«Nous ne sommes plus très loin de la fin de la récession», estime Michel Didier, directeur général de CEO-Rexecode, qui s’exprimait mercredi lors de la 13ème Rencontre du long terme organisée par La Française des Placements.Mais «il faudra attendre trois voire quatre ans pour que l’on puisse vraiment parler de sortie de crise», avec «le début d’une phase d’expansion continue au-dessus de la tendance longue et en accélération continue, comme dans les périodes 1996-2000 ou 2003-2007», nuance l'économiste, membre du Conseil d’analyse économique du Premier ministre et président du Conseil d’orientation stratégique de LFP. «C’est le délai qui sera nécessaire pour que les acteurs économiques se soient suffisamment désendettés et puissent entrer dans un nouveau cycle d’accumulation d’actifs et de réendettement», ajoute-t-il. Sur les marchés de capitaux, Michel Didier entrevoit plusieurs conséquences de la crise à court-moyen termes. S’agissant des actions, la grande question est de savoir si nous avons touché un plancher. «Nous sommes statistiquement proches d’un point bas, mais pour que se déclenche un mouvement de hausse, il faut que le risque d’entreprise se soit plus franchement détendu et qu’une certaine visibilité macroéconomique revienne», estime-t-il. L'économiste se demande par ailleurs si les cours ne vont pas entrer dans une phase de stabilisation. Concernant les liquidités, «il est probable que la baisse des taux monétaires approche de son terme. Mais il est probable aussi que les liquidités resteront durablement peu rémunérées». Sur les obligations d’Etat, Michel Didier estime plausible que «les taux se tendront lorsque reviendront les besoins des entreprises en plus des besoins des Etats». Cela phénomène peut arriver en deux temps : un premier à la fin de la période de déstockage, c’est-à-dire courant 2009 ; un second lors de la reprise des investissements, au mieux pour 2011. Pour les obligations d’entreprises, «l’amélioration conjoncturelle devrait faciliter la décrue des spreads corporates». Enfin, l’immobilier «approche d’un creux des volumes mais n’est pas encore au point bas», et les matières premières ne sont pas encore près de rebondir. Pour conclure, Michel Didier estime que la crise financière ne remet pas en cause la dynamique de productivité et qu’"il est important de guetter ce que seront les prochains moteurs d’innovation et de productivité. La nouvelle vague d’expansion viendra d’une remise en concordance des moteurs de croissance et des institutions financières qui la permettent».
Les banquiers de Dresdner Kleinwort prévoient de poursuivre en justice Commerzbank au sujet de bonus impayés, rapporte le Financial Times. Ils accusent leur nouveau propriétaire d"avoir rompu leur engagement de leur verser des dizaines de millions de livres cette année.
Selon l’Agefi, citant le WSJ, les véhicules opportunistes qui se se sont fortement développés jusqu'à fin 2007 avec un montant d’actifs alors estimé à USD 280 milliards, d’après le cabinet de conseil Townsend Group, souffrent maintenant du retournement mondial du marché de l’immobilier commercial.Désormais, la valeur de certains actifs est inférieure aux prêts hypothécaires et des dépréciations de plus de 50% pour 2008 seront fréquentes pour les fonds opportunistes, anticipe l’Agefi. «En France, Gecina et Société Foncière Lyonnaise ont par exemple déprécié de 6% et 12% respectivement la valeur de leurs portefeuilles, principalement composés de bureaux bien situés» indique le quotidien numérique.
Il ressort à présent que les problèmes du Santander Banif Inmobiliario remontent à novembre 2008. Expansión indique que le Santander a reconnu avoir injecté à l'époque 160 millions d’euros ou 3,42 % de l’encours pour éviter que le fonds ne soit bloqué après avoir subi des demandes de rachat de 500 millions d’euros lors de la dernière fenêtre de liquidité de 2008. La banque a couvert tout ce qu’elle pouvait avec la trésorerie disponible, pour environ 400 millions d’euros, et a investi en compte propre pour faire la soudure par rapport aux demandes de rachat. Il en a d’ailleurs demandé le remboursement et récupérera cet argent en même temps que les autres souscripteurs. Le Santander a aussi indiqué mercredi qu’il envisage de prendre dans son portefeuille certaines des parts qui seront remboursées aux clients le 9 mai.
Santander Real Estate a notifié mercredi à la CNMV que le fonds Santander Banif Inmobiliario compte effectuer l’essentiel des ventes de ses actifs durant le second semestre 2010 et le régulateur a officiellement autorisé la suspension des remboursements jusqu'à février 2011, rapporte Cinco Días. Les souscripteurs ont demandé que le fonds immobilier leur rende un peu plus de 3,05 milliards d’euros, soit 96,8 % de son encours total. Le Santander a lui-même demandé un remboursement correspondant à 3,42 % du total de l’encours.
