La banque d’investissement espagnole Ambers&Co va lancer prochainement le Gawa Microfinance Fund, dont 50 % seront gérés par l’américain Treetops Capital et qui vise une performance nette annuelle de 9 %, rapporte Funds People.Ce nouveau produit, qui prendra un statut de fonds de capital-risque de droit luxembourgeois ou de hedge fund espagnol, investira dans des instruments de dette émis dans le Tiers-Monde par des établissements de micro-crédit ou dans des participations minoritaires dans de tels établissements.La souscription minimale sera de 500.000 euros, ce qui réserve dans la pratique ce produit aux investisseurs institutionnels, aux family offices et aux agences nationales du développement.
Le gestionnaire de fortune indépendant Flossbach und von Storch va gérer le fonds obligataire FvS Bond Opportunities lancé par Wallberg Invest, l’objectif étant une surperformance de long terme de 2 points de pourcentage au-dessus du taux d’inflation. L'équipe de gestion pourra utiliser des obligations internationales investment grade et des instruments du marché monétaire. Le fonds dispose d’un agrément de commercialisation en Allemagne et en Autriche.Dans un premier temps, le portefeuille de 40-60 lignes sera surpondéré en obligations d’entreprises de très bonne qualité, mais comprendra aussi des obligations indexées sur l’inflation et de nouvelles émissions intéressantes.La sélection de valeurs s’effectue grâce à un outil d’analyse développé spécialement et elle visera à exploiter les inefficiences dans les structures d'échéances. Il est prévu une gestion active du risque ainsi que la couverture des risques de change, de taux et de crédit. La duration sera utilisée par Flossbach & von Storch comme un paramètre stratégique et non tactique. Caractéristiques Dénomination : FvS Bond Opportunities Code ISIN LU0399027613 Droit d’entrée 5 % Frais de gestion 1,20 % Souscription minimale 1.000 euros
GLG Partners veut être à l’avant garde de la convergence entre investissements alternatifs et traditionnels, indique le Financial Times Fund Management, qui a interviewé Pierre Lagrange, l’un des fondateurs de la société de gestion. Cette dernière a hérité d’une gamme de fonds «long only» avec le rachat de SGAM UK, renommés GLG, et prévoit de lancer certains de ses fonds offshore dans des enveloppes Ucits III pour le marché retail au Royaume-Uni.
A fin 2008, l’encours de Rensburg Fund Management ressortait à 1,08 milliard de livres contre 1,47 milliard douze mois plus tôt, celui des «unit trusts» pongeant à 770 millions contre 1,08 milliard. Les sorties ont représenté 380 millions de livres, mais la contraction des actifs sous gestion est surtout imputable aux moins-values sur les marchés : les souscriptions se sont montées pour leur part à 470 millions de livres.D’après Investment Week, le bénéfice avant impôt a chuté l’an dernier de 26,5 % à 4,3 millions de livres. Le dividende final reste inchangé à 17 pence, de même que le dividende total, à 25,5 pence.
Bill Nixon, directeur de l’investissement de l'équipe de private equity chez Aberdeen Asset Management, a monté un MBO avec cinq senior executives de cette équipe, Andrew Craig, Jock Gardiner, Stella Panu, Bill Kennedy et Andrew Ferguson, rapporte MoneyMarketing. Leur nouvelle société, Maven Capital Partners, continuera de gérer les venture capital trusts d’Aberdeen (54 millions de livres) et le fonds Capital for Enterprise (30 millions de livres) pour le compte de Capital for Enterprise Managers. L'équipe de back-office en soutien des spécialistes du private equity rejoint aussi Maven.
Axa dégraisse en Grande-BretagneSelon la Tribune, Axa Insurance, filiale britannique de l’assureur français, a annoncé hier la suppression d’environ 560 postes au Royaume-Uni dans les prochains mois. « Nous devons arrêter les lignes de produits qui n’ont pas de succès et ne sont pas rentables », a expliqué le patron de la filiale Philippe Maso cité par le quotidien. Moins de la moitié des suppressions devrait se traduire par des licenciements.
