Quelques jours après l'annonce du QE de la BCE, Franck Dixmier analyse à chaud les conséquences de cette décision, et revient également sur l'environnement économique et ses implications sur les marchés obligataires. Le décor planté, le directeur général France d' Allianz GI et CIO taux pour l'Europe détaille les stratégies que peuvent suivre les investisseurs institutionnels pour tirer leur épingle du jeu. Au programme, une gestion benchmarkée à bannir au profit d'une gestion flexible, et des classes d'actifs périphériques décorrélantes à privilégier... Tour d'horizon.
L’investisseur milliardaire George Soros, connu notamment pour avoir fait «sauter» la Banque d’Angleterre en 1992, a décidé de se retirer de la gestion de son fonds familial pour se concentrer sur la philanthropie, rapporte The Times. Le milliardaire a fait part de sa décision le 22 janvier à l’occasion d’un dîner à Davos.George Soros, âgé de 84 ans, a déjà arrêté la gestion pour compte de tiers depuis 2011 mais cette fois, c’est la gestion du fonds de la famille Soros, le Soros Fund Management, dont la gestion sera prise en charge par le chief investment officer, Scott Bessent.
Le groupe d’assurances suisse Zurich a enrichi l’offre disponible sur sa plateforme retail avec l’introduction pour la première fois d’une offre de gestion de fonds discrétionnaire, rapporte Investment Week.Les premières offres de ce type seront celles de Brewin Dolphin, Charles Stanley et Vestra Wealth. Des discussions sont en cours avec d’autres groupes dont certains pourraient être introduits dans le courant du premier trimestre.
La banque privée Julius Baer vient de nomment Alan Edwards en qualité de « managing director » et de conseiller senior (« senior advisor), responsable des relations avec la clientèle au sein de son bureau de Londres, rapporte Investment Europe. L’intéressé sera responsable de l’activité de Julius Baer dans la région nord-ouest du Royaume-Uni et, à ce titre, il sera rattaché à David Durlacher, responsable des relations avec la clientèle pour le Royaume-Uni.Alan Edwards affiche plus de 30 ans d’expérience dans le conseil auprès des particuliers fortunés ou très fortunés («high and ultra-high net worth individuals »), des family offices ou des fondations. Avant de rejoindre Julius Baer, il était responsable régional en charge de Manchester et de Liverpool chez Barclays Wealth.
Coup de froid pour Miton Group. Le gestionnaire d’actifs britannique a subi une décollecte nette totale de 701 millions de livres au cours de l’exercice 2014, dont 503 millions de livres de sorties nettes sur ses fonds «multi-asset». Dans le détail, sa collecte brute a atteint 708 millions de livres tandis que les retraits se sont élevés à 1,4 milliard de livres. Dans un tel contexte, ses actifs sous gestion ont chuté d’environ 1 milliard de livres ou de 34%. A fin décembre 2014, ses encours se sont établis à 2,05 milliards de livres contre 3,09 milliards de livres. Cette chute est en partie due à la cession de son activité basée à Liverpool à Seneca Investment Managers au premier trimestre 2014, se traduisant par une perte de 438 millions de livres d’actifs sous gestion.
Le pôle dédié à la gestion d’actifs d’Ashcourt Rowan vient de nommer Gregor McNie en qualité de responsable de l’investissement, rapporte le site spécialisé FundWeb. Gregor McNie a également travaillé pour James Capel Investment Management et HSBC Global Asset Management. Gregor McNie, qui va intégrer l'équipe d’investissement basée à Londres, sera rattaché au responsable de la gestion d’actifs, Harry Burnham.
La société de gestion britannique Blackfriars Asset Management vient de lancer le Developing Markets Focus Fund, une stratégie de forte conviction qui constitue un portefeuille de 30 à 40 valeurs sur les marchés émergents et frontières. Le fonds est géré par Tony Hann, assisté de Anastasia Levashova.
BNP Paribas Real Estate cède en l’état futur d’achèvement l’immeuble Ecowest situé au 80/82 Quai Michelet à Levallois-Perret, pour un montant de 477 millions d’euros, à la SCI White River C Levallois, détenue par le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), selon un communiqué publié le 23 janvier. Les équipes de Promotion de BNP Paribas Real Estate ont lancé la construction de cet ensemble immobilier lequel sera, à l’issue des travaux, certifié HQE «exceptionnel» et BREEAM International «excellent». L’opération, qui sera livrée courant 2ème trimestre 2017, développera 58000 m² à usage principal de bureaux et accueillera notamment L’Oréal sur 39 000 m².