Les actifs sous gestion d’Axa Investment Managers en Allemagne ressortaient fin 2009 à 49,6 milliards d’euros contre 60 milliards un an plus tôt, indique le Handelsblatt. L’essentiel de la baisse a concerné les avoirs du groupe pendant que l’encours géré pour les clients diminuait de 3 milliards, pour revenir à 7,6 milliards uniquement à cause de la baisse des marchés : le gestionnaire a enregistré en effet des souscriptions nettes de la clientèle externe pour 203 millions d’euros.
Le 16 mars prochain, la Commerzbank lance une compétition financière exclusivement basée sur les ETF, le championnat ComStage-ETF. Pendant cinq semaines, les participants auront la possibilité de s’initier aux fonds indiciels sans avoir à investir un seul centime. Comme dans le cas d’une compétition sportive, la Commerzbank prévoit une phase de qualification puis une phase finale. Le 2 mai prochain, les trois premiers de la compétition auront le privilège d’un dîner avec Michael Ballack et d’un match opposant les clubs de Chelsea et de Fulham
C-Quadrat annonce qu’il compte se retirer de la Bourse de Vienne. La société de gestion allemande sera donc dorénavant uniquement cotée à Francfort. La cotation sur le marché autrichien datait de mai 2008.
En février, les marches émergents ont moins souffert que les marches actions des pays développés. L’indice Russell Emerging Markets Index perd ainsi 5,6 % sur le mois, contre ? 10,1 % pour le Russell Developed Index. Au sein des pays émergents, les marchés chinois et brésilien ont particulièrement tiré leur épingle du jeu.
Fitch ratings modifie la définition des différents niveaux de la note AAA en donnant dorénavant davantage de détails dans les explications de la note des émetteurs et des obligations, comme sur le risque de défaut.
April Patrimoine lance un contrat d"assurance-vie multi-supports, multi-fonds en euros et multi-gestionnaires à versements et retraits libres. Arborescence Prestige est composé de deux fonds en euro gérés par Generali Patrimoine et propose certains titres vifs (obligations corporate) sélectionnés par April Patrimoine ainsi que 250 unités de compte couvrant toutes les classes d"actifs.L"épargnant peut opter pour une gestion déléguée de ses unités de compte selon un profil de rendement/risque à une des quatre sociétés de gestion sélectionnées (Tocqueville, La Financière de l"Echiquier, DNCA et EDRAM) ou opter pour une gestion libre. Le contrat d"assurance-vie comporte diverses options d"arbitrages programmés, dont l"écrêtage de plus values, le stop loss ou le stop loss relatif.
ETF Securities, spécialisé dans les Exchange Traded Commodities (ETC), annonce le lancement en France d’une plateforme d"ETF répliquant la performance d"indices sectoriels sur actions de sociétés intervenant dans le secteur des matières premières. 13 nouveaux ETF seront cotés sur NextTrack, le segment de NYSE-Euronext dédié aux ETF.
13 milliards d’euros, tel est le montant de l’expostion de Dexia en Europe centrale et en Europe de l’Est, rapporte La Tribune en citant l’AFP.Entendu mercredi par la commission des Finances du Sénat, Pierre Mariani, PDG de la banque franco-belge, a précisé qu’il s’agissait «souvent de dette souveraine» et ajouté «qu’un processus de conversion en monnaie locale des prêts qui avaient été émis dans une devise étrangère (le plus souvent en euros ou en francs suisses) avait été mené en janvier, notamment en Hongrie», précise le quotidien. Pierre Marini a, par ailleurs confirmé la vente de FSA, la filiale américaine de rehaussement de crédit de Dexia, dans les semaines qui viennent.
Interview commune du Handelsblatt et de La Tribune. Denis Kessler précise que la part des actions dans le portefeuille de Scor a été réduite à 4 % et que le réassureur détient surtout des obligations à court terme ; il recherche les bons titres pour commencer prudemment à reconstituer sa poche actions. Le manager s’attend que la période de durcissement du cycle va durer deux/trois ans et que le ratio combiné de Scor va pouvoir diminuer à 97,5 % contre 98,6 % actuellement. D’autre part, Denis Kessler souligne que la solvabilité de Scor est renforcée et que le groupe dispose de liquidités. Il peut donc envisager de racheter des portefeuilles de contrats.
La filiale spécialisée de CAAM Group, Creelia, est le premier teneur de comptes-conservateur de parts à obtenir la certification pour le respect des ses engagements de service vis-à-vis de ses clients entreprises et de leurs salariés. Une certification délivrée par Afnor Certification selon le référentiel «Reçu à J ? Traité à J».
