head, transition management, chez BNY Convergex.