Annegret Gräfin zu Stolberg-Wernigerode a pris la direction du pôle banque privée de l’antenne de Francfort de HSBC Trinkaus & Burkhardt, selon un communiqué publié le 23janvier. La comtesse a plus de 20 ans d’expérience dans la banque privée, dans un premier temps chez Merrill Lynch, par la suite au Credit Suisse à Francfort. Les actifs gérés et administrés par HSBC Trinkaus & Burkhardt s'élèvent à environ 160,9 milliards de dollars.
UBS Global Asset Management (UBS GAM) a recruté Julie Koo au poste nouvellement créé de responsable de la distribution institutionnelle pour l’Asie Pacifique, rapporte Asian Investor. L’intéressée, qui sera basée à Hong Kong, prendra officiellement ses fonctions le 13 avril et sera rattachée à Rene Buehlmann, responsable de la gestion d’actifs pour l’Asie Pacifique chez UBS GAM. La nouvelle recrue sera chargée de piloter les relations avec les clients institutionnels et de développer l’activité à Hong Kong, dans l’Asie du sud-est, en Corée du Sud et à Taiwan. Elle devra également assurer la coordination entre les différentes activités dédiées aux institutionnels en Australie, au Japon, en Corée et en Chine, en lien avec les responsables pays respectifs.Julie Koo, qui compte 20 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs, arrive en provenance de HSBC Global Asset Management où elle était responsable des ventes institutionnelles en Asie. Avant cela, elle a travaillé pendant plus de 15 ans chez Fidelity International, occupant différentes fonctions dédiées aux ventes auprès des institutionnels.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Mutuactivos, filiale du groupe Mutua Madrileña, étoffe son équipe de gestion actions en recrutant José Ángel Fuentes Berna et Fernando Gil de Santivañes. Les deux nouvelles recrues sont rattachées à Ángel Fresnillo, directeur de la gestion actions chez Mutuactivos.José Ángel Fuentes Berna travaillait précédemment chez BBVA Asset Management, société qu’il a récemment quitté (lire NewsManagers du 23 janvier 2015) et où il occupait le poste de responsable des actions espagnoles au cours des quatre dernières années. Avant cela, il a officié chez Popular Gestión.Pour sa part, Fernando Gil de Santivañes rejoint Mutuactivo en provenance de Credit Suisse Asset Management où il était gérant actions senior, responsable en particulier du secteur financier. Au sein de Credit Suisse Asset Management, il a également travaillé dans l’équipe de gestion obligataire. Mutuactivos, qui a doublé ses encours depuis 2008, affiche 4,18 milliards d’actifs sous gestion au 31 décembre 2014.
Les investisseurs institutionnels européens sont plus nombreux que les Américains à adopter les ETF dans leur allocation de portefeuille : en 2013, ils étaient 24% en Europe contre 21% aux Etats-Unis. Tel est le premier constat d’un sondage réalisé par iShares, filiale de BlackRock, et l’institut Greenwich Associates auprès de 120 compagnies d’assurances, gérants d’actifs et fonds de pension, sondage dévoilé par Les Echos. Selon cette étude, les ETF représentent en Europe entre 4% des portefeuilles de certaines sociétés de gestion, 11% de ceux des assureurs et 17% de ceux des fonds de pensions. Autre constat : Les ETF sont utilisés comme des produits très structurants pour les portefeuilles. Par exemple, 62 % des gérants d’actifs et 53 % des fonds de pension décrivent leur utilisation des ETF comme étant « principalement stratégique ». Elle leur sert à aller sur des marchés où il est compliqué d’investir car peu liquides ou bien pour diversifier leur exposition pays. En revanche, les assureurs se distinguent puisque 57 % d’entre eux l’utilisent principalement pour des allocations « tactiques » Enfin, les ETF sont souvent utilisés pour des périodes longues. Seulement 6 % des répondants qui utilisent les ETF pour faire des ajustements tactiques détiennent des ETF moins d’un mois. Les fonds de pension déclarent même en majorité les détenir pour 29 mois.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } The British asset management firm Blackfriars Asset Management has launched the Developing Markets Focus Fund, a strong conviction strategy which constructs a portfolio of 30 to 40 positions on emerging and frontier markets. The fund is managed by Tony Hann, with the assistance of Anastasia Levashova.