L’américain Prudential a recruté Clifford Axelson, ancien vice-président de Callan Associates, au poste de directeur de sa division Strategic Solution, qui offre une gamme de services dédiés à la clientèle institutionnelle de l’asset manager.
Brian G. Belski, le chief US strategist de Merrill Lynch, rejoint Oppenheimer funds en tant que chief investment strategist, poste vacant depuis le décès, l'été dernier, de Michael Metz. John E. Parks, directeur de la recherche d’Oppenheimer, a souligné que la forte stature médiatique dont jouit déjà Brian Belski fera de ce dernier un porte-parole idéal de la société de gestion dans les médias sur les questions de marchés, de secteurs et de stratégie d’investissement.
Selon le site Boursorama, citant l’AFP, «des sénateurs américains ont accusé mercredi la banque suisse d’aider de riches Américains à se mettre hors-la-loi en usant de diverses méthodes d'évasion fiscale (...)».Le fisc américain réclame à l’enseigne helvétique des informations sur 52.000 comptes suisses détenus par des Américains mais elle refuse pour l’instant de les lui fournir. UBS a récemment fourni les noms de 250 à 300 détenteurs de comptes secrets à la justice américaine, rappelle notamment le site.
La Consob, commission italienne des valeurs mobilières, vient de publier de nouvelles règles de transparence et de comportement sur la distribution par les intermédiaires financiers de produits financiers illiquides aux particuliers. Par produits illiquides, elle entend les obligataires bancaires, les produits d’assurances et les dérivés."La communication recommande aux intermédiaires de fournir au client des informations sur la valeur correcte et sur les coûts du produit illiquide distribué, ainsi que de présenter des comparaisons avec des produits simples et connus susceptibles de faciliter les décisions. (?). Le document souligne la nécessité, de la part de l’intermédiaire, d’une connaissance approfondie des préférences de la clientèle, avec une attention particulière concernant l’horizon d’investissement (?)», indique la Consob.
L"AFG (Association française de la gestion financière), qui vient de publier la version 2009 de ses recommandations sur le gouvernement d"entreprise, a insisté, mercredi à l"occasion d"un point de presse, sur la nécessité d"une plus grande vigilance en matière de rémunérations des dirigeants.L"AFG recommande notamment que les résolutions concernant les options soient plus transparentes et plus complètes, et suggère «que l"attribution des options soit soumise à la réalisation de conditions» et «l"annulation des options en cas de départ de l"entreprise».Dans la perspective d"une meilleure lisibilité sur le package des rémunérations, l"AFG appelle de ses v?ux un récapitulatif sur trois ans de l"ensemble du package de rémunération des dirigeants et mandataires sociaux. S"agissant des retraites sur-complémentaires, l"AFG préconise le respect de certains grands principes comme l"exigence d"une ancienneté dans l"entreprise d"au moins deux ans et une présence dans l"entreprise au moment du départ à la retraite. L"AFG relève aussi que la rémunération d"un président non exécutif, qui n"assure plus la direction opérationnelle d"une entreprise, devrait être revue à la baisse.Pour que toutes ces recommandations soient vraiment inscrites dans le marbre, l"AFG souhaiterait en conséquence une modification de la loi qui devrait permettre aux actionnaires de voter sur des résolutions concernant la rémunération des dirigeants.L"AFG estime par ailleurs qu"il est de la responsabilité du conseil, et du comité de sélection, de se pencher sur la planification de la succession des dirigeants mandataires sociaux et de relier les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux sur les résultats à moyen et long terme, c"est-à-dire au moins cinq ans.Evoquant le prochain sommet du G20, début avril à Londres, Jean-Pierre Hellebuyck, président de la commission Gouvernement d’entreprise de l’AFG et par ailleurs vice-président d"Axa Investment Managers, a insisté sur la nécessité d"encourager l"épargne long terme. «Il faut promouvoir la détention des actions sur le moyen et long terme par le biais de régulations moins procycliques», a-t-il indiqué en reconnaissant au passage qu"il fallait plus de régulation mais sans pour autant que cela pénalise la croissance.De son côté, Peter Montagnon, président de l"ICGN (International Corporate Governance Network), de passage à Paris à l"occasion d"un conseil d"administration de l"ICGN, a remarqué que «les actionnaires européens, qui disposent de plus de droits que leurs homologues américains, doivent les utiliser de façon plus responsable et plus efficace».
GLG Partners a perdu un appel contre une sanction pécuniaire de 1,5 million d"euros de l"Autorité des marches financiers pour délit d"initié sur des actions Vivendi, rapporte le Financial Times. La société de hedge funds a parallèlement fait appel devant le Conseil d"Etat.