Nic Barnes quitte UBS Asset Management où il dirigeait l'équipe obligataire sterling qui est en pleine réorganisation après une période difficile où elle a accusé une perte de 17,9 % sur les douze mois à fin avril. Les prérogatives de Nic Barnes sont reprises par Bob Jolly, head of currencies, et Alix Stewart, qui est chargée des obligations d’entreprises britanniques, indique The Wall Street Journal.Depuis le début de cette année, UBS AM a également changé de head of US bonds, recrutant John Dugenske chez Neuberger Berman, en remplacement de John PeniCook. Cependant, Rob Gambi demeure en poste comme overall head of bonds.
En 2008, les investissements de private equity en Europe se sont contractés de 28 % à 54 milliards d’euros dans 5.400 entreprises, mais ils sont revenus au niveau de 2005, selon le rapport annuel de l’European Private Equity & Venture Capital Association (EVCA). La chute a été plus forte (- 40 %) pour les grandes et méga-opérations, aussi bien en montants qu’en nombre de transactions, tandis que les opérations de petite et de moyenne taille diminuaient de 30 % en valeur et de 15 en nombre.Cependant, malgré la crise, les capital-investisseurs ont réussi à drainer 79 milliards d’euros contre 81 milliards pour 2007. Les deuxième et troisième trimestres ont été particulièrement vigoureux, mais les rentrées ont chuté au quatrième.
Le Jupiter Japan Select Fund sera lancé début juillet par Jupiter Asset Management. Ce nouveau produit de 40-55 lignes géré par Simon Somerville (par ailleurs gérant du Japan Income Fund) investira principalement dans les petites et moyennes capitalisations nippones mais pourra placer jusqu'à 20 % en actions hong-kongaises, sud-coréennes, taiwanaises, singapouriennes ou malaises ainsi qu’en emprunts d’Etat. Ce fonds, qui aura le Topix comme benchmark, sera l’un des huit compartiments de la Sicav luxembourgeoise Jupiter Global Fund.Le droit d’entrée et la commission de gestion se situeront à respectivement 5 % et 1,5 %. La souscription minimale sera de 1.000 dollars, euros ou livres sterling. Jupiter a prévu de commercialiser ce produits en Allemagne, Autriche, Finlande, France et Suède, au fur et à mesure qu’il obtiendra les agréments correspondants.
Selon Les Echos, une étude de Roland Berger Strategy Consultants estime que le secteur de la banque privée doit revoir son modèle économique. Les acteurs confrontés à la chute des volumes et des marges doivent remettre en cause un certain nombre d’idées reçues et ne ne pas se contenter de faire le gros dos. La première de ces idées reçues concerne la taille du marché, beaucoup d’études ayant surestimé le réservoir de la richesse mondiale en n’isolant pas assez des actifs en fait inaccessibles pour les offres de banque privée, comme l’immobilier ou l’épargne de précaution sous forme de dépôts bancaires. Par ailleurs, la segmentation classique fondée sur le montant des actifs sous gestion ne serait ni suffisante ni même économiquement optimale.
Les gérants de fonds de hedge funds retrouvent leur optimisme. Selon le dernier consensus Hedge Funds réalisée par Seeds Finance, l’indice de confiance, qui mesure les stratégies anticipées des stratégies Hedge funds, remonte à +0,56, à son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2007 après avoir touché un plus bas historique de 0,37 au deuxième trimestre 2008. «Après le vent de panique de fin d’année 2008 liées aux performances et aux ordres de rachat massifs de la part de leurs investisseurs, les multigérants retrouvent un horizon plus clair et ont commencé à redéployer leur portefeuille», indique Seeds Finance dans son dernier Consensus Hedge Fund (mai 2009, n° 29).Les gérants conservent de façon générale des allocations très orientées sur des stratégies non directionnelles, et bénéficiant pour la plupart d’une bonne liquidité. Autrement dit, les stratégies de trading comme le global macro, ainsi que les stratégies d’arbitrage comme le fixed income arbitrage ou le convertible arbitrage. A l’inverse, les gérants continuent de se méfier des stratégies qui ont le plus souffert l’an dernier : event-driven, multi-strategy et distressed. Et les anticipations sur les stratégies CTA sont passées du vert ou rouge vif, en raison probablement des mauvaises performances de cette stratégie au premier trimestre. Une enquête spécifique sur l’utilisation des «managed accounts» ou comptes gérés par les multigérants indique que 40% des gérants voient dans ces comptes une bonne évolution de l’industrie de la gestion alternative, alors que 44% sont de l’avis inverse. Plus des trois quarts des gérants y voient une sécurité en termes de risque opérationnel, de liquidité et de transparence. Les principales critiques sont un accès à un nombre limité de gérants de qualité, des rendements souvent décevants par rapport au véhicule offshore, une transparence pour la plate-forme mais pas pour l’investisseur final, des frais élevés. Près de 64% des gérants pensent pourtant investir dans des comptes gérés à hauteur de 10-30% de leur portefeuille.