Source announced today the launch of the Source Goldman Sachs Equity Factor Index Europe UCITS ETF. This is the second Source ETF to be launched that provides access to Goldman Sachs’ innovative series of multi-factor indices, following the success of the Source Goldman Sachs Equity Factor Index World UCITS ETF, which has attracted assets of approximately USD400 million since its launch in 2014 and outperformed the MSCI World Net TR Index by 2.4%, after fees, to the end of the year.The Goldman Sachs Equity Factor Index Europe Net TR offers long-only European equity exposure, emphasising five well-known equity market factors: size, value, momentum, quality and low beta. It aims to deliver consistent outperformance versus European market cap benchmarks, on an absolute and risk-adjusted basis.
The week leading up to the European Central Bank’s first policy meeting of 2015 saw flows into Europe regional equity and dedicated gold funds surge to one and three year highs respectively as investors positioned themselves for the quantitative easing program that was duly unveiled on January 22.Investors pumped over USD3 billion into Europe regional equity funds during the third week of January and they committed over USD650 million to Europe bond funds, according to weekly data published by EPFR Global. Overall, bond funds collectively took in a net USD5.62 billion during the week ending January 21 while equity funds recorded net outflows of USD4.92 billion. Combined outflows from emerging markets equity and bond funds again exceeded USD3.5 billion.Money market funds absorbed over USD18 billion. Europe money market funds continued their strong start to 2015 with year to date flows already north of the USD34 billion mark.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } Assets under custory and/or administration by the Bank of New York Mellon Corporation (BNY Mellon) rose 3% in fourth quarter, to a total of USD28.5trn, due both to inflows and the good performance of the markets. Meanwhile, asstes under management at the US group were up 8%, to USD1.710trn. Positive market effects and inflows were pattly wiped out by the unfavourable impact of the strong US dollar. Long-term inflows totalled USD27bn in fourth quarter, due to bonds and alternative assets. Short-term inflows totalled USD5bn. Net profits at the group rose to USD807bn, or USD0.70 per share in fourth quaerter, compared with USD5133m, or USD0.44 per share. For the year as a whole, net profits totalled USD3.1bn, or USD2.67 per share, compared with USD2bn, or USD1.73 per share.
Aviva Investors, the asset management business of Aviva, and Virtus Investment Partners, which operates a multi-manager asset management business, have announced they will collaborate on developing open-end mutual funds for the U.S. retail market that utilize Aviva Investors’ multi-strategy and outcome-oriented investment expertise, according to a press release.Virtus will provide Aviva Investors’ strategies on an exclusive basis in U.S. open-end mutual funds, beginning with the Virtus Multi-Strategy Target Return Fund, a new global tactical asset allocation fund for which Aviva Investors will be the subadviser.Virtus has filed a registration with the U.S. Securities and Exchange Commission for the Virtus Multi-Strategy Target Return Fund. The fund is expected to be available to investors in the second quarter of 2015, subject to regulatory approval.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } At a publication of its annual results, the US financial group State Street has posted growth of 4.4% to its assets under management in 2014. As of 31 December 2014, assets totalled USD2.448trn, compared with USD2.345trn as of 31 December 2015. In the past year, the group has posted net inflows of USD28bn, of which USD7bn were in fourth quarter. Meanwhile, assets under custody and administration rose 2.8%, to a total of USD28.188trn as of the end of 2014, compared with USD27.427trn as of the end of 2013. However, this was 1% down on USD28.465trn as of third quarter 2014. At the end of fourth quarter 2014, the State Street group had earned profits of USD525m, compared with USD545m in fourth quarter 2013, for a decline of 3.7%. In the same period, earnings rose 6.7% to a total of USD2.63bn, compared with USD2.46bn as of fourth quarter 2013. For 2014 as a whole, net profits are down 4%, to USD2bn, compared with USD2.1bn as of the end of 2013. Earnings are up 4.2%, to a total of USD10.3bn as of the end of 2014, comapred with USD9.88bn as of the end of 2013.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } MEAG Munich Ergo Asset Management GmbH, or MEAG, the asset management firm for the reinsurer Munich Re, will launch activities on the Austrian market from March this year, Fondsprofessionell reports. The preferred client base will be the same as on the German market: institutionals (insurers and related firms) and retail clients, via its distribution partners. Harald Steiner will be responsible for development on the Austrian market. MEAG Has EUR250bn in total assets under management.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } The billionaire investor George Soros, known largely for “breaking” the Bank of England in 1992, has decided to retire from the management of his family fund, to concentrate on his philanthropy, the Times reports. The billionaire announced his decision on 22 January at a dinner in Davos. Soros, 84, had already stepped back from third-party management in 2011, but this time, it is the management of the family fund, Soros Fund Mangement, will be taken over by chief investment officer Scott Bessent.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } Annegret Gräfin zu Stolberg-Wernigerode has taken over as director of the private banking unit at HSBC Trinkaus & Burkhardt in Frankfurt, according to a statement released on 23 January. The countess has more than 20 years of experience in private banking, first at Merrill Lynch, and then at Credit Suisse in Frankfurt. Assets under management and administration by HSBC Trinkaus & Burkhardt total about USD160.9bn.