Selon l’Agefi, les activités d’affacturage et de crédit-bail de la banque verte devraient connaître quelques remaniements avec le rapprochement de certaines de fonctions supports d’Eurofactor et de CA Leasing, mais ni les métiers ni les réseaux commerciaux ne seraient concernés.Le Crédit Agricole a récemment rationalisé ses activités en créant un pôle unique pour le crédit à la consommation et l’assurance, rappelle le quotidien numérique.
Selon Le Temps, la plateforme de transactions en ligne genevoise Realtime Forex décidé de délocaliser une partie de son activité à Malte. A l"origine de cette migration un changement réglementaire : la législation suisse requiert désormais que les négociants en devises obtiennent une licence bancaire. L"ordonnance sur les banques et caisses d"épargne exige en effet l"obtention d"une licence bancaire par les négociants en devises, à compter du 31 mars 2009.
La Commission avalise, et demande aux dirigeants européens d"avaliser, les principes fondamentaux définis par le groupe de Larosière. Elle appelle à la mise en place d"un système prudentiel combinant l"exercice d"un contrôle beaucoup plus strict à l"échelon européen et le maintien de prérogatives claires pour les autorités nationales de contrôle. Elle soutient la proposition du groupe de Larosière de créer un mécanisme d"alerte précoce, placé sous les auspices de la Banque centrale européenne et chargé d"identifier et de neutraliser les risques systémiques. Elle est enfin favorable à sa recommandation d"instaurer un socle de normes réglementaires fondamentales, qui seraient valables dans toute l"Union européenne.En avril, la Commission présentera des propositions, déjà en cours d"élaboration, sur les fonds d"investissement spéculatifs, le capital-investissement et les structures de rémunération. Une fois l"analyse d"impact réalisée, elle soumettra au Conseil européen de juin un calendrier détaillé pour l"adoption de nouvelles mesures inspirées du rapport de Larosière. À l"automne, elle mettra sur la table ses propositions concernant le nouveau cadre prudentiel et toute une série d"autres questions (risque de liquidité et utilisation excessive de l"effet de levier, protection renforcée des déposants et des assurés et application de sanctions effectives en cas de violation des règles, notamment).
Selon L"Echo, le ministre de la Consommation Paul Magnette a confirmé mardi son intention «d’avancer en 2009 dans le processus législatif» en vue d’introduire un système d’action collective de consommateurs dans la procédure judiciaire belge. Une équipe de juristes a été chargée de préparer un texte en ce sens, d’ici au 15 juin. Le projet sera ensuite débattu au sein du gouvernement, avant d'être déposé au Parlement.
Selon L"Agefi suisse, l"arrivée à la tête du conseil d"administration de Kaspar Villiger ne comble pas la carence de banquiers expérimentés au sein du conseil d"administration d"UBS. Chargé de nommer et de contrôler la direction, mais aussi de définir les orientations stratégiques du groupe, cet organe de douze membres ne compte pourtant que trois professionnels du secteur (Rainer-Marc Frey, Bruno Gherig et David Sidwell), nommés seulement en octobre 2008 alors que cette lacune était déjà largement dénoncée.
Tim Steer, l"un des gérants les mieux notés de New Star, va quitter la société, annonçait The Telegraph dans son édition du 3 mars, information depuis relayée par de nombreux supports de presse. «Son départ est un revers pour Henderson», la société de gestion qui va acquérir New Star, commentait le quotidien britannique.Le gérant du UK Alpha Fund rejoint Artemis, où il va notamment contribuer au développement des hedge funds. Son collègue Stephen Yiu le suit également chez Artemis.
Julian Roberts, le nouveau directeur général de Old Mutual, a annoncé une ?simplification? du groupe ?lorsque le climat financier le permettra?, rapporte le Financial Times. Certains investisseurs souhaiteraient un démantèlement, et notamment une séparation des activités sud africaines et internationales, observe le quotidien.
Selon le site Boursorama, citant l’AFP, le groupe d’assurances britannique Aviva a annoncé jeudi matin une perte nette de 885 millions de livres (992 millions d’euros) en 2008, en traitement comptable IFRS.
Mirabaud renforce ses équipes parisiennes avec la nomination de Caroline Duret, Directeur, Gérant Privé. Caroline Duret, 46 ans, a mené la plus grande partie de sa carrière professionnelle dans le monde des médias et du sport, avant de mettre à profit cette expérience au service de la gestion privée. Elle était depuis 2001 chez UBS où elle a exercé pendant huit ans la fonction de directeur en gestion de fortune du département sports, entertainment, médias et new entrepreneurs.