Depuis le début de l’année, ING Investment Management a enregistré pour 250 millions d’euros de souscriptions nettes dans l’ensemble des stratégies dividendes, après une année 2008 étale avec toutefois une reprise des souscriptions au quatrième trimestre, a indiqué hier Nicolas Simar, responsable de la gestion value high dividend, à l’occasion d’une conférence d’investissement. A fin avril, les fonds «dividend» totalisaient quelque 4,2 milliards d’euros.
Il faut attendre le bas de la deuxième page du communiqué consacré aux synergies escomptées pour que BlackRock précise que l’acquisition auprès de la banque britannique Barclays de la totalité de Barclays Global Investors (BGI), dont iShares (300 milliards de dollars dans 350 ETF), annoncée jeudi soir, s’effectue en échange de 37,8 millions d’actions ordinaires de BlackRock et de 6,6 milliards de dollars en numéraire. Cela représente environ 13,5 milliards de dollars. Barclays détiendra 19,9 % de l’entreprise issue de cette transaction, qui portera le nom de BlackRock Global Investors et emploiera 9.000 personnes dans 24 pays pour gérer 2,7 billions de dollars. L’opération devrait être bouclée dans le courant du quatrième trimestre 2009.Le montant de la transaction correspond à seulement 0,9 % de l’encours de BGI, alors que la norme avant la crise était plutôt de 2 %. BlackRock compte financer les 6,6 milliards de dollars de la partie en cash par des liquidités disponibles, une facilité de crédit de 2 milliards de dollars fournie par Barclays, Citi et Credit Suisse ainsi que l'émission d’actions nouvelles à destination d’investisseurs institutionnels. BlackRock précise avoir reçu des engagements de ces investisseurs pour acquérir 19,9 millions d’actions, représentant 2,8 milliards de dollars.
Selon L’Agefi suisse, Credit Suisse veut offrir aux investisseurs un accès à l’expertise de Glencore, le numéro un mondial du trading de matières premières basé à Zoug. La banque suisse envisage la création d’indices, eux-mêmes réplicables, par exemple par le biais de fonds. Néanmoins, le genre de produit destiné à retracer la performance des indices créés n’a pas encore été défini. Des rumeurs circulent par rapport à une éventuelle extension de la gamme d’ETF XMTCH. Les positions des indices ne seront dévoilées qu’avec un retard de six semaines. Conscient de son impact prépondérant sur le marché, Glencore ne souhaite pas que la divulgation de ses prévisions n’influence l’évolution de la valeur de ses positions.
Selon L’Agefi suisse, les acteurs de la gestion alternative sont plutôt optimistes sur l’avenir du secteur. Lors d’une table ronde au salon Invest09, Dariush Aryeh, cofondateur de la société de conseil spécialisé Fundana, a considéré la baisse drastique du nombre de participants – qu’il estime à -60% – comme un assainissement qui permettra à l’alternatif de retrouver des niveaux de rendements plus importants que ces 5 à 6 dernières années. Le même optimisme prévalait chez Bertrand Bricheux, responsable du développement de la gestion alternative chez UBP, qui a également mis en exergue les importantes opportunités notamment liées aux primes de risques qui restent à des niveaux anormaux.