Quelques jours après l'annonce du QE de la BCE, Franck Dixmier analyse à chaud les conséquences de cette décision, et revient également sur l'environnement économique et ses implications sur les marchés obligataires. Le décor planté, le directeur général France d' Allianz GI et CIO taux pour l'Europe détaille les stratégies que peuvent suivre les investisseurs institutionnels pour tirer leur épingle du jeu. Au programme, une gestion benchmarkée à bannir au profit d'une gestion flexible, et des classes d'actifs périphériques décorrélantes à privilégier... Tour d'horizon.
Lancée il y a un an, la plate-forme de gestion d’actifs de la banque en ligne du groupe Mediobanca CheBanca! a enregistré des souscriptions nettes de plus de 1 milliard d’euros, dépassant son objectif de 600 millions, rapporte Funds People Italia, qui a interrogé Roberto Ferrari, directeur général de CheBanca!. L’objectif est d’atteindre 2,5-3 milliards d’euros de collecte nette mi-2016. Par ailleurs, CheBanca! vient de signer un partenariat avec Anima SGR et est en train de conclure un partenariat avec Arca SGR. La plate-forme donne accès à 2.000 fonds.
Le groupe privé indépendant CO.MO.I vient de lancer un fonds pour soutenir les exportations italiennes, appelé Italy Export Credit, rapporte Funds People Italia. Ce fonds, COMOI FUND S.C.A. SIF SICAV, se destine uniquement aux investisseurs institutionnels (fonds de pension, compagnies d’assurances, fondations). Il sera investi dans des obligations de paiement émises par les banques de pays importateurs qui interviennent dans des transactions commerciales avec des entreprises italiennes exportatrices. L’objectif de collecte est de 500 millions d’euros.
La barre est de nouveau franchie. Fin 2014, Carmignac Gestion affiche un encours 50,3 milliards d’euros, grâce à un effet performance de 3,4 milliards d’euros, qui compense en partie la décollecte nette d’environ 6,4 milliards d’euros l’an dernier. « Mais surtout », a insisté Didier Saint-Georges, managing director, interrogé par Newsmanagers, « l’hémorragie a été stoppée au second semestre, les 6,4 milliards d’euros ayant été peu ou prou perdus au cours des six premiers mois ». Autre satisfaction – intimement liée : Carmignac Patrimoine, le fonds phare de la gamme, a enregistré de meilleures performances. Sur l’année dernière, le fonds qui pèse quasiment 25 milliards d’euros après une décollecte de 4,3 milliards l’an dernier, a progressé de +8,81 %. Un résultat qui ne place pas le fonds dans le haut du panier de sa catégorie – il figure dans le deuxième quartile – mais qui fait oublier la déception de l’année 2013 (+3,53 %), à l’origine de la décollecte du début 2014. Parmi les autres satisfactions en matière de performances, Didier Saint-Georges a relevé le bon comportement d’ensemble de la gestion « actions » investie sur l’Europe. Confiés à une équipe recrutée à Londres chez SAC l’année dernière, les fonds finissent dans le premier quartile de leur catégorie. Par ailleurs, le fonds Carmignac Commodities repris par Michaël Hulme en janvier 2014, après le départ de David Field, a progressé de 7,86 %. « Un comportement très satisfaisant dans un contexte où moyenne de la catégorie et indicateur de référence ont fini dans le rouge (Ndlr : -5,10 % et – 2,23 % respectivement)», a insisté Didier Saint-Georges. Restent néanmoins des déceptions dans cette classe d’actifs et, paradoxalement, pour les fonds figurant dans les deux prés carrés de la maison : les marchés émergents et l’international. Ainsi, Carmignac Emergents n’a progressé que de 5,76 % en 2014, contre +11,38 % pour le MSCI EM. Et à l’international, Carmignac Investissement a enregistré un gain de 10,39 % contre +18,61 % pour sa référence, le MSCI ACWI Euro. Il n’empêche. Carmignac Gestion peut tabler sur un rééquilibrage des comportements entre la gestion obligataire, sur laquelle la société s’est appuyée l’an dernier, et la gestion actions ainsi que la