At the current rate of consumption, the planet now has enough oil left to last 42 years, La Tribune notes. According to statistics published by BP yesterday, the newspaper reports, proven worldwide oil reserves now remaining to be mined total 1.258 trillion barrels, down 0.2% from 2008. This is the first time in ten years that the amount of proven reserves has fallen.
Central banks face a real headache, as rising returns on government bonds on both sides of the Atlantic may undermine a potentially sustainable economic recovery, La Tribune reports. Despite strategies employed by the Fed and the Bank of England to attempt to confront this, tension is increasing, particularly in the past three months. The newspaper points out that returns on US ten-year government bonds has risen from 2.20% at the beginning of the year to 3.92% yesterday. German bunds with the same maturity have risen from 2.89% to 3.725. And now movements on the part of creditors are there to contend with. After China at the end of last week, Russia is now planning to reduce the presence of US government bonds in its currency reserves by Usd401bn, in favour of bonds issued by the International Monetary Fund (IMF). As the BRIC countries (Brazil, Russia, India and China) come close to caching up, La Tribune reports, the offensive against Uncle Sam is gaining momentum. The spectre of the inflationary monster, in the wake of massive recovery programs in Europe and the United States, and the borrowing needs of the public sector in the most economically powerful countries on the planet contribute to this problem. La Tribune estimates that Europe is better immunized against these threats than the United States, where returns on ten-year US Treasury bonds are still higher than those in Germany.
As usual in a recession, the recovery of the stock markets has been largely driven by the financial sectors. According to La Tribune, the fact that in Europe, banks’ share prices have risen 102% since their low point on 9 March does not necessarily mean that all the troubles are behind us. Between the peak in April 2007 and the lowest point on 9 March 2009, there was a fall of 83%. In Europe, the extent to which the share prices of European banks is depressed remains significant (-66% off their previous peak in 2007). Among the factors that favour the sector, the newspaper observes, US banks are benefiting from a recovering appetite for investment; these banks have raised nearly USD100bn to reimburse their emergency capital injections to the US Treasury. In addition to this, sales activity has been sustained thanks to record bond issues and numerous capital increases. The significantly stronger decline in short-term rates than long-term rates on both sides of the Atlantic has worked strongly in the favour of banks. Financial analysts still predict that there will be a strong rebound in bank profits in 2009 (+37.8%, after an all-time decline of 78.1% in 2008). But these good news seem to have already been taken into account by the market.
Credit Suisse, which already had a presence in Qatar in private banking, will now roll out investment banking and asset management services in the country. Aladdin Hangari becomes country head for Qatar.
Simon Walker, head of the BCVA (British Venture Capital Association), is remaining steadfast in his opposition to a planned European directive on hedge funds, Les Echos reports. The legislation will “profoundly affect the ability of private equity to help Europe to recover,” Walker claims. The UK government will hear the grievances of City professionals this week. The UK is by far the largest market in Europe for private equity.
In April, a rebound on the equities markets encouraged European investors to move away from money market funds to return to slightly higher-risk investments such as equities and bond funds, according to the latest Lipper FMI Fund Flash. In a month when net subscriptions totalled EUR3bn, equities funds saw inflows of only EUR4.4bn. Emerging markets funds in particular saw a good part of this tendency, Lipper observes. But the reversal of the previous trend of outflows was particularly marked for bond funds, which saw net subscriptions of EUR3.6bn, the highest level since January 2006. Convertible bond funds and options funds also had positive momentum in April, with EUR1.6bn each in inflows. Lipper also notes that the asset management firm with the strongest net subscriptions in April was Deutsche Bank/DWS, which also had the strongest inflows to equities funds. Since the beginning of the year, European funds have seen net inflows of EUR30bn.