gestion diversifiée – via son fonds paquebot essentiellement. La gamme ne devrait pas s'étoffer pour autant en 2015. Tout juste Carmignac pourrait lancer à brève échéance une part distribuante de Carmignac Patrimoine pour lui donner un statut plus marqué de produit d’épargne retraite, offrant un rendement régulier à ses détenteurs. La maison a néanmoins créé un laboratoire d’idées il y a un an – baptisé le Lab – et, de l’aveu de Didier Saint-Georges, testerait actuellement quelques nouvelles «idées». Dont certaines pourraient conduire à la sortie d’un ou deux fonds à un horizon 2016… En matière de développement, la société de la Place Vendôme entend poursuivre à son rythme sa stratégie de conquête hors des frontières. A ce jeu, certains pays font preuve d’une très bonne dynamique en termes de collecte. Carmignac Gestion – qui ne communique pas de chiffres pays par pays – fait ainsi part de bons résultats en Belgique ou en Espagne. Au Royaume-Uni, la société creuse son sillon. « Nous y avons une implantation locale, avec la présence de gérants à Londres », rappelle Didier Saint-Georges. « Par ailleurs, nos fonds ont été enregistrés auprès des grandes plateformes que nous avions identifiées et nous sommes dans les ‘écrans radars’ des investisseurs. Résultat, notre notoriété augmente et la collecte démarre doucement », poursuit-il. Enfin, l’Allemagne et la Suisse sont deux pays où Carmignac Gestion affiche des parts de marché encore modestes et où, de facto, « la marge de progression est la plus forte ». Et la France ? Sans grande surprise, elle est à ranger avec l’Italie au rang des déceptions de 2014. Rien d’anormal selon la direction, dans la mesure où les mouvements de rachats nets sur Carmignac Patrimoine y ont été les plus forts. Cela posé, la société de gestion française n’entend plus se cantonner à l’Europe. A plus longue échéance, elle souhaite tirer les fruits des prospections qu’elle mène actuellement en Amérique Latine et en Asie. « La croissance sur les cinq à dix prochaines années y sera forte et, pour autant, nos parts de marché y sont faibles », a relevé Didier Saint-Georges. Or, dans ces régions, notamment en Amérique latine, des pays présentent des entités de private banking et une clientèle fortunée similaires à ce que l’on trouve en Europe. « Pour la clientèle latino-américaine, une part de l’épargne est traitée « off shore », via des banques situées à Miami en Floride », a détaillé Didier Saint-Georges. « D’où notre volonté de se rapprocher de ces banques et de proposer nos produits dont la gestion typée aurait de quoi séduire », a-t-il conclu.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe financier américain State Street a publié une croissance de 4,4% de ses actifs sous gestion en 2014. Au 31 décembre 2014, ses encours ressortent en effet à 2.448 milliards de dollars contre 2.345 milliards de dollars au 31 décembre 2013. Au cours de l’année écoulée, le groupe a réalisé une collecte nette de 28 milliards de dollars, dont 7 milliards de dollars sur le seul quatrième trimestre.En parallèle, ses actifs sous conservation et administration ont progressé de 2,8% pour ressortir à 28.188 milliards de dollars fin 2014 contre 27.427 milliards de dollars fin 2013. Ils s’inscrivent toutefois en recul de 1% par rapport au 28.465 milliards de dollars affichés au troisième trimestre 2014. A l’issue du quatrième trimestre 2014, le groupe State Street a dégagé un résultat net de 525 millions de dollars contre 545 millions au quatrième trimestre 2013, soit un repli de 3,7%. Sur la même période, ses revenus ont progressé de 6,7% pour atteindre 2,63 milliards de dollars contre 2,46 milliards de dollars au quatrième trimestre 2013. Sur l’ensemble de l’exercice 2014, son résultat net recul de 4% à 2 milliards de dollars contre 2,1 milliards de dollars fin 2013. Ses revenus progressent de 4,2 % pour s’établir à 10,3 milliards de dollars fin 2014 contre 9,88 milliards fin 2013.
Dans le cadre du partenariat stratégique convenu avec La Française, Acofi Gestion renforce son organisation avec l’arrivée de deux professionnels issus de son nouveau partenaire, Bertrand Carrez et Alexandre Hamon, nommés respectivement directeur général adjoint-immobilier et gérant de fonds de prêts immobiliers. Bertrand Carrez cumule plus de 20 ans d’expérience de haut niveau dans les activités de financement et de structuration de dettes immobilières. Responsable pendant 10 ans en qualité de global head of real estate des activités de financement immobilier de Natexis (puis Natixis) entre 2000 et 2010, Bertrand Carrez a développé les activités internationales de financement à Londres, Paris, Madrid, Milan, Francfort et New York. Il a piloté les équipes et les relations avec les grands investisseurs mondiaux dans cette activité. Il a passé ensuite deux ans chez Athema en tant que senior advisor avant de rejoindre en mars 2012 La Française comme directeur des financements structurés pour y développer la classe d’actifs «dettes immobilières». Alexandre Hamon, 40 ans, a débuté sa carrière professionnelle chez Deloitte dans l’audit bancaire en 1998. Il rejoint la Société Générale en 2000, comme associate - M&A Institutions financières & Immobilier et en 2004, Natexis, en tant que chargé d’affaires pour développer l’activité de financements structurés en immobilier et accompagner d’importantes transactions immobilières. En 2006, il est nommé directeur des financements structurés en immobilier de Lehman Brothers à Paris puis devient en 2009 directeur des investissements immobiliers de Tikehau et gérant des fonds immobiliers.
La société de gestion Aviva Investors a noué un partenariat aux Etats-Unis avec le groupement de boutiques Virtus Investment Partners aux termes duquel elle va proposer son savoir-faire aux investisseurs américains, annonce un communiqué diffusé outre-Atlantique.Les deux partenaires vont coopérer pour concevoir des fonds pour le marché américain des particuliers utilisant le savoir-faire d’Aviva Investors en matière de solutions multi-stratégies axées sur les revenus.Virtus proposera les stratégies d’Aviva Investors sur une base exclusive dans des fonds ouverts. Le premier fonds qui verra le jour est le Virtus Multi-Strategy Target Return Fund, un fonds d’allocation d’actifs tactique qui sera conseillé par Aviva Investors. Le fonds devrait être accessible aux investisseurs au deuxième trimestre 2015, sous réserve de l’approbation des régulateurs.Virtus Investment Partenrs regroupe plusieurs boutiques dont Cliffwater Investments, Duff & Phelps Investment Management, Euclid Advisors, Kayne Anderson Rudnick Investment Management, Kleinwort Benson Investors International,Newfleet Asset Management, Newfound Investments, Rampart Investment Management et Zweig Advisers.
MEAG Munich Ergo Asset Management GmbH ou MEAG, le gestionnaire d’actifs du réassureur Munich Re, va se lancer activement sur le marché autrichien à partir du mois de mars, indique Fondsprofessionell. La clientèle privilégiée sera la même que sur le marché allemand, soit les institutionnels (caisses d’assurance et apparentés) et la clientèle retail à travers des partenariats de distribution. C’est Harald Steiner qui sera responsable du développement sur le marché autrichien. MEAG gère 250 milliards d’euros d’encours au total.
Les actifs conservés et/ou administrés par The Bank of New York Mellon Corporation (BNY Mellon) ont progressé au quatrième trimestre de 3% pour s'établir à 28.500 milliards de dollars, grâce à la fois à la collecte et à la bonne tenue des marchés. Parallèlement, les actifs sous gestion du groupe américain ont enregistré une hausse de 8% à 1.710 milliards de dollars. L’effet marché positif et la collecte ont été en partie effacés par l’impact défavorable du dollar fort. La collecte de long terme a totalisé 27 milliards de dollars au quatrième trimestre, grâce à l’obligataire et à l’alternatif. La collecte de court terme s’est élevée à 5 milliards de dollars.Le bénéfice net du groupe a progressé au quatrième trimestre à 807 millions de dollars ou 0,70 dollar par action, contre 513 millions de dollars ou 0,44 dollar par action. Sur l’ensemble de l’année, le bénéfice net s’inscrit à 3,1 milliards de dollars ou 2,67 dollars par action, contre 2 milliards de dollars ou 1,73 dollar par action.