The S&P X-Alpha Fund and the Zins Strategie Fund 2014 are the two newest product offerings from Deutsche Bank London.The first of these funds offers exposure to a strategy that aims to generate non-directional returns by exploiting the potential of the relative performance of growth and value indexes compared to their regional equities indexes (United States, Europe, Japan, and UK). The management team will aim to contain risk, and will target an annual volatility of 8%. The fund, which complies with the UCITS III directive, will be offered for sale in several countries, and will offer daily liquidity. Manfred Schraepler, head of funds group, says equities funds have seen net subscriptions of about EUR365m YTD.The second product, the Zins Strategie Fund 2014, provides investors with exposure to the evolution of the db Sharp Trend Euro, a trading strategy which allocates assets in an equally weighted manner to a portfolio of five momentum strategies based on fixed income, of which three focus on short-term interest rates in Euros, US dollars and pounds sterling, and two focus on dollar/pound and dollar/Euro exchange rates. This product also complies with the UCITS III directive, and has daily NAV. It offers retail investors access to a market neutral bond strategy likely to generate attractive performance in environments of either high or low rates.
José Ramon Contreras who was previously an equities manager, has been appointed equity CIO for Spain at Santander Asset Management, replacing Gerardo Puerta, who was appointed head of asset allocation in mid-May, Funds People reports.Puerta himself replaces Jaime Martínez Gómez, who has been appointed CIO of Fonditel (the firm which manages the Telefónica pension fund), following the dismissal of Íñigo Colomo, who was deemed responsible for the poor performance of the Velociraptor and Albatross funds of hedge funds, which were compromised by the Madoff affair.
In the United States, long-term mutual funds have posted net subscriptions for the twelfth consecutive week, according to statistics from the Investment Company Institute, cited by the Wall Street Journal. In the week ending 3 June, total subscriptions came to USD13.6bn.
The integration executive committee of Fortis Investments appointed by BNP Paribas Investment Management (see Newsmanagers of 10 June) will gain four members from Fortis Investment, including Keith Rake (COO, IT), Stewart Edgar for Asia, Will L. Braman for the United States, and Vincent Cambonie as CFO. They join Nicolas Faller, global head of distribution partners, and William De Vijlder, Global CIO.
SEI has partnered with F&C to launch a lobbying service in environmental, social and governance issues for all the funds the US asset manager sells to its UK and European clients.
Les difficultés de la firme Monier – fabricant de tuiles - et de son propriétaire, le fonds d’investissement PAI Partners – qui détient 65 % de son capital - met en évidence la crise que subissent les acteurs du LBO, rapporte la Tribune. PAI Partners vient de perdre 250 millions d’euros dans l’opération. Des montages financiers très tendus mettent en péril les entreprises rachetées, leurs banquiers et l’industrie du capital-investissement, indique le quotidien. Une détérioration de la situation est attendue au second semestre 2009.
Newsmanagers : Quel est votre scénario de marché pour les actions en ce moment ?Frédéric Buzaré : Il nous semble que le point le plus bas des marchés a été atteint le 6 mars dernier. Paradoxalement entre novembre et décembre, les marchés d’actions n’ont pas anticipé le retournement et sont restés calés sur des scénarios catastrophistes. En fait ce sont les valeurs cycliques qui ont réalisé cette anticipation en atteignant leur plus bas au mois de novembre. Nous restons fidèles à notre scénario de marchés en «tôle ondulée». Il manque désormais la détermination de l’effet corridor. J’estime qu'à 2850-2900 pour l’indice CAC, nous atteignons le point bas du corridor. Mon objectif est l’indice CAC en fin d’année à un niveau de 3550. Il existe donc des possibilités pour les gérants actions. NM : Quels types de valeurs faut-il préférer ? FB : Dans le rebond violent que nous avons connu dans les deux derniers mois, il fallait acheter toutes les valeurs les plus risquées. Maintenant, il convient de raisonner valeur par valeur. NM : La récession économique ne vous inquiète-t-elle pas ? FB : Nous sommes toujours en phase de récession. Mais les indicateurs avancés montrent que nous sommes dans une récession de type normal, avec une tendance à la décélération de la contraction économique. La consommation américaine résiste beaucoup mieux qu’on ne le pensait. La question déterminante est désormais le niveau de la consommation au quatrième trimestre. Je note des facteurs positifs. La réaction aux politiques monétaires est exceptionnelle. La confiance dans la consommation américaine se redresse. Les raisonnements circulaires dépressifs commencent à n'être plus de mise. NM : Quelle allocation d’actifs faut-il privilégier ? FB : Il faut cesser d'être défensif tout en restant pragmatique. Cela nécessite des portefeuilles bien diversifiés, avec moins de paris sectoriels. Le traitement de la crise économique choisi par les Etats-Unis implique un aplatissement de la reprise dans le temps. Nous avions misé sur des valeurs de croissance, désormais nous rajoutons des titres «value» et un peu de cycliques. Ensuite, si l’activité économique repart fortement, les émergents et les minières seront un bon choix. Le marché a envie de jouer la reflation, et donc les actifs réels seront favorisés. Les actions en font partie. NM : Comment se caractérise la gestion actions de Dexia AM ? FB : Nous pratiquons une gestion de type core-satellite, avec au total 13 milliards d’encours sous gestion. La gestion core rassemble les montants les plus importants : elle autorise un tracking-error jusqu'à 6% avec une performance structurellement supérieure de 2% aux indices. Il s’agit plutôt d’une alternative aux trackers. A côté de cela nous proposons des fonds thématiques : croissance ou value, sectoriels, géographiques, émergents, ainsi que des fonds SRI. Notre spécialité la plus reconnue concerne les actions européennes. Notre principal fonds Core Europe, Dexia Equities L Europe, réunit 850 millions d’euros d’encours. Depuis le début de l’année, jusqu’au mois de mai, il a offert une performance supérieure de 1% à celle de l’indice MSCI Europe sur une base retail (et 1,55% de mieux pour les institutionnels). Il se situe en haut du deuxième quartile. NM: Comment votre équipe est-elle constituée ? FB : Nous comptons seize gérants et onze analystes financiers «buy side». Nous privilégions une approche centrée sur la création de valeur, reposant sur une analyse en profondeur des modèles économiques des sociétés. NM : Parmi les fonds satellite, quels sont les plus marquants ? FB : Un fonds dividende, lancé deux ans auparavant, avec un encours de 100 millions d’euros d’actifs, Dexia Europe High Dividend, fournit un gain de 7,74% depuis le début de l’année, contre 7,47% pour l’indice MSI Europe. Il fonctionne bien dans la baisse et dans la hausse et correspond à des clients souhaitant jouer les marchés actions avec un faible Bêta. Un fonds de croissance innovation, lancé un an plus tôt, a perdu seulement 20,1%, alors que l’indice MSCI Europe a chuté de 32,8% sur la période. Ce fonds de conviction, comptant 45 lignes, est resté sous-exposé aux valeurs bancaires, parce que nous anticipions une croissance molle. Notre principe est de trouver de l’innovation dans tous les secteurs. De son côté, Dexia B Red Blue Chips permet à ses investisseurs de jouer pleinement les actions chinoises. Depuis le début de l’année (à la date du 25 mai), le fonds réalise une performance de 19,9% contre 19,6% pour l’indice MSCI China. NM : La crise traversée par le groupe Dexia a-t-elle touché votre activité ? FB : Au plus fort de cette crise, nos clients institutionnels nous ont posé beaucoup de questions. Mais avec la remise en ordre de marche du groupe, ce stade est désormais dépassé. Nous avons gagné récemment des contrats avec de grandes entreprises du CAC 40. Par ailleurs, nous avions anticipé la crise avec un programme de réduction de nos coûts qui nous a servi. Désormais, comme nos clients, nous regardons en avant. Mais il faut rester humble et pragmatique : ce seront les flux qui relanceront les marchés d’actions.
Dans un entretien au Financial Times, Dominique Mégret, le patron de PAI Partners, affirme que la société de private equity est toujours en bonne voie pour réaliser un profit pour les investisseurs. La société fait beaucoup parler d’elle aujourd’hui en raison de sa bataille pour le contrôle de Monier. Selon le FT, PAI semble résigné à renoncer à